Beau à la louche

un peu plus que de l'eau à la bouche...

lundi 24 août 2009

Entremets à la petite cuillère...


Qui sera l’heureux élu : le fruit de la passion ou la framboise ?


Deux entremets jumeaux: la même recette à la virgule près, seul change de fruit marié au chocolat: la framboise d'un côté et le fruit de la passion de l'autre. À chaque fois, bouchées après bouchées vos papilles frétillent de plaisir et de satisfaction. Ahhh, les vertus du chocolat... J'avoue avoir fait un teasing un peu cruel il y a quelques temps... Depuis j'ai refait cet entremet en version chocolat - framboise pour mes collègues (ne soyons pas faussement modeste: tous se sont pâmés), lui ajoutant en plus une couche de miroir framboise on the top. Et puis, ma mère m'ayant un jour commandé un dessert en vu d'un repas entre amis, j'ai decidé de lui faire la même chose en version fruit de la passion. Elle a été formidable et à réussi à me sauver un micro bout que j'ai bu gouter le lendemain. Je peux donc le dire: difficile d'en préférer un à l'autre, à chaque fois le mariage est parfait.
Sur le papier la recette peut sembler délicate et fastidieuse mais si c'est si long c'est car j'ai pris soin de tout vous détailler au mieux histoire que la confection se passe comme sur des roulettes... Rien n'est compliqué, il faut juste prévoir un peu de temps et ne pas cuisiner pressé, à la va vite. C'est tout. Prendre son temps, s'appliquer un peu.
La base de l'entremet est la base biscuitée chocolatée apprise chez Valrhona qui n'est autre que la recette du cake au chocolat Valrhona qui a fait la tournée des blogs il y a quelques temps. Donc jusque là il ne devrait pas y avoir de problèmes, la confection d'un cake c'est rien de bien compliqué. C'est pourtant l'étape la plus longue dans cette recette: réaliser la base biscuitée et attendre tranquillement qu'elle cuise. C'est pourquoi je vous conseille de réaliser cette étape la veille (emballé dans du papier aluminium le biscuit se conservera parfaitement), on peut même pousser le vice à préparer plusieurs bases biscuitées et les stocker au congélateur en vue de prochaines envies d'entremet. A vous de voir... Au dessus de cette fine base biscuitée, une fine couche de praliné feuilleté. C'est vraiment une couche discrète qui apporte ce croquant magique sans être trop épaisse. Au dessus une fine épaisseur d'une ganache au chocolat un peu épaisse sur laquelle on disporera les fruits choisis; ainsi quand la ganache va se figer au frais, elle va emprisonner en elle les fruits (donc nullement besoin de gélifier la pulpe des fruits de la passion: ça gâcherai la texture!). À noter qu'en ce qui concerne les fruits, que ce soit pour les framboises ou les fruits de la passion, à chaque fois j'ai utilisé les fruits natures sans rien leur rajouter (pour bien garder leur goût) ni rien leur enlever (il y a donc les pépins dans les deux cas car je considère que ce petit croquant fait parti du charme de ces deux fruits, si vous n'êtes pas d'accord avec moi, libre à vous de les passer au chinois). Et pour finir une couche de mousse légère, très chocolatée et pas du tout sucrée. En guise de déco, un miroir de fruits (car la framboise comme le fruit de la passion sont des fruits qui se prêtent bien à ce genre de fantaisies pour un résultat très esthétique), selon la recette apprise chez Valrhona. Voilà, vous savez tout! Il faut veiller à ce que chaque couche soit prise avant d'ajouter la suivante, il n'est donc pas possible de préparer tout en même temps ou en avance: pendant que le praliné feuilleté est au frigo, on prépare la ganache (et pas avant), pendant que la ganache se fige, on prépare la mousse ect...
Le plus pratique pour réaliser ces entremets est l'utilisation d'un cercle à entremet, cependant un moule à charnière fait aussi très bien l'affaire et permet de transporter l'entremet avec un peu plus de sécurité peut être. Pour le démoulage, si vous le voulez parfait, je vous conseille de congeler brièvement l'entremet, après cette étape la feuille de rhodoïd (que l'on peut remplacer par une feuille pour rétroprojection) se décollera parfaitement. Si vous n'utilisez pas une base biscuitée que vous avez préalablement congelée, vous pouvez aussi sans problème congeler l'entremet (avec le rhodoïd autour) jusqu'au jour J.



entremet


Entremet chocolat framboise : un peu de volupté à la petite cuillère

Pour un entremet de 18 centimètres de diamètre (dessert pour 8 personnes)
Pour le biscuit chocolat (La base de l'entremet)
2 œufs
35g de miel
50g sucre semouleentremet_framboise_1
50g farine
3g levure chimique
35g poudre d'amandes
10g cacao non sucré
50g crème fleurette
30g beurre fondu
20g chocolat noir fondu au bain marie
Pour le praliné feuilleté
35g de chocolat noir
70g de pralin*
40g de gavottes émiettées
Pour la ganache chocolat
70g de chocolat (Alpaco pour moi)
60g de crème fleurette
Pour les framboises
700g de framboises**
Pour la mousse
5 blanc d'œufs
150g de chocolat noir (Alpaco pour moi)
Pour le miroir framboise
1 feuille de gélatine
100g de framboises
35g de sucre

* Du pralin en pâte et non pas en grain ! A défaut de pralin vous pouvez peut être le remplacer par une moitié de pralinoise fondue au bain marie et une moitié de nutella, c’est pas pareil mais ça fera illusion
** Congelées c'est parfait et moins cher par contre si vous utilisez des framboises congelées il faut qu'elles soient décongelées et égouttées depuis la veille (ou quelques heures au moins) pour qu'elles ne rendent pas d'eau ensuite dans le gâteau


Réaliser la base biscuitée :
Mélanger les œufs, le miel et le sucre, fouetter jusqu’à ce que le mélange blanchisse et augmente de volume. Dans un bol, tamiser la farine, la levure, la poudre d’amande et le cacao. Incorporer délicatement le mélange de poudres aux œufs à l’aide d’une maryse. Ajouter ensuite la crème, le beurre fondu puis le chocolat fondu. Incoporer à chaque fois avec délicatesse. Tapisser une plaque de cuisson de papier sulfurisé, y déposer le cercle à entremet, verser la pâte à gâteau dans le cercle.  Cuire 30 minutes à 160°C.
[Si vous avez une plaque à pâtisserie quelque chose de ce genre là - pour y couler le biscuit, vous pouvez l’utiliser et adapter le temps de cuisson puisque le biscuit sera alors plus fin]
Faire refroidir un peu hors du feu, démouler avec délicatesse et faire complètement refroidir sur une grille. À l’aide d’un couteau à pain, couper le gâteau en deux dans l’épaisseur. On n’utiliser qu’une seule des deux moitiés afin de ne pas avoir une base biscuitée trop épaisse. [Si vous avez utilisé une plaque à pâtisserie, découper dans le biscuit obtenu un disque de biscuit de la taille du cercle à entremet.]

Réaliser le praliné feuilleté
Faire fondre le chocolat au bain marie, y ajouter le pralin, bien mélanger puis ajouter les gavottes émiettées.
Recouvrir une plaque à pâtisserie de papier sulfurisé, y déposer le cercle à entremet, placer au fond le disque de biscuit, recouvrir les bords du cercle de rhodoïd si vous en avez (sinon une feuille de papier sulfurisé c'est mieux que rien). Tapisser le biscuit d’une couche de praliné feuilleté, mettre au frais pour faire prendre le praliné feuilleté.

Réaliser la ganache
Faire fondre au bain marie le chocolat, faire chauffer la crème puis incorporer petit à petit la crème chaude dans le chocolat fondu. Fouetter à chaque fois avec la maryse jusqu’à ce que toute la crème soit incorporée. Verser cette ganache sur la couche de praliné feuilleté.
Réserver 100g de framboise et déposer les autres sur la couche de ganache. Réserver au frais, la ganache va prendre.

Réaliser la mousse au chocolat
Monter les blancs d’œufs en neige. Faire fondre le chocolat au bain marie. Incoporer à l’aide d’une maryse et délicatement le chocolat aux blancs d’œufs quand la mousse est homogène, la verser sur la couche de ganache (il faut qu'elle soit prise!), lisser la surface avec une maryse et réserver au frais pour faire prendre la mousse.

Réaliser le miroir aux framboises
Faire ramollir la gélatine dans un grand bol d’eau froide.
Mettre dans une casserole les framboises et le sucre, mettre sur feu moyen pour dissoudre le sucre dans le jus rendu par les framboises, fouetter vivement pour transformer les fruits en un coulis et non pas en morceaux de fruits. Quand le sucre est dissous et le coulis homogène, ajouter alors la gélatine essorée, fouetter vivement pour l’incorporer au coulis puis verser délicatement sur toute la surface de la mousse au chocolat (il faut qu’elle soit prise !), lisser avec une maryse ou le dos d’une cuillère à soupe et réserver au frais, le miroir va se figer.



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Entremet chocolat passion : délicatesse acidulée à la petite cuillère

Pour un entremet de 18 centimètres de diamètre (dessert pour 8 personnes)
Pour le biscuit chocolat (La base de l'entremet)
2 œufs
35g de miel
50g sucre semoule
50g farine
3g levure chimique
35g poudre d'amandes
10g cacao non sucré
50g crème fleurette
30g beurre fondu
20g chocolat noir fondu au bain marie
Pour le praliné feuilleté
35g de chocolat noir
70g de pralin*
40g de gavottes émiettées
Pour la ganache chocolat
70g de chocolat (Guanaja pour moi)
60g de crème fleurette
Pour les fruits de la passion
100g de pulpe de fruits de la passion (jus + pépin) (j’ai compté chez moi une moyenne de 20g de pulpe par fruit de la passion de taille honorable et bien mûrs - ce qui veut dire bien frippés)
Pour la mousse
5 blanc d'œufs
150g de chocolat noir (Guanaja pour moi)
Pour le miroir passion
100g de pulpe de fruits de la passion (jus + pépin) (j’ai compté chez moi une moyenne de 20g de pulpe par fruit de la passion de taille honorable et bien mûrs - ce qui veut dire bien frippés)
35g de sucre
1 feuille de gélatine
Physalis pour décorer

* Du pralin en pâte et non pas en grain ! A défaut de pralin vous pouvez peut être le remplacer par une moitié de pralinoise fondue au bain marie et une moitié de nutella, c’est pas pareil mais ça fera illusion

Réaliser la base biscuitée :
Mélanger les œufs, le miel et le sucre, fouetter jusqu’à ce que le mélange blanchisse et augmente de volume. Dans un bol, tamiser la farine, la levure, la poudre d’amande et le cacao. Incorporer délicatement le mélange de poudres aux œufs à l’aide d’une maryse. Ajouter ensuite la crème, le beurre fondu puis le chocolat fondu. Incorporer à chaque fois avec délicatesse. Tapisser une plaque de cuisson de papier sulfurisé, y déposer le cercle à entremet, verser la pâte à gâteau dans le cercle.  Cuire 30 minutes à 160°C.
[Si vous avez une plaque à pâtisseriequelque chose de ce genre là - pour y couler le biscuit, vous pouvez l’utiliser et adapter le temps de cuisson puisque le biscuit sera alors plus fin]
Faire refroidir un peu hors du feu, démouler avec délicatesse et faire complètement refroidir sur une grille. À l’aide d’un couteau à pain, couper le gâteau en deux dans l’épaisseur. On n’utiliser qu’une seule des deux moitiés afin de ne pas avoir une base biscuitée trop épaisse. [Si vous avez utilisé une plaque à pâtisserie, découper dans le biscuit obtenu un disque de biscuit de la taille du cercle à entremet.]

Réaliser le praliné feuilleté
Faire fondre le chocolat au bain marie, y ajouter le pralin, bien mélanger puis ajouter les gavottes émiettées.
Recouvrir une plaque à pâtisserie de papier sulfurisé, y déposer le cercle à entremet, placer au fond le disque de biscuit, recouvrir les bords du cercle de rhodoïd si vous en avez (sinon une feuille de papier sulfurisé c'est mieux que rien). Tapisser le biscuit d’une couche de praliné feuilleté, mettre au frais pour faire prendre le praliné feuilleté.

Réaliser la ganache
Faire fondre au bain marie le chocolat, faire chauffer la crème puis incorporer petit à petit la crème chaude dans le chocolat fondu. Fouetter à chaque fois avec la maryse jusqu’à ce que toute la crème soit incorporée. Verser cette ganache sur la couche de praliné feuilleté. Ajouter ensuite la pulpe de fruit de la passion sur la couche de ganache. Réserver au frais afin que la ganache se solidifie un peu en emprisonnant la pulpe et les grains de fruits de la passion.

Réaliser la mousse au chocolat
Monter les blancs d’œufs en neige. Faire fondre le chocolat au bain marie. Incorporer à l’aide d’une maryse et délicatement le chocolat aux blancs d’œufs quand la mousse est homogène, la verser sur la couche de ganache (il faut qu’elle soit prise!), lisser la surface avec une maryse et réserver au frais pour faire prendre la mousse.

Réaliser le miroir aux fruits de la passion
Faire ramollir la gélatine dans un grand bol d’eau froide.
Mettre dans une casserole la pulpe de fruit de la passion et le sucre, mettre sur feu moyen pour dissoudre le sucre dans le jus. Quand le sucre est dissous, ajouter alors la gélatine essorée, fouetter vivement pour l’incorporer au coulis puis verser délicatement sur toute la surface de la mousse au chocolat (il faut qu’elle soit prise !), lisser avec une maryse ou le dos d’une cuillère à soupe et réserver au frais. Quand le miroir est pris, on peut décorer le gâteau de physalis et on peut aussi ajouter un ou deux physalis par assiette avec chaque part d'entremet au moment du service.
 


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dimanche 26 juillet 2009

Carte Postale Estivale (2)

 
entremet

Passer une mâtinée de congé à cuisiner avec Anne
Parfumer l'appartement au chocolat, se faire se succéder
les couches les unes après les autres dans les moules,
façonner toute une armée d'entremets choco-framboise de toutes les tailles...
Bavarder, manger des nouilles udon aux cacahuètes avec des baguettes
Puis le soir venu, ne pas résister: en gouter un avant la tombée de la nuit et se dire que
diable, rarement un entremet maison n'avait été aussi bon...

 

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vendredi 10 juillet 2009

La fin des gâteaux ancel

 

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Prenez  deux antipodes, vous aurez ma sœur et moi. Histoire de simplifier la vie à nos parents on a mutuellement décidé d’aimer ce que l’autre n’aime pas et de ne pas aimer ce que l’autre aime. Sinon ça ne serait pas marrant. Et puis comme ça les gens seraient bien obligé de faire la différence entre l’une et l’autre ; même si il paraît qu’on se ressemble de plus en plus au fil des années (mmouais….). Et donc - venons en aux faits - le gâteau fétiche de ma sœur n’est ni plus ni moins que le cake ancel aux pépites de chocolat. Ne vous avisez pas de lui faire votre cake aux pépites de chocolat, celui que vous faites amoureusement depuis des années en suivant à la virgule près la recette de votre arrière grand mère, non non non, il ne tiendrait pas la comparaison face au cake ancel… Et donc, puisque nous sommes aux antipodes vous aurez facilement deviné que quand il s’agit de cuisine, ma sœur a, comment dire, un poil dans la main (quoique à son stade ce soit plus de l’hirsutisme palmaire). C’est donc fort logiquement qu’elle m’a téléphoné fin mai pour savoir si je pouvais lui faire un taboulé libanais « mais sans semoule, juste avec plein de persil » pour son pique nique de fin d’exam avec ses copains « et puis aussi un gâteau au chocolat, mais un simple gâteau au chocolat avec juste du chocolat » pour une soirée le lendemain.
J’ai suivi les instructions, j’ai fait un taboulé libanais avec plein de persil (mais quand même un peu de boulgour - ayant eu du mal à me résoudre à faire une salade de persil) qui fut bon, rafraîchissant mais pas assez salé et je lui ai fait un gâteau au chocolat juste avec du chocolat. Quand il a fallu choisir le gâteau, j'ai eu comme premier réflexe d'opter pour une recette déjà validée mais finalement j'ai choisi une autre valeur sûre: La Mangue. La Mangue avait en effet l'air de s'y connaître bien plus que moi en la matière de "gâteau au chocolat juste au chocolat", elle avait il n'y a pas si longtemps établi en quelque sorte LA recette de gâteau au chocolat idéal, répondant à un cahier des charges très précis (un gâteau fort en chocolat, pas raplapla, fondant, faisant des stries à la découpe, dense sans être étouffant ni sec et surtout pas mousseux). Quand quelqu'un fait plusieurs essais pour arriver à LA recette qui lui convient j'ai tendance à me dire que la recette obtenue doit tenir la route, d'autant plus si cette personne est La Mangue, j'ai donc suivit sa recette à la lettre et j'ai bien fait car non seulement j'ai beaucoup aimé le gâteau (bah oui, je l'ai goûté, forcément!) et surtout, figurez vous que m'a sœur ne s'est pas contenté de l'aimer elle aussi; elle m'a demandé la recette, plusieurs fois même, et hier j’ai même eut le droit à un mail qui disait peu ou prou « Peux-tu m'envoyer la recette du gâteau au chocolat que tu m'avais fait stp». Je serais ravie qu’elle se mette à faire des gâteaux au chocolat dans son four. Donc pour que le gâteau au chocolat de La Mangue détrône le gâteau ancel…

 

 

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Le gâteau au chocolat de La Mangue

Pour un petit moule de 20 centimètres de diamètre (moule à charnière chez moi)
200g de chocolat noir
3 œufs
150 g de sucre blond
200mL de crème de soja
80 g de poudre d'amandes
20 g de farine
Une pincée de sel
Pour le moule: beurre et farine
Pour saupoudrer : sucre glace

Préchauffer le four à 170 °C.
Faire fondre le chocolat au bain marie.
Dans un grand saladier, battre au fouet électrique les jaunes d'œufs avec le sucre (le mélange doit blanchir et augmenter de volume) puis y incorporer le chocolat fondu et la crème ; mélanger. Ajouter ensuite la poudre d'amandes et la farine.
Dans un saladier propre, monter les blancs en neige ferme avec une pincée de sel, puis les incorporer délicatement au mélange précédent.
Verser le moule beurré et fariné et cuire 40 minutes environ (la pointe d’un couteau ne doit pas en ressortir complètement propre : « il doit y avoir de fines traces de chocolat dessus : ça veut dire que le gâteau est cuit, mais pas sec »).
Laisser refroidir avant de démouler. Servir avec un peu de sucre glace.

NB: Par rapport au billet de La Mangue, je n’ajouterais qu’une chose - puisque moi aussi je considère que les gâteaux mousseux ne sont pas des vrais bons Gâteaux au chocolat - : soyez patients et laissez reposer le gâteau environ 6 heures après la sortie du four et alors il sera parfait (car dégusté presque juste à la sortie du four il est encore un tout petit peu trop mousseux).

 

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mardi 9 juin 2009

Quenelles Party (et autres propos pas forcément lyonnais)

 

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Après ma livraison de rhubarbe d'Alsace à la charmante Camille (sans son chat), je n'ai pas pu quitter Lyon sans passer chez Giraudet pour glisser dans ma glacière (diable, elle voyage toujours avec une glacière?) une boîte pleine de quenelles... Forcément je n'ai pas choisi les parfums les plus classiques, Miss Coloc' m'avait déjà emmené manger des quenelles de brochet dans un bouchon deux soirs plus tôt, j'ai donc choisi des quenelles aux épinards, d'autres à l'encre de seiche, d'autres aux céréales, d'autres encore au piment d'Espelette et quand même une petite touche de brochet avec deux quenelles brochet - écrevisse. Et avec ça mademoiselle? Un pot de sauce tomate au piment d'Espelette.
Ainsi quand on rentre à Strasbourg, qu'on enchaîne illico presto avec une journée de boulot harassante et que le frigo est désespérément vide, aucun problème puisqu'on dégaine le jocker de la Quenelle  Party! Simplissime, rapide et... ohlala! Diablement délicieuses. C'était la première fois que je "cuisinais" (les guillemets sont de rigueur, le terme "réchauffais" étant à peu de choses près un peu plus adéquat) des quenelles et je me dis maintenant que c'est un peu idiot de ne pas m'y être mise plus tôt. Dites, y'a quelqu'un dans l'assemblé qui aurait une chouette recette que je pourrais garder sous le coude pour le jour où sur un coup de tête je déciderai de me lancer dans les quenelles à la lyonnaise maison?
Franchement, c'était top, si vous avez la chance d'avoir une boutique Giraudet pas loin de chez vous (bouuhhh pourquoi y'en a pas à Strasbourg?), courrez y, je suis conquise. Mention spéciale pour celle aux céréales: trop miam!
Suite au commentaire de My, la recette de quenelles de brochet en gratin de Lilo, Cuisine Campagne



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Depuis le temps que Mercotte me faisait envie, à nous raconter ses stages chez Valrhona à grand renfort de superlatifs, ça me titillait... Cela dit l'idée de traverser la France pour suivre un cours de cuisine complètement chocolat ne m'avait pas sérieusement traversé l'esprit avant que le père Noël n'ait été divinement inspiré de m'offrir un bon pour un stage chocolaté. Youpi! J'ai donc passé une journée Purement Chocolat chez Valrhona et moi, généralement pas très bonne cliente pour les cours de cuisine, j'en suis ressortie conquise, ravie... et avec l'envie d'y retourner!

Le programme de la journée était chargé, entre une tarte au chocolat, un entremet chocolat & framboise pépin, une mousse au chocolat aux perles craquantes, des orangettes (et un point très très instructif sur le tempérage du chocolat) et des coulants au chocolat, y'avait pas de quoi chômer... Et pourtant à aucun moment je n'ai eu l'impression de précipitation: tout était toujours soigneusement expliqué et exécuté dans le calme et le soin du détail et la précision. Et surtout, on pouvait poser toutes les questions qui nous passaient par la tête (même si elles avaient un rapport très très éloigné avec la recette), Sébastien nous y répondait sans problème et il prenait le temps de détailler et expliciter ses réponses. J'étais conquise et ravie d'apprendre plein de choses utiles, certes peut être pas à la cuisine du quotidien mais à la pratique des basiques de la pâtisserie (j'avais choisi le stage avec soin: j'étais sûre que je mettrais souvent en pratique des techniques ayant trait aux tartes au chocolat et aux entremets ^^ Quant au tempérage du chocolat, mon unique essai ayant été un fiasco total, je n'avais plus envie de m'y atteler à nouveau... Mais là Sébastien a su me convaincre et cet hiver, je retente! )

 

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C'est tout sauf un cours pingre: on peut y goûter tous les crus de chocolat que l'on souhaite, on nous apprend même à le déguster correctement (très intéressant!), on dépose avec délicatesse une feuille d'or sur votre tarte au chocolat, on vous laisse prendre des poignées et des poignées de perles craquantes pour les ajouter à votre mousse au chocolat, vous repartez chez vous avec votre tablier en tissu à l'effigie de la marque de chocolat pour crâner ensuite dans votre cuisine... C'est plein de petits  détails mais avouez que c'est bien plus agréable que de se faire emballer dans un sac poubelle en plastique en guise de tablier non? Forcément on se dit que pour le prix que ça coûte c'est la moindre des choses mais si on calcul le tarif horaire, un stage chez Valrhona revient à +/-  25 euros l'heure et quand on rapport ça aux tarifs pratiqués par les trucs du genre atelier des chefs ou même cuisine aptitude à Strasbourg, on se dit rapidement que ce n'est absolument pas si cher que ça, surtout que là, on est un cran au dessus dans la qualité, l'apprentissage et dans la classe.

Je n'ai pas quitté Tain l'Hermitage sans passer par la boutique pour y acheter des kilos de chocolats (le contraire aurait été étonnant), j'ai trouvé en plus cette ville absolument charmante, en sortant de la gare j'ai été saisie par ces collines rayées de vignes partout autour de moi. Je suis ressortie de l'école du grand chocolat avec l'envie d'y retourner (forcément!) mais aussi celle de craquer pour le superbe livre de Frédérique Bau "Chocolat Fusion"... Ahh le chocolat! J'ai donc repris mon train la glacière pleine à craquer, mais après une petite dégustation avec Miss Coloc', j'ai réussi à faire une petite place pour une boîte pleine de quenelles :)

Si vous hésitez, n'hésitez plus très longtemps, ça vaut vraiment le coup à mes yeux, mais il faut juste prévoir de s'y prendre bien à l'avance car les cours sont complets bien longtemps à l'avance.

Valrhona - L'école du grand chocolat

 

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Quand Miss Coloc m'a raconté qu'elle avait découvert un chouette restaurant iranien à Lyon, je lui ai dit qu'il fallait ab-so-lu-ment qu'elle m'y emmène quand je viendrais à Lyon. Et elle n'avait pas oublié.
Je me suis régalée, j’ai découvert la cuisine perse, une cuisine fine, délicate, parfumée, proche mais différente de la cuisine afghane. Si les entrées étaient un peu banales et faisaient penser aux mezze libanais (caviar d'aubergine, épinard au yaourt à l'ail, feuilles de vignes farcies, concombre au yaourt à la menthe, galette de viande, galettes de pomme de terre, aubergine au yaourt au basilic à l'ail…) les plats étaient à tomber. Des saveurs inédites, épicées sans être pimentées, subtiles. J’avais choisi le menu à 25 euros juste pour pouvoir enfin goûter un plat qui m’avait été présenté par une amie un peu comme un des plats nationaux de l’Iran : Khoreshté fessendjan, cuisse de canard à la sauce de noix aigre douce à la mélasse de grenade. C’était terrible, un délice ! Moi qui n’aime pas les noix, j’ai été fascinée par ce plat où toute l’amertume des noix avait disparue, j’ai fini la sauce du canard à la cuillère… C’est un plat surprenant, original, vraiment très savoureux. Miss Coloc n’a pas pu se résoudre à prendre autre chose que le Djoudjeh Kababé, brochette de coquelet au safran et au citron, qu’elle avait goûté et adoré la première fois ; et j’ai compris pourquoi quand elle m’a fait goûter son plat : c’était terrible. J’avais un peu hésité entre le canard aux noix et à la mélasse de grenade et le Khoreshté Ghormeh Sabzi, paleron de bœuf aux fines herbes, parfumé au citron vert séché, un des autres plats traditionnels iraniens dont on m’avait vanté les saveurs… J’ai quand même pu y goûter puisque M. a choisi ce plat mijoté et me l’a fait goûter : une viande d’une tendresse dingue, des parfums bien loin de nos traditionnels ragoûts.

 

le_petit_persan

 

 

Le décor est banal, voir un peu vieillot ; la présentation des plats très basique mais le service est souriant, le patron s’amuse à nous faire prononcer en iranien les noms des plats que l’on choisi, il est attentionné sans être envahissant (ce que je supporte en général très mal !) et le rapport qualité prix est vraiment correct: bref, je suis jalouse que ce restaurant ne soit pas strasbourgeois!
Les desserts sont eux aussi originaux et délicieusement parfumés : bizarrement, celui que j’ai sans doute préféré, c’est la mousse à la noix de coco à l'extrait de pétales de roses et pourtant j’ai beaucoup de mal avec les fleurs en cuisine, mais là c’était subtilement dosé et surtout la texture était parfaite… Le gâteau aux poires, à la cardamome, aux pistaches est moelleux, humide, parfumé, vraiment très bon et le flan persan à l'eau d'oranger aux pistaches n’a rien à voir avec la texture de « nos » flans, l’eau d’oranger est très délicatement dosée et même si c’est le dessert que j’ai le moins aimé des trois, il s’en sortait quand même très bien !
Encore une cuisine qui mérite d’être découverte et qui est elle aussi trop rarement proposée en France!


Le Petit Persan
8 rue Longe
69001 Lyon
Téléphone 04 78 28 26 50
http://www.lepetitpersan.fr/

Tarifs :
Entrées : 7, 8 euros
Plats : de 12 à 18 euros
Dessert : 6 euros
Menu : 18, 22 et 25 euros

 

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dimanche 24 mai 2009

Le come back de la brioche: La Tresse



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Pendant les révisions et les examens, j’ai toujours un régime alimentaire assez étrange, généralement à base de lubies alimentaires et de monomanies (qui se sont pas l’apanage des femmes enceintes !). Souvent, pendant ces semaines tout est à peu près permis, mais je dois dire que cette fois ci j’étais d’humeur sucrée et j’ai fait particulièrement fort : outre une tocade pour les babas au rhum Bonne Maman, j’ai renoué avec une chose oubliée depuis des années lumières : les savanes barres ! Et surtout je me suis mise à faire des brioches à tour de bras (ou presque) alors que de prime abord les brioches et moi on est copines mais pas vraiment meilleures amies. Une frénésie de brioches dont tout le monde autour de moi a profité, et visiblement ça ne leur a pas déplu (et à moi non plus !).

 

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Donc après la fouace, les brioches tressées. Je suis assez difficile en matière de brioche, j’aime les brioches moelleuses, un peu humides et je trouve les classiques brioches parisiennes bien trop sèches et étouffantes. J’ai commencé par tester une recette de brioche tressée qui circule sur les blogs mais je l’ai trouvée justement un peu trop sèche, du coup j’ai repris la recette de la pâte à brioche du chinois, bien moelleuse, pour faire une nouvelle tresse et là, bingo, si la pâte était un peu plus difficile à étaler, j’avais une brioche moelleuse comme je les aime et qui a un peu plus levée. Du coup j’en ai refait ensuite en variant les parfums. La première brioche tressée était parfumée à la crème de calisson, aux pistaches et à la crème pâtissière au citron (garnir un chinois ou une tresse de crème pâtissière apporte encore un peu plus d’humidité à la brioche mais ce n’est pas obligé), et pour la deuxième : un peu de salidou, quelques cacahuètes et des pépites de chocolat.  Chacune des versions fut un heureux mariage, et ce qui est chouette avec les tresses c’est que vous pouvez les garnir de ce que bon vous semble !


brioche_CCC_1

Brioche Tressée CCC
Caramel, Cacahuète et Chocolat

 

 
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Brioche Tressée CCP
Calisson, Citron et Pistache

 

Brioche Tressée

La brioche:

100mL de lait + un peu pour dorer la brioche
55g de beurre
1 œufbrioche_CCP_4
½ cuillère à café de sel
25g de sucre blond
260g de farine + un peu pour le plan de travail
13g de levure fraîche
La garniture (1):
1 jaune d’œuf
15g de sucre blond
7g de maïzena
100mL de lait
Le zeste d’un citron (non traité)
2 belles cuillères à soupe de crème de calisson*
30g de pistaches  non salées
Du sucre perlé (facultatif)
La garniture (2) :
2 belles cuillères à soupe de salidou**
35g de cacahuètes non salées
50g de chocolat dessert
Pour le glaçage (facultatif) :
50g de sucre glace
Le jus d’un demi citron jaune

* Le salidou est une crème de caramel au beurre salé que l'on trouve dans certaines épiceries fines, le mien vient du site Bien Manger. A défaut vous pouvez faire vous même du caramel au beurre salé.
** La crème de calisson c'est comme un calisson à manger à la petite cuillère ou à tartiner sur ce que bon vous semble. La mienne vient de Léonard Parli, ça doit se trouver dans certaines épiceries fines ou en vacances en Provence, moi je la trouve sur internet, toujours sur le site de Bien Manger.

 

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Réaliser la pâte à brioche à la map (terriblement efficace)
Mettre les ingrédients dans la cuve de la machine à pain dans l’ordre indiqué dans le mode d’emploi, chez moi : le lait à peine tiédi, le beurre en petits morceaux, l’œuf battu, le sel, le sucre, la farine puis la levure. Mettre dans la map programme « pétrissage et levée uniquement », qui chez moi correspond à une demie heure de pétrissage et 1h30 de levée.

brioche_CCC_6Réaliser la pâte à brioche à la main (ça marche aussi)
Dans un bol, mélanger la farine, le sucre et le sel. Réserver.
Faire chauffer la moitié du lait, y faire fondre le beurre, mélanger. Réserver.
Faire à peine tiédir l'autre moitié du lait (si il est trop chaud il va tuer la levure), réserver.
Émietter la levure fraîche dans un bol, y ajouter la cuillère à café de sucre, y verser le lait à peine tiède et fouetter pour bien dissoudre la levure. Réserver.
Dans un bol, battre l'oeuf en omelette, réserver.
Ajouter le beurre puis la levure et enfin l'oeuf à la farine.
Sur un plan de travail, pétrir la pâte pendant 10 à 15 minutes. Au bout de ce temps, former une boule de pâte, la déposer dans un grand (la pâte va bien lever) saladier propre, recouvrir de papier film et faire lever à l'abris des courants d'air (à côté d'un radiateur un peu tiède si vous avez ça chez vous) pendant 2 heures.

Préparer la garniture choisie (1)
Dans un bol, mélanger le jaune d'oeuf et le sucre. Ajouter ensuite la maïzena et bien mélanger. Porter le lait à ébullition avec le zeste du citron finement émincé, puis le verser en un fin filet sur la préparation au jaune d'oeuf, tout en mélangeant. Fouetter bien puis verser la préparation dans la casserole, mettre sur feu moyen et ne pas cessez de fouetter jusqu'à ce que la crème ait épaissi. Verser dans un bol, recouvrir de papier film et laisser refroidir.
Faire dorer à sec les pistaches puis les concasser grossièrement et réserver.

Préparer la garniture choisie (2)
Pas grand chose à faire si ce n’est faire dorer les cacahuètes à sec puis les concasser grossièrement et découper le chocolat en grossières pépites.

Réaliser la tresse
Quand la pâte à brioche a levé, la récupérer, la mettre sur un plan de travail fariné si nécessaire, la dégazer, pétrir brièvement puis l'étaler sur une feuille de papier sulfurisé avec un rouleau à pâtisserie en un rectangle (dimensions autour de 30 x 25 centimètres).
Pour le tressage, je vous invite à suivre la méthode en photo, bien plus explicite que bien des mots.
Si vous en avez, avec les chutes de pâte, vous pouvez faire des petites boules de brioche (très bonnes aussi !)

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Étaler la pâte à brioche en un rectangle sur une feuille de papier sulfurisé.
Avec un couteau aiguisé, découper les coins du rectangle comme sur la photo puis découper des bandes de pâte régulières, en biais, dans le tiers supérieur et le tiers inférieur du rectangle. Les bandes doivent se faire face, il doit y en avoir autant en haut que en bas.
Veillez à réaliser toutes les étapes sur une feuille de papier sulfurisé afin de pouvoir à la fin simplement glisser la brioche sur la plaque de cuisson du four. Si vous réalisez tout ça sur le plan de travail fariné, il sera difficile voir impossible de déplacer ensuite la brioche du plan de travail au four sans tout détruire plus ou moins sauvagement.

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Déposer la garniture choisie sur la bande centrale. Ici j'ai tartiné la pâte de crème de calisson, déposé un peu de crème pâtissière au citron avant de saupoudrer de pistaches.
Rabattre ensuite une des extrémités sur la garniture.

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Commencer à tresser les bandes de pâte latérales en rabattant alternativement et en biais bandes du haut et bandes du bas. S'arrêter un peu avant la fin.

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Rabattre alors la seconde extrémité de pâte sur la garniture puis finir de tresser les bandes latérales.
À la fin, rabattre le bout de tresse sous la brioche.

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La brioche pendant et après la levée


Quand la brioche est tressée, la faire à nouveau lever 1 heure à l’abri des courants d’air. Au bout de ce temps, dorer au pinceau avec un peu de lait, avec délicatesse et sans appuyer, si vous le souhaitez, saupoudrer d’un peu de sucre perlé.
Préchauffer le four à 200°C. Cuire 25 à 30 minutes, jeter un coup d'œil à mi cuisson : si la brioche dore trop rapidement, la couvrir avec une feuille de papier aluminium.
Quand la brioche est cuite, la sortir du four et la laisser refroidir, selon les goûts, réaliser un glaçage en diluant le sucre glace dans le jus de citron, napper la brioche avec ce glaçage, laisser sécher.
Découper des tranches de brioches à l'aide d'un couteau à pain.



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lundi 27 avril 2009

Champagne & Félicitations !

Il y a peu, trois jours de cuisine pour moi et bien plus de jours de travail pour lui s’achevaient en un pot de thèse. Et c’était chouette ! Je n’avais jamais cuisiné autant de choses, pour autant de personnes, sans filet de secours, mais je m’étais spontanément proposée pour m’occuper du buffet. « Le contraire m’aurait étonnée venant de toi» avait dit Little So’. J’avais intérêt à assurer et pourtant je n’étais pas stressée, plutôt excitée et tout guillerette… J’avais proposé des recettes déjà testées et approuvées, faciles à faire en grandes quantités et pas complexes ; il en avait sélectionné certaines, en avait suggéré d’autres et finalement on avait un menu varié, appétissant où il aurait fallu être drôlement compliqué pour ne pas trouver son bonheur (et je ne dis pas ça car c’est moi qui préparais tout ça !).
   

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Du côté du salé, des petits sandwiches garnis de coronation chicken. La recette a déjà été publiée ici. J’ai simplement multiplié les proportions par cinq pour avoir une trentaine de petits pains [toutes les quantités sont pour un buffet de 35 personnes] et j’ai enlevé la mie, puis j’ai garni les petits pains avec la préparation au poulet. C’était vraiment très bon, je crois que c’était mon favoris côté salé.

D’autres sandwiches à la dinde, cranberry sauce et ricotta. Petit clin d’œil au sujet de la thèse. La recette a elle aussi déjà été publiée ici. J’ai fait 40 petits sandwiches en triangle, en utilisant cette fois ci du pain de mie et de la cranberry sauce toute prête. Il y avait aussi une centaine de feuilles de vigne farcies, d’après cette recette (en multipliant les proportions par trois).

 

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Une cinquantaine de sablés salés au parmesan et piment d’Espelette d’après cette recette. Et pour les amateurs de poisson, des rillettes de saumon (recette en bas de page) et pour les tartiner, du pain de mie toasté en découpé en triangle. C’était la première fois que je faisais des rillettes de saumon et ça a été une réussite, je pense qu’elles reviendront souvent à ma table, elle sont d’une simplicité enfantine. Cathy, cette recette est pour toi !

 


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J’avais volontairement exclu toute possibilité de verrine, de petites cuillères ou autres choses nécessitant un achat de vaisselle…  que ce soit du côté du salé comme du sucré.

Pour le sucré, des pralinés feuilletés, la recette est ici. On double les proportions et on découpe le praliné feuilleté en une centaine de petits cubes irrésistibles (pas de photos, oops!). Des guimauves au citron, là aussi on double les proportions de cette recette pour obtenir un gros saladier de guimauves moelleuses. Elles ont eu beaucoup de succès, certains membres du jury ayant réclamé la recette… Des cookies au chocolat et à la fleur de sel, une recette forte en chocolat de Pierre Hermé vue chez Fanny, que je n’avais jamais testée mais que Cécile m’avait faite goûter et j’avais adoré. La recette est en bas de page, je regrette juste de ne pas avoir fait des cookies plus épais, ceux de Cécile l’étaient et j’avais préféré, mais il faut dire que je ne m’attendais pas à ce que les cookies s’étalent autant.
 

 

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Pour titiller les papilles et la curiosité, j’avais eu envie de faire des petits financiers coco-pandan (recette en bas de page), pour cela j’ai suivi LA recette de financier que je préfère, celle qui donne des gâteaux moelleux mais pas gras en bouche et aux doigts, la recette de Lilo. Je vous la recommande vivement, elle est parfaite (comme toutes les recettes de Lilo d’ailleurs) et vous pouvez l’adapter à tous les parfums qui vous font envie. Cette version coco-pandan, je l’ai refaite ce week end à l’occasion d’un week end entre copines: visiblement, elles ont aimé.

J’avais eu envie de baklavas, d’habitude ce n’est pas trop mon truc, mais ça collait bien avec les feuilles de vigne et puis ceux d’Istanbul avaient été si bons ! Je les ai faits aux amandes et à la pistache, en me basant sur deux recettes : celle de Barbinou et celle de Natalia. Ils  m’ont un peu déçue, ils étaient moins bons que ceux d’Istanbul et que ceux de Barbinou, dégustés lors du pique-nique dans les vignes. Je retenterai à l’occasion.

 
 

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On m’avait commandé les barres de Lilo choco-coco-pistache dont j'avais déjà parlé ici. En multipliant les proportions par quatre et en utilisant des moules individuels flexibles (mini cake, brioches, muffins: tout ce que j'avais en stock!), j’ai réalisé une trentaine de chocolats en portions généreuses mais individuelles. J’avais suivi les conseils que Bruno, un lecteur, m’avait laissé en commentaire en rajoutant un peu de rhum arrangé à l’ananas dans la préparation à la noix de coco et en ajoutant un peu de poudre Equinoxiale de Roellinger dans le chocolat fondu. Avis aux amateurs.



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Ça ne vous mets pas en appétit tout ça ? Tout à très bien marché, pas de mauvaises surprises ou de gros stress, comme quoi ça sert de rester zen ;) seuls les baklavas m’ont un peu déçue et le seul moment de speed fut quand j’ai réalisé qu’il n’y avait pas assez de pain de mie ni de filet de dinde. Il était 7h du matin, le jour J, heureusement la petite épicerie de la rue d’à côté était ouverte et j’ai fait la moitié des sandwiches avec du jambon de dinde hallal :)

Tout ça n’aurait pas été complet sans une touche de cheesecake, j’ai donc réalisé des petits brownie cheesecake dans des moules à muffin. J’ai changé ma précédente recette en utilisant ma recette fétiche de brownie pour la portion de brownie.

   

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Côté organisation, je n’ai rien congelé, j’ai juste étalé la cuisine sur trois jours. À J-3 j’ai fait les baklavas (Barbinou disait que ça se bonifiait en vieillissant donc…), les pralinés feuilletés et j’ai préparé les boudins de pâte des sablés parmesan-piment d’Espelette et des cookies au chocolat. Le tout en l’espace d’une soirée, vite fait, bien fait.
À J-2, on a passé notre soirée à deux en cuisine ; pendant que N. s’occupait de la farce des feuilles de vigne et du coronation chicken, je fais cuire les sablés salés et les cookies, fais les barres coco-pistaches de Lilo, découpe en petit carrés les pralinés feuilletés et en moins de temps qu’il en faut pour le dire, je remplis un grand saladier de rillettes de saumon. Tout ça en une soirée, sportif mais amusant.


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J-1, je ne travaille pas, cool, grande opération brownie cheesecake, j’enchaîne avec les financiers, les guimauves et le roulage des feuilles de vignes. Pour ça, soit faite appel à une bonne amie pour vous aider à rouler les feuilles de vigne selon ce schéma ou alors, profitez d’un séjour à Istanbul pour investir dans une petite machine magique. Au choix. Je gère si bien ma journée qu'en avance sur mon planning je me paie le luxe d'aller dîner avec quelques bretzel complètement cheese addict. C'est chouette!
Le  jour J, quelques heures avant le buffet, il reste à ajouter les amandes effilées au coronation chicken (sinon, elles auraient trop ramollies), de fourrer les petits pains avec le poulet, de réaliser les sandwiches dinde & ricotta et de griller le pain de mie pour accompagner les rillettes de saumon.
Et voilà, affaire réglée finger in the nose, sans stress : j’étais contente !


 

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Rillettes de saumon

Pour un grand saladier :
6 boîte de saumon en conserve
750g de ricotta
Sel & Poivre
Le zeste d’un citron et le jus de deux citrons
2 bottes de ciboulette finement ciselée
1 petit pot de câpre (60g égouttés)
Prévoir un peu de pain grillé pour tartiner les rillettes

Égoutter le saumon, l’émietter dans le saladier, ajouter la ricotta et bien mélanger.
Saler, poivrer, ajouter les zeste et le jus de citron, la ciboulette ciselée et les câpres grossièrement hachés. Mélanger bien, goûter pour rectifier l’assaisonnement si nécessaire.
 

 

Sablés au chocolat et à la fleur de sel

Pour 35 à 45 cookies forts en chocolat (tout dépend de l’épaisseur de vos cookies)
155g de chocolat dessert (70% de cacao)
180g de farine
30g de cacao non sucré
5g de bicarbonate de sodium
155g de beurre pommade
120g de sucre blond
50g de sucre semoule
3g de fleur de sel
1 cuillère à soupe d’extrait de vanille


PDT_cookies_2Couper le chocolat en morceaux ni trop petits, ni trop grands. Réserver.
Mélanger la farine, le cacao et le bicarbonate de sodium dans un saladier. Réserver.
Dans un autre saladier, malaxer le beurre au fouet électrique, quand le beurre est une pommade, ajouter le sucre blond, le sucre semoule, la fleur de sel et la vanille, mélanger.
Mélanger la préparation farine – cacao avec la préparation beurre – sucre et les morceaux de chocolat, ne pas trop mélanger : s’arrêter de mélanger quand on peut former une boule de pâte.
Diviser la boule obtenue en 2-3 morceaux et façonner des boudins de pâte, les emballer dans du papier film et mettre au frigo pour au moins deux heures. (Je les ai laissés plus d’une nuit au frigo et je les ai sortis quelques minutes avant de les découper.)
Préchauffer le four à 170°C. Sortir les boudins de pâte du frigo, enlever le papier film, et découper des rondelles de pâte de 2 centimètres d'épaisseur, les disposer sur la plaque du four recouverte de papier sulfurisé ; veiller à bien les espacer : ils vont s’étaler. Cuire 11 minutes et pas plus : les sablés doivent être très peu cuits, ils seront encore mous au sortir du four, les laisser complètement refroidir sur la plaque du four.




Financiers Pandan et Coco

Pour un vingtaine de financiers de la taille de mini-cakes
260 g de beurre doux
120 g de poudre d'amandes
120 g de poudre coco
60 g de farine
220 g de sucre glace
200 g de blancs d'oeufs (à peu près 6 blancs d’oeufs)
1 cuillère à soupe d’extrait naturel de pandan

Préchauffez le four à 150°C.
Faire fondre doucement et sans remuer le beurre. Réserver ensuite hors du feu.
Mixer finement la poudre d'amandes et la poudre de coco. Etaler le mélanger dans un plat et mettre au four 10 minutes en mélangeant de temps en temps.
Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre glace et le mélange amandes et coco. Mélanger bien.
Augmenter la température du four à 190°C.
Ajouter à la préparation le blanc d’œuf et le pandan et bien mélanger.
Retirer les particules blanches à la surface du beurre et ajouter en un fin filet le beurre clarifié ainsi obtenu dans la préparation au pandan, tout en continuant à mélanger.
Garnir les moule et faire cuire 12 à 15 minutes (selon la taille des moules et selon le four – 15 minutes dans mon mini four pour des moules flexibles à mini cakes)
Laisser les financiers tiédir, démouler et laisser refroidir sur une grille.



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Baklavas pistaches - amandes

Pour 45 petits baklavas (un plat 24x24cm)
160g + 10g de beurre
100 g d'amandes effilées dorées à sec
125 g d'amandes en poudre
150g de pistaches non salées grossièrement hachés
70 g de sucre blond
Cannelle
260g + 40g de miel de fleurs
4 + 5 cuillères à soupe d’eau
4 à 5 gouttes d’huile essentielle d’orange
15 feuilles de filo
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Faire fondre les 10g de beurre. Dans un saladier, mélanger les amandes effilées, les amandes en poudre, les pistaches, le sucre blond, 1 cuillère à soupe de cannelle, le beurre fondu, 40g de miel et 4 cuillères à soupe d'eau dans lesquelles on a dilué l’huile essentielle d’orange.
Faire fondre le reste du beurre doucement et sans remuer sur feu doux. Retirer ensuite les particules blanches à sa surface. Réserver.
Beurrer le moule avec le beurre fondu, la tapisser avec une feuille de papier sulfurisé, beurrer à nouveau la feuille de papier sulfurisé.
Découper les feuilles de filo à la taille du plat utilisé (avec les chutes on peut faire des samossas).
Préchauffer le four à 160°C.

Placer une feuille de papier filo dans le plat, la beurrer, faire de même avec 4 autres feuilles de filo. On empile ainsi cinq feuilles de filo. Verser ensuite la moitié du mélange à base de pistaches & d’amande.
Placer une feuille de filo sur cette garniture, avec les mains, tasser la garniture en appuyant doucement mais fermement sur cette feuille. Beurrer la feuille puis faire de même avec quatre autre feuilles de filo sans tasser la garniture (une fois suffit). Ajouter ensuite le reste de la garniture pistaches & amandes. Placer une feuille de filo sur cette garniture, avec les mains, tasser la garniture en appuyant doucement mais fermement sur cette feuille. Beurrer la feuille puis faire de même avec deux autres feuilles de filo sans tasser la garniture (une fois suffit). Ajouter au beurre fondu restant une belle cuillère à café de miel et une pincée de cannelle. Placer une quatrième feuille de filo sur le plat, la beurrer avec le mélanger beurre – miel, faire de même avec une cinquième feuille.

Avec un couteau tranchant, découper des carrés ou des losanges sur toute la profondeur du baklava, à la taille souhaitée. Badigeonner chaque lamelle avec un pinceau trempé dans le reste de beurre au miel. Cuire 30 minutes.

À la fin de la cuisson, liquéfier le reste du miel sur feu doux, lui ajouter cinq cuillères à soupe d'eau et une pincée de cannelle. Répartir ce sirop sur les baklavas sortant du four. Laisser complètement refroidir et laisser reposer au moins 24 heures.
Démouler, enlever le papier sulfurisé et placer sur une planche, avec un couteau tranchant séparer les baklavas selon le tracé. On peut planter un cure dent dans chaque baklava pour faciliter la dégustation.
 


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Petits muffins aux allures de brownie cheesecake   

À réaliser la veille
Pour 50 petits muffins
Pour le cheesecake :PDT_brownie_cheese_3

500g de ricotta
300 g de fromage frais (Carré frais)
8 cuillères à soupe de sucre en poudre
2 cuillère à café d’extrait de vanille
4 œufs
240g de crème fraîche épaisse
4 cuillères à soupe de farine
Pour le brownie :
500g de chocolat noir
250g de beurre (à température ambiante)
200g de sucre
125g de farine
8 œufs

Préchauffer le four à 180°C.
Pour le cheesecake : mélanger la ricotta, le fromage frais, le sucre, la vanille, les œufs, la crème fraîche et la farine. Bien mélanger et réserver.
Pour le brownie : casser le chocolat en morceaux et le faire fondre au bain-marie.
Travailler le beurre en pommade, ajouter le sucre, la farine, les œufs puis le chocolat fondu ; bien mélanger.
Mettre une ou deux (j’en ai mis deux pour plus de sûreté) caissettes à muffin en papier au fond de chaque moule à muffin. Y verser une belle cuillère à soupe de préparation brownie, une autre de préparation cheesecake et encore une de brownie, mélanger avec la pointe d’un couteau pour former des marbrures. Ajouter ensuite une cuillère à soupe de préparation cheesecake et à nouveau, à l’aide de la pointe d’un couteau, mélanger pour former des marbrures.
Faire cuire 25 minutes, laisser refroidir hors du four puis mettre au frigo pour 24 heures, sortir du frigo une ou deux heure savant la dégustation pour qu’ils soient à température ambiante.

 

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mardi 31 mars 2009

Être une petite souris et partager son premier pique nique de l’année

 

picnic2Les premiers rayons de soleil ça nous fait toujours ça : ça nous donne des envies de pique nique… Étaler la couverture dans l’herbe, préparer des petits plats que l’on transportera jusqu’au parc ou au bord de l’eau et traîner un peu au soleil… Et si en plus on peut partager le premier pique nique de l’année avec les charmants habitants d’une délicieuse boîte à sardines, que demander de plus ? Peut-être quelques degrés en plus au thermomètre, mais qu’importe au final, entre le vin blanc, la conversation et les petits plats très cuisine campagne, on pouvait difficilement faire plus chaleureux.
Après quelques hésitations (J’aurais bien fait un pique nique « Tout boîte à sardine » avec une terrine de lentilles corail, des cookies parmesan & amande et des tartelettes choco-noisette) et pas mal de mails échangés, nous avons finalement opté pour un menu tout « Cuisine Campagne » et ce fut parfait de A à Z : cuisiner avec Mademoiselle Chéché, bavarder en buvant un thé doucement citronné, préparer en moins de temps qu’il en faut pour le dire de chouettes petites choses… Des rillettes de poireau au crabe et aux amandes (à tartiner tout l’été lors de vos pique-nique et apéros!), un roulé d'omelette à la tomate, aux olives vertes et au chèvre frais (de quoi faire aimer l’omelette aux plus récalcitrants !), des barres chocolatées à la noix de coco et aux pistaches (N. m’en a déjà recommandé !)… C’était chouette ! Vivement la prochaine fois, qui nous promet encore plus de soleil, afin de traîner un peu plus longtemps sur la couverture…

picnic3Mais une chose est sûre, ce n’est pas ce week-end que l’on va pouvoir étaler notre couverture sur un carré de verdure à l’Orangerie ou au Jardin des deux rives… J’aimerais vraiment être une petite souris pour savoir tout ce qui se trame en coulisse… Pour savoir ce que se racontent les hommes des RG, de la CIA et du "nouveau KGB", savoir où diable Strasbourg pourra loger tous les membres des délégations internationales (sans parler du reste : journalistes etc…) Et oui, Barack vient à Strasbourg ! Et ça vous transforme une ville ;) Bon ok, il n’est pas vraiment le seul – ils sont 27 chefs d’Etats - à venir se promener sur la passerelle du jardin des deux rives reliant Strasbourg à Kehl…
Les strasbourgeois voient les policiers à chaque coin de rue depuis la semaine dernière, les voitures bleues et les cars de gendarmes alignés les uns à côté des autres sur le parvis de la cathédrale, les drapeaux « No to Nato » qui fleurissent aux fenêtres, les barrières déjà mises en place à  certains endroits et les badges distribués à ceux qui habitent au cœur de la ville zone rouge… Les étudiants sont en vacances « forcées » pour toute la semaine, les hôpitaux sont prêts à accueillir un nombre conséquents de blessés graves, les balcons (peut être pas tous…) donnant sur la cathédrale sont réquisitionnés et depuis plusieurs jours déjà la France est sortie de l'espace Schengen et le contrôle aux frontières a été rétabli…

 
picnic6Mais j’aimerais vraiment être une petite souris pour savoir tout le reste. Tous les dispositifs que l’on ne voit pas (les égouts inondés et les plaques d’égout scellées), ceux que l’on peut deviner (les boutiques de la zone rouges – et les autres aussi ?- fermées, un gros gros bordel en ce qui concerne les circulations routière, ferroviaire, fluviale, aérienne, sans parler du tram – ô joie !), ceux que l’on imagine même pas (les missiles anti-aérien, la garde républicaine !) ceux dont on entend parler et dont au final on doute un peu de la véracité (les boites aux lettres de la poste seraient fermées partout en ville ?)…
Mais je ne suis pas une petite souris…
(Cela dit si ça vous intéresse,  il y a cet article du Monde)

 

 

 

 

 

Rillettes de poireau au crabe et aux amandes

D'après la recette de Lilo
Pour un petit moule 15 x 7 centimètres
1 poireau bio
1 boîte de miettes de crabe (+/- 100g)
6 amandes
2 cuillères à soupe de mayonnaise (Faite maison s’il vous plait : jaune d’œuf – moutarde – huile – sel et poivre)
1 cuillère à café de moutarde

Fendre le poireau en deux, le laver puis le découper en fines lamelles pour obtenir une julienne de poireau ; le faire cuire à la vapeur jusqu'à ce qu'il soit fondant mais pas trop.
Pendant ce temps, égoutter les miettes de crabe en les pressant bien contre une passoire pour éliminer tout le liquide. Réserver tout en laissant encore s’égoutter. Concasser grossièrement les amandes au hachoir. Réserver.
Quand le poireau est cuit, bien égoutter et l’éponger plusieurs fois avec du papier absorbant. Mettre le poireau dans un bol et l’émietter à la fourchette, ajouter ensuite le crabe, les amandes, mélanger puis ajouter le mélange mayonnaise + moutarde ; mélanger le tout à la fourchette. Garnir un petit plat de ce mélange et mettre au frais pour minimum 2h (ou une nuit, c’est très bien !)

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Roulé d'omelette à la tomate, aux olives vertes et au chèvre frais

Une recette de Lilo
4 oeufs picnic4
80g de purée de tomates
Sel & poivre
Noix de muscade
2 ou 3 chèvres frais (trois s’ils ont la taille de crottins, deux s’ils sont un peu plus grands)
60g d'olives vertes
1 noix de beurre

Préchauffer le four à 180°C, y placer une plaque à pâtisserie si vous en avez une, moi j’ai utiliser un moule carré de 23 centimètres de côté.
Dans un bol, fouetter les oeufs, la purée de tomates, le sel, le poivre et la noix de muscade. Réserver.
Pendant que le four chauffe, dans une assiette creuse, écraser à la fourchette le fromage de chèvre. Réserver. Égoutter les olives et les découpe en brunoise. Réserver.
Quand le four est chaud, sortir la plaque ou le moule, le beurrer rapidement puis y verser l’omelette, recouvrir d’un papier alu et faire cuire au four 10  minutes (moi j’ai du ajouter quelques minutes avec mon four).
Démouler sur une feuille de papier sulfurisé, tartiner du fromage de chèvre (pour obtenir une couche uniforme de fromage, poser sur la couche de chèvre une feuille de papier film et aplatir à la main ou avec un rouleau à pâtisserie – retirer le papier film). Saupoudrer des olives vertes puis roulez l'omelette en serrant bien en s’aidant du papier sulfurisé. Emballer dans du papier-film puis laisser quelques heures (ou une nuit) au frigo avant de découper en tranches.



Barres chocolatées fourrées à la noix de coco et aux pistaches


Une recette de Lilo

Pour 8 barres
50g de pistaches non salées + une dizaine pour le décor
125mL de lait
100g de sucre blond (70g suffisent sans doute, surtout si vous choisissez du chocolat au lait)
100g de noix de coco râpée
200g de chocolat au lait (A essayer avec du chocolat noir !)
30g de grué de cacao

picnic5Réduire les pistaches en poudre au mixeur.
Dans une casserole, mélanger le  lait et le sucre et mettre sur feu doux ; quand le sucre est dissous, ajouter la noix de coco et ne pas cesser de mélanger jusqu’à ce que la préparation épaississe. Retirer alors du feu et ajouter la poudre de pistache, mélanger, réserver.
Faire fondre au bain-marie la moitié du chocolat, une fois fondu, le versez dans un moule carré (15 x 15 cm) recouvert de papier sulfurisé ou dans des petits moules souples à mini-cakes ou à financiers. Mettre au frigo pour 30 minutes (afin de durcir le chocolat).
Sortir le moule du réfrigérateur, y verser la pâte coco-pistaches et bien l’étaler, mettre au frais 15 minutes.
Faire ensuite fondre au bain-marie la seconde moitié du chocolat. Verser le chocolat fondu sur la pâte coco-pistaches. Hacher grossièrement quelques pistaches, les saupoudrer ainsi que le grué de cacao sur le chocolat qui n’a pas encore durci. Mettre au frais minimum 30 minutes.
Si vous avez utilisé un grand moule, les barres sont un peu délicates à découper donc je vous conseille d’utiliser plutôt des petits moules flexibles individuels si vous en avez.

 

dimanche 22 mars 2009

Allumettes pralinées au grué de cacao

          
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Estérelle me l’avait faite goûter, Patoumi m’a convaincue sans le savoir, et du coup, j’ai craqué et commandé quelques épices chez Roellinger, notamment sa poudre Equinoxiale (cannelle, vanille, poivre noir, épices) conseillée avec le chocolat. J’ai rapidement trouvé une petite idée pour la tester, c’est irrésistible, j’en ai déjà fait une deuxième fournée. C'est rapide mais délicieux, histoire de varier le petit carré de chocolat noir que l'on déguste avec le thé...
 

Allumettes pralinées au grué de cacao

130g de chocolat noir dessert
80g de pâte de pralin (2 belles cuillères à soupe)
½ cuillère à café de poudre équinoxiale d’Olivier Roellinger (cannelle, vanille, poivre noir, épices)
30-35g de grué de cacao (4 belles cuillères à soupe)

Faire fondre le chocolat au bain marie, hors du feu, ajouter la pâte de pralin, la poudre équinoxiale et le grué de cacao, mélanger jusqu’à ce que la préparation soit homogène.
Recouvrir un moule à cake de papier film, garnir le fond du moule de la préparation pralinée, lisser avec une maryse et mettre au frigo pour minimum 2 heures. Au bout de ce temps, on peut démouler la tablette obtenue sur une planche et la découper en allumettes. Conserver au frigo.
À déguster avec le thé ou à offrir juste pour le plaisir et la gourmandise…
 

pralin__3


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lundi 23 février 2009

Marre des Panna Cotta figées ? Vive les Panna Cotta ultra crémeuses !

 

panna_cotta
 


Longtemps j’ai laissé les panna cotta de côté, que ce soit sur les blogs, sur les cartes des restaurants ou dans ma cuisine; la panna cotta et moi n’étions pas copines. Son côté « figée à la gélatine » ne me plaisait pas du tout, je n’aime pas ce genre de texture. Mais parfois quelque chose vous titille et vous vous dites, que peut être de cette façon ça pourrait coller. Et ce quelque chose qui m’a titillé au sujet des panna cotta c’est ce billet de Scally où elle nous donnait son astuce : ajouter de la crème fraîche épaisse. Ça m’a tellement titillé que j’ai testé sa recette, en l’appliquant à la lettre mais en la parfumant au poivre long lors de notre repas entre filles autour de sushi excentriques. Si la moitié des filles ont aimé, l’autre moitié, à savoir Litlle So’ et moi avons trouvé ça toujours trop ferme, oui, vous pouvez le dire, au sujet de la gélatine on fait partie de la catégorie des chieuses.
Mais quand même, j’aimais bien l’idée de Scally, cette crème épaisse donnait un bon goût de produit laitier et me semblait une réelle bonne idée, du coup j’ai persévéré dans cette direction en 1/ diminuant la gélatine (on ne se refait pas) et 2/ remplaçant le sucre par du chocolat blanc, non pas pour son goût mais pour qu’il sucre la panna cotta tout en lui apportant une onctuosité supplémentaire. Le résultat ? Bingo ! On avait cette fois ci non seulement le goût de la crème mais aussi une texture crémeuse que l’on peut attendre de la Panna Cotta ("crème cuite"). J’étais ravie du résultat mais avant de publier la recette, je voulais l’avis de Little So’; du coup on en a refait ensemble lors de ma semaine parisienne et la demoiselle a donné son avis plus que favorable : « Tu la publies assez vite hein, sinon je la recopie tout de suite ». De plus à table, tout le monde ou presque a voulu un deuxième petit pot de panna cotta, si ce n’est pas un bon signe ça…

La Panna Cotta fait partie de ces desserts super pratiques qui sont rapides, faciles et que l’on peut préparer la veille. De plus c'est déclinable à l'infini, vous pouvez bien sur parfumer cette Panna Cotta selon vos goûts et vos envies (vanille, cannelle, poivre, huile essentielle etc etc) et la décorer avec les fruits que vous voulez selon la saison ! Avec Little So' on avait fait une version banane-vanille-chocolat.
 

Panna Cotta au chocolat noir et aux fruits de la passion

Pour 4 grandes verrines ou 8 petites
2 feuilles de gélatine
50g de chocolat noir
170mL de lait (demi écrémé)
330mL de crème fleurette
90g de chocolat blanc
200g de crème fraîche épaisse (allégée 15%MG) (8 belles cuillères à soupe)
4 à 6 fruits de la passion mûres (donc la coque doit être bien fripée)

Faire ramollir les feuilles de gélatine dans un grand bol rempli d’eau froide.
Émincer très finement le chocolat noir et saupoudrer ces mini pépites de chocolat au fond des verrines ou des pots, essayez d’être à peu près équitable entre chaque verrine.
Dans une casserole, mettre le lait, la crème fleurette et le chocolat blanc. Faire chauffer sur feu moyen, en remuant, jusqu’à ébullition.
Dès que le lait bout, retirer la casserole du feu et ajouter l’une après l’autre les feuilles de gélatine essorées tout en fouettant vivement. Ajouter ensuite la crème fraîche épaisse et bien mélanger. Verser immédiatement dans les verrines, au dessus du chocolat (qui va fondre à moitié). Laisser prendre une nuit au frigo.
Au moment de les servir, couper les fruits de la passion en deux, récupérer la chair dans un petit bol et en napper la surface des panna cotta.

A noter: depuis, Marion m'a fait remarquer que Silvia a publié une recette de panna cotta ... sans gélatine (ni agar agar)! Il va de soit que je vais tester cette recette au plus vite, je vous en reparlerai!

Dans la même catégorie des Panna Cotta pas fleu-beuleu-beuleu, je vous recommande le billet de Natalia avec sa Panna Cotta aux petits-suisses!



vendredi 20 février 2009

Ticket de caisse

TC_haagendazs
Même si ce n'est absolument pas la saison, je commence ce billet un peu différent des autres par la glace "Strawberry Cheesecake" de Häagen Dazs. Forcément quand j'ai vu le pot (ok, c'était il y a quelques mois...) je me suis dit qu'il FALLAIT que je teste.
Et bien, à la base je ne suis pas du tout une adepte des glaces de cette marque... et c'est pas ce parfum qui va me faire changer d'avis!
Ca n'a pas le gout d'un cheesecake au cream cheese, le parfum des fraises est à chercher loin... très loin... et les morceaux de biscuit sont ramollis par la préparation, pas du tout croustillants.
Super échec donc. Le pot a trainé bien longtemps au congélo avant d'être fini!
Fortement déconseillé.

Pour rester du côté des cheesecakes, j'ai gouté il y a maintenant quelque temps les cheesecakes aux myrtilles Frü... Et j'ai pas été emballée... C'était pas mauvais, mais pas assez cheesecake j'ai trouvé. Je crois que j'ai surtout été déçue par la texture mais globalement j'ai pas trouvé ça torride. Certes le packaging est très travaillé, certes la marque semble avoir conquis son public et oui c'est super pratique à emporter quand on a pas eu le temps de préparer un dessert pour le pique nique, mais les cheesecakes fait maison c'est quand même meilleur ;) Maintenant la curiosité me poussera peut être à voir si la version au citron est meilleure...


TC_moutarde


Depuis que j'y ai goûté je ne peux plus m'en passer!
"Il n'y a que Maille qui m'aille..." Facile, me diriez vous... Et oui, mais pas n'importe quelle moutarde Maille, la moutarde fin gourmet.
J'étais jusqu'à présent une adepte de la moutarde à l'ancienne, mais depuis que j'ai découvert celle ci, je n'en achète plus d'autre, elle contient elle aussi des grains de moutarde mais en quantité moindre et surtout, elle est d'une douceur hallucinante (j'en connais certaines qui du coup la mange même à la petite cuillère).

A tester absolument!

 

 

TC_alcool_prune


L'alcool de prune verte

Alors là, alcooliques en phase de sevrage passez votre chemin sinon c'est la rechute assurée.
Voilà mesdemoiselles et mesdames un alcool qui vous plaira, j'en suis sûre (et à messieurs vous aussi bien sûr, mais disons que généralement vous êtes moins difficiles que nous... hum hum...), c'est doux, tout doux... et parfumé d'une façon délicatement enivrante. J'ai découvert l'alcool de prune verte chez Kim (restaurant coréen strasbourgeois - un de mes chouchous) et tout de suite j'ai commencé une collection, j'ai adoré! Pour les japonistas, c'est la sœur jumelle coréenne de l'Umeshu.

Sur la photo, la version en brique/pack vient de paristore, c'est la plus douce, la plus facile d'accès, la moins fine...
La bouteille du milieu je l'ai carrément achetée chez Kim (ils sont tellement gentils dans ce resto!), c'est une version nettement moins sucrée avec des prunes imbibées dans la bouteille.
La bouteille de droite est peut être ma préférée, un juste milieu entre les deux précédentes, achetée à l'époque à l'épicerie coréenne de la krutenau qui a malheureusement fermée depuis, faute de clients, c'est une bien mauvaise nouvelle.
Mais la bonne nouvelle c'est qu'on trouve de l'umeshu chez Asia :)


TC_choco

 

Chocolat encore et toujours...
J'ai quelques parfums fétiches qui reviennent régulièrement voir ne quittent pas la boite à tablettes de chocolat... Le piment rouge notamment, je suis toujours fidèle à Lindt: j'ai gouté la version de New Tree Piment & Graines de lin dorées (c'est sympa, ça apporte un peu de croquant) mais je préfère toujours Le Lindt Chili; le chocolat est meilleur: fin et fondant et le piment dosé juste comme il (me le) faut.

Chocolat noir & Citron: un mariage parfait!
C'est une association que j'affectionne beaucoup, notamment en tablettes.
La meilleure, ma préférée est celle du moulin des moines, l'emballage ne paie pas de mine, il faut parfois le chercher plutôt au rayon bio qu'au rayon chocolat mais c'est un délice citronné.
J'ai aussi gouté la tablette d'Alter Eco "Noir Citron Zestes solidaires" que je n'ai pas trop aimé, contrairement à la version du moulin des moines qui est parfumé à l'huile essentielle de citron, on trouve ici des morceaux d'écorces de citrons confits (et en plus de l'essence naturelle de citron)... et je n'aime pas trop quand les fruits confits viennent gâcher la texture du chocolat.
Il y a aussi les tablettes de la Marquise de Sévigné "Douceur Citron", mais là c'est différent: entre deux couches de chocolat, une crème au citron...

Chocolat noir & quinoa: dernière découverte!
Le quinoa soufflé apporte un croquant que j'aime beaucoup (alors que je n'aime pas par exemple les chocolats au riz soufflé...), c'est vraiment une réussite, je vous conseille de tester. Par contre attention à la marque que vous achetez: j'étais adepte des tablettes équitables noir quinoa et un jour j'ai pas réfléchi plus que ça, j'ai pris une tablette Chocolat Noir Quinoa de la marque Alter Eco pensant que c'était la bonne: c'était pas mauvais mais nettement moins bon.

Et comme je suis gentille et que je pense aussi à ceux qui sont plutôt adeptes du chocolat au lait, je leur recommande le chocolat au lait gianduja feuillantine de la Marquise de Sévigné.


caracitron


Parfois on découvre au détour d'un pot des côtés de sa personnalité assez méconnus: je ne suis pas de ceux qui piochent à même le pot de nutella, je suis bien incapable de manger du salidou, du pralin, de la purée d'amande ou de la pâte de speculoos à la petite cuillère... Mais une chic fille connaissant sans aucun doute mon penchant pour le citron a mis entre mes mains un Caramel à tartiner au citron... et là je me suis découverte une cuillère à la main, le pot dans l'autre. Irrésistible. Quelques idées m'ont bien traversées l'esprit: je l'aurai bien vu entre un fond de pâte sablé et une crème citronnée pour une tarte au citron très gourmande ou au cœur d'un muffin... mais je n'ai pas eu le temps de dégainer maryse, fouet et moule à muffins que le pot était déjà désespérément vide. Il fallait se rendre à l'évidence, en l'espace de quelques jours, avec ma cuillère j'avais tout savouré! Merci Patoumi!

 

pain_bio_paul_1 Du côté du pain, avant de déménager j'allais assez souvent chez Paul, c'était pour ainsi dire sur mon chemin donc bien pratique. Maintenant j'ai une vraie et bonne boulangerie à côté (ou presque) de chez moi alors ça fait quelques mois que je ne suis pas allée chez Paul, mais j'avais eu le temps de découvrir chez eux leur pain bio. Je précise tout de suite qu'il n'est pas donné, mais ce que j'aime chez lui c'est un côté aigrelet très particulier que j'ai tout de suite adoré, c'était presque addictif. Y'a-t-il des experts en boulange qui sauraient me dire à quoi c'est dû histoire que je me lance dans des expérimentations maison?

 


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Les palets à la framboise

J'avoue que je suis chanceuse: de temps en temps, je découvre de chouettes surprises dans ma boîte aux lettres... Je ne vais pas me lancer dans un inventaire à la Prévert car je risquerais de faire des jaloux ;) Mais un jour j'ai eu un colis assez hallucinant en provenance du Berry: des crottins de Chavignol du plus sec au plus jeune pour une dégustation mémorable, des lentilles vertes du Berry et la chouette recette qui allait avec et au milieux d'autres choses toutes aussi sympas, des palets à la framboise. Enorme coup de cœur pour ces sablés qui avaient un parfum très très très puissant de framboise. Un délice. Si vous les croisez, n'hésitez pas!
Merci encore Cécile!

 


Les Sablés d'Asnellessabl_s_asnelles

Alors là, je l'avoue d'emblée, je dois sérieusement manquer d'objectivité. Alors que j'étais encore haute comme trois pommes, on était parti en voyage de classe à Asnelles. Je garde de cette semaine de char à voile sur les plages normandes de chouettes souvenirs. Certes la tapisserie de Bayeux ne nous avait pas passionné plus que ça mais les profs les maîtres nous avaient concocté un programme chargé et varié et on avait notamment visité la petite fabrique de sablés du village. Toute jolie, peinte en bleue. Tous, bien élevés que nous étions, avions acheté un ou deux paquets de biscuits pour les ramener à nos parents après la visite de l'arrière boutique... Et depuis je reste fichtrement attaché à ces sablés et il m'est impossible de passer par la Normandie sans 1/ passer par Asnelles 2/ aller acheter des sablés... Et notre balade hivernale en Normandie n'a pas échappé à la règle. Forcément.
Le site de la biscuiterie est pourri et ne propose pas de vente en ligne, mais je vous le donne quand même.

 

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Les moulins de la marque "Elements of spice"

On les trouve au rayon épices de certains supermarchés (A Strasbourg notamment chez Lafayette Gourmet et aux Galeries Gourmandes), ce sont des moulins transparents garnis de mélanges variables à base d'épices/herbes/fleurs... Je ne suis pas fanatique de ces mélanges pas toujours à mon goût et pourtant j'adore ces moulins... Pourquoi donc alors?

Et bien car ces moulins sont rechargeables et d'excellente qualité. Ainsi quand j'ai besoin d'une recharge de poivre j'en achète un et j'apprécie aussi tout particulièrement le moulin "fruits alfresco" qui est un mélange de tomates séchées, poivre noir, ail, clochettes de poivre, olives, oignon rouge, basilic... Je l'utilise régulièrement moulu ou brut dès que j'ai envie d'un parfum du sud (pizza, sauce tomate, tartes salées etc etc...).
Ensuite, les moulins une fois vide vivent une deuxième vie, ils sont magiques car compatibles avec tout: sel, poivres, baies roses... J'ai ainsi un moulin avec du poivre de Sichuan, quelques uns avec des poivres divers et variés, un autre avec des baies roses (je les utilise très rarement entières... en fait, je n'ai jamais vraiment compris pourquoi - si ce n'est pour la déco - on utilise ces baies entières), un autre avec du sel fumé de la marque Quai Sud que je n'utilisais pas avant de le mettre dans un moulin car il est vendu en cristaux bien trop gros, un avec du sel rose de l'Himalaya (Ce sel est très à la mode, certes sa couleur est bien jolie mais elle ne se voit pas sur le plat une fois utilisé et surtout ce sel n'a aucun goût "en plus" par rapport à un autre sel lamba; cependant si vous l'achetez en cristaux et que vous le mettez dans un moulin vous obtiendrez des "paillettes" de sel de taille absolument parfaite pour assaisonner les salades de tomates, des poissons etc... pour moi il égal la fleur de sel quand il est utilisé de cette façon; par contre l'acheter finement moulu n'a pas d'intérêt à mes yeux)...
Ces moulins ont une longue durée de vie, pour le moment aucun d'entre eux ne m'a lâché, ils ont la bonne taille pour s'aligner avec mes autres pots à épices, le moulin en lui même est en plastique mais le pot est en verre, ils ne sont pas donné certes  (+/- 4 euros je crois) mais vue l'utilisation que j'en fais, ils sont largement rentabilisés (et quand on voit le prix de certains moulins vendus vides et qui ne durent pas si longtemps que ça...)
La marque qui commercialise ces moulins est "The Cape Herb & Spice Company", vous pouvez faire un tour sur leur site internet ici. Elle fait des trucs très sympas visiblement, dommage que tout ne soit pas commercialisé en France.

 

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Le guide du fooding

Je suis une adepte de leur site où se trouve toutes leurs critiques de resto... J'aime ce ton différent beaucoup plus proche de ce que j'attends: une ambiance, quelques idées de plats, les gens autour de vous, un savant mélange de lieux gourmands qui vous servent de chouettes choses pour pas grand chose, des adresses chics, d'autre complètement hype... Mais à chaque fois vous les repérez, vous savez à quoi vous attendre, ce qui correspondra le mieux pour ce diner là mais pas pour celui ci. Un guide et un ton qui semble ne pas se prendre le chou et faire fi de quelques convenances tout à fait dispensables (pas de note, d'étoiles, de toques ou autre macarons & un guide qui soigne aussi la forme, c'est généralement bien écrit, moderne et souvent jovial, bref pas coincé pour un sous). Et les convenances qui sont conservées par le fooding sont joliment détournées, ainsi les icônes au coin de chaque adresse vous aide à vous repérer entre "Quand on veut s'entendre", "Quand on veut flamber" ou par exemple "Quand la terrasse respire".

J'utilise souvent le fooding pour trouver une bonne adresse ailleurs qu'en Alsace... Et puis vous savez comment je juge un guide? Je regarde les restaurants strasbourgeois dont il parle et lis ce qu'il en raconte... et je vois si grosso modo j'ai la même vision et appréciation du lieu... Et je dois dire qu'avec le fooding je ne suis pas déçue... Vous êtes curieux? Sachez que pour Strasbourg on y parle de Au Fond du jardin, Au Petit Tonnelier, Chut, Come a Roma, L'Artichaut, L'Atelier du goût, L'Épicerie, Le 80 Grand-Rue, Le Coin des pucelles, Le Cornichon Masqué, Le R, Le Saint-Sépulcre, Sushi Bar, Terres à Vin des Villes, Umami. Certes, je ne suis pas d'accord avec tout mais ce que j'y ai lu était suffisant pour faire confiance au fooding... et ne pas être déçue!

Si je trouve la couverture particulièrement moche, le guide est plutôt bien conçu: une bonne première moitié consacrée à Paris et séparée en différents chapitres ("Trop bon", "Voir et se faire voire", "Monde", "Caféthérias", "Miniprix" etc...) puis la seconde moitié pour le reste de l'hexagone (par ordre alphabétique des villes concernées). Et, indispensable, pour compléter le tout: un index par arrondissements et départements regroupant toutes les adresses (vachement plus pratique!)
Un guide à glisser dans sa voiture lors de toute escapade sur le territoire!

Cadeau bonus: sponsorisé par Ricard, vous avez le droit à des cocktails anisés par quelques chefs en vue, notamment "Mon Ricard mangue de rien" (ahahahah) par William Ledeuil (un dieu!) à base de jus de pomme verte, mangue jaune, curcuma, citronnelle, gingembre et jus de citron... Mmmh et si j'allais acheté du Ricard?

Son prix: 7€50 en kiosque depuis déjà un petit bout de temps (Pas très cher pour un guide mais c'est un magazine plus qu'un bouquin et les quelques pages de pub à l'intérieur doivent contribuer à diminuer un peu le tarif...)

 

TC_fooding_2 TC_fooding_3

 

Ah oui, et puis tant que j'y suis dans mon billet fourre tout: j'avais gagné il y a quelques temps une machine-magique via le concours ElleAdore (trop la flemme de vous retrouver le liens), naïvement je m'étais dit que si je la recevais avant la St Nicolas je ferais des Mannele (tu vois mieux quel genre de machine-magique ça peut être?) sauf que naturellement je ne l'ai pas eu avant la St Nicolas et je me suis contentée de mandarine sans Mannele (m'en fou c'est trop bon les mandarines)... Cela dit je n'ai toujours pas vu cette machine-magique pointer le bout de son nez dans ma boite aux lettres... Et j'y pensais justement car j'avais une envie de naan (bourrés à craquer de vache qui rit) mais un gros (très gros) poil dans la main. Alors y'a pas quelqu'un qui a aussi gagné un truc à ce concours qui pourrait me dire si elle/lui attend toujours son super-prix ou si non non, y'a que mon facteur à s'être servi dans mes colis (j'ai des doutes sur la fiabilité du facteur de ma nouvelle adresse... hum hum...)

Ah et puis, je voulais vous demander un service, j'ai le souvenir des biscuits de mon enfance: un biscuit croquant, dense et un peu dure (type le biscuit des finger), de forme rectangulaire, enrobé de chocolat et moulés en surface à l'effigie d'un personnage (disney je crois essentiellement) puis emballé dans un papier type aluminium, coloré avec dessus des dessins de personnages disney. Je me rappelle que je les adorais et que je découpais l'emballage de chaque biscuit pour collectionner les images disney (mais je suis déçue de ne pas avoir retrouvé cette collection en fouillant dans ma chambre chez mes parents). Ça vous dit quelque chose? Vous vous rappelez du nom de ces biscuits?
Sinon à la même époque il y avait les Yes (à la noisette notamment - ceux avec le packaging vert) que ma mère n'achetait jamais alors quand de temps en temps on en trouvait dans la boite à biscuits chez ma grand mère c'était la fête! Au début quand on se souvient de ces choses là on est déçu que ces gâteaux ne soient plus commercialisés... mais après coup je me dis que ce n'est pas plus mal: je ne suis plus sûre que j'aimerai les yes maintenant; du coup je garde un chouette souvenir d'une de mes madeleines de Proust...
[Et puis dans la même catégorie il y a les tablettes de chocolat "Merveilles du monde" Ahhhh....]


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Ca va mieux en le disant: j'ai acheté moi même tout ces produits (sauf le caramel au citron et les palets si vous avez bien suivi!) et j'en ai parlé parce que ici c'est c'est moi et je fais ce que je veux, parce que j'en avais envie. Je ne les ai aucunement reçu par la poste de la part des dites marques. Merci de ne pas me lapider sur la place publique pour m'être vendue au grand capitale de la pub. Cela dit si Monsieur Kitchenaid veut m'envoyer un robot-magique-tout-beau-et-qui-fait-tout-tout-bien, j'en serais ravie ;-)

 

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