lundi 2 novembre 2009
Tadam!
Le voilà!
Petit moment d'euphorie en ouvrant le carton, encore plus quand j'ai vu qu'il était crème!
Merci à M. Le Parfait, à Anne, Chantal et Dominique... et à mes chers petits babas!
Il est là depuis vendredi soir et depuis je l'ai déjà bien fait travailler. Ne vous en faites pas, je m'en occupe bien: je le bichonne, je lui parle, je lui donne régulièrement à manger... il ne me reste plus qu'à lui trouver un petit nom ;)
Il fallait l'inaugurer avec classe, j'ai donc choisi des macarons... J'ai opté pour la recette de base de Mercotte, sans meringue italienne, issue de son livre "Solution Macaron". Le livre est vraiment très bien conçu et fait pour que tout le monde réussisse ses macarons! Je pense que mon résultat reste perfectible: il faudra que je multiplie les fournées pour apprendre à dompter mon four :) (la bonne excuse!). Je ne vous mets pas la recette des coques, il y en a déjà plusieurs sur ce blog et Mercotte explique ça très bien sur son blog comme dans son très joli livre.
Pour la ganache, j'avais envie de fraîcheur, j'ai choisi une ganache citron - basilic, j'ai opté pour la ganache montée, largement popularisée par Mercotte que je trouve plus adaptée aux macarons que les lemon curd.
Ganache montée citron - basilic
50g + 120g de crème fleurette
8g de miel
15g de feuilles de basilic fraîches
Les zestes finement émincés de deux citrons jaunes non traités
150g de chocolat blanc (chocolat dessert)
Chauffer les 50g de crème avec le miel. Y ajouter les feuilles de basilic finement ciselées et les zestes de citron, laisser infuser sur un feu très doux pendant 5 minutes. Filtrer.
Faire fondre le chocolat blanc au bain marie. Y verser ensuite la crème chaude en trois fois, émulsionner vivement à la maryse. Ajouter ensuite les 120g de crème froide, mélanger et laisser reposer une nuit au frigo. Le lendemain monter ce mélange en chantilly ferme, remplir une poche à douille de cette ganache et garnir les macarons avec.
mercredi 30 septembre 2009
Rentrée citronnée
Ça y est, c’est la rentrée ! Pour tout dire ça fait quelques années que la perspective de la rentrée ne m’avait pas franchement enchantée, mais cette année c’est littéralement différent ! Une rentrée sous le soleil, une "petite" séance shopping juste avant, pleins de nouveautés au programme, la décision – et mise en pratique illico presto - de refréquenter assidûment les bains chlorés, la découverte d’une nouvelle langue, la perspective de faire plein de petites choses avec mes petites mains et un quotidien à la fac bien loin des bancs de l’amphi… Je sens que ça va me plaire ! Pour se mettre en jambe, j’ai craqué pour les petites crèmes au citron biphasiques de Natalia et je ne peux que vous suggérer de faire pareil : elles sont irrésistibles, elles ont eu un succès fou. Par la magie de la cuisson (et de la décantation?), la préparation se sépare en une couche dense et onctueuse, l'autre crémeuse et moelleuse... Natalia, tes crèmes vont devenir un classique chez moi. Et chez vous aussi je pense car vu la rapidité et la facilité à laquelle on les prépare, pourquoi s'en priver? La dernière fois je les avais servies en dessert, dans des petit ramequins avec un mini verre de Chocolat Pot et des Allumettes pralinées au grué de cacao : cette petite trilogie forme vraiment un dessert du tonnerre…
Lemon Pot de Natalia
Recette originale ici
Pour environs 6 ramequins (tout dépendra de leur taille) :
150mL de jus de citron jaune
150mL de crème fleurette
4 œufs
200g de sucre
Préchauffer le four à 150°C.
Remplir d’eau à mi hauteur un grand plat allant au four pour cuire les ramequin au four au bain-marie.
Fouetter les œufs et le sucre sans trop faire mousser et y ajouter sans cesser de fouetter le jus de citron puis la crème liquide. Garnir les ramequins et cuire au bain marie 30 minutes (le temps de cuisson est variable selon la taille de vos ramequins : 30 minutes c’était parfait pour les grands chez moi mais un peu trop pour les petits qui ont été plus dorés : qu’importe, tous étaient délicieux). À la fin de la cuisson, si l'on remue doucement les ramequins, la crème tremble un peu au centre, tandis que les bords sont pris. Laisser refroidir quelques heures au frais avant d’y plonger votre cuillère.
mardi 22 septembre 2009
Baba vodka citron en bocal pour dessert impromptu
Sincèrement, qu'est ce que l'on ne ferait pas pour un kitchenaid? ;-)
Et bien pour un kitchenaid*, même pas peur de ma lancer dans une opération "mise en bocaux". Il faut dire que j'aime particulièrement l'idée de faire les choses en grandes quantités et de les conserver, d'une façon ou d'une autre, pour les périodes où je n'ai ni l'envie ni le temps de cuisiner... Du coup la mise en bocal et la stérilisation sont des alliées tout aussi précieuses que le congélateur. Mais pourquoi cantonner les bocaux à des fruits au sirop, des confitures ou des conserves de légumes? Il est aussi possible d'y emprisonner des petits desserts gourmands que l'on peut cuisiner dans le calme d'une journée de congé ou lors d'un week-end... et qu'on aura plus qu'à sortir du placard quand l'envie d'un dessert
viendra ou en cas d'invitation impromptue. Et j'ai eu envie de babas maisons... Le baba est un dessert un peu désuet, enfin je crois, mais mon impression est peut-être faussée par le fait que quand j'étais petite c'était le dessert que ma grand-mère choisissait immuablement dans les pâtisseries. C'était un peu kitsch avec ces deux trois morceaux de fruits confits colorés qui se battaient en duel au sommet de la dune de chantilly et puis surtout ce n'était pas bon du tout pour la gamine que j'étais, réfractaire à toute trace d'alcool dans les desserts (en même temps, vu l'âge que j'avais ça valait mieux), mais ma grand-mère semblait adorer ça et elle continuait à choisir systématiquement le baba au rhum.
J'ai donc eu envie de babas maisons... pas forcément au rhum mais au limoncello, liqueur de citron italienne douce et peu alcoolisée. Et pour donner encore plus de pep's à ces babas, je les ai imbibé d'un sirop vodka-limoncello. Le sirop n'est pas trop sucré, il est doux, alcoolisé juste ce qu'il faut (parce qu’un baba sans une pointe d'alcool est-ce vraiment encore un baba?), mais pas trop pour ne pas écœurer les palais les plus sensibles à l'alcool. Donc si vous êtes adepte des plaisirs très alcoolisés, vous pouvez ajouter un peu plus de vodka à votre sirop: dans tous les cas, il vous suffit de goûter le sirop pour voir s'il est à votre goût et d'ajuster les quantités en fonction de votre sensibilité.
Pour la recette de babas, j'en ai testé plusieurs (Ducasse, Valrhona…) avant de choisir celle de Pierre Hermé que j'ai un peu modifié à ma sauce. J'ai notamment décidé de parfumer la pâte à baba avec de la vanille et du poivre long, deux parfums qui se marient très bien avec le limoncello du sirop; de plus souvent les recettes de pâte à babas ne sont pas sucrées et même si d'habitude je suis plutôt du genre à diminuer les quantités de sucre dans les recettes, ici j'ai préféré en ajouter car je trouve que le sucre réhausse les parfums de vanille et de poivre long. Pour avoir comparé les deux, je trouve la version sans sucre plus fade et terne, peut-être écrasée par la douceur du sirop.
J'ai choisi de faire des mini babas avec des moules à mini muffins, une version miniaturisée des babas se prêtait mieux à cette mise en boîte. Il est possible de faire de même avec n'importe quel petit moule ou même d'en faire un grand (mais dans ce cas vous aurez quand même du mal à la mettre en bocal...). Et j'ai choisi de les mettre en bocal dans des bocaux Le Parfait d'un demi litre car je trouvais le volume particulièrement adéquat et j'adore leur forme bombée.
J'aime bien accompagner les babas
d'une crème fouettée légèrement sucrée, je trouve que ça complète très bien le baba imbibé mais je sais de source sûre que tout le monde n'est pas forcément d'accord avec moi - certains préfère la confiture de mirabelles. Donc à vous de voir... Ce qu'il y a de chouette avec la crème fouettée c'est qu'on peut la parfumer selon son envie, par exemple pour ces babas vodka citron, vous pouvez opter au choix pour une crème fouettée au gingembre, au poivre long, à la vanille, au cumbava... Si avec ça vous ne trouvez pas votre bonheur...
En définitive cette recette de base offre une multitude de possibilités : libre à vous d'adapter cette recette à vos envies, vos préférences ou au contenu de vos placards. Un peu comme un dessert à la carte. On peut naturellement parfumer la pâte à baba en variant les épices (cardamome, cannelle, badiane, pépites de chocolat, amandes...) et il en est de même pour la crème fouettée. On peut aussi modifier l'(les) alcool(s) choisi pour l'imbibage (je n'ai pas résisté à l'envie de faire des babas au rhum arrangé aux épices - je peux d'ailleurs vous donner les proportions du sirop: 2L eau + 400g de sucre + 350mL rhum arrangé aux épices). Et naturellement les plus gourmands pourront les goutter tout de suite sans passer par l'étape mise en bocal! :)
Mini Babas vodka citron
Pour 6 bocaux de 0,5L
Pour réaliser les babas (quantité pour 25 minis baba – quantité variable selon le moule choisi – ici des moules à mini muffins de diamètre 4,5cm):
125g de farine
13g de miel
30g de sucre
4g de sel fin
2 châtons de poivre long*
1 demie gousse de vanille
13g de levure fraîche
3 œufs battus
50g de beurre fondu
* le poivre long est un poivre très parfumé, ses fruits ont une forme de châtons de 2 à 3 centimètres de long. On peut l’utiliser aussi bien dans les plats salés que sucrés, on trouve le poivre long au rayon épicerie fine de certains supermarchés et dans les épiceries fines.
Mettre dans un saladier la farine, le miel, le sucre et le sel.
Réduire les chatons de poivre long en poudre au mortier et au pilon, passer au tamis et ajouter la poudre de poivre long au mélange précédent.
Fendre la gousse de vanille en deux dans le sens de la longueur, l’aide de la pointe d’un couteau, récupérer les graines d’une des deux moitiés, réserver l’autre morceau de gousse pour une autre recette (ou la mettre dans du sucre pour le parfumer), ajouter aussi la vanille à la préparation. Bien mélanger pour avoir une préparation homogène. Ajouter ensuite la levure fraîche émiettée, mélanger à nouveau. Ajouter ensuite petit à petit les œufs battus tout en fouettant à chaque fois pour avoir une préparation homogène. Ajouter ensuite le beurre fondu, mélanger bien, couvrir le saladier d’un torchon puis laisser lever à l’abri des courants d’air et dans une atmosphère plutôt tiède pendant 1 heure.
Au bout de ce temps, mélanger à nouveau et remplir une poche à douille avec cette préparation. Bien beurrer des petits moules de votre choix puis les garnir à l'aide de la poche à douille. Veiller à ne remplir les moules qu'à moitié. Laisser lever la pâte une deuxième fois à l’abri des courants d’air et dans une atmosphère plutôt tiède: il faut que la pâte atteigne les bords du moule après cette levée (pour avoir de beaux petits babas bien gonflées) mais il ne faut pas qu’elle monte trop au dessus des bords du moule (sinon après cuisson les baba auront une forme de champignon), surveiller donc la levée.
Cuire à 200° pendant 10 minutes (le temps de cuisson est variable en fonction de la taille des moules choisis: les babas doivent être dorés). Sortir du four et laisser complètement refroidir sur une grille.
Les babas peuvent être sans problème réalisé la veille (les emballer dans du papier aluminium).
Pour le sirop limoncello - vodka
2L d'eau
300g de sucre semoule
200mL de limoncello*
150mL de vodka
* le limoncello est une liqueur de citron italienne, on le trouve dans les épiceries fines et les boutiques italiennes. Veiller à en choisir un sans parfum artificiel, c’est bien meilleur.
Mettre l'eau et le sucre dans une casserole, porter à ébullition pour dissoudre le sucre puis laisser tiédir avant d'ajouter le limoncello et la vodka. Mélanger.
Pour la mise en bocal
Pour la mise en pot, veiller à utiliser des bocaux parfaitement propres (l’idéal étant de ne pas essuyer les bocaux mais de les laisser sécher à l’air libre après les avoir lavés et rincés) et à chaque fois une rondelle en caoutchouc neuve, adaptée au bocal utilisé et ébouillantée.
Mettre 3 à 4 baba par bocaux (ici on peut réaliser 6 bocaux de 0,5L), remplir les bocaux du sirop un peu refroidi jusqu'au niveau de remplissage, vérifier que les rebords du bocal sont parfaitement propres avant de le fermer.
Pour stériliser les bocaux, placer au fond d'un grand et haut (c'est important) fait-tout un torchon propre, disposer les bocaux dans le fait-tout, essayez de les coincer les uns contre les autres sinon utiliser un autre torchon entre les bocaux pour empêcher les chocs. Remplir le fait-tout d'eau jusqu'à 1 centimètre au-dessus des bocaux. Mettre sur feu vif et porter à ébullition, une fois que l'eau bout, maintenir l'ébullition pendant une minute. Voilà, c'est stérilisé, il ne reste plus qu'à récupérer les bocaux sans s'ébouillanter et à laisser les bocaux refroidir tous seuls comme des grands. Lorsque les bocaux sont totalement refroidis, vérifier que le vide s’est bien fait en débloquant le loquet de fermeture : le couvercle doit rester « collé » au bocal qui ne doit donc pas s’ouvrir.
Et pour ceux qui veulent les déguster tout de suite?
Laisser complètement refroidir le sirop, dans un grand tupp', faire tremper pendant une nuit, au frigo, les babas dans un fond de sirop. That's all. Il faudra aussi veiller à bien égoutter les babas avant dégustation.
Au moment de la dégustation
Egoutter les babas sur une grille à pâtisserie pendant une vingtaine de minutes.
Fouetter de la crème fleurette, ajouter un peu de sucre glace (quantité au goût) et parfumer la crème selon votre goût et votre envie (gingembre, au poivre long, à la vanille, au cumbava...), fouetter encore un peu la crème.
Personnellement je veille à m’arrêter juste avant le stade de crème chantilly.
Disposer un peu de crème fouettée dans chaque assiette, garnir d’un baba égoutté et déguster !
* L'introduction vous aura sans doute mis la puce à l'oreille mais cette recette est ma participation au concours organisé par la marque "Le Parfait" dont vous avez pu entendre parler chez Anne, Dominique ou Chantal. Voilà, reste plus qu'à croiser les doigts et faire de la place sur le plan de travail... au cas où... ;)
mardi 15 septembre 2009
Aligner les bocaux sur les étagères en prévision de l'hiver (2)
Suite de l'épisode précédent. En feuilletant le petit livre de Christine Ferber la confiture Melon & Framboise m'a titillée, j'avais bien envie de tester, ce que j'ai fait un samedi matin en revenant du marché. J'ai pris des libertés et j'ai un peu triché par rapport à la recette originale mais le résultat final a été très apprécié. Après le chutney de quetsches, il me restait encore tout autant de prunes et c'est Anne qui m'a donné envie de les transformer en une configelée aux myrtilles.
Confiture melon & framboise
D’après une recette de Christine Ferber, parue dans son livre « Mes confitures » disponible en poche pour quelques euros. Je n’ai pas suivi sa recette à la lettre, ne voulant pas passer les framboises au moulin à légumes. Et comme je suis loin d’être un pro des confiture, j’ai triché en ajoutant un peu de vitpris, au final le résultat était parfait.
Pour 3 pots de 300mL:
500g de melon (poids de chair – 2 melons)
570g de sucre cristallisé
Zeste et jus d’un citron jaune non traité
300g de framboises
2 cuillères à soupe de vitpris
Eplucher et épépiner les melon, découper la chair en dés. Dans un bol, mélanger la chair de melon, le sucre, les zestes et le jus du citron. Couvrir de papier film et laisser reposer une heure.
Mettre ensuite dans une bassine à confiture si vous en avez une, sinon dans un fait-tout et porter à
frémissement sur feu vif tout en mélangeant doucement. Une fois le frémissement atteint, verser le tout dans un saladier propre, couvrir de papier film et laisser reposer une nuit au frigo.
Le lendemain, mettre la chair de melon dans une passoire et récupérer le sirop, le mettre dans la bassine à confiture si vous en avez une, sinon dans le fait-tout, porter à ébullition, maintenir l’ébullition quelques minutes puis rajouter la chair de melon, les framboises et 2 cuillères à soupe de vitpris, porter à ébullition et maintenir l’ébullition pendant 5 minutes. Écumer si nécessaire. Vérifier la prise de la confiture : une goutte de confiture déposée sur une assiette froide doit légèrement gélifier, sinon poursuivre la cuisson*.
Mettre en pot la confiture (Remplir des pots à confiture parfaitement propres de confiture encore bouillante, visser le couvercle et déposer la tête en bas jusqu’à complet refroidissement de la confiture).
* A priori la cuisson dans une véritable bassine à confiture permet à la confiture de prendre plus rapidement, il serait question d’une réaction chimique avec le cuivre de la bassine (et sans doute de son pouvoir conducteur indéniable). Mais pour le moment aucun de mes vide greniers dominicaux ne m’ont donné l’occasion de dénicher une véritable bassine à confiture de mamie alsacienne du coup j’ai ajouté un peu de vitpris.
Configelée quetsches – myrtilles
Quand j’ai vu la recette de configelée pèche de vigne et myrtilles de Anne ça m’a titillé : je ne connaissais pas du tout la configelée et je suis plutôt adepte des morceaux de fruits dans les confitures mais la curiosité m’a poussé à tester… Avec des quetsches parce que dans le coin, c’est pas ça qui manque !
Pour 6 pots de 300mL:
1,2kg de quetsches
1kg de sucre cristallisé
Le jus d’un citron jaune
500 g de myrtilles
1/2 sachet de Vitpris (au final il aurait peut être fallu en mettre un peu plus)
Laver les quetsches, avec un couteau les fendre pour enlever le noyaux et vérifier qu’elles ne sont pas véreuses. Si vous avez beaucoup de quetsches véreuses, penser à rajouter autant de quetsches saines à la quantité de fruits que de quetsches véreuses qui sont parties à la poubelle. Mettre dans un fait-tout ou une bassine à confiture les quetsches, le sucre et le jus de citron, porter à frémissement et laisser mijoter jusqu’à ce que tout le sucre soit transformer en un sirop qui enveloppe bien les fruits.
Retirer du feu et mettre dans un grand bol, laisser refroidir puis mixer plus ou moins grossièrement (selon les préférences) avec un mixeur à pied. Recouvrir de papier film et mettre au frigo pour 6 heures.
Dans le fait-tout (ou la bassine à confiture), mélanger la « purée » de quetsches, les myrtilles et le vitpris, porter à ébullition sur feu vif et maintenir l’ébullition pendant 5 minutes puis mettre en pots (Remplir des pots à confiture parfaitement propres de confiture encore bouillante, visser le couvercle et déposer la tête en bas jusqu'à complet refroidissement de la confiture).
mardi 28 juillet 2009
Clafumble pêches-framboises
Récemment, quelqu'un m'a demandé si j'avais commencé à écrire sur ce blog pour l'échange, la discussion. Très sincèrement je lui ai répondu que non, pas du tout... bien au contraire. Elle a eu l'air déçue; c'est vrai que blog rime a priori avec échange; mais je me suis lancée là dedans de façon très égoïste, pour moi, je créais ainsi d'une façon bien différente d'auparavant mon carnet de recettes. Certes il était online et je le partageais avec qui le voulait bien, mais c'était MON carnet de recettes. Les notions d'échange qui reviennent souvent comme un (beau) mot clef quand les bloggeurs citent leurs motivations me paraissaient bien loin: quand on (je) lance son pauvre petit blog avec ses pauvres petites recettes et ces pauvres petites photos au milieu de l'océan et la tempête des blogs qui existent déjà, on se dit qu'il faudra du temps, et pas mal d'impromptus avant que des personnes décident d'échanger, pour de vrai et pas avec des petits commentaires bidons et vide de sens (et qui parfois prouvent même que la personne qui le signe n'a pas lu votre prose)... Je me disais que si j'avais crée mon blog dans un unique but d'échange il n'aurait sans doute pas fait long feu et je me serais vite lassée de cet espace gourmand... Et pourtant au fil des mois, et suite à ce qui s'apparente à chaque fois pour moi à des mystères, les échanges sont apparus, des réactions argumentées après avoir testé telle ou telle recette, des mails me suggérant des restaurants dans le coin, des suggestions et parfois même des recettes (et aussi d'autres choses plus personnelles comme des lettres et des cartes postales dans votre boîte aux lettres, de grands cartons apportés par le facteur pour votre anniversaire, des rencontres en chair et en os qui aboutissent par exemple à l'achat fébrile et impatient de billet de train pour l'autre bout de la France)... et là on se dit que c'est drôlement chouette cet échange dont on ne croyait pas vraiment au début...
Clafumble pêches-framboises
C'est une recette envoyée il y a déjà quelque temps par un fidèle lecteur, Xavier D., qui l’a emprunté à Bill Granger (un chef australien). Ce "gâteau" est la rencontre entre un clafoutis et un crumble, d'où son nom. Par rapport à la recette originale je me suis permise de diminuer de plus de moitié le sucre (!), augmenter un peu la quantité de fruit, ajouter quelques zestes de citron et un peu de poivre et modifier à peine le mode opératoire dans la phase finale (cf le nota bene).
Pour un moule carré 15x15 centimètres
180g de farine
120g de beurre froid
100g de sucre blond
1 cuillère à soupe de levure chimique
Les zestes de deux citrons jaunes non traités
Poivre à queue (quantité à volonté, au goût) réduit en poudre au mortier ou avec un moulin
1 œuf
200mL de lait
5 pèches*
150g de framboises* (congelées ça marche aussi)
* Xavier conseille aussi un mélange de fruits rouges : mûres, framboises et myrtilles. Je n’ai pas testé, étant restée fidèle par deux fois à l’association pèche – framboise qui me ravie. Faites selon vos envies et selon la saison.
Préchauffer le four à 180°C.
Mélangerdu bout des doigts la farine avec le beurre froid coupé en petits morceaux jusqu'à obtenir un sable grossier comme pour les crumbles. Ajouter le sucre, la levure chimique, les zestes de citron et le poivre long. Mélanger, toujours avec les doigts la pâte très « sabloneuse ».
Tapisser un moule (de préférence) à charnière d’une feuille de papier sulfurisé, beurrer les bords du moule, y verser la moitié (ou un peu plus mais à peine) de la pâte à crumble, l’étaler au fond du moule en tassant bien avec les doigts ou le fond d’un verre à eau.
Peler et couper en morceaux les pêches, les disposer sur le fond de pâte et ajouter les framboises.
Battre l’oeuf et le lait, verser ce mélanger sur les fruits et saupoudrer le tout du crumble restant.
Cuire 1 heure.
NB : Dans la recette originale, il faut ajouter le mélange œuf-lait à la pâte à crumble restante, mélanger brièvement pour garder des grumeaux puis verser le tout sur les fruits. C'est ce que j'ai fait la première fois mais je trouvais que ça faisait un peu trop clafoutis et pas assez crumble puisque la base du gâteau était quand même imbibée par le mélange oeuf-lait et n'avait de toutes façon pas la texture d'un crumble. Du coup je préfère cette version où l'on retrouve bien l'effet crumble sur le dessus et le côté clafoutis en bas.
vendredi 24 juillet 2009
Souvenirs de vacances
Une recette sans doute absolument pas traditionnelle, mais délicieuse, fraîche, légère...
Voilà comment a fini le bocal de piquillos ramené de Barcelone...
Il reste encore un morceau de thon fumé emballé sous vide,
des idées, des suggestions pour lui faire sa fête?
Piquillos farcis au crabe et au poireau
Pour un apéro qui replonge dans les bar à tapas barcelonais :
1 grand bocal de piquillos*
2 boîtes de miettes de crabe (+/- 240g poids égoutté)
2 petits poireaux nouveaux (ou un blanc de poireau)
1 oignon rouge nouveau (ou pas nouveau, ou un oignon nouveau pas rouge)
Sel, poivre
250g de ricotta
Huile d’olive
Jus de citron
Un peu de gingembre épluché et râpé (quantité au goût)
* Les piquillos sont des petits piments rouges doux et parfumés. On en trouve au pays
Basque et en Espagne. Ils se trouvent dans les épiceries espagnoles, dans certaines épiceries fines et au rayon "cuisine du monde" de certains supermarchés
Egoutter les piquillos, les rincer à l’eau froide puis les laisser bien égoutter.
Ouvrir les boîtes de crabe, placer les miettes dans une passoire, presser pour extraire tout le liquide et laisser encore égoutter.
Pendant ce temps, émincer très finement les poireaux et l’oignon, les faire dorer dans un filet d’huile d’olive, saler, poivrer puis couvrir et laisser cuire sur feu doux, ils doivent devenir fondants (si ça chauffe trop, diminuer le feu et ajouter un mini filet d’eau ou de vin blanc).
Dans un saladier, fouetter la ricotta pour l’assouplir puis y ajouter les miettes de crabe égouttées et le mélange poireau-oignon refroidi. Bien mélanger. Assaisonner avec un filet d’huile d’olive, un peu de jus de citron, du gingembre et rectifier l’assaisonnement en sel et poivre. Mélanger.
Garnir une poche à douille de cette préparation, si votre poche à douille est jetable, couper une ouverture assez importante et garnir les piquillos l’un après l’autre. C’est très rapide et extrêmement efficace avec la poche à douille. Conserver au frais jusqu’au moment de servir.
vendredi 29 mai 2009
Girls Just Wanna Have Fun
Avant d’attaquer un après midi shopping mieux vaut prendre quelques forces et un pique nique entre filles est une bonne façon de commencer la journée. Prenez par exemple une couverture au milieu de l’herbe, légèrement à l’ombre, quelques victuailles, du soleil, et des pipelettes au milieu de tout ça. Ramenez avec vous un cocktail à l’aspect peut être étrange mais au goût du tonnerre, une thermos de thé glacé fait maison, une salade d’aubergine à la mélasse de grenade et aux pignons de pin grillés - qui va revenir souvent à votre table cet été - avec une couronne briochée aux lardons, comté et ciboulette et en dessert une tarte qui associe les deux ingrédients clefs de l’acide : citron et rhubarbe !
Après ce pique nique, enfilez votre paire de lunettes de soleil, ça y est, vous êtes paré pour faire les boutiques entre filles, essayer des robes dont vous n’avez pas franchement besoin (mais…), faire découvrir à La Blonde une boutique qui va trop lui plaire, déguster entre deux essayages un sorbet citron-basilic et rentrer finalement chez vous certes délestée de quelques euros mais ravie ! Ahhh c’est chouette les copines !
Merci à la Blonde pour s’être appliquée à foncer le moule à tarte et à goûter le cocktail malgré l’heure matinale histoire de voir si les proportions étaient les bonnes !
Cocktail « Soupe de pomme de terre à l’estragon »
Pour 4 verres
150mL d’amaretto
150mL de jus de citron vert
300mL de nectar de banane
Menthe fraîche très finement ciselée
On mélange le tout au shaker et on sert bien frais !
Salade d’aubergine à la mélasse de grenade et aux pignons de pin grillés
J’ai trouvé l’idée de cette salade d’aubergines sur le site Passeport Santé
Salade pour 3 gourmandes :
25mL huile d’olive
25mL de jus de citron
25mL de mélasse
Sel & Poivre
Menthe fraîche très finement émincée
Persil frais très finement émincé
Pignons de pin
450g d’aubergines en tranches grillées (Picard par exemple, sinon vous pouvez les faire vous même)
En option : des grains de grenade et de l’ail écrasé
Dans un shaker, mélanger l’huile d’olive, le jus de citron, la mélasse. Saler, poivrer, ajouter la menthe et le persil. Réserver cette vinaigrette.
Faire dorer à sec les pignons de pin, réserver.
Émincer les tranches d’aubergines en fines lanières, au dernier moment les assaisonner avec la vinaigrette, mélanger et saupoudrer de pignons de pin.
Je l’avais prévu avec une brioche (encore !) salée aux lardons grillés, au comté râpé et à la ciboulette, d’après cette recette. Les filles ont trouvé que c’était terrible !
Tarte Acid Trip au citron et à la rhubarbe
Pour la pâte :
75g de beurre mou
50g de sucre glace
50g de pistache mixées en poudre
1 pincées de fleur de sel
Le zeste d’un citron jaune non traité finement émincé
½ œuf battu
100g de farine
Pour le lemon curd:
4 citrons non traités
1 cuillère à soupe de maïzena.
150g de sucre semoule
3 œufs
Pour la rhubarbe caramélisée:
600g de rhubarbe
125g de sucre en poudre
Préparer la pâte : Malaxer le beurre mou pour l’assouplir, ajouter tout en mélangeant à chaque fois, le sucre glace, la poudre de pistache, la fleur de sel, le zeste de citron, le demi œuf battu et la farine.
Mélanger jusqu’à ce que la pâte forme une boule, si la pâte est trop humide, ajouter un peu de farine jusqu’à pouvoir former une boule. Emballer dans du papier film et réserver au frigo.
Préparer le lemon curd : Bien laver et essuyer les citrons ; en prélever les zestes.
Mettre dans une casserole les zestes et le jus des citrons pressés, y délayer la maïzena puis ajouter le sucre. Remuer au fouet sur feu doux. Dans un bol, battre les oeufs en omelette et les ajouter à la préparation dans la casserole sans cesser de fouetter. Augmenter le feu et fouetter jusqu’à ce que ça épaississe. Retirer du feu et mettre en pot. Conserver au frigo.
Préparer la rhubarbe : Couper les extrémités des tiges de rhubarbe, les nettoyer mais ne pas les éplucher, les découper tronçons adaptés à la taille du moule, placer les morceaux de rhubarbe au fond d’un plat allant au four recouvert de papier sulfurisé. Saupoudrer la rhubarbe de sucre et mettre sous le grill jusqu’à ce que les tiges de rhubarbe soient légèrement caramélisées.
Au sortir du four, placer la feuille de papier sulfurisé garnie des tronçons de rhubarbe sur une planche ou une grille que l’on incline légèrement pour que le jus/le sirop coule et que les tiges de rhubarbe s’égouttent.
Réaliser la tarte : étaler la pâte à tarte sur une feuille de papier sulfurisé en la farinant un peu pour qu’elle ne colle pas au rouleau à pâtisserie. Foncer le moule à tarte, mettre le moule foncé au frigo ou au congélateur quelques minutes pour que la pâte soit bien fraîche et dure [Cette étape est dispensable en plein hiver mais souvent bien utile quand c’est la canicule]. Préchauffer le four à 180°C. Quand la pâte est solide, la piquer avec une fourchette et enfourner pour cuire à blanc 10 à 15 minutes selon votre four. La pâte doit être cuite, elle ne cuira plus par la suite.
Laisser ensuite un peu refroidir puis garnir de lemon curd, lisser la surface de crème au citron puis déposer ensuite les tiges de rhubarbe caramélisées.
dimanche 24 mai 2009
Le come back de la brioche: La Tresse
Pendant les révisions et les examens, j’ai toujours un régime alimentaire assez étrange, généralement à base de lubies alimentaires et de monomanies (qui se sont pas l’apanage des femmes enceintes !). Souvent, pendant ces semaines tout est à peu près permis, mais je dois dire que cette fois ci j’étais d’humeur sucrée et j’ai fait particulièrement fort : outre une tocade pour les babas au rhum Bonne Maman, j’ai renoué avec une chose oubliée depuis des années lumières : les savanes barres ! Et surtout je me suis mise à faire des brioches à tour de bras (ou presque) alors que de prime abord les brioches et moi on est copines mais pas vraiment meilleures amies. Une frénésie de brioches dont tout le monde autour de moi a profité, et visiblement ça ne leur a pas déplu (et à moi non plus !).
Donc après la fouace, les brioches tressées. Je suis assez difficile en matière de brioche, j’aime les brioches moelleuses, un peu humides et je trouve les classiques brioches parisiennes bien trop sèches et étouffantes. J’ai commencé par tester une recette de brioche tressée qui circule sur les blogs mais je l’ai trouvée justement un peu trop sèche, du coup j’ai repris la recette de la pâte à brioche du chinois, bien moelleuse, pour faire une nouvelle tresse et là, bingo, si la pâte était un peu plus difficile à étaler, j’avais une brioche moelleuse comme je les aime et qui a un peu plus levée. Du coup j’en ai refait ensuite en variant les parfums. La première brioche tressée était parfumée à la crème de calisson, aux pistaches et à la crème pâtissière au citron (garnir un chinois ou une tresse de crème pâtissière apporte encore un peu plus d’humidité à la brioche mais ce n’est pas obligé), et pour la deuxième : un peu de salidou, quelques cacahuètes et des pépites de chocolat. Chacune des versions fut un heureux mariage, et ce qui est chouette avec les tresses c’est que vous pouvez les garnir de ce que bon vous semble !

Brioche Tressée CCC
Caramel, Cacahuète et Chocolat
Brioche Tressée CCP
Calisson, Citron et Pistache
Brioche Tressée
La brioche:
100mL de lait + un peu pour dorer la brioche
55g de beurre
1 œuf
½ cuillère à café de sel
25g de sucre blond
260g de farine + un peu pour le plan de travail
13g de levure fraîche
La garniture (1):
1 jaune d’œuf
15g de sucre blond
7g de maïzena
100mL de lait
Le zeste d’un citron (non traité)
2 belles cuillères à soupe de crème de calisson*
30g de pistaches non salées
Du sucre perlé (facultatif)
La garniture (2) :
2 belles cuillères à soupe de salidou**
35g de cacahuètes non salées
50g de chocolat dessert
Pour le glaçage (facultatif) :
50g de sucre glace
Le jus d’un demi citron jaune
* Le salidou est une crème de caramel au beurre salé que l'on trouve dans certaines épiceries fines, le mien vient du site Bien Manger. A défaut vous pouvez faire vous même du caramel au beurre salé.
** La crème de calisson c'est comme un calisson à manger à la petite cuillère ou à tartiner sur ce que bon vous semble. La mienne vient de Léonard Parli, ça doit se trouver dans certaines épiceries fines ou en vacances en Provence, moi je la trouve sur internet, toujours sur le site de Bien Manger.
Réaliser la pâte à brioche à la map (terriblement efficace)
Mettre les ingrédients dans la cuve de la machine à pain dans l’ordre indiqué dans le mode d’emploi, chez moi : le lait à peine tiédi, le beurre en petits morceaux, l’œuf battu, le sel, le sucre, la farine puis la levure. Mettre dans la map programme « pétrissage et levée uniquement », qui chez moi correspond à une demie heure de pétrissage et 1h30 de levée.
Réaliser la pâte à brioche à la main (ça marche aussi)
Dans un bol, mélanger la farine, le sucre et le sel. Réserver.
Faire chauffer la moitié du lait, y faire fondre le beurre, mélanger. Réserver.
Faire à peine tiédir l'autre moitié du lait (si il est trop chaud il va tuer la levure), réserver.
Émietter la levure fraîche dans un bol, y ajouter la cuillère à café de sucre, y verser le lait à peine tiède et fouetter pour bien dissoudre la levure. Réserver.
Dans un bol, battre l'oeuf en omelette, réserver.
Ajouter le beurre puis la levure et enfin l'oeuf à la farine.
Sur un plan de travail, pétrir la pâte pendant 10 à 15 minutes. Au bout de ce temps, former une boule de pâte, la déposer dans un grand (la pâte va bien lever) saladier propre, recouvrir de papier film et faire lever à l'abris des courants d'air (à côté d'un radiateur un peu tiède si vous avez ça chez vous) pendant 2 heures.
Préparer la garniture choisie (1)
Dans un bol, mélanger le jaune d'oeuf et le sucre. Ajouter ensuite la maïzena et bien mélanger. Porter le lait à ébullition avec le zeste du citron finement émincé, puis le verser en un fin filet sur la préparation au jaune d'oeuf, tout en mélangeant. Fouetter bien puis verser la préparation dans la casserole, mettre sur feu moyen et ne pas cessez de fouetter jusqu'à ce que la crème ait épaissi. Verser dans un bol, recouvrir de papier film et laisser refroidir.
Faire dorer à sec les pistaches puis les concasser grossièrement et réserver.
Préparer la garniture choisie (2)
Pas grand chose à faire si ce n’est faire dorer les cacahuètes à sec puis les concasser grossièrement et découper le chocolat en grossières pépites.
Réaliser la tresse
Quand la pâte à brioche a levé, la récupérer, la mettre sur un plan de travail fariné si nécessaire, la dégazer, pétrir brièvement puis l'étaler sur une feuille de papier sulfurisé avec un rouleau à pâtisserie en un rectangle (dimensions autour de 30 x 25 centimètres).
Pour le tressage, je vous invite à suivre la méthode en photo, bien plus explicite que bien des mots.
Si vous en avez, avec les chutes de pâte, vous pouvez faire des petites boules de brioche (très bonnes aussi !)
Étaler la pâte à brioche en un rectangle sur une feuille de papier sulfurisé.
Avec un couteau aiguisé, découper les coins du rectangle comme sur la photo puis découper des bandes de pâte régulières, en biais, dans le tiers supérieur et le tiers inférieur du rectangle. Les bandes doivent se faire face, il doit y en avoir autant en haut que en bas.
Veillez à réaliser toutes les étapes sur une feuille de papier sulfurisé afin de pouvoir à la fin simplement glisser la brioche sur la plaque de cuisson du four. Si vous réalisez tout ça sur le plan de travail fariné, il sera difficile voir impossible de déplacer ensuite la brioche du plan de travail au four sans tout détruire plus ou moins sauvagement.
Déposer la garniture choisie sur la bande centrale. Ici j'ai tartiné la pâte de crème de calisson, déposé un peu de crème pâtissière au citron avant de saupoudrer de pistaches.
Rabattre ensuite une des extrémités sur la garniture.
Commencer à tresser les bandes de pâte latérales en rabattant alternativement et en biais bandes du haut et bandes du bas. S'arrêter un peu avant la fin.
Rabattre alors la seconde extrémité de pâte sur la garniture puis finir de tresser les bandes latérales.
À la fin, rabattre le bout de tresse sous la brioche.

La brioche pendant et après la levée
Quand la brioche est tressée, la faire à nouveau lever 1 heure à l’abri des courants d’air. Au bout de ce temps, dorer au pinceau avec un peu de lait, avec délicatesse et sans appuyer, si vous le souhaitez, saupoudrer d’un peu de sucre perlé.
Préchauffer le four à 200°C. Cuire 25 à 30 minutes, jeter un coup d'œil à mi cuisson : si la brioche dore trop rapidement, la couvrir avec une feuille de papier aluminium.
Quand la brioche est cuite, la sortir du four et la laisser refroidir, selon les goûts, réaliser un glaçage en diluant le sucre glace dans le jus de citron, napper la brioche avec ce glaçage, laisser sécher.
Découper des tranches de brioches à l'aide d'un couteau à pain.
lundi 18 mai 2009
Bœuf Stroganov au paprika fumé, purée pomme de terre & panais à la grenade: les plats mijotés c'est pas de la cuisine de mémé!
Longtemps les plats mijotés ne m'ont pas intéressés. À cuisiner je veux dire, parce que à manger j'en commandais régulièrement à ma mère quand je rentrais chez mes parents le week-end. Mais à cuisiner, je fuyais, ne comprenant pas du tout comment ma mère pouvait obtenir une telle sauce de daube ou de blanquette (sans parler des bouchées à la reine!). Ça me paraissait un monde à part. Un monde adulte, celui des plats familiaux, pas à ma portée. Et puis si je suis souvent la préposée à la pâtisserie, N. s'avère être un pro des plats qui mijotent des heures... Si longtemps il a réussi à vivre sans four (ce qui m'est purement et simplement impossible!), il ne vivait pas sans cocotte. Du coup c'est bien sympa, quand on a envie d'un gâteau, d'une tarte ou de petits biscuits je m'y colle avec plaisir et quand j'ai envie d'un plat mijoté réconfortant, je n'ai qu'à passer commande et il se met au fourneau (oui, je sais, j'ai de la chance). Donc je n'avais pas de raison particulière de me pencher sur la question complexe de ces plats en sauce. Car oui ma bête noire c'est les sauces.
Mais voilà, lors d'une balade dominicale au milieu des stands d'une brocante je vois une cocotte en fonte de taille honorable mais quand même assez petite pour rentrer dans mon four lilliputien pour un prix dérisoire (un seul chiffre au compteur)... Quand on voit ce que ça coute neuf, je n'ai pas hésité longtemps, pensant plus à me lancer dans les pains en cocotte que dans les plats mijotés. Mais, le premier pain cocotte ayant était plutôt très moyen au goût et la technique de cuisson en cocotte assez périlleuse (prévoir un peu de biafine si on n'est pas très doué dans la manipulation des maniques et que le four est à peine plus grand que la cocotte), je me suis dit qu'il était temps d'étrenner dignement cette cocotte et je me suis souvenue du délicieux Bœuf Stroganov que N. m'avait fait découvrir. Avant je connaissais ce plat de nom, et encore... Mais le Bœuf Stroganov au paprika et aux cornichons s'était arrivé si délicieux et délicat que je lui en avais recommandé cet hiver. Car oui, vous allez me dire que c'est un plat d'hiver (qui plus est avec une purée de panais!). Ah oui, je ne vais pas nier, mais que voulez vous, la météo à Strasbourg la semaine dernière c'était ça:
Alors un Bœuf Stroganov était parfaitement adéquat. J'ai donc suivi à la lettre la recette dont N. s'était inspiré (car lui peut se permettre de suivre ce genre de recette d'un œil mais moi j'ai bien suivi la leçon, j'ai même appelé ma mère en plus pour mettre toutes les chances de mon côté), une recette du livre de Tessa Kiros "Mon carnet gourmand". J'ai utilisé à moitié du paprika "normal" et à moitié du paprika fumé ramené de Barcelone. J'en cherchais presque désespérément depuis que Clotilde m'avait intriguée en en parlant ici et du coup quand j'en ai vu à Barcelone j'ai sauté dessus presque comme une hystérique et j'en ai acheté deux pots (une version douce et une version piquante). Comme c'était la première fois que j'utilisais le paprika fumé, j'y suis allée mollo en utilisant non seulement le paprika fumé doux mais en plus en utilisant pour moitié du paprika fumé et pour moitié du paprika "normal". Si vous n'avez pas de paprika fumé ni de séjour à Barcelone de prévu dans les prochains temps, utilisez simplement du paprika "normal" à la place (je n'ai malheureusement aucune adresse à vous suggérer pour l'achat du paprika fumé en France). De toute façon, avec du paprika "normal" c'est très bon aussi, c'est comme ça que N. le cuisine. Par contre il est impossible d'enlever les cornichons (et le jus citron!) à la recette... Parce que ça risque de n'avoir plus grand chose à voir et de déséquilibrer le plat. Ils sont indispensables à mes yeux.
Je l'ai accompagné d'une purée panais & pomme de terre à la grenade et mélasse de grenade... Si avec ça je n'achève pas de convaincre les plus réticents que les plats mijotés sont aussi tout à fait tendance! Cette recette est largement inspirée de la purée de céleri vanillée et sauce à la grenade de Béa mais comme je n'aime pas du tout la purée de céleri, j'ai adapté avec des panais tardifs, sans y ajouter la vanille, les panais apportant déjà assez de douceur. La mélasse de grenade est un liquide épais obtenu par réduction de jus de grenade, c'est un ingrédient (presque) magique et très addictif. Elle est très utilisée dans les cuisines libanaises et iraniennes, pour savoir où en trouver à Strasbourg comme à Paris, et pour savoir ce que vous pouvez cuisiner avec à part de la purée, allez voir à la fin de ce billet.
Bœuf Stroganov aux cornichons et au paprika fumé
Plat unique pour 4 personnes
40g de beurre
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
3 oignons (blancs) épluchés et finement émincés
850g de bœuf maigre (paleron ici)
Sel
Poivre
1 cuillère à café de paprika fumé doux (Pimenton de la Vera)
1 cuillère à café de paprika
1 feuille de laurier
3 petites cuillères à soupe de miel
3 cuillères à soupe de farine
120g de cornichons extra-fin (poids égoutté) débité en petites tranches
200-250mL de crème fleurette
Le jus de 1,5 citrons jaunes
Parer la viande si nécessaire, la découper en morceaux de taille moyenne.
Faire chauffer sur feu doux le beurre et l’huile dans une cocotte (ou une grande casserole à défaut), y faire fondre les oignons jusqu’à ce qu’ils ramollissent et deviennent translucides, ajouter les morceaux de viande, augmenter le thermostat sur feu vif et faire dorer les morceaux de viande de chaque cotés, veiller quand même à ne pas faire brûler les oignons. Saler, poivrer puis ajouter les paprikas, le laurier et le miel, bien mélanger. Couvrir avec 750mL d’eau, mettre le couvercle et laisser mijoter sur feu doux pendant 2 heures. Remuer de temps en temps et si nécessaire rajouter un peu d’eau si la sauce réduit trop. Au bout de 2 heures de cuisson, ajouter 250mL d’eau et laisser cuire encore une demie heure.
Mettre la farine dans un bol, y ajouter une louche de jus de cuisson, bien mélanger à l’aide d’un fouet puis ajouter une seconde louche de jus de cuisson et mélanger encore. Verser cette sauce dans la cocotte, mélanger bien puis ajouter les cornichons, laisser sur feu doux puis ajouter la crème et le jus de citron, gouter pour rectifier si nécessaire l'assaisonnement, servir tout de suite ou laisser encore un peu épaissir selon votre envie !
Purée pomme de terre et panais à la grenade
Accompagnement pour 4 à 6 personnes
800g de pomme de terre (poids avant cuisson et épluchage)
750g de panais (poids après épluchage mais avant cuisson)
+/- 500mL de lait (écrémé)
Sel et Poivre
1 filet de mélasse de grenade
1 grenade dont on a récupéré les grains
Éplucher et découper en morceaux les panais.
Dans un grand fait tout, faire cuire les pommes de terre dans de l’eau froide, placer au-dessus du fait tout un panier vapeur en bambou, y disposer une feuille de papier sulfurisé percée avec la pointe d’un couteau, y déposer les morceaux de panais. Refermer le panier vapeur et laisser cuire en même temps les pommes de terre et les panais. Si c’est pas magique ça !
Quand les pommes de terre et les panais sont cuits, retirer du feu. Éplucher les pommes de terre, les passer au presse purée, ajouter un peu de lait (un peu moins de 250mL), saler, poivrer et bien mélanger, réserver. Pour les panais, pas moyen de les passer au presse purée : trop filandreux (les miens en tous cas), alors on les met dans le mixeur avec un peu plus de 250mL de lait et on obtient une purée. Incorporer à la purée de pomme de terre, rectifier l’assaisonnement.
Pour servir, creuser un sillon dans un dôme de purée avec la pointe d’un couteau, remplir ce sillon de mélasse de grenade, saupoudre de grains de grenade.
jeudi 14 mai 2009
Rhubarbe, de A à Z
Quand j’ai découvert que l’on pouvait faire avec la rhubarbe tant d’autres choses que la sacro-sainte tarte à la rhubarbe, je suis devenue une véritable fan de ces tiges parfois roses, parfois vertes (d’ailleurs si quelqu’un peu me donner le(s) nom(s) botanique(s) des espèces de rhubarbe ROSE, je serais ravie). J’avais complètement craqué pour deux desserts de Jamie Oliver en tout début de saison ; et dernièrement, pour utiliser à bon escient la quantité impressionnante de tiges de rhubarbe ramenées du jardin de beau-papa, j’ai opté pour un menu tout rhubarbe qui s’est aussi avéré être un menu tout Jamie. Pour commencer un Bellini à la Rhubarbe (du crémant à la rhubarbe) vraiment sympa pour les apéros d’été, ensuite une révélation : le filet mignon à la rhubarbe. À tomber. C’est un plat épatant, plein de surprises, tout en finesse, très classe et très simple à réaliser. À noter cependant qu’il est à réserver aux accros de l’acidulé car dans ce plat sans la moindre trace de sucre pour contrebalancer son acidité, la rhubarbe s’exprime pleinement. C’est un plat original qui risque bien de bluffer vos convives. Je ne peux que vous conseiller de découvrir la rhubarbe dans les plats salés (d'ailleurs, la rhubarbe est un légume, non pas un fruit!).
En dessert, une crème fondante au citron et à la vanille, accompagné de rhubarbe caramélisée et marinée au crémant épicé. C’était très sympa, mais je crois avoir quand même eu une petite préférence pour le Dessert crémeux et croustillant à la rhubarbe ou les Soufflés à la rhubarbe…
En apéritif : Bellini à la Rhubarbe
Recette de Jamie Oliver, extraite de son livre 100 recettes de saison de mon jardin
(Ah, je ne me lasse pas de ce bouquin!)
300g de rhubarbe
60g de sucre
1 bouteille de crémant (on trouvait qu’avec du champagne c'était quand même dommage !)
Couper les extrémités des tiges de rhubarbe, les nettoyer mais pas la peine de les éplucher. Mettre dans une casserole, ajouter le sucre et quelques (5 pour moi je crois) cuillères à soupe d’eau. Couvrir et porter à ébullition sur feu moyen, laisser ainsi compoter puis retirer le couvercle et laisser cuire encore un peu. Mixer la compote obtenue pour obtenir une purée lisse et réserver au frigo jusqu’à l’heure du repas. Mettre une bonne cuillère à soupe de compote au fond de chaque verre puis ajouter le crémant tout en mélangeant avec un mélangeur.
En plat : Filet mignon à la rhubarbe
Une recette de Jamie Oliver, extraite de son livre « Toqué de cuisine »
Pour 2 à 3 personnes :
1 cuillère à soupe de sauge séchée
1 gousse d’ail (pelée, dégermée)
2-3 cuillères à soupe d’huile d’olive
1 filet mignon (de porc)
4-5 tranches de jambon de parme (coupées plutôt fines)
300 à 400g de rhubarbe
Poivre noir du moulin

Couper les extrémités des tiges de rhubarbe, les nettoyer mais pas la peine de les éplucher ; découper les tiges en morceaux de la taille d’un doigt et les déposer au fond d’un plat allant au four recouvert de papier sulfurisé. Réserver.
Dans un portier, piller la sauge, l’ail et l’huile pour former une préparation homogène. Tartiner de tous côtés le filet mignon avec cette huile parfumée. Si vous avez le temps, vous pouvez laisser mariner le filet mignon pendant 1 heure, mais c’est facultatif.
Préchauffer le four à 220°C.
Envelopper le filet mignon avec les tranches de jambon de Parme. Déposer le filet mignon dans le plat, sur le lit de rhubarbe. S’il reste de la marinade, en tartiner le jambon, sinon napper le plat d’une filet d’huile d’olive et saupoudrer d’un peu de sauge.
Prendre une feuille de papier sulfurisé, la mouiller (pour cela, la froisser en boule sous un filet d’eau du robinet), l’égouter un peu et plac
er la feuille humide sur le plat : recouvrir la viande et maintenir la feuille fixée au rebord du plat de cuisson.
Cuire pendant 15 minutes puis enlever le papier sulfurisé supérieur et cuire encore 15 à 20 minutes selon le four.
Servir les tranches de filet mignon avec les tiges de rhubarbe et napper le tout du jus de cuisson.
En dessert : Fondant à la rhubarbe
Une recette de Jamie Oliver, extraite de son livre « Toqué de cuisine »
Pour 4 personnes :
70mL de lait (demi écrémé)
400g de crème épaisse
Le zeste d’un citron (non traité) finement émincé
2 gousses de vanille
1,5 feuilles de gélatine
70g de sucre glace
400g de rhubarbe
2 cuillères à soupe de sucre en poudre
125 mL de crémant (ou champagne)
Un bâton de cannelle de (3 centimètres)
1 morceau de gingembre de la taille d’une noix (épluché)
Dans une casserole, mélanger le lait, la moitié de la crème épaisse, les zestes du citron. [Penser à remettre le reste de la crème épaisse au frigo, voire au congélateur.] Fendre les gousses de vanille en deux dans le sens de la longueur, avec la pointe d’un couteau, récupérer les graines et les ajouter à la préparation, ainsi que les gousses. Faire chauffer sur feu doux une dizaine de minutes pour que le liquide réduise du tiers. Pendant ce temps, faire ramollir la gélatine dans un grand bol d’eau froide.
Hors du feu, incorporer en fouettant la gélatine essorée entre vos doigts. Laisser refroidir, enlever les gousses de vanille et mettre au frigo tout en remuant de temps en temps jusqu’à ce que la préparation nappe le dos d’une cuillère en bois.
Monter le reste de la crème épaisse en chantilly avec le sucre glace, incorporer à cette chantilly épaisse la préparation à la vanille et au citron, avec délicatesse, à la maryse pour ne pas faire retomber la chantilly. Verser la préparation obtenue soit dans quatre petits contenants de service soit dans quatre petits moules. Mettre au frais pour au moins une heure (A noter : après quelques heures au frais la crème a une meilleure texture qu’après plus d’une nuit au frigo où elle est moins crémeuse).
Pendant ce temps, couper les extrémités des tiges de rhubarbe, les nettoyer mais pas la peine de les éplucher, les découper en petits tronçons de plus ou moins 4 centimètres, placer les morceaux de rhubarbe au fond d’un plat allant au four recouvert de papier sulfurisé. Saupoudrer la rhubarbe de sucre semoule et mettre le plat sous le grill pour faire caraméliser. Réserver ensuite hors du feu.
Faire chauffer doucement le crémant, y ajouter le bâton de cannelle et y râper le morceau de gingembre, laisser un peu infuser puis verser sur les tronçons de rhubarbe caramélisés et laisser infuser au minimum 30 minutes. (À noter : cette étape est à mon avis facultatif, les tronçons de rhubarbe caramélisée sont un tel régal au sortir du four que l’on peut très bien, selon son envie, ne pas les faire mariner dans le crémant)
Pour servir, Jamie propose de démouler les fondants après avoir trempé un peu les moules dans de l’eau chaude, j’avoue que ça n’a pas marché chez moi, peut être la faute aux tasses en arcopal ou à mon eau pas assez chaude ? Qu’importe, soit on démoule (tant bien que mal) les fondants soit on les sert dans des verrines/tasses ; à chaque fois avec les tronçons de rhubarbe et nappés du crémant épicé.














































