lundi 30 avril 2007
Les filles ça mange des sushi et ça aime le Bailey’s (mais ça parle beaucoup aussi)
Parfois je me demande ce que l’on va devenir quand on va quitter la fac. Non, je ne m’inquiète pas pour nous, dans notre filière le chômage est inexistant, on bossera, parfois on ne sait pas exactement "comment" mais on a pas de soucis de ce côté-là. C’est beaucoup plus terre-à-terre : je me demandais juste ce que l’on allait devenir quand on ne se verrait plus tous les jours… ^^ la semaine de vacances nous l’a prouvé : on est incapable de tenir une semaine sans se voir. Les filles, c’est dingue ce que ça peut bavarder. Bon, okay pendant les vacances, les événements ont pris de telles tournures qu’ils nous ont littéralement imposé de nous voir autour d’un repas. C’est comme ça qu’on se retrouve à envoyer/recevoir des textos « Soirée filles & sushi vendredi soir sur la terrasse de Blonde. Faut que tu sois là »
Depuis que je fais des billets sur les soirées filles, vous n’imaginez pas le nombre de gens qui arrivent ici en tapant « soirée filles » (entre autres...) dans google. Maintenant je comprends pourquoi certaines s’évertuent à parler de zizi de gorge ou de message cochon à tout bout de
champs ;)
Toujours est il que les filles c’est des pipelettes dans l’âme, ça jacasse et ça jacasse. Entre celle qui vient de quitter machin, celle qui va boire un coup avec son ex, celle qui drague, celle qui se fait draguer, celle qui attend un coup de fil, celle qui en reçoit un, celle qui retombe sur un copain de lycée, celle qui ne sait pas ce qu’elle veut, celle qui raconte sa dernière dispute, celle qui rentre de vacances, celle qui est nouvellement célibataire, celle qui est nouvellement plus célibataire, celle qui… oui, exceptionnellement les chromosomes XY ont beaucoup peuplé la conversation. Qui a dit que « Sex & the city » c’était pas réaliste ? ;) Bon, sinon avec tout ça, vous comprenez que un repas s’imposait ;)
Mais entre deux scoop, on s’affaire : faire cuire le riz, découper les poissons, faire l’omelette… Et on se retrouve autour de la table à rouler nos maki et façonner nos sushi. On se retrouve souvent autour de maki car c’est simple et convivial à réaliser. On roule plus ou moins toutes en même temps, à la même table, tout en bavardant, et ensuite on mange nos créations du bout des baguettes entre deux sujets de débats enflammés. Je ne vais pas vous poster encore une recette de sushi, chacun sa façon, chacun ses habitudes, il y a déjà pas mal de recettes sur les blogs et j’ai la flemme… :)
Par contre en dessert : La mousse au Bailey’s de Hélène, une véritable tuerie ! À ne pas rater. Mmhhh rien que d'y repenser...
Pour un siphon de 0.5 L :
175 g de chocolat blanc
1 oeuf
2 jaunes d'oeufs
250 ml de crème fraîche
100 ml de Bailey's
cacao non sucré (facultatif mais je vous le conseille vivement)
Faire fondre au bain marie le chocolat blanc, ajouter les œufs et battre vivement, toujours au bain marie, jusqu’à ce que le mélange soit mousseux. Ajouter ensuite la crème et le Baileys (j’ai doublé la dose de Baileys, pour un goût encore plus puissant et je ne l’ai pas regretté). Laisser refroidir.
Rincer le siphon à l'eau froide, le remplir de la préparation froide, fermer le siphon, viser une cartouche de gaz, secouer et déposer horizontalement au frigo pour une heure minimum.
Servir saupoudrer de cacao non sucré si vous voulez.
Si vous n’avez pas de siphon en battant la préparation au fouet électrique, ça ne doit pas être mauvais non plus. Ne ratez pas ça sous prétexte que vous n’avez pas de siphon. Nous on a adopté cette mousse, on va rapidement la revoir à nos tables !
dimanche 29 avril 2007
Aujourd’hui, c’est sans blé et sans lait ici aussi !
Comment souhaiter un joyeux anniversaire à la Belle au blé dormant sinon en testant une de ces recettes et en en proposant une autre, elle aussi sans blé et sans lait ? ^^
Surtout que depuis une ballade avec elle au milieu des rayons de son supermarché bio préféré, j’ai quelques "produits étranges" en stock, de quoi m’amuser un peu sans blé et sans lait. Et j’ai surtout découvert plein de choses…
Merci Belle de blé et très joyeux anniversaire !
J’ai choisi les croquants au chocolat de la Belle que j’avais déjà eu l’occasion de goûter puisqu’elle nous en avait offert lors de la première rencontre à l’Est et une recette de cookies trouvée ici. Du chocolat noir partout, car elle n'y résiste pas...
Ces biscuits sont vite fait, très bon, avec un goût qui change des biscuits traditionnels… N'hésitez pas à essayer vous aussi!
Les croquants au chocolat sans blé et sans lait de la Belle au blé dormant
Recette de la Belle au blé dormant
Pour une quinzaine de croquants
50g de farine de châtaignes
50g de poudre de noisettes
40g de sucre rapadura
1 pincée de sel
1 oeuf
1 cuillère à soupe d'huile d'olive
½ cuillère à café d’arôme d’amande amère
30g de purée d'amandes
60g de chocolat à 70%
Préchauffer le four à 200°C.
Hacher le chocolat en grossières pépites.
Mélanger tous les autres ingrédients, ajouter ensuite les pépites de chocolat.
Étaler cette pâte en un carré assez épais (1 centimètre environ) sur une feuille de papier sulfurisé.
Glisser la feuille de papier sulfurisé sur une plaque et cuire au four pendant 20 minutes. Au sortir du four, découper en bâtonnet.
Biscuits moelleux au chocolat sans blé et sans lait
Recette trouvée ici
Pour 30 à 40 biscuits :
60g de farine de châtaigne
140g de farine de riz
200g de poudre d'amande
160g de sucre rapadura
100g de purée d’amande
4 oeufs
4 cuillère à soupe d'huile d'olive
2 cuillère à café de vanille liquide
140g de chocolat
Hacher le chocolat en grossières pépites.
Mélanger tous les ingrédients.
Étaler la pâte sur une plaque à pâtisserie entre deux feuilles de papier sulfurisé sur 1cm d'épaisseur environ. Cuire à 200°C pendant 15minutes environ. Au sortir du four, découper en carrés
vendredi 27 avril 2007
Spaghettis carbonara, façon Jean-François Piège
En ce qui concerne les spaghettis carbonara, je suis extrêmement exigeante et si c’est pas ma mère qui les fait, généralement je suis déçue. Petite, j’adorai les spaghettis à la carbonara de ma mère alors je choisissais souvent ce plat dans les restaurants italiens. Et à chaque fois j’étais déçue. C’était pas à mon goût, généralement ça baignait dans la crème. Oui, dès ma plus tendre enfance j’étais chiante exigeante. Il m’a fallu quelque temps pour comprendre que les spaghettis carbonara c’était à la maison et qu’au restaurant, il fallait mieux que je choisisse autre chose.
Mais cette version, par le chef du Crillon ne garde que les bases des pâtes à la carbonara (spaghettis, poitrine de porc, parmesan, crème fraîche) pour révolutionner ce plat et lui donner une toute nouvelle tête.
Recette de J.F. Piège à peine modifiée
Pour 4 personnes :
125 g de parmesan
250mL de lait
4 g d’agar-agar (c’est la mode en ce moment ^^)
200g de poitrine de porc [C’est ce que prévoie la recette et c’est ce que j’ai utilisé mais la prochaine fois j’en prendrais deux fois plus]
1L + 1L de bouillon de volaille
300 g de gros spaghettis plutôt bas de gamme afin qu’ils collent plus [Personnellement j’ai utilisé des spaghettis de taille normale mais des spaghettis plus épais doivent faciliter la tâche]
100mL de crème fraîche
1 filet d’huile d’olive
Préparer la crème au parmesan : (on peut réaliser cette étape la veille)
Râper finement le parmesan.
Verser le lait dans une casserole (en réserver 1 cuillère à soupe), le chauffer, ajouter le parmesan et faire fondre à feu doux en remuant. Délayer l’agar-agar dans la cuillère de lait froid réservé, puis le verser dans la casserole contenant la crème de parmesan, faire cuire encore 3 minutes, en fouettant énergiquement puis retirer du feu. [Là, d’après la recette il faut passer la préparation au chinois, je me suis affranchie de cette étape.]
Verser cette préparation dans un plat rectangulaire jusqu’à 1-2 cm de hauteur. L’idéal étant d’utiliser un moule d’environ 8-10 cm de longueur. Personnellement j’ai utilisé un tupperware puisqu’il faut un moule pas trop grand.
Laisser refroidir et placer au réfrigérateur pour 1 heure ou plus si vous choisissez de réaliser cette crème la veille.
S’occuper de la poitrine de porc : (on peut réaliser cette étape la veille)
Pocher la poitrine de porc pendant 30 minutes dans 1L de bouillon de volaille, et la laisser refroidir dans le bouillon.
S’occuper des spaghettis :
Cuire les spaghettis environ 10 minutes dans 1L de bouillon de volaille bouillant. Quand les spaghettis sont tendres, les égoutter, les mettre dans un saladier, ajouter la crème fraîche et mélanger.
Recouvrir une planche à découper (qui doit être un peu plus longue que les spaghettis) de papier film. Déposer les spaghettis côte à côte sur le film jusqu’à avoir une bande de la longueur des spaghettis et de largeur un peu plus de 20cm. Couvrir de papier film et placer au frais afin de laisser se coller les spaghettis. Renouveler l’opération sur une autre planche pour avoir deux bandes de spaghettis. Vous n'utiliserez peut être pas tous les spaghettis.
Laisser donc reposer au frigo. [Le temps de pause n’est pas précisé et je pense qu’il faut mieux qu’il soit assez long, je ne crois pas les avoir laisser assez longtemps. D’ailleurs, pourquoi pas réaliser cette étape la veille elle aussi ?]
Ensuite, sortir la planche. Couper la bande de spaghettis en deux afin d’obtenir deux bandeaux de taille à peu près : longueur des spaghettis x largeur égale à plus ou moins 10cm.
Démouler la crème de parmesan et la découper en 4 bandes de la longueur de votre moule (idéalement 8-10cm). Déposer un rectangle de parmesan sur un bandeau de spaghettis puis rouler les spaghettis pour former un cannellonis. Ça s’enroule comme des sushi en s’aidant du papier film présent sur la planche et je dois dire que c’est délicat voir même un peu difficile, c’est pourquoi je vous conseille d’emballer les rouleaux dans le papier film qui permettra de maintenir un peu la forme. Faire de même avec chaque bande de parmesan/de spaghettis. On obtient ainsi 4 rouleaux de spaghettis enveloppés de papier film.
Découper la poitrine de porc égouttée en gros cubes, les faire caraméliser rapidement dans une poêle avec un filet d’huile. Servir à côté des rouleaux de spaghettis réchauffés.
La recette fait réchauffer les rouleaux au four mais je ne sais pas comment c’est possible : c’est très fragile et je ne vois pas comment les rouleaux peuvent survivre à un déshabillage pour enlever le papier film, suivi d’un transfert dans un plat allant au four puis un transfert sur les assiettes. Donc j’a opter pour le four à micro ondes : on déposer les rouleaux encore entourer de papier film dans un plat allant au micro ondes, on réchauffe et on déshabille les rouleaux de leur enveloppe de papier film sur les assiettes de service. La chaleur va faire fondre la crème de parmesan au cœur des spaghettis.
Note : ici j’ai déjà changé la technique de réalisation des cannellonis de spaghettis par rapport à ce qui est proposé par Piège. Et la prochaine fois, je garderai ma technique et en plus, une fois les rouleaux réalisés, avec leur cœur de parmesan, et leur habit de papier film, je les ferai reposer quelque temps (1H ?) au frigo, pour consolider la structure avant de les passer au micro ondes.
Ma réalisation n’était pas parfaite, mais je me suis bien amusée à réaliser cette version de spaghettis carbonara et je pense que je recommencerai afin de perfectionner ma technique pour avoir de plus beaux rouleaux, de plus gros dés de poitrine de porc…
Et es-ce que c'est bon?
Oui. Les pâtes ne sont pas trop cuites et collées les une aux autres de cette façon, ça passe très bien. La gelée de parmesan devient crémeuse au réchauffage et c'est parfait. Les lardons carrés maison sont croustillants à souhait... Bref, oui, c'est bon!
mercredi 25 avril 2007
Le pouvoir de la menthe
Le message d'avant hier n'ayant pas fait l'unanimité ;) revenons à une valeur sure qui remporte tous les suffrages: les macarons.
J’ai goûté chez Déclinaison Chocolat quelques macarons, et celui qui a le plus marqué mes papilles était celui à la menthe. Un goût puissant en menthe qui m’a complètement conquise, je n’avais donc qu’une idée en tête : en faire moi aussi. N’ayant pas d’arôme de menthe, j’ai utilisé une grande quantité de menthe fraîche et ça a parfaitement bien marché, j'ai même faillit sautiller sur place en découvrant que j'avais réussi à obtenir un gout puissante de menthe dans la bouche...
Macarons à la menthe
La recette de base utilisée est celle de Marina
Pour 40-50 macarons:
225 g de sucre glace
125 g de poudre d'amandes
3 blancs d'oeufs
1 pincée de sel
30 g de sucre en poudre
20 à 30 gouttes de colorant alimentaire vert
Réaliser les coques:
Mélanger le sucre glace et la poudre d’amande. Tamiser le mélange. S’il est trop épais pour passer à travers le tamis, le passer au mixeur. 
Monter les blancs d’œufs (avec une pincée de sel) en neige ferme en ajoutant deux cuillère à café de sucre dès que le fouet laisse des traces dans la préparation, puis en ajoutant le reste du sucre et en continuant à battre les blancs. Ajouter ensuite le colorant vert dans les blancs et battre encore brièvement jusqu’à avoir une couleur homogène.
Incorporer peu à peu et très délicatement le mélange des poudres aux blancs d’œufs (avec une maryse par exemple). Une fois toute la poudre incorporée, le mélange doit être brillant, lisse, et former un ruban en retombant. Garnir une poche à douille de cette préparation.
Recouvrir une plaque du four de papier sulfurisé. À l’aide de la poche à douille, y déposer à intervalles réguliers des dômes de la taille désirée.
Laisser croûter un quart d’heure. Préchauffer le four à 150°C.
Déposer la plaque de macarons dans le four préchauffé, enfourner pour 15 minutes à 150°C.
A la sortie du four, laisser refroidir les macarons sur la plaque quelques minutes, puis verser un filet d'eau sous la feuille de papier sulfurisé et attendre 1 minute : les macarons se décolleront alors tout seuls. Les déposer sur une grille.
Pour la ganache montée à la menthe (Merci Mercotte !)
50g + 120g de crème fleurette
8g de miel
15g de feuilles de menthe fraîche
150g de chocolat blanc
Chauffer les 50g de crème avec le miel. Y ajouter les feuilles de menthe finement ciselées, laisser infuser sur un feu très très doux pendant 5 minutes. Filtrer.
Fondre le chocolat blanc au bain marie. Y verser ensuite la crème chaude en trois fois, émulsionner vivement à la maryse. Ajouter ensuite les 120g de crème froide, mélanger et laisser reposer une nuit au frigo. Le lendemain monter ce mélange en chantilly ferme, plonger votre doigt dedans pour constater que youpi!! le gout de menthe est bien présent!, remplir une poche à douille de cette ganache et garnir les macarons avec.
lundi 23 avril 2007
Restaurants strasbourgeois, du bon comme du moins bon...
Mille et une pâtes dans votre assiette.
Préambule : je ne suis pas très douée pour raconter les expériences qui m’ont plues. Je trouve que se perdre dans les superlatifs est vite ridicule et mon champ lexical de la réussite est minime. Par contre quand il s’agit de mauvaises expériences, de ratés, de déceptions, d’un seul coup les mots coulent sous mes doigts. Certains diront que je suis donc plus facilement méchante que gentille… ^^ Je sais de mon côté que j’ai la critique sans doute un peu trop facile ; vous êtes prévenus…
Le mille pâtes est presque une madeleine de Proust pour moi. J’ai beaucoup d’images de repas dans ce restaurant pendant mon enfance. J’ai le souvenir qu’on y allait souvent et que j’aimais beaucoup y aller. Ce n’est pas un restaurant italien pur et dure puisqu’il est tenu par un Alsacien, fan de théâtre et acteur lui même, ce qui explique le décor de la salle.
J’ai réalisé récemment que ça faisait étrangement longtemps que je n’y étais plus allée.
Parfois on change ses habitudes sans trop savoir pourquoi. Ou par intuition.
J’ai donc voulu y retourner.
Ce midi-là j’arrive en retard et de mauvais poil après m’être énervé à tourner en rond dans cette ville afin de trouver une maudite place de parking. En plus je suis mi-malade mi-dans-les-choux. J’avoue que je n’étais pas dans des conditions optimales, mais j'étais la seule éclopée, autour de la table, les autres étaient vaillants.
À peine je suis installée, la serveuse vient s’enquérir de savoir si nous avons fait notre choix.
« Nous oui, mais elle vient juste d’arriver, elle n’a pas encore regardé la carte »
« C’est pas grave, je vais déjà prendre vos commandes à vous »
Donc pendant que je découvre la carte, elle note les choix des autres, ce qui est relativement rapide puisque l’on n’était pas douze à table mais quatre. Elle attend que je lui donne ma commande, sauf que je n’ai pas fini de découvrir la carte, que je suis de mauvais poil et qu’elle m’exaspère déjà alors je prend un malin plaisir à lire tout la carte dans les moindres détails, à hésiter en ce qui concerne mon choix, à la voir toujours à coté de moi à attendre, avant de lui dire que je prendrais en entrée les quenelles de foie gras mi-cuit fait maison avec la compotée d’oignons aux figues et en plat les raviolis de crabe (intitulé exacte : « Gros raviolis farcis de mousseline de poisson et de chair de crabe, dressés sur un lit d’épinard et nappés de coulis de langoustines »).
Je trouve cette attitude nulle. D’abord elle aurait dû d’elle-même attendre que je lise la carte avant de venir prendre la commande, mais si j’accepte qu’elle n’ait pas trop suivi ces détails, quand elle vient et qu’on lui dit que je n’ai pas fini de lire la carte, elle devrait repartir pour revenir plus tard au lieu de se retrouver planter à côté de moi à attendre que je lise la carte. Comme je suis sadique, j’ai pris un malin plaisir à la voir attendre mais tout le monde n’apprécie pas d’avoir un serveur à ses côté quand il découvre la carte non ? Ou c’est moi qui ai un problème ?
En plus cette demoiselle n’était pas franchement habillée dans une tenue adaptée à un restaurant qui prétend à un statut différent de celui d’un kebab. Si je ne suis pas une inconditionnelle de l’immuable jupette noir & tablier à dentelle blanche, mais je pense qu’un minimum de classe ne serait pas mal vue dans un tel restaurant. Je ne vais pas vous décrire la tenue de la demoiselle, ce serait mesquin et en plus l’essentiel au restaurant c’est quand même ce qu’il y a dans votre assiette non ?
Et bien vous n’allez pas être déçus.
Je commence donc par des quenelles de foie gras. Le foie gras était très bon et la compoté allait aussi. Bizarrement en lisant quenelle, je m’attendais à autre chose. Sans doute à cause d’Ester ;). Là j’avais du simple (mais bon) foie gras en forme de quenelle.
J’ai goûté au tartare de thon rouge au jus de citron et à l’huile d’olive. Et je ne l’ai pas trouvé transcendent du tout . Loin de là. À mon avis et sans prétention, je fais mieux et vous aussi.
La suite avec les plats. Je vais commencer avec ceux que j’ai goûtés à ma droite et à ma gauche. À ma droite, les saltinbocca à la romaine. Aïe. Pas exceptionnels du tout, les miens sont sans doute meilleurs, sans parler de ceux de mes deux Italiens strasbourgeois fétiches. On zappe donc et goûte un peu de l’assiette à ma gauche : ravioles de foie gras de canard, sauce aux deux raisins et aux câpres. Mmhhh. C’est superbe, fin, délicat, parfumé. On retient, c’est très bon.
Passons à l’assiette qui est face à moi. Déjà quand je l’ai vu arriver je n’ai pas esquissé de grand sourire. La sauce en question était bien épaisse et bien orange, d'une couleur aussi artificielle que de-la-sauce-cocktail-à-crevettes… et avait un goût relativement écoeurant. Joie. Car elle noyait tous les raviolis présents dans l’assiette. Dommage, dans l’intitulé, coulis de langoustine, ça avait l’air sympa. Je me suis retrouvée à piquer un raviolis, le gratter avec le couteau pour le débarrasser d’un maximum de sauce. Et malgré cette opération s’apparentant à un démazoutage sur une plage bretonne, je n’ai pas aimé ce coulis de langoustine aux raviolis et je n’ai pas fini mon assiette. Faut pas abuser. Dire que j’avais hésité entre les ravioles de fois gras et ces raviolis de crabe…
Ensuite certains ont pris des desserts… Notamment une bête salade de fruits où j’étais un peu beaucoup étonnée de trouver des fraises (oui, j'ai beau avoir la critique facile, j'ai hésité avant de publier ça et, en fait, ce repas mémorable date de la mi mars, période ou les fraises… ) alors je pique une fraise, pour voir et naturellement elle n’était pas bonne. Que les ménagères achètent des fraises au prix de la truffe avant la saison et se retrouvent avec un truc qui ne se contente pas de ne pas avoir de goût mais qui n’est pas bon, c’est leur problème. Par contre un restaurateur qui fait ce genre de connerie ça me rend folle.
Voilà.
Je crois que je n’ai pas besoin de vous dire que je ne suis pas prête de retourner manger au mille pâtes et que je ne vous le conseil pas franchement. Et nous étions tous de même avis, pas uniquement moi qui étais particulièrement énervée en arrivant.
En fait si, si vous voulez manger de délicieuses ravioles au foie gras c’est l’endroit sans doute idéal. Mais pour le reste… je ne sais pas, je sais bien que je n’ai pas goûté à toute la carte mais je reste quand même sidérée. Ce restaurant n’est plus du tout ce qu’il était dans mes souvenirs, il y a quelques années. D’ailleurs à l’époque, c’était souvent complet, là il y avait plus de tables vide qu’occupées… ça veut bien dire quelque chose…
A noter (quand même) sur la carte, au milieu des classiques des restaurants italiens :
- Cannellonis de saumon & poireau au miel et au pastis
- Le gratin de queues de gambas aux petits légumes de Nice
- Les lasagnes du pêcheur (filet de sole, moule set crevettes)
- Spaghetti aux petits légumes taillés et aux herbettes
- Tatin de légumes confits et tartare de chèvre frais, coulis de tomates séchées
- Salade croquante de pousse de soja aux sot-l’y-laisse légèrement caramélisés
Au Mille Pâtes
8, Place Saint-Etienne
67000 Strasbourg
Tel : 03 88 35 55 23
Entrée de 5 à 16€
Viandes autour de 15€
Poisson de 12 à 22€
Pâtes de 8 à 12€
Du mardi au samedi, midi et soir
Terrasse en été
Une terrasse au milieu d’un parc
Au début de l’année, Antoine Westermann, le chef du Buerehiesel (LE restaurant trois macarons strasbourgeois) a renoncé à ses trois étoiles, peu avant la parution de la nouvelle édition du guide rouge. La cause : il passait officiellement la main à son fils Eric qui officiait déjà en cuisine avec lui depuis quelques années. Le résultat : c’est très bon, sans doute peu différent de l’époque étoilée… mais nettement moins cher, plus accessible et avec moins de chichi et de salamalecs. On échappe à la collection de couteaux et fourchettes autour des assiettes. Ce qu’il y a dans l’assiette vaut mieux que ce qu’il y a autour. Décoration sobre et jolie de la table.
Le cadre n’est pas courant : une vieille ferme alsacienne, démontée et reconstituée au coeur du parc de l’orangerie en 1895. Le restaurant trône au milieu des arbres, des fleurs, des cigognes et en bordure du plan d’eau… et pourtant il est à deux pas du quartier des institution européennes. Les parlementaires n’ont que quelques pas à faire pour venir manger à midi un menu à 35€.
La révolution est loin d’être totale, on retrouve les classiques de son papa : les célébrissimes Schniederspaetle (ravioles à la purée/confiture d'oignon) et cuisses de grenouilles poêlées au cerfeuil, Poulette pattes noires cuite entière comme un baeckeoffe, aux pommes de terre, artichauts, citron confit et au romarin ou la Brioche à la bière, caramélisée à la bière, glace à la bière et poire rôtie.
Schniederspaetle et cuisses de grenouilles poêlées au cerfeuil
Une merveille... les raviolis comme les cuisses de grenouille...
Boudin noir au piment d'Espelette, purée de pomme de terre et pommes poêlées
Peut être un peu sec...
Langoustines de la baie de Quiberon grillées dans leur carapace,
les pinces en rissoles et tartare de légumes croquants
Les raviolis frits à la chair de langoustine servies avec les petits légumes était une jolie surprise
Saint Pierre (? je ne suis plus sûre ?) rôtie sur arêtes, asperges vertes du Midi

Macaron passion et fruits exotiques, ananas Victoria
Contrairement à ce que certains peuvent croire,
ce n'était pas mon dessert, mais je n'ai pas résisté à y goûter! ^^
Et c'était plutôt bon naturellement!
Soufflé et sorbet au pamplemousse, granité au Campari
Ça c’était mon dessert… j’ai souvent envie de pamplemousse au lendemain de soirées difficiles…
C’était copieux mais très bon.
Un parfum très léger de pamplemousse dans le soufflé, un délicieux sorbet…
un dessert chaud froid très réussi.
Pain de Gênes, fraises et rhubarbe au jus, sorbet rhubarbe
Restaurant Buerehiesel
4, parc de l’Orangerie
67000 STRASBOURG
tél : 03 88 45 56 65
http://www.buerehiesel.fr/
Ouvert midi et soir du mardi au samedi.
Entrées de 17 à 28€
Poissons de 20 à 31€
Viandes de 20 à 29€
Dessert de 10 à 14€
Menu à 35 € les midi du mardi au vendredi
Manger sur la terrasse pendant que les cigognes volent au dessus de vos têtes...
Un peu d’Alsace quand même…
Je ne suis pas à même de m’auto-juger, mais au vue des plats présentés ici, je ne suis pas sûre que vous devineriez que j’habite au coeur de l’Alsace. Je ne suis pas une fanatique de la traditionnelle cuisine alsacienne. Si j’aime la choucroute de ma mère, si j’affection le Bibelskäs* en été, que petite je ne cessais de réclamer à ma mère du jambon en croûte, si j’aime la salade de gruyère… et bien en contrepartie je n’aime pas le baeckeoffe, je ne suis pas fan de tartes flambées et le munster c’est pas trop mon truc… Mais surtout, moi, je n’ai pas le réflexe de cuisiner alsacien. Et même si cette cuisine colle à tout sauf à la mode actuelle de minimalisme, de light, de fusion et j'en passe; ce n'est pas une raison pour la zapper totalement.
La tarte flambée de la Burestubel est d'après certain un des deux meilleures d'alsace...
Je parlerai de l'autre à l'occasion.
Moi n'étant pas adepte de tartes flambées, je ne me prononce pas trop.
Donc, une fois n’est pas coutume, une adresse où manger alsacien, avec une carte remplie de nom bizarres qui ne vous parleront pas forcément au premier coup… Grumbeerekiechle*, Lawerknepfle*, Schieffele met grumbeeresalad*, Wädele*, Ripple*… et d’autres plats aux noms plus compréhensibles comme les pied de porc pané, la tête de veau sauce gribiche, le boudin, la salade tiède de choucroute aux foies de volaille et échalotes confites, la salade de cervelas…
A un quart d’heure de Strasbourg, dans un petit village, ce restaurant trône dans une ancienne ferme. Les salles sont boisées, le décor est typique et en été la cour de la ferme fait office de parfaite terrasse.
Le cadre comme la vaiselle sont typiquement alsaciens, pas de doute là dessus
Généralement à notre table les tartes flambées se succèdent et sont partagées avant que chacun ne choisissent son plat ou décide de se contenter de tartes flambées. On choisi toujours la tarte flambée traditionnelle mais vous pouvez opter sans problème pour celles gratinée à l’emmenthal ou au munster & cumin… Moi je ne suis pas une fan de tartes flambées et depuis que je suis gamine, je prends quasi exclusivement la même chose à chaque (nombreuses) fois que je met les pieds ici. Un truc que je m’étonne moi-même, non seulement de choisir mais en plus d’aimer : Bouillon de bœuf aux quenelles de moelle. Et je ne m’en lasse pas c’est trop bon !
Petite c’est là que j’ai découvert la Linzer Torte que maintenant j’affectionne moins car je la trouve trop sucrée. Petite je mangeais encore moins de tarte flambée que maintenant. Je mangeais donc mon bouillon, ma mère rallait car « on n’a pas mangé avec un bouillon » mais moi je savais qu’en sortant je n’aurai plus faim, puisque la Linzer Torte m’attendait. Sur une petite table dans la première salle trônait (et trône toujours) le choix des tartes du jour. Et il y a toujours une linzer.

La table avec ses tartes
Et encore quelques déco de pâques...
Restaurant Burestubel
8, rue de Lampertheim
67370 Pfulgriesheim
Tel. : 03 88 20 01 92
http://www.burestubel.com
Tarte flammée au feu de bois 6,50
Entrées froides de 9 à 10€
Salades de 5 à 11€
Entrées chaudes de 5 à 15€
Spécialités alsaciennes de 10 à 15€
*Petit lexique :
Bibelskäs,
fromage blanc assaisonné (sel, poivre, ail ciboulette, ce que vous
voulez...), servi généralement avec des pommes de terres (en robe des
champs ou roties) et de la salade verte
Grumbeerekiechle, galettes de pommes de terre
Lawerknepfle, quenelles de foies
Schieffele met grumbeeresalad, palette fumée et salade de pomme de terre
Wädele, jambonneau
Ripple, plates côtes
samedi 21 avril 2007
Le thé des fakirs
Le thé des fakirs est un mélange de feuilles entières de thé vert, d’épices (la cardamome et le clou de girofle notamment) et de zestes de pamplemousse. J’y décèle aussi des pétales orangés et d’autre plus jaunes. Il est inspiré de la tradition du Chai Indien. Le chai est un mélange de thé, d’épices et de sucre infusés dans du lait bouillant ; c’est une façon très populaire de consommer le thé en Inde. Moi perso, le lait dans le thé, je peux déjà pas donc le thé au lait, ça me tente moyen.
Au nez on le trouve très fort, très épicé, mais une fois infusé, dans votre tasse, il est plus doux. Ça reste cependant un thé avec un certain caractère, je l’apprécie beaucoup pour ce coté épicé mais pas quotidiennement, je pense que sinon, on s’en lasse un peu…
J’attends les critiques/commentaires de Guillemette et Belle de Blé puisque je suis bien placée pour savoir qu’elles ont du y goûter… ^^ Et soyez critique les filles, je n'ai aucune action au palais des thés ;)
Le thé des fakirs
6,50 € les 100 g
Le palais des thés
http://www.palaisdesthes.com/
Achat online et liste des boutiques ici.
A Strasbourg c’est 124 Grand'Rue
jeudi 19 avril 2007
Cannellonis de jambon de Parme
Hier j’avais Ju au téléphone et à un moment, elle me dit « Ah, au fait, ma mère cherchait une entrée pour l’anniversaire de mon père et elle m’a demandé l’adresse de ton blog » avant de poursuivre en ironisant avec « Tu vois la renommé que tu as au sein de la famille :) » J’ai rigolé avec elle et mine de rien, étais fière comme un pape. Donc bonjour à la maman de Ju si elle passe par ici et bonne anniversaire à son papa :) et, par le plus grand des hasards, un recette qui pourra faire office d’entrée estivale. Si elle ne vous tente pas, rabattez vous par exemple sur les rouleaux de concombre au crabe ou les verrines de fromage frais & radis roses...
D'après une recette d’André Rohmer, Brasserie Kirn, Strasbourg
Pour 4-5 personnes
1 poivron vert
1 poivron rouge
1 poivron jaune
2 gousses d’ail
Thym
100g de mascarpone
1 citron jaune
40mL d’huile d’olive
Sel & Poivre
8 tranches de jambon de Parme (coupée par trop trop fines, on évite les feuilles de papier de cigarette pour une fois)
Pignons de pin
Vinaigre balsamique
Mesclun

Laver puis découper les poivrons en petits dés, les faire revenir dans une poêle avec l’ail finement haché et le thym. Les légumes doivent rester légèrement croquants. Égoutter et laisser refroidir, idéalement vous pouvez réaliser cette étape la veille.
Mélanger le mascarpone avec le jus d’un citron et l’huile d’olive. Incorporer les légumes refroidis, saler, poivrer et goûter pour rectifier l’assaisonnement.
Disposer les tranches de jambon à plat. Vous pouvez soit couper les tranches en deux maintenant soit couper les rouleaux en deux une fois réalisés. Garnir les tranches de jambon de la préparation au mascarpone et rouler en cannellonis.
Faire griller à sec les pignons de pin dans une poêle.
Préparer une vinaigrette (huile d’olive, balsamique, sel et poivre).
Mettre les cannellonis au four à 200°C pendant 5 minutes.
Disposer le mesclun dans les assiettes, ajouter les cannellonis, saupoudrer de pignons de pin grillés et assaisonner de vinaigrette.
mardi 17 avril 2007
Petite leçon de cheesecake
Aujourd’hui, point de recette mais un concept.
Vous avez noté que je frôle l’obsession avec les cheesecake… Parfois je me demande s’il ne faudrait pas que je me fasse soigner ! ;) Mais c’est comme ça : j’ai toujours de nouvelles idées, de nouvelles envies… et comme mes amis sont généralement d’excellents cobayes en matière de cheesecake, qu’ils vont jusqu’à m’en demander « Encore ! » ou « Un autre! » et bien… je n’ai pas de mal à m’exécuter…
En fait, le truc, c’est que le cheesecake, une fois que l’on a compris le concept, c’est déclinable à l’infini. Ninnie et Mitsuko ont elles aussi très bien compris ça. Il y a juste quelques bases quasi immuables… Ensuite il ne vous reste plus qu’à laisser votre imagination voguer…
Ce que je veux dire c’est que l’on n’a pas besoin de recette en tant que tel pour faire un cheesecake : il faut juste les notions de base et l’imagination du moment… Ce post sera sans doute inutile pour les personnes qui ont déjà fait un cheesecake et qui maîtrisent la recette, mais comme je reçois régulièrement des mails-questions au sujet des cheesecake... ça servira peut-être à ceux qui souhaitent se lancer...
Préambule : Cheesecake, qu’est ce que c’est ?
Le cheesecake est un gâteau d’origine anglo-saxonne. C’est un peu la version anglaise & américaine de l’Alsacienne Tarte au fromage blanc.
C’est une croûte biscuitée sur laquelle trône une préparation à base de fromage.
Cheesecake au citron
A la Ricotta
Critique après coup: c'était la première fois que j'atteignais un résultat
si proche de ce que je voulais. Mon enthousiasme était à son comble.
Seul petit bémol: la texture reste peut-être un poil trop dense.
N'empêche que c'est une tuerie et c'est trop trop bon! :)
Pour commencer : Le matériel nécessaire
Le moule
L’idéal, c’est le moule à charnière, c’est beaucoup plus pratique pour démouler ce gâteau, tout de même un peu fragile de par sa base biscuitée. Je vous déconseille les cercles à entremet, j’ai testé, ça fuit (et pas qu’un peu) même si on s’applique à tout calfeutrer avec des biscuits
J’utilise personnellement un moule de 22 centimètres de diamètre et je trouve que c’est parfait, au-dessus c’est un peu trop grand. Ensuite, l’idéal c’est aussi d’avoir un moule à bords assez hauts. Car un beau cheesecake, pour moi, est un cheesecake tout en hauteur, bien épais.
On notera donc que toutes les proportions que je vais donner là sont pour un moule de 22 centimètres de diamètre, ensuite ces proportions sont faciles à adapter pour un moule plus grand ou plus petit, il suffit de faire quelques petits calculs pas très compliqués. (Tout est une question de calcul de volume)
Oreo Cheesecake
Au Philadelphia
Critique après coup:
A faire si vous aimez les Oreo.
Sinon la texture est trop dense. Pas satisfaite.
Première étape: la base biscuitée
Il faut grosso modo 200g de biscuits et 70g de beurre (fondu) pour la réaliser.
Là, déjà vous pouvez laisser parler vos envies :
Traditionnellement aux Etats-unis ce sont les « Graham Crackers » qui sont utilisés. On ne les trouve pas en France, je n’y ai jamais goûté, mais j’ai déjà faillit en faire grâce à la recette de Manue. En Grande-Bretagne, ce sont les délicieux « Digestive biscuits » qui endossent le rôle. Vous pouvez trouver une recette de Digestive biscuits chez Pascale.
En France, vous pouvez choisir les biscuits qui vous font envie : les traditionnels Petits Beurres, mes chouchoux les Biscuits Thé de Lu ®, ou les irrésistibles Spéculoos… Les Bretons choisiront les traditionnelles galettes bretonnes pendant que d’autre n’oublieront pas les Spritz ou en profiteront pour liquider un reste de bredele de noël. On peut aussi donner le ton dès la base biscuitée en utilisant des biscuits au chocolat, au citron, au matcha, au café… bref, tout est permis : soit vous vous laissez séduire par des biscuits en vous promenant dans le rayon de votre supermarché, soit vous faites vous-même ceux que vous avez envie d’utiliser.
Cheesecake au citron et aux graines de pavot
Au Saint Môret
D'après une recette de Ninnie
Critique après coup:
Aucune. Superbe.
Le goût comme la texture.
Du côté de le version salé, il y a les biscuits Tuc ®. Sinon, on trouve sur la blogosphère plein de recettes de petits biscuits salés aux parfums divers, parfaits pour l’apéro mais aussi pour réaliser la base d’un cheesecake.
On peut ajouter à ces miettes un petit goût, un petit plus : des fruits secs (raisins, cranberries, noix de coco, voir même framboises ou fraises séchées), des noix légèrement concassées (pécan, macadamia, noisettes, amandes…), des graines (sésame, pavot, lin, tournesol…), des pépites de chocolats, des épices & des herbes (Piment d’Espelette, fève tonka, cumin, anis, paprika, aneth, ciboulette…).
On peut aussi élargir son imagination et ne pas se restreindre à une couche de miettes de biscuits : pensez aussi à concasser vos céréales du matin, à créer un musli sur mesure, à faire une couche de gâteau (quatre quart, brownie, brioche, génoise, du pain d’épice comme ici…) ou à utiliser des céréales (quinoa, polenta) et même des miettes de pain dur ou des biscottes.
Je vous invite aussi vivement à découvrir la technique magique au nectar de fruits chez Ninnie.
Ensuite on peut dévier vers la tarte au fromage en utilisant des pâtes sablés ou des feuilles de filo.
Cheesecake salé au petit goût d'Italie
A la Ricotta
Critique après coup:
Un peu trop dense et sec.
Ensuite, on a les biscuits et le beurre, que fait-on ?
Et bien on les réduit en miettes un peu grossières. Deux solutions au choix :
- On sort son mixeur, on y met les biscuits vaguement coupés en deux et on mixer brièvement pour avoir des miettes très grossières. On rajoute ensuite le beurre fondu et on mixe à nouveau brièvement (enfin, plus ou moins brièvement selon la puissance du mixeur) pour avoir des miettes un peu plus fines.
- On peut aussi se contenter d’émietter entre ses doigts les biscuits, de mettre les miettes dans un saladier, y ajouter le beurre fondu, bien mélanger pour le répartir uniformément. A noter cependant qu'il est plus facile de faire remonter les miettes sur le bord du moule si l'on mixe les biscuits ultra finement au mixeur. Les émietter grossièrement entre vos doigts rend la réalisation d'une bordure en biscuit plus délicate.
Les deux méthodes se valent. J’utilise aussi bien l’une que l’autre selon l’humeur du moment.
Ensuite une fois que vous avez vos miettes…
Recouvrir le fond du moule à charnière d’une feuille de papier sulfurisé et beurrer les bords du moule.
Renverser les miettes de biscuits sur la feuille de papier sulfurisé et les répartir uniformément sur le fond, les tasser à l’aide du fond d’un verre : on appuie bien pour compresser les miettes et former la croûte biscuitée. On peut aussi, toujours à l’aide du verre, faire remonter les miettes sur les bords du moule, et toujours en tassant crée une bordure biscuitées. Personnellement je préfère toujours faire une bordure, je trouve ça plus joli.
Note : mes bases biscuitées sont plutôt fines, si vous voulez une couche de biscuit plus épaisse, il suffit de prendre une masse plus importante de biscuits et d’augmenter un peu la quantité de beurre. (Par exemple : 280g de biscuits et 100g de beurre)
Une fois la base biscuitée crée, mettre son moule au frigo voir au congélateur pendant que l’on réalise la crème au fromage. Ca facilite le maintient et solidifie la croûte.
Cheesecake à la mangue et au coulis de fruits de la passion
Au mélange Kiri®/Petits Suisses
Critique après coup:
Les parfums étaient délicieux.
La texture manquait peut-être un peu de moelleux.
Deuxième étape : le fromage (miam miam)
Traditionnellement, c’est le cream cheese qui est à l’honneur. Le plus connu des cream cheese, la crème de la crème du cheesecake, c’est le célébrissime Philadelphia que l’on ne trouve pas en France ou alors au prix de la truffe. Mais on trouve ce Saint Graal dans pas mal de pays limitrophes donc si vous habitez un département frontière, vous avez peut-être votre chance.
Mais il existe moult autres possibilités que le cream cheese. Et je dirai même que l’absence de Philadelphia en France, nous pousse à tester plein d’autre possibilités fromagères et donc nous ouvre de multiples éventualités et variations en ce qui concerne la texture du gâteau. Car voilà, le mot est posé : texture. Pour moi un cheesecake c’est un goût et une texture. Un parfum et une texture.
- Le goût c’est votre imagination et votre envie qui vous le dicte, selon ce dont vous avez envie, vous allez aromatiser votre gâteau.
- La texture c’est le choix du fromage/du mélange de fromage qui la crée.
Donc, le choix en fromage est vaste :
- Le Saint Môret®. Il serait le plus proche du cream cheese, moi je n’en suis pas convaincue du tout… ni côté goût, ni côté texture mais bon… Le Tresana® est peut être plus proche du cream cheese que le Saint Môret®. A noter aussi que (contrairement au Philadelphia et à la Ricotta) il apporte un léger goût salé (pas toujours bienvenue dans certains cheesecake sucrés... tout dépend des goûts)
- Le Kiri®
- Le Carré frais®
- La ricotta, elle fait des merveilles je trouve
- Le mascarpone & le fromage blanc qui assouplissent la texture
- Les petits suisses de notre enfance
- La faisselle
- La brousse, le fromage de chèvre frais, la feta etc… Je les associe plutôt aux versions salées, mais encore une fois, tout est permis.
- On utilise aussi de la crème, des yaourts.
Vous pouvez opter pour un seul fromage. Chaque fromage implique une texture différente. Et la texture, c’est une question de goût, l’idéal est donc de faire des tests. Le côté dense (ricotta), mousseux, crémeux (cream cheese)… tout ça est variable.
Vous pouvez aussi opter pour un mélange de fromages, et c’est souvent le cas. Souvent on associe un fromage frais à un fromage plus souple (style fromage blanc) ou à de la crème, du yaourt. Pour assouplir et alléger la texture.
Note sur la crème sure/sour cream :
On en trouve souvent dans les recettes d’outre altantique. C’est une sorte de crème que l’on ne retrouve pas en France, Isa m’a dit que l’on peut substituer 250ml de crème sûre par, au choix :
- 250ml de yogourt nature
- 250ml de lait évaporé plus 1 cuillère à soupe de vinaigre
- 250ml de fromage cottage passé au mixeur avec 2 cuillères à soupe de lait et 1 cuillère à soupe de jus de citron
- un mélange de yaourt et de lait ribot (merci Ester!)
Maintenant que l’on a choisi son fromage/son mélange de fromage, les quantités :
Et bien, beaucoup ! Il faut entre 750g et 1k de mélange fromage/crème.
Une telle quantité est nécessaire pour avoir une bonne épaisseur. Or un beau cheesecake est un cheesecake épais.
Et si la quantité varie entre 750g et 1kg c’est une question de volume : pour que le cheesecake soit épais, il faut un certain volume total de garniture. Ce volume sera réalisé soit totalement par le fromage (d’où : 1kg) soit par le fromage + une partie de la garniture (du jus de fruit, de l’alcool, de la purée de fruit, de la crème au citron, du chocolat fondu…) d’où un certain volume de « garniture » + à peu près 750g de fromage. On me suit ?
Bailey's Cheesecake
A la ricotta
Critique après coup:
Sans doute un peu trop dense,
et j'aurai aimé un goût de Bailey's un peu plus puissant.
Y’a pas que du fromage quand même ?
Non.
Il faut aussi :
Du sucre : certains fromages ont besoin de plus de sucre pour faire oublier leur côté salé dans un gâteau sucré. Il faut entre 70 et 130g de sucre. Et c’est à adapter en fonction de votre palais et de ce à quoi vous parfumez votre cheesecake (il faut penser que par exemple le chocolat blanc est déjà très sucré à la base).
Le sucre peut être blanc, brun, on peut utiliser du miel, de la cassonade…
Note : il va de soit que dans les versions salées de cheesecake, on zappe le sucre. Je le remplace par du parmesan fraichement râpé, une quantité à peu près égale (70 à 110g).
Des œufs : 4 œufs. On peut en mettre 3, on peut en mettre 5, moi j’en mets généralement 4. 4 œufs entiers. Ne pas s’amuser à fouetter le jaune d’œuf avec le sucre d’un côté et de monter les blancs d’œuf en blanc en neige de l’autre. Ce n’est pas bon pour la texture.
De la farine : elle est facultative. Je dirais qu’il ne faut pas dépasser les 3 cuillères à soupe de farine (soit à peu près 35g). Mais généralement je n’en mets pas.
Mode opératoire :
Détendre son/ses fromage/s soit au mixeur soit au fouet. Y ajouter le sucre et bien fouetter à nouveau. Ajouter la farine si vous souhaitez en mettre. Ajouter ensuite les œufs un par un, en fouettant le strict minimum pour homogénéiser la préparation entre chaque œuf.
Cheesecake zébré au deux chocolats
Au fromage blanc
Critique après coup:
Grosse déception.
La texture du fromage blanc ne m'a pas plu. Trop humide, pas intéressant.
Troisième étape : Parfumer son cheesecake
Alors là j’ai envie de vous dire : débrouillez vous ! ;)
C’est selon vos envies et votre imagination !
Classiquement les cheesecake américains ont une touche de vanille.
C’est simple, mais vous pouvez y ajouter un coulis de fruits rouge, de kiwi, de chocolat, du caramel…
On peut l’aromatiser avec l’acidité du citron (zeste, jus), la douceur d’un fruit, l’essence d’une fleur, la douceur d’une épice (cannelle…), la force du café, l’ivresse d’un alcool… On peut faire ce que l’on veut…
Du côté du salé, les épices et les herbes font les merveilles (thym, basilic, menthe, aneth, piment d’Espelette, poivre, paprika, piment…) et on peut même jouer avec certains légumes et faire des cheesecake au fromage (bonjour le pléonasme).
On incorporer ces ingrédients à la préparation fromagère.
Cheesecake aux fruits de la passion
Au Philadelphia®
Critique après coup:
Non. Pas réussi. Pas assez cheesecake,
trop spongieux, manque de densité et de corps.
Mais le goût était là.
Quatrième étape, pour finir : la cuisson
Une cuisson lente à basse température. Une heure à 160°C (180°C grand maximum). Certains fromages comme le fromage blanc implique des temps de cuisson plus importants.
Une fois le cheesecake cuit, le laisser refroidir dans le four éteint avant de le mettre au frigo pour minimum 24 heures. L'idéal étant de le faire 48 heures à l'avance. Vraiment, c'est mieux. C’est important : le cheesecake se bonifie en vieillissant…
Cheesecake décadent aux bananes et caramel à la fleur de sel
Au Philadelphia
Critique après coup:
Mmmmmhhhh
Trop bon. Un des meilleurs cheesecake que j'ai fait.
Tout en douceux, en moelleux, en crémeux...
Celui là, il n'est pas sec, c'est sûr!
En ce qui concerne les cheesecake sans cuisson, je ne maîtrise pas du tout, je vous renvoie donc chez Sylvie ou chez Ellie pour le Cheesecake de fille à la framboise que Vero lui avait concocté pour son anniversaire (y’en a qui ont de la chance ^^)
Il y a beaucoup de recettes de cheesecake sur les blogs. Petit inventaire des cas particuliers...
Les cheesecakes chez mes acolytes cheesecake –addicted
Chez Ninnie :
Cheesecake aux carottes et à la noix de coco
Cheesecake citronné aux graines de pavot
Mojito Cheesecake
Cheesecake érable et clémentine
Gingersnap mini-cheesecakes aux poires et porto
Chez Mitsuko :
Cheesecake aux Mûres Pompettes
Cheesecake à la patate douce en croûte de pécans
Cheesecake au citron vert
Cheesecake aux agrumes et orange curd au pavot
Cheesecake chocolat-caramel
Cheesecake and the city
Cheesecake au gingembre et au pamplemousse,
biscuits au matcha
Au philadelphia et au mascarpone,
texture comme goût étaient réussis et équilibrés
Cheese-cake à la japonaise
Chez Sooishi et chez Cléa.
Et aussi chez Guillemette.
Cheesecake glacés
Cheesecake glacé chocolat et chocolat et chocolat
Cheesecake glacé à manger tout seul
Cheesecake glacé aux petits fruits tout rouges
Frozencheesecake aux cerises tout homemade
Du côté des cheesecake salés
Cheesecake au chou romanesco
Cheesecake tout doux ricotta et chou-fleur, fleurs de pancetta
Cheese-cake herbivore au sésame
Cheesecake salé au concombre
Cheesecake au concombre
Cheesecake à la brousse, au parmesan et aux tomates confites
Cheesecake ricotta & tomates séchées sur base de parmesan
Cheesecake au poivron rouge, menthe et brousse; pâte au millet
Cheesecake plus cheese que cake
Cheesecake au bleu
Cheesecake de la mer
Cheesecake saumoné aux deux persils
Cheesecake au saumon, à l'aneth et à l'huile essentielle de citron
Cheesecake au saumon fumé
Cheesecake aux deux saumons
Cheesecake menteur abricot curry
Cheesecake comme un gazon anglais
Cheesecake aux deux thyms et à la tapenade
Cheesecake à la brousse et aux saveurs provencales
Critique après coup:
Non. Pas bon.
Il tendait vers la quiche. C'était un échec.
Mais maintenant je sais pourquoi: j'y avais mis du lait... grosse erreur
Un peu de cheesecake sans fromage (si si !!)
Chez la Belle au blé dormant, chez Reinefeuille mais aussi ici.
Avec un peu de fromage, mais pas que là.
Sinon, si vous voulez d’autres idée, je ne peux que vous incitez à aller faire un tour ici.
Chic Cheesecake
A la ricotta et au Saint-Môret
Critique après coup:
Aucune. Sans doute le meilleur cheesecake que j'a fait.
La texture en tous cas était vraiment parfaite.
Ca tombe bien, y'en a qui m'attendaient au tournant avec ce cheesecake.
Quant au goût.... entre pralin et nougatine... mmhhh
Cheesecake tout rose aux framboises et aux biscuits roses de Reims
Au philadelphia et à la Ricotta,
Une merveille tout en douceur...
Une croute en nougatine à base de noix de coco, chocolat blanc et gavottes
Une garniture au Philadelphie parfumée au rhum
Une tranche d'ananas marinée dans du rhum épicé
Une touche d'écume de coco
Une petite merveille...
Cheesecake salé au fromage de chèvre comme un Tzatziki
Mon meilleur cheesecake salé
Une texture dense est moelleuse, pas du tout roborative
Un plat frais, estival, pas du tout écoeurant!
Un fond à base de millet épicé avec des épices pour tzatziki
Une garniture à base de fromage de chèvre mélangé à de la
faisselle;
aromatisé avec de l’ail, du citron et de l’huile
essentielle de menthe
Le
concombre est au sommet du cheesecake sous forme
d'une brunoise-vinaigrette à la menthe ciselée.
Brownie Cheesecake
Association du brownie et du cheesecake
pour une gourmandise plus qu'irrésistible
Upside Down Cheesecake au Matcha et aux Groseilles
J'aime associer le thé matcha aux fruits rouges, ici c'est la groseille qui a été choisie
L'amertume caractéristique du matcha et
l’acidité des groseilles
Une version upside down pour faire plaisir à ceux
qui aime
l’association du croustillant de la croûte et du moelleux du fromage…
La croûte n'est pas humidifiée par le fromage et le croustillant est à
son maximum…
Un mélange de mascarpone et de faisselle qui n’est pas le meilleur que j’ai testé coté texture
(un
peu trop humide à mon goût et un manque de « consistance »)
Un cheesecake au chocolat et au poivron rouge
Une trilogie de fromage:mascarpone, ricotta et phildalephia...
Pour les papilles qui ont le gout
de l'aventure...
Si quelqu'un a quelque chose à ajouter, dite le en commentaire, je me ferais un plaisir de compléter ce billet. Idem si vous souhaitez qu’une de vos recettes de cheesecake salé, japonais, glacé ou sans fromage apparaisse, au cas où je l’aurais zappé.
vendredi 13 avril 2007
Mais j’ai rien bu moi !… par contre j’ai mangé quelque chose… ^^
Granité très froid mais qui donne chaud…
Pour 8 alcooliques en devenir (enfin, moins si vous avez la soirée devant vous... ^^) :
450mL de jus d’orange sanguine
300mL de vodka
Le jus de 1,5 citrons
5 cuillères à soupe de sucre semoule
Mélanger tout ça.
Ensuite : méthode freezer
Mettre le récipient au freezer, au départ il faut venir touiller régulièrement pour que le sucre ne se retrouve pas uniquement au fond (tout ça uniquement car j'avais la flemme de chauffer le jus pour y dissoudre le sucre... oui, je suis une feignasse et oui, vous n'êtes pas obligé de faire pareil), ensuite laisser prendre en masse pendant une demie journée (ou une nuit). Au moment de servir transformer la masse en cristaux en la grattant avec une fourchette. On peut le laisser toute une demie journée au freezer sans touiller car l'alcool augmente (enfin, diminue... tout dépend du référentiel. Bref, ça augmente dans le négatif ^^) le point de congélation du mélange et ça ne se transforme jamais en un bloc de glace impossible à transformer en granité.
Sinon : méthode congélateur
Mettre le récipient au congélateur, revenir le mélanger toutes les 30 minutes avec une fourchette pour former des cristaux... je ne sais pas exactement combien de temps ça prend car je n'a jamais fait de granité alcoolisé dans un vrai congélateur...
Ah et puis c’est fort en alcool hein,
alors si vous voulez encore prendre le volant
ou faire je-ne-sais-quoi après, diluer plus votre vodka…
jeudi 12 avril 2007
« L’homme ne disparaîtra pas tant qu’il saura rêver » Cocteau
C’est à mon tour de raconter mes rêves d’enfance en les illustrant avec une photo de ma pomme, quand j’étais haute comme trois pommes. C’est Marie-Laure du blog « Tartine et Nutella » qui m’y a invité ; « Tartine et Nutella » est un blog que j’ai découvert assez récemment et que j’ai tout de suite adopté, si ce n’est pas déjà fait, allez découvrir les merveilles de Marie-Laure.
Je n’aime pas poster des photos de moi (ou de quelconque autre personne) ici, mais si c’est une photo de moi en salopette rose et sandales ultra fashion, c’est différent. Déjà à l’époque, j’avais un sens aigu de la mode. Et je me marrais bien… visiblement… ^^
En ce qui concerne mes rêves à ce moment-là, je ne sais pas, je ne sais plus. Je ne suis pas sûre qu’à cet âge on ait des rêves différents de ceux qui peuplent nos nuits et qui s’enfuissent au réveil. Je ne sais pas pourquoi, j’ai l’impression que les rêves d’enfant viennent à un âge où l’on ne laisse plus sa mère choisir vos chaussures à votre place… ;)
Quant à moi, je serais ravie de découvrir les rêves d'enfance d'Annabel, dont j'apprécie tout particulièrement les créations, si elle en a envie...
« On jugerait bien plus sûrement un homme
d’après ce qu’il rêve
que d’après ce qu’il pense »
Victor Hugo























































