mercredi 11 novembre 2009
Comment bien commencer des vacances...
Pour prendre une bouffée d’air frais avant la rentrée, on avait décidé d’une petite promenade sur les routes françaises en septembre (oui, je sais, ça date)… Après avoir quitté Strasbourg, notre première halte fût Beaune ; on avait tout calculé pour y être pour le déjeuner car on avait une petite idée en tête : aller déjeuner japonais, au Sushikai. Le Sushikai est un des restaurants du chef étoilé Laurent Peugeot (le Charlemagne à Pernand-Vergelesses), ce chef d’origine bourguignonne a passé 4 ans au Japon avant de revenir en Bourgogne pour s’y installer. Après le Charlemagne, il a décidé d’ouvrir le Sushikai en y plaçant un chef japonais. Le restaurant ne propose pas uniquement des sushi et sashimi mais aussi une cuisine japonaise savoureuse et originale. Une cuisine à mi chemin : peut être pas complètement japonaise: des influences françaises se faisant sentir sur la carte et dans les assiettes.

Kusikatsu de veau en brochette (veau pané au panko, chapelure japonaise)
Le cadre est étonnant, épuré… une grande entrée un peu déconcertante, ce beau corridor qui mène au restaurant proprement dit; un restaurant de bois et de baies vitrées donnant sur un jardin japonais. La décoration est soignée, l’atmosphère apaisante. Ambiance chic et moderne.
L’un comme l’autre, nous avons opté pour la formule « Trois plats et un dessert » mais sans forcément faire les mêmes choix… Nous n’avions en commun que l’assiette maki-sushi : délicats, poisson frais : ils étaient très bons. J’avais opté pour un « Filet de dorade royale en papillote, vapeur de saké, sauce chilizu » qui fut après les sushi et maki un peu décevante : la papillote était extrêmement banale et la présentation aussi. Par contre la sauce chilizu était là pour sauver le plat, pour apporter exotisme et saveur à la papillote. Mon troisième plat était une merveille « Magret de canard grillé, sauce yuzukosho, fenouil et artichaut » (la sauce yuzukosho est un mélange de yuzu et de piment vert). Un plat fin et délicieux, une cuisson parfaite !

Magret de canard grillé, sauce yuzukosho, fenouil et artichaut
Grand moment de bonheur au moment des desserts : ils étaient merveilleux (ce qui n'est pas forcément le cas dans les restaurants japonais) ! Les textures, les parfums, le mélange des saveurs… Je n’avais pas résisté à la « Glace matcha et gâteau de mascarpone » où tout était à tomber : la glace au matcha (puissante juste comme il faut) et le simili cheesecake (moi qui d’habitude n’aime pas les cheesecakes au mascarpone, là la texture m’a sidérée… et donné des idées). N. avait choisi la « Fraîcheur de pastèque, bavarois verveine, sorbet basilic » fin et délicat, frais et délicieux.
Un chouette moment, même si ça n'avait pas la magie d'Azabu, nous avons été charmés par la délicatesse des plats et de l'endroit... avant de reprendre la route plus vers le sud...
A noter : la présence à la carte d’un menu végétarien.
Ce restaurant est certifié restaurant japonais authentique par le label du CECJ (Comité d’évaluation de la cuisine japonaise) et comme à chaque fois avec ce label, la qualité des plats est au rendez-vous. Souvenez vous, je vous avez déjà parlé de ce label ici,
et à chaque passage à Paris j’en profite pour tester
quelques adresses de ce guide sans jamais avoir été déçue. Ce guide est ma
bible. Téléchargeable gratuitement ici.
Fraîcheur de pastèque, bavarois verveine, sorbet basilic
Glace matcha et gâteau de mascarpone

Sushikai
50, Rue Faubourg Saint Nicolas
21200 Beaune
http://www.sushikai.fr/
Prix :
Menu 3 plats + dessert : 36€
Menu 4 plats + dessert : 45€
Menu à 58€
Et à la carte :
Entrées de 10 à 18€
Sushi de 14 à 20€
Poissons de 17 à 23€
Viandes 15 à 28€
Desserts à 9 €
dimanche 8 novembre 2009
Goûter dans un cocon en excellente compagnie

Merci les filles * STOP * Tous les week end devraient être comme ça *
STOP * La balance ne serait sans doute pas d'accord * STOP *
Et nos banquiers non plus * STOP * Rentrez bien * STOP *
Mais revenez vite * STOP * Strasbourg c'est un peu triste sans vous * STOP *
Photos: Chocolat viennois - Tarte pomme streusel - Tarte au fromage blanc et aux marrons glacés - Tarte au fromage blanc au chocolat.
Adresse: Salon de thé "Grand'Rue" - 80 Grand'Rue - 67000 Strasbourg
jeudi 5 novembre 2009
Cantine thaïe
Quand l'Alsace côtoie la Thaïlande sur une table
Panier de riz gluant
Je ne suis jamais allée en Thaïlande donc je ne vais pas me risquer à vous dire que c'est de la cuisine thaïe authentique « comme là bas » puisque je n'en sais rien ;) Par contre je peux vous dire que depuis la première fois qu'on y a mis les pieds, on ne cesse d'y retourner régulièrement et on en sort toujours absolument ravis. Vu de l'extérieur, ça paie pas de mine : la façade semble plutôt là pour vous dissuader de passer la porte et pourtant une fois entré vous comprenez que vous avez bien fait de ne pas vous fier aux apparences : à l'intérieur il y a toujours du monde, toujours des habitués pour se régaler. Le décor n'est pas des plus élaborés, au contraire, mais on note quand même de jolis petits efforts (les sculptures thaïes en bois, les fleurs fraîches aux tables, la jolie vaisselle...)
C'est un peu une cantine donc on a nos favoris : j'ai du mal à me détacher du poulet panaeng piquant (au feuilles de citronnier et au lait de coco) et N. choisit une fois sur deux le bœuf à point (Lape nam tok): des lamelles de bœuf mi-cuit servies froides avec abondance d'herbes fraiches et de parfums (salade qui existe aussi en version crue). Mais à chaque fois que l'on décide de changer nos habitudes c'est délicieux aussi, comme le saumon à la sauce thaïe maison que j'ai choisi la dernière fois.
Poulet panaeng piquant
Certes la carte peut faire peur : on y retrouve les inventaires impressionnants et les listes de plats qui n'en finissent plus, typiques des restaurants asiatiques... Poulet à l'ananas, poulet au noix de cajou, crevettes à la sauce aigre douce, bœuf au gingembre, nems, dim sum... On se dit « Encore un xèm restaurant asiatique ! » mais c'est tout le contraire : si on y retrouve les classiques des restaurants asiatiques, on découvre aussi des plats inconnus jusqu'alors ("Tom Kra Kaï en marmite": une soupe acidulée de poulet au galanga et au lait de coco, le canard aux pousses de bambou et lait de coco...) La cuisine thaïe utilise beaucoup le lait de coco, la citronnelle et le galanga, plus que d'autres cuisines d'Asie. En tous cas, au Baan Thaï c'est toujours bon, fin, parfumé et les produits sont frais. En plus, le service est agréable, souriant... alors si il faut bien trouver un truc à redire je précise qu'ils ont la bonne idée de proposer des plats à emporter... mais au même prix que si vous les mangez sur place !!? Tant pis, on va sur place et on passe une excellente soirée à chaque fois ! Le plus souvent un plat et un bol de riz me suffise, parfois je craque pour une entrée mais je n'ai jamais jeté de coup d'œil à la carte des desserts (généralement c'est pas le point fort des restaurants asiatiques!).
Calamar entier à la sauce citron piquante - Nouilles sautées
Un des meilleurs restaurants asiatiques de la ville et mon restaurant thaï préféré !
Baan Thaï
3, Rue Kageneck
67000 Strasbourg
Téléphone: 03 88 32 08 39
En fin de semaine et si vous êtes un peu nombreux pensez à réserver, je pense que ça vaut mieux !
Prix:
Plats de viande autour de 10€50
Plats de poisson de 10€50 à 17€20
Bol de riz nature 2€
vendredi 23 octobre 2009
Le soldat de l'an deux: classe ou pas classe?
Classe: La galette de panisse tapissée de truffes que j'ai mangé en entrée: c'était la première fois que je goûtais une panisse et petit à petit je me remets à apprécier les truffes (après en avoir été écœurée, bien trop jeune, par Bruno). La sauce qui accompagnait le tout était plus que délicieuse: citronnée et champignonnée, qu'importe le standing je n'ai pas hésité à saucer (avec classe et dignité).
Pas Classe: Que dans un restaurant d'un tel standing justement, le maître d'hôtel commence à prendre votre commande de tête, puis vous plante seuls à votre table pour aller chercher un carnet et vous demande de recommencer pour qu'il puisse tout noter (nous n'étions que quatre à table).
Classe: Mon "Magret de canard en tournedos, petit lit de Mangues, Achard de citrons et Polenta onctueuse" la viande était parfaite mais la polenta m'a sidérée: crémeuse, onctueuse, je n'en avais sans doute jamais mangé d'aussi bonne. Du coup j'ai eu envie d'en cuisiner à nouveau (quelqu'un a le secret d'une polenta magiquement crémeuse?).
Pas Classe: Que dans un restaurant qui se veut très chic (Relais et Château, Macaron chez Michelin...) le maître d'hôtel intervertisse les plats: que x se retrouve avec le dessert de y et vice versa. (Mais sinon le service était agréable, sympathique et pas trop guindé.)
Classe: La cuisson et la maîtrise des viandes, j'ai pu goûter au chevreuil ("Premier dos de chevreuil de Lorraine frais, dés de melon confits sauce aigre douce au miel de porto et melfor"), au pigeon ("Poitrine de pigeonneaux rôtie, au nid de kadaïf et gratin du soleil"), à l'agneau ("Agneau de printemps en côte et médaillon, Lasagne aromatique d’épaule d’agneau confite") et à chaque fois je me suis pâmée devant la qualité, le fondant, le goût des viandes: trop bon, trop bien cuisiné.
Pas Classe: Que le chef passe la soirée dans la salle, sans pour autant aider au service, mais juste pour se promener et reprocher devant nous au serveur que "La table là bas attend son gin tonic". L'ambiance globale entre le personnel de salle semblait glaciale.
Classe: Le dessert "Un subtil mariage de carotte et gingembre et une pointe de cardamome" aux parfums fins et délicats. Un dessert léger et frais pour une telle fin de repas, une glace à la carotte, un biscuit moelleux et parfumé et une jolie présentation...
Pas Classe: Le dessert "Rocher aux trois chocolats framboisés, crème glacée bourbon" pourtant très prometteur au vu de l'intitulé fût décevant: lourd, manquant de finesse et d'originalité (et de rocher) (et de framboises): des mousses aux chocolats, de la pâte feuilleté chocolatée, un vague coulis de framboises, de la glace à la vanille (dans l'euphorie de la fin de repas je m'attendais bizarrement à une glace au whisky ^^).
Classe: La finesse du dessert à la pêche "Un beau mariage de pêche blanche et de romarin", si je n'ai pas aimé la mousse au romarin qui au contact de mes papilles a fait s'allumer la case "gélatine" de mon cerveau (et qui devait être au mascarpone), le dense bâtonnet concentré en pêche blanche était bluffant d'une part par son goût si fort en pêche et par sa texture à la fois ferme et fondante...
Pas Classe: Tous ces intitulés de plat too much pompeux.
Classe: La salle du bas où nous avons mangé, agréable, spacieuse, chaleureuse (a priori beaucoup plus sympa - modernisée? - que celle du haut).
Pas Classe: La porte d'entrée du restaurant ouverte pendant plus de la moitié de la soirée, une soirée d'octobre bien fraîche. (Et les économies d'énergie?) J'ai donc fini la soirée congelée, bien contente d'aller aux toilettes (on passe devant la grande cheminée) et bien contente aussi au moment de partir de récupérer mon manteau (ravie aussi d'avoir été bien inspirée d'opter ce soir là pour un manteau d'hiver)
Classe: La cuisine qui hormis le faux pas du dessert au chocolat était vraiment sans fausse note.
Pas Classe: Le plateau de fromage immense, en osier... Si grand qu'on pense y trouver un choix abracadabrantesque de fromages mais nada, il y a peu de choix mais de grosses meules de fromage. Bon, ok c'est pas grave si ils sont délicieux mais le plateau de fromage passe la soirée dans la salle, de table en table ou relégué dans un coin de la salle... Malgré la température fraîche du lieu, le comté transpire et les quenelles de mont d'or déjà moulées à l'avance (!?!!) commencent à s'oxyder. Désolée mais ça ne le fait pas du tout.
Classe ou Pas Classe, selon les goûts: la déco. Un savant mélange de classicisme (une sorte d'icône ou de statue de la vierge, des tableaux shakespeariens, de vieux meubles en bois...) et de tendance Valérie Damidonesque (des touches très noires: lustre, abats jour, rideaux imprimés dans un style kitscho-baroque...)
Homard Bleu de Bretagne en salade de fleur de bananier
Au soldat de l'an 2
1 route de Saverne
57370 Phalsbourg
Prix: chers
http://www.soldatan2.com
dimanche 4 octobre 2009
A contre temps...
L’autre soir en sortant du restaurant, je me suis dit que ça faisait quand même bien longtemps que je n’avais plus parlé de bonnes adresses ici. Certes je vous ai envoyé quelques cartes postales cet été mais rien de plus. Parfois il est plus simple et plus rapide de rédiger une recette….
Je venais de manger un délicieux pigeon en croûte de pignons (avec une brunoise de petits légumes si bonne mais il y en avait si peu....) à La cuillère à pot. Je n’avais absolument pas été raisonnable en choisissant quand même un dessert ; une barre choco-praliné très chocolatée, à la fois mousseuse et croustillante, vraiment très bonne, nettement plus chocolatée que pralinée, mais qui aurait peut-être méritée d’être plus frustrante parce que j’ai failli ne pas la finir tant elle était de taille et, je ne sais pas vous, mais moi, quand il est question de dessert (et de chocolat !), je ne trouve ça pas désagréable qu'une fois la dernière bouchée savourée (c’est toujours la meilleure bouchée, surtout si comme moi vous êtes adepte du « garder le meilleur pour la fin », mais là deux écoles s’affrontent) on se dit que mmhhh c’était si bon qu’on en aurait bien redemandé… Le dîner avait été bon, et le vin mystérieux servi en apéritif s’était avéré être un vin vosgien (!), garanti sans raisin : un délicieux vin de rhubarbe. J’avais enfin pu tester cette « nouvelle » adresse dont mon père, mon patron et mes collègues ne cessaient de vanter les louanges. Par contre j’avoue que le décor et l'atmosphère du lieu ne m'ont absolument pas séduite. Le carrelage au sol c’est vraiment un détail qui n’en est pas un pour moi. Je crois que je fais une allergie aux salles de restaurant carrelées. Ça manque de chaleur, de classe. (Et puis les mûrs semblent peints avec des couleurs choisies par un daltonien – j’ai rien contre les daltoniens, soyez en sur, cependant je ne suis pas certaine que ce soient les personnes les plus à même de choisir des teintes harmonieuses - à savoir ici une sorte de turquoise et un genre d'orange).
On marchait dans les rues de Strasbourg en direction d’un endroit que j’aime beaucoup mais qui s’avéra ce soir-là (comme souvent) bondé, l’air était doux, on aurait pu y boire un verre en terrasse et je me suis rappelé que l’été finissait et que j’avais oublié de vous parler des déjeuners estivaux à la terrasse du salon de thé grand rue. Quel sombre oubli. C’est bien dommage car la saison se finie et il vous faudra attendre l’an prochain pour vous asseoir, au soleil, place des meuniers et déguster des Knepfles aux queues d’écrevisses ou des Bouchées à la reine à la volaille, poêlée de pleurotes…
Pourtant le salon de thé grand rue ne m’a pas convaincue au premier contact. J’aimais entrer dans ce cocon chaleureux et feutré pour un petit-déjeuner ou un tea time d’exception
(et je vous en avais déjà parlé) mais la première fois que j’ai décidé d’aller y déjeuner, j’avais choisi les lasagnes de légumes confits, filet de truite fumée à l’ancienne, sauce aigrelette aux groseilles ; le serveur m’avait prévenue que c’était des lasagnes sans pâte mais j’avais maintenu mon choix. Et là patatra, grosse déception. Je suis une grande adepte des filets de truite fumés, bien différents du saumon fumé, qui non seulement sont délicieux mais en plus me replongent en enfance (mais qui malheureusement sont souvent bien délicats à dénicher) et les légumes grillés c’est délicieux en général; mais là l’ensemble ne m’a pas convaincue. Il était clair que l’analogie avec les lasagnes étaient bien bien loin et la multitude de petits accompagnements autour de ce plat était catastrophique : des écrevisses qui semblaient encore mariner dans la saumure, une tartine de ratatouille où ni la ratatouille ni le pain n’étaient bon, un dôme de taboulé que l’on aurait pu deviner sorti d’une barquette de supermarché. Aïe. Mais, j’ai raconté ma triste expérience à une autre adepte de ce lieu et elle m’a convaincue d’y retourner en me disant qu’en effet, c’était un peu LE plat à ne pas choisir.
Alors j’y suis retournée, et même plusieurs fois, j’ai découvert les joies du millefeuilles de galettes de pommes de terre au saumon fumé, pommes poêlées à l’eau de rose, sauce raifort et des knepfles aux queues d’écrevisses. C’est bon, sympathique, avec une touche d’originalité. La carte semble immuable et ça a un côté réconfortant : on sait que d’une fois à l’autre on retrouvera ses plats fétiches; c’est aussi extrêmement copieux : ce qui est clairement un problème car je vous mets au défit d’avoir l’appétit suffisant pour enchaîner plat et dessert et c’est bien dommage car les pâtisseries sont délicieuses (mais elles aussi très largement servies !), la solution est de partager (une part de tarte au fromage blanc, simple exemple).
En fait, j’ai peut être simplement oublié de vous en parler cet été inconsciemment : les places y sont rares et prisées…
Mais le salon de thé grand rue est aussi un salon de thé et son décor à la fois kitsch et baroque, tout de rouge vêtu est terriblement chaleureux. Quand on y entre, la première chose que l’on voit c’est l’exposition de tartes et de gâteaux tous plus gourmands, décadents et déraisonnables les uns que les autres. Ils ont un côté très "maison" : ils sont aussi bons que les gâteaux de mamies et même si ils sont beaux ils n’ont pas l’esthétisme inaccessible des pâtisseries professionnelles. Le salon de thé grand rue n’a pas son pareil pour les tartes au fromage à l’alsacienne, les crumbles, les streusel et les gâteaux au chocolat à x mille étages… Mais ce genre de gourmandises, accompagnées d’un thé ou d’un chocolat viennois, dans mon esprit, c’est très hivernal… et l’hiver c’est pas très loin alors non, ce billet n'était pas juste là pour vous faire languir… Et puis sachez qu’à la carte, pour déjeuner, non pas en terrasse mais bien au chaud entre les murs rouges, vous trouverez aussi des galettes de pommes de terre, jambon fumé et munster blanc ou un gratin de knepfles au munster blanc et petits lardons : parfait pour cet hiver non ?
Salon de Thé "Grand'Rue"
80 Grand'Rue
67000 Strasbourg
Plats autour de 13 euros
Il y a aussi des salades et des tartes salées à la carte
La Cuiller à Pot
18 B, Rue Finkwiller
67000 Strasbourg
http://www.lacuillerapot.com
Entrée de 16 à 19€
Plats de 25 à 32€
Dessert 9-10€
Menu Déjeuner: Plat & Dessert: 18 €
Menu Entrée, Plat, Dessert: 38 €
jeudi 20 août 2009
Carte Postale Estivale (6)

Depuis les beaux jours, mon restaurant fétiche dispose de quelques tables en terrasse
Il aurait donc été dommage de ne pas y passer une soirée d'été
Les raviolis sont cuisinés en mode "Panier de ravioles de daurade à la vapeur",
je découvre à la carte un "Oeuf fermier au crabe et écrevisses",
comment ne pas tester?
Et je me délecte des "Gambas, pesto de noix de cajou et herbes"
A tomber...
Ah, jamais je ne me lasserai de la cuisine de Babeth Lefebvre...
mais je vous ai déjà dit tout le bien que j'en pensais ici,
les cartes postales, c'est pas fait pour radoter!
*
La Cambuse - 1, rue des Dentelles - 67000 Strasbourg
Téléphone 03 88 22 10 22
jeudi 30 juillet 2009
Carte Postale Estivale (3)

Nous avions vécu la dernière fois un peu comme un amuse bouche
qui n'avait fait "que" nous donner envie de revenir...
L'envie de revenir en été, quand le soleil serait là et qu'on pourrait s'installer
sur la terrasse donnant sur ce si beau parc au cœur de la ville
La terrasse tient ses promesses; la vue sur ce parc vert et désert est séduisante...
Le bar mariné à l'huile vanille-citron, chutney de mangue verte au gingembre
était parfait même si la mangue n'était pas très verte ;)
Moi qui pense souvent "tartare" quand on me dit "bar", voilà de quoi changer mes habitudes...
Le croustillant de langoustines, espuma de citron vert qui a suivi
était fin, délicat, parfumé: délicieux!
Seul le dessert m'a déçu: "Mojito Chocolat Abinao Citron Vert Menthe Rhum"
Je ne voyais pas ce que le chocolat venait faire dans cette coupe mojito
et les dés de gelée de rhum n'étaient pas là pour séduire mon palais (bien au contraire)
Je vous en avais déjà parlé de façon plus détaillée ici
L'adresse n'a pas changé
(et reste vivement recommandée)
La maison dans le parc - 3 rue Ste Catherine - 54000 Nancy
http://www.lamaisondansleparc.com
mardi 9 juin 2009
Quenelles Party (et autres propos pas forcément lyonnais)
Après ma livraison de rhubarbe d'Alsace à la charmante Camille (sans son chat), je n'ai pas pu quitter Lyon sans passer chez Giraudet pour glisser dans ma glacière (diable, elle voyage toujours avec une glacière?) une boîte pleine de quenelles... Forcément je n'ai pas choisi les parfums les plus classiques, Miss Coloc' m'avait déjà emmené manger des quenelles de brochet dans un bouchon deux soirs plus tôt, j'ai donc choisi des quenelles aux épinards, d'autres à l'encre de seiche, d'autres aux céréales, d'autres encore au piment d'Espelette et quand même une petite touche de brochet avec deux quenelles brochet - écrevisse. Et avec ça mademoiselle? Un pot de sauce tomate au piment d'Espelette.
Ainsi quand on rentre à Strasbourg, qu'on enchaîne illico presto avec une journée de boulot harassante et que le frigo est désespérément vide, aucun problème puisqu'on dégaine le jocker de la Quenelle Party! Simplissime, rapide et... ohlala! Diablement délicieuses. C'était la première fois que je "cuisinais" (les guillemets sont de rigueur, le terme "réchauffais" étant à peu de choses près un peu plus adéquat) des quenelles et je me dis maintenant que c'est un peu idiot de ne pas m'y être mise plus tôt. Dites, y'a quelqu'un dans l'assemblé qui aurait une chouette recette que je pourrais garder sous le coude pour le jour où sur un coup de tête je déciderai de me lancer dans les quenelles à la lyonnaise maison?
Franchement, c'était top, si vous avez la chance d'avoir une boutique Giraudet pas loin de chez vous (bouuhhh pourquoi y'en a pas à Strasbourg?), courrez y, je suis conquise. Mention spéciale pour celle aux céréales: trop miam!
Suite au commentaire de My, la recette de quenelles de brochet en gratin de Lilo, Cuisine Campagne
Depuis le temps que Mercotte me faisait envie, à nous raconter ses stages chez Valrhona à grand renfort de superlatifs, ça me titillait... Cela dit l'idée de traverser la France pour suivre un cours de cuisine complètement chocolat ne m'avait pas sérieusement traversé l'esprit avant que le père Noël n'ait été divinement inspiré de m'offrir un bon pour un stage chocolaté. Youpi! J'ai donc passé une journée Purement Chocolat chez Valrhona et moi, généralement pas très bonne cliente pour les cours de cuisine, j'en suis ressortie conquise, ravie... et avec l'envie d'y retourner!
Le programme de la journée était chargé, entre une tarte au chocolat, un entremet chocolat & framboise pépin, une mousse au chocolat aux perles craquantes, des orangettes (et un point très très instructif sur le tempérage du chocolat) et des coulants au chocolat, y'avait pas de quoi chômer... Et pourtant à aucun moment je n'ai eu l'impression de précipitation: tout était toujours soigneusement expliqué et exécuté dans le calme et le soin du détail et la précision. Et surtout, on pouvait poser toutes les questions qui nous passaient par la tête (même si elles avaient un rapport très très éloigné avec la recette), Sébastien nous y répondait sans problème et il prenait le temps de détailler et expliciter ses réponses. J'étais conquise et ravie d'apprendre plein de choses utiles, certes peut être pas à la cuisine du quotidien mais à la pratique des basiques de la pâtisserie (j'avais choisi le stage avec soin: j'étais sûre que je mettrais souvent en pratique des techniques ayant trait aux tartes au chocolat et aux entremets ^^ Quant au tempérage du chocolat, mon unique essai ayant été un fiasco total, je n'avais plus envie de m'y atteler à nouveau... Mais là Sébastien a su me convaincre et cet hiver, je retente! )
C'est tout sauf un cours pingre: on peut y goûter tous les crus de chocolat que l'on souhaite, on nous apprend même à le déguster correctement (très intéressant!), on dépose avec délicatesse une feuille d'or sur votre tarte au chocolat, on vous laisse prendre des poignées et des poignées de perles craquantes pour les ajouter à votre mousse au chocolat, vous repartez chez vous avec votre tablier en tissu à l'effigie de la marque de chocolat pour crâner ensuite dans votre cuisine... C'est plein de petits détails mais avouez que c'est bien plus agréable que de se faire emballer dans un sac poubelle en plastique en guise de tablier non? Forcément on se dit que pour le prix que ça coûte c'est la moindre des choses mais si on calcul le tarif horaire, un stage chez Valrhona revient à +/- 25 euros l'heure et quand on rapport ça aux tarifs pratiqués par les trucs du genre atelier des chefs ou même cuisine aptitude à Strasbourg, on se dit rapidement que ce n'est absolument pas si cher que ça, surtout que là, on est un cran au dessus dans la qualité, l'apprentissage et dans la classe.
Je n'ai pas quitté Tain l'Hermitage sans passer par la boutique pour y acheter des kilos de chocolats (le contraire aurait été étonnant), j'ai trouvé en plus cette ville absolument charmante, en sortant de la gare j'ai été saisie par ces collines rayées de vignes partout autour de moi. Je suis ressortie de l'école du grand chocolat avec l'envie d'y retourner (forcément!) mais aussi celle de craquer pour le superbe livre de Frédérique Bau "Chocolat Fusion"... Ahh le chocolat! J'ai donc repris mon train la glacière pleine à craquer, mais après une petite dégustation avec Miss Coloc', j'ai réussi à faire une petite place pour une boîte pleine de quenelles :)
Si vous hésitez, n'hésitez plus très longtemps, ça vaut vraiment le coup à mes yeux, mais il faut juste prévoir de s'y prendre bien à l'avance car les cours sont complets bien longtemps à l'avance.
Valrhona - L'école du grand chocolat
Quand Miss Coloc m'a raconté qu'elle avait découvert un chouette restaurant iranien à Lyon, je lui ai dit qu'il fallait ab-so-lu-ment qu'elle m'y emmène quand je viendrais à Lyon. Et elle n'avait pas oublié.
Je me suis régalée, j’ai découvert la cuisine perse, une cuisine fine, délicate, parfumée, proche mais différente de la cuisine afghane. Si les entrées étaient un peu banales et faisaient penser aux mezze libanais (caviar d'aubergine, épinard au yaourt à l'ail, feuilles de vignes farcies, concombre au yaourt à la menthe, galette de viande, galettes de pomme de terre, aubergine au yaourt au basilic à l'ail…) les plats étaient à tomber. Des saveurs inédites, épicées sans être pimentées, subtiles. J’avais choisi le menu à 25 euros juste pour pouvoir enfin goûter un plat qui m’avait été présenté par une amie un peu comme un des plats nationaux de l’Iran : Khoreshté fessendjan, cuisse de canard à la sauce de noix aigre douce à la mélasse de grenade. C’était terrible, un délice ! Moi qui n’aime pas les noix, j’ai été fascinée par ce plat où toute l’amertume des noix avait disparue, j’ai fini la sauce du canard à la cuillère… C’est un plat surprenant, original, vraiment très savoureux. Miss Coloc n’a pas pu se résoudre à prendre autre chose que le Djoudjeh Kababé, brochette de coquelet au safran et au citron, qu’elle avait goûté et adoré la première fois ; et j’ai compris pourquoi quand elle m’a fait goûter son plat : c’était terrible. J’avais un peu hésité entre le canard aux noix et à la mélasse de grenade et le Khoreshté Ghormeh Sabzi, paleron de bœuf aux fines herbes, parfumé au citron vert séché, un des autres plats traditionnels iraniens dont on m’avait vanté les saveurs… J’ai quand même pu y goûter puisque M. a choisi ce plat mijoté et me l’a fait goûter : une viande d’une tendresse dingue, des parfums bien loin de nos traditionnels ragoûts.
Le décor est banal, voir un peu vieillot ; la présentation des plats très basique mais le service est souriant, le patron s’amuse à nous faire prononcer en iranien les noms des plats que l’on choisi, il est attentionné sans être envahissant (ce que je supporte en général très mal !) et le rapport qualité prix est vraiment correct: bref, je suis jalouse que ce restaurant ne soit pas strasbourgeois!
Les desserts sont eux aussi originaux et délicieusement parfumés : bizarrement, celui que j’ai sans doute préféré, c’est la mousse à la noix de coco à l'extrait de pétales de roses et pourtant j’ai beaucoup de mal avec les fleurs en cuisine, mais là c’était subtilement dosé et surtout la texture était parfaite… Le gâteau aux poires, à la cardamome, aux pistaches est moelleux, humide, parfumé, vraiment très bon et le flan persan à l'eau d'oranger aux pistaches n’a rien à voir avec la texture de « nos » flans, l’eau d’oranger est très délicatement dosée et même si c’est le dessert que j’ai le moins aimé des trois, il s’en sortait quand même très bien !
Encore une cuisine qui mérite d’être découverte et qui est elle aussi trop rarement proposée en France!
Le Petit Persan
8 rue Longe
69001 Lyon
Téléphone 04 78 28 26 50
http://www.lepetitpersan.fr/
Tarifs :
Entrées : 7, 8 euros
Plats : de 12 à 18 euros
Dessert : 6 euros
Menu : 18, 22 et 25 euros
dimanche 15 mars 2009
Ma découverte de l’année : la cuisine afghane
Ça m’est tombé dessus par le plus grand des hasards: après de longues minutes à errer dans les rues de Rouen, vides et frigorifiques en période post noël, à la recherche d’un restaurant, on s’est rabattu limite par défaut sur un restaurant afghan qui nous inspirait confiance… pourtant il n’y avait encore personne à l’intérieur, il faut dire qu’il n’était pas très tard… Qu’importe, on a poussé la porte et après nous pas mal de monde finalement a fait de même. Et là, à cette table, nous avons eu un choc : mais pourquoi donc la cuisine afghane était-elle méconnue si elle est si bonne ? Ce soir-là nous avions enchaîné les découvertes et superlatifs. C’était délicieux. J'avais déjà une fascination pour les visages et les regards afghans depuis que j'étais bien plus jeune et que j'avais appris à les reconnaitre entre tous (bon, je me faisais parfois avoir avec les pakistanais!) en feuilletant encore et encore le petit livre de Steve McCurry. Ensuite l'Afghanistant est (re)venu bien plus tristement dans les mots des journalistes et j'ai bien compris que je n'étais pas prête à mettre les pieds en Afghanistan. Voyageons donc avec les papilles.
Du coup depuis j’ai un peu prospecté, j’ai emprunté un bouquin (en fait je n’ai pas encore pu me résoudre à le rendre à la bibliothèque) et, ce n’était pas prévu mais je pense que 2009 sera sur ces pages l’année de la (ré)habilitation de la cuisine afghane. Des recettes viendront au plus vite mais en attendant, une adresse parisienne de restaurant afghan où j’ai passé une délicieuse soirée avec Eleonora. En tous cas, si vous avez des infos et des recettes afghanes à partager avec moi, je suis toute ouïe...
A deux pas du sacré cœur, la devanture ne paie pas de mine et à l’intérieur c’est pire : je suppose que la décoration n’a pas dû évoluer depuis la création de ce restaurant… C’est vieillot, sombre, à base d’objets et de costumes traditionnels… et de vieilles photos défraîchies de paysages afghans. Dommage. La salle du sous sol est peut être plus conviviale : des poufs, des tapis pour un repas plus proche du sol et une ambiance peut être plus chaleureuse. Un décor pas terrible donc, un service minimaliste, silencieux et peu souriant mais correct pour le reste. Par contre le contenu des assiettes est parfait.
Une cuisine à base de légumineuses (pois chiches, lentilles, haricots rouges), où le yaourt est très présent (dans les plats comme les desserts), la viande la plus cuisinée est l’agneau (en ragoût ou en kabâb) et le riz est omniprésent (palao et tchalao). La cuisine afghane est une cuisine unique issue d’un subtil mélange des cuisines des pays voisins… Des plats parfumés comme en Inde mais sans le moindre côté hot ; on retrouve aussi l’Inde dans certains plats (les sambosas, les concombres au fromage blanc très proches de la raïta, les nân…), l’influence perse (safran, cardamome, pistache…), arabes (nombreux kabâb) et moyennes orientales (les dolmes, légumes farcis, le halva et les bakhlava) et mêmes quelques traces chinoises (les raviolis !). Tant d’influences et de mélanges pour une cuisine qui au final ne ressemble à aucune autre !
Je n’ai pas du tout noté les intitulés exacts des plats, mais il faut avouer qu’ils n’étaient pas toujours bien choisis/appropriés/appétissants (au choix) et sûrement pas sophistiqués, par exemple une des entrées intitulée quelque chose comme « Aubergines frites » mouais, dit comme ça, ça fait moyen envie mais en fait on a eu des aubergines délicieusement confites dans une sauce aux tomates et le tout nappé de yaourt. On a adoré.
On avait aussi partagé des rondelles de pomme de terre à l’ail servies froides dans une sauce tomate et elles aussi nappées d’une spirale de yaourt. Le dîner commençait bien…
Et il n’en a que mieux continué ; les ashak (raviolis aux poireaux, sauce tomate au bœuf haché et haricots rouges ; nappés de yaourt et parsemés d’un peu de menthe séchée finement « moulue ») que j’avais déjà découverts et adorés à Rouen étaient délicieux ! Je ne peux que vous conseiller de découvrir cette spécialité afghane.
Le deuxième plat que l’on a partagé c’était des nouilles (trop cuites, mais c’est vraiment le seul reproche que l’on peut faire à cette cuisine !) servies avec une sauce aux haricots rouges, pois chiches etc… Miam ! Sincèrement, au risque de me répéter courrez découvrir cette cuisine. Comme j'avais envie d'y goûter, en accompagnement, j’ai choisi un cheese naan qui était à tomber !
Côté dessert, on retrouve les parfums et les saveurs de la cuisine afghane : une glace à la cardamome, un coulis de fruits rouges et quelques pistaches… Le repas entier peut s'accompagner d'un thé à la cardamome qui ravira les plus dingues de cette épice!
L'Afghani
18, Rue Paul Albert
75018 Paris
Tel : 01 42 51 08 72
M° Château Rouge
Prix :
Entrée : +/- 5€
Plat : +/- 11€
Dessert : +/- 5€
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Depuis que j’ai commencé à écrire ici, je prends plaisir à partager avec vous quelques bonnes (ou moins bonnes) adresses de restaurants. Je ne me prends pas pour une critique gastronomique, je vous parle simplement de ces adresses comme j’en parle aux copains… Et si vous vous voulez faire pareil et partager avec d’autres vos bonnes adresses, le site « Mon Nuage » propose un concours : « Ton Restaurant Favori », il vous suffit de raconter un (ou plus !) restaurant qui vous a particulièrement marqué, en France ou à l’étranger avant la fin du mois… Choisissez vos plus beaux mots et illustrez les avec quelques photos si vous voulez… Je fais partie, avec d’autres, du jury et je serais ravie de découvrir quelques bonnes adresses à utiliser pendant les vacances ;)
mardi 10 mars 2009
Les sens en éveil? Pas sûr...
Ca doit être la troisième ou la quatrième fois que je vais manger à l'éveil des sens, au cœur de la petite France, et à chaque fois je n'aime pas vraiment et ne sors pas conquise... Pourquoi y retourner? Et bien c'est un peu la misère pour trouver un restaurant ouvert un dimanche (midi) à Strasbourg...
Certes, il y a des fleurs fraîches sur les tables mais le côté boiseries et déco pseudo campagnarde ne me plaît pas (un peu too much non les bottes de foin aux toilettes...?) et puis j'ai toujours du mal à trouver mon bonheur sur la carte qui fait la part belle aux abats ("Croustade d’abats de veau, œuf de caille et vinaigrette à la Kriek" ou "Terrine de ris de veau et jambon sec, salade de jeunes pousses vinaigrette à la Duvel") et aux viandes ("Filet mignon de veau façon grand-mère, pommes de terre farcies aux légumes d’hivers, jus corsé"): il y a trop peu de poisson et c'est un peu trop rustique à mon goût. Car oui, tout est une question de goût, le rustique sophistiqué doit avoir son public quelque part.
Mais ne vous méprenez pas, ce n'est pas vraiment de la cuisine tradi, le chef a une patte que je fini par reconnaître; l'influence belge notamment avec "Joue de boeuf braisée façon Carbonnade à la flamande, jus de cuisson à la Chimay, véritable frites Belges" et que l'on retrouve beaucoup au niveau des desserts que ce soit avec les speculoos (en crème brûlée), les bières (une glace à la Leffe) ou les gaufres de Liège... et il faut avouer que l'on trouve à sa carte des plats que l'on ne trouve pas forcément ailleurs ("Fricassée d’escargots aux herbes aromatiques en coque d’oignon sur une purée de pommes de terre au lard" ou "Palet de queue de bœuf aux poivrons confits, chantilly aux herbes et bisque de homard"), mais c'est juste que je n'apprécie pas vraiment (euh, qui veut goûter le mille feuille St Jacques et boudin pour me dire ce que ça vaut? - moi ça me fait peur -). Ca manque de légèreté, de finesse et peut être, avouons le, d'exotisme.
On a commencé par des amuses bouches pas vraiment parfaits: la souplette aux crustacés ou un truc du genre je crois, était servie froidasse, le sablé au parmesan était bon mais en même temps je sais aussi les faire... (Saviez-vous qu'avant d'être star du petit écran et de publier des livres de cuisine, Nigella - Lawson - a été critique gastronomique ?... et pour elle un restaurant valait le coup si elle ne pouvait pas refaire la même chose que ce qu'elle y avait mangé chez elle... et je pense un peu comme elle...)
J'ai choisi le boudin (ou plutôt j'ai accepté d'y aller à cause du boudin sinon rien ne me disait sur la carte) et c'était pas terrible disons le franchement. "Verrine de boudin Basque au piment d’Espelette aux pommes, poires et pommes de terre": un bocal avec au fond de la chair de boudin (le boudin n'était pas mauvais mais pas aussi bon que celui que l'on achète chez Frick Lutz) et au-dessus de la purée de pomme de terre (très moyenne, manquant de consistance et de goût) et... des quartiers de poires... pas épluchés. Alors ça, ça m'a sciée. Je suis désolée mais la texture de peau de poire, ce n'est pas bon. En plus c'était ultra gras (aspect bien luisant qui coupe un peu l'appétit...) c'est bien simple si le bocal n'avait pas été si chaud je l'aurai renversé pour en faire couler le jus gras. Et puis si, pour faire comme Nigella, j'avais cuisiné ce plat chez moi, j'aurais fait plus compoter et confire les lamelles d'oignon (et je les aurais émincé nettement plus finement) pour que ça fonde plus en bouche et puis j'aurais alterné les couches: boudin - purée & poires - boudin - purée et poires plutôt que d'avoir deux grosses épaisseurs (que l'on ne voit pas sur la photo malheureusement)...
Sinon, apparemment le "Carré d’agneau en croûte de pain d’épices, mœlleux au chèvre et carottes des Sables au cumin" a plu... Et j'y ai bu un vin blanc très sympa (ils vous vendent certains vins de la carte au centimètre, l'idée est bonne mais c'est un peu folklorique le ruban mesureur à table et bon entre 2 centimètres de début de bouteille et 2 centimètres de fin de bouteille y'a comme une différence non?), mais bon vous me connaissez, moi, les vins, c'est pas mon truc alors j'ai juste retenu que c'était un bordeaux blanc....
Je n'ai pas pris de dessert, quand j'ai entendu le serveur expliquer à la table de presque à côté qu'un financier c'était un peu comme une madeleine, ça m'a confirmé qu'il ne fallait mieux pas tester le cheesecake. De toute façon c'est de la cuisine qui tient au corps et les portions sont généreuses donc j'avais plus vraiment faim.
On a quand même eu des amuses bouche avec le café, un mini financier (pas bon, ils ne valaient pas ceux de Lilo) et un flan au nutella (très bon).
Pour ces tarifs je préfère aller ailleurs... et puis c'est un peu "plan-plan", c'est un restaurant où il faut prendre son temps, sachez le si jamais vous êtes un poil pressé ce jour là...
Mais moi je voudrais vraiment votre avis sur ce lieu si vous avez déjà testé (parce que mine de rien ça fait quand même quelques années que le restaurant existe), et si vous voulez tester, je vous conseille de demander la salle à l'étage, on y est plus tranquille et elle me semble plus claire, plus calme...
L'Eveil Des Sens
2, Rue Escarpée
67000 Strasbourg
Tel : 03 88 32 81 01
Tarifs:
Plat unique: 18 euros
Entrée et plat ou plat et dessert: 28 euros
Entrée, plat et dessert: 34 euros















































