jeudi 22 octobre 2009
Spaghettis d’hiver
Spaghettis d’hiver
Pour deux personnes :
200g de spaghettis (quantité à adapter selon l’appétit)
1 potimarron (ni trop petit ni trop grand)
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
Sel, poivre
Mélange d’épices du moulin « fruits alfresco » (mélange de tomates séchées, poivre noir, ail, clochettes de poivre, olives, oignon rouge, basilic...)
120g de lardons fumés
1 petite échalote (épluchée et finement émincée)
1 filet de miel
1 filet de whisky
2 champignons de Paris nettoyés et découpés en 6
80g de châtaignes*
20g de pignons de pin
1 cuillère à soupe de purée d’ail des ours à l’huile d’olive**
(crème liquide ou crème de soja, facultatif)
* Soit vous les achetez frais et vous les faites griller au four pour les éplucher et récupérer les châtaignes soit vous les achetez congelées ou en bocal mais pas en conserve.
** Soit vous la faite vous-même quand c’est la saison de l’ail des ours et vous la stockez au congélateur pour l’année, soit vous achetez un bocal à la ferme de Truttenhausen qui a un stand au marché du boulevard de la marne et à celui des petits producteurs les samedis matins à Strasbourg (et au marché des irréductibles producteurs au marché de Noël) (merci Flo pour la découverte !)
Préparer les dés de potimarron rôtis :
Laver et bien frotter la peau du potimarron (puisqu’une fois cuite elle se mange), équeuter le potimarron, le couper en quatre, l’épépiner puis détailler la chair en petits dés (selon l’envie et le temps, parfois j’épluche le potimarron, le résultat est tout aussi bon avec ou sans la peau, c’est juste différent).
Préchauffer le four à 190°C. Disposer les dés de potimarron sur la plaque du four, ajouter un filet d’huile d’olive, saler, poivrer, donner quelques tours de moulin de mélange d’épices (ou ce qu’il vous plaira) et enfourner pour 20 minutes à 190°C.
Préparer tout le reste :
Pendant ce temps, faire dorer à sec les lardons, quand ils commencent à dorer, les réserver, enlever le gras de la poêle si nécessaire, y remettre les lardons avec l’échalote, le miel et le whisky, laisser dorer. Réserver.
Faire dégorger dans la même poêle les champignons de Paris : ils doivent rendre de l’eau mais pas trop cuire, réserver avec les lardons.
Pour les châtaignes : si vous les avez fait griller vous pouvez les ajouter tels quel sortis de la coquille aux lardons et champignons, si ils sont en bocal, les rincer, les sécher et les faire dorer à sec avant de les ajouter au mélange lardons-champignons.
Faire dorer à sec les pignons de pin et les ajouter aux lardons et co. Ajouter à ce mélange la préparation à l’ail des ours et bien mélanger.
Au dernier moment, quand les dés de potimarron sont cuits, faire cuire les spaghettis al dente, les servir, une fois égouttés, avec le mélange lardon – champignon – châtaigne et compagnie et avec les dés de potimarron rôtis. Moi ça me va comme ça mais on peut aussi y ajouter un « schlouk » de crème (de soja ou normale).
jeudi 12 mars 2009
Stop à la choucroute, au baeckeoffe et à la tarte flambée : l’Alsace ce n’est pas que ça. La preuve (1)
Depuis quelques semaines, je sens le temps changer (ou est-ce de l'auto-persuasion?): le soleil est plus présent et j'entends les oiseaux gazouiller le matin quand je me lève peu après le jour... Et ben, c'est pas trop tôt! Parce que cet hiver, pour la première fois j'en ai eu marre de cette saison infinissable. Vraiment très marre: trop long, trop froid, trop mouillé: raz le bol! Quelle idée aussi d'habiter à Strasbourg, j'vous jure ;)
Du coup, pendant cet hiver infinissable, j'ai fait un petit retour vers la cuisine alsacienne qui était complètement adaptée à la météo locale. La cuisine alsacienne n'est pas forcément connue comme une cuisine glamour et sophistiquée, certes elle a un côté rustique mais elle est surtout relativement méconnue dès que l'on sort des grands classiques présents à la carte de tous les restaurants pour touristes. (Fleischschnaka, mon amour...) Une cuisine généreuse, copieuse, pas très light (vive la crème et le beurre... argh...) et qui tourne beaucoup autour de certains ingrédients clefs: les pommes de terre, le lard et le chou notamment (et puis ils mettent du persil partout!). Mais en cette période de criiiiise c'est aussi une cuisine très économique, bref elle a tous les atouts pour vous séduire actuellement ^_^
Donc si, comme moi, vous n'aimez pas le baeckehoffe et la tarte flambée (rassurez vous, j'adore la choucroute), essayez ces recettes alsaciennes avant la fin définitive de l'hiver (vu le temps qu'il a fait à Strasbourg hier, il n'est décidément pas fini celui là!)...
Les Käseknepfle (Quenelles au fromage)
C’était une de mes recettes fétiches au début de mes années d’étudiante : ultra facile, ultra rapide, pas cher du tout et surtout : réalisable avec des ingrédients que j’avais toujours dans mes placards.
Les recettes traditionnelles de Käseknepfle contiennent des quantités équivalentes de farine et de fromage blanc (dans certaines recettes il y a même plus de farine que de fromage blanc, la pâte est si ferme qu’on peut former un boudin que l’on découpe en tranches qui seront les knepfles), cependant au fil des essais j’ai fait évoluer la recette vers une forme plus légère : en diminuant la quantité d’œufs utilisée, on peut obtenir une recette avec une plus grande proportion de fromage blanc par rapport à la farine.
Personnellement je les fais toujours à la ciboulette par goût mais vous pouvez aussi très bien y ajouter du persil ou tout autre herbe fraîche qui vous fera plaisir.
On peut très bien ne pas faire dorer les knepfle après la cuisson dans l’eau bouillante, comme on peut aussi ne pas les servir avec des lardons mais plutôt nappées d’une sauce… mais je trouve que ces alternatives ont moins de goût, sont plus fades… j’aime bien cette association avec le lard fumé croquant. Le raifort est facultatif, mais il apporte du peps et une petite touche de fraîcheur.
Pour 3 à 4 personnes selon l’appétit
500g de fromage blanc (0% possible)
240g de farine
2 œufs battus en omelette
Sel et poivre
Ciboulette (lavée, séchée, finement ciselée)
300g de lardons (fumés)
Un peu de raifort frais
Dans un grand bol, mélanger le fromage blanc, la farine, les œufs. Ajouter ensuite le sel, le poivre, la ciboulette, mélanger. Réserver.
Dans une poêle, faire revenir les lardons jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés et très croustillants. Les éponger sur du papier absorbant, ne pas laver la poêle puis remettre les lardons dans la poêle, réserver.
Dans un fait-tout, porter une grande quantité d’eau à ébullition, à l’aide d’une petite cuillère, prélever une quenelle de préparation au fromage blanc, à l’aide d’une seconde cuillère à café, pousser cette quenelle dans l’eau bouillante. Répéter l’opération jusqu’à épuisement de la pâte, cependant je conseille de ne pas mettre toutes les quenelles à cuire en même temps dans le fait-tout, opérer en deux ou trois fois pour que les quenelles ne se collent pas entre elles. Il faut cuire les quenelles plus ou moins 5 minutes. Elles vont remonter toutes seules à la surface, quand elles sont à la surface, les laisser cuire encore quelques minutes (contrairement à des pâtes, les quenelles ne peuvent pas vraiment être trop cuites) puis les récupérer à l’aide d’une écumoire et laisser égoutter dans une passoire. Effectuer la seconde « fournée » et ainsi de suite (pas besoin de changer l’eau).
Bien égoutter les quenelles puis les faire dorer et réchauffer sur feu doux dans la poêle où l’on aura fait dorer les lardons.
Servir dans les assiettes, râper dessus un peu de raifort frais et accompagner d’une salade verte.
Salade de pomme de terre tiède à l’Alsacienne
La
douceur et l’onctuosité des pommes de terre contrebalancées par un
mélange d’acidulé - piquant (la vinaigrette) et de croquant (les
échalotes crues, les cornichons, la fleur de sel). Cathy, cette recette est pour toi !
Pour 3 personnes :
9 pommes de terres (fondantes, pour purées) (750g de purée une fois les pommes de terres cuites et épluchées)
8 petits cornichons
1 ou 2 échalote(s) (selon leur taille)
1 bâtonnet de bouillon Kub
De la ciboulette (lavée, séchée, ciselée)
Fleur de sel
Pour la vinaigrette :
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
2 cuillères à soupe de melfort (à défaut du vinaigre de cidre)
1 cuillère à soupe de moutarde
Sel et poivre
Pour accompagner :
Des knacks (mais des vraies, pas des trucs herta hein…) et une salade verte
NB
: naturellement toutes les variantes sont possibles, on peut y ajouter
du persil, des pluches de céleri et pour les puristes, du beurre :-)

Remplir un fait-tout d’eau, y plonger les pommes de terre et les faire cuire à feu fort.
Quand
les pommes de terre sont cuites (la lame d’un couteau les traverse
facilement), réserver hors du feu dans l’eau de cuisson afin de
maintenir les pommes de terre au chaud.
Pendant ce temps, découper les cornichons en rondelles. Réserver.
Eplucher l’échalote, la couper en deux dans la longueur et émincer finement en demies rondelles. Réserver.
Faire chauffer 500mL d’eau, y dissoudre le bouillon kub et réserver (on n’utilisera pas tout le bouillon).
Réaliser
la vinaigrette en mélangeant tous les ingrédients. La vinaigrette
contient pas mal de vinaigre et de moutarde pour apporter du piquant à
la salade.
Au
dernier moment, faire cuire les knacks et éplucher les pommes de terre,
les mettre dans un saladier, les écraser à la fourchette, y ajouter les
cornichons, l’échalote, la ciboulette, de la fleur de sel (pas de sel
fin, la fleur de sel apportera un peu de croquant en plus !), la
vinaigrette et mélanger vivement. Ajouter ensuite un peu de bouillon
petit à petit jusqu’à avoir la texture voulu (ici j’ai ajouté seulement
entre 50 et 100mL de bouillon).
Manger tiède, sans plus attendre.
Brot Knepfle (Quenelles de pain)
Une recette du livre "Knepfle, ravioles, pâtes et galettes" de Thierry Kapler
Ce livre est une petite merveille si comme moi vous êtes une fanatique de knepfle! C'est aussi une chouette façon de découvrir la cuisine alsacienne par les chemins buissonniers.
Pour une vingtaine de quenelles :
250g de pain
500mL de lait (demi écrémé)
2 échalotes (ou 1 gros oignon)
1 filet d’huile d’olive
2 œufs
150g de farine
Persil, ciboulette (lavés, séchés et finement émincés)
Sel, poivre
Noix de muscade râpée
Pour le pain, faites avec ce que vous avez chez vous (c’est le but !) moi j’aime bien y mettre un peu de pain au seigle, mais ça ne change pas la recette ; cette fois ci j’avais mis un morceau de pain au seigle rassis et un morceau de pain « classique » du jour.
Couper le pain en demies tranches bien épaisses et les faire tremper dans le lait.
Je mets les morceaux de pain rassis dans une casserole, je les arrose de lait, quand le pain a commencé à ramollir, je mets les morceaux de pain dans un plat à tarte, j’y ajoute les morceaux de pain « frais » et j’arrose avec le lait qui est dans la casserole. (Mais le lait n’est jamais chauffé…), je laisse ensuite les morceaux de pain continuer à s’imbiber.
Éplucher et émincer finement les échalotes ; dans une poêle, faire chauffer un filet d’huile d’olive sur feu doux et y faire dorer les échalotes. Réserver.
Récupérer les morceaux de pain, les presser/essorer entre vos mains pour enlever le surplus de lait.
Dans un grand bol, battre les œufs en omelette et y émietter le pain mouillé, bien mélanger puis ajouter la farine, les herbes (soyez généreux) et les échalotes (ne pas nettoyer la poêle où l’on a fait revenir les échalotes, elle va servir). Saler, poivrer et ajouter un peu de muscade. Bien travailler la préparation pour obtenir une pâte homogène.
Dans une grande casserole, porter une grande quantité d’eau salée à ébullition. Quand l’eau bout, baisser un peu le feu pour avoir une eau à faibles bouillons.
À l’aide de deux cuillères à soupe façonner des quenelles de préparation en tassant un peu la préparation, déposer les quenelles dans l’eau bouillante, procéder en deux étapes si nécessaire pour ne pas mettre trop de quenelles en même temps dans la casserole. Laisser les quenelles cuire 8 à 10 minutes (même si les quenelles remontent à la surface avant, laisser cuire 8 à 10 minutes), égoutter et faire dorer sur feu doux dans la poêle où les échalotes ont dorés.
On peut, comme pour les Käseknepfle les servir avec des lardons grillés et un peu de raifort mais on peut aussi les manger telles quelles avec simplement un bonne salade verte (dans ce cas, compter autour de 6 à 8 quenelles par personne).
dimanche 25 janvier 2009
Ils sont fous ces japonais!
Je suis d'humeur nostalgique et mélancolique ces jours ci... certaines sauront très bien pourquoi.
Dans quelques heures, celle pour qui nous avons passé une matinée en cuisine à rire, stresser, piaffer, trépigner, rouler et encore rouler quittera la salle d'embarquement et fera jouer son visa...
En attendant de trouver le temps (et l'envie) de vous expliquer le plus clairement possible (hum, pas facile...), comment vous amusez vous aussi comme des petits fous avec du riz et des algues, petit aperçu en photos...
Une forme géométrique, une planche à voile (si si!), un papillon, une fleur...
C'est pas parfait mais on était trop fières de nous!
Et puis c'était bien meilleur que ce que l'on craignait
Et puis surtout, elle a aimé ;)
mardi 18 novembre 2008
Gratin de macaronis au foie gras: régressif chic!
Tout est dans le titre et c'est ce que j'aime: associer le côté régressif du gratin de macaronis à celui plutôt chic du foie gras! Une recette que j'ai déjà faite plusieurs fois (merci le foie gras maison de Little So'!) mais sans jamais la publier ici car généralement le gratin disparaissait bien trop vite. Miss Colloc' était plutôt fan et elle s'est même plutôt bien approprié la recette =)
C'est de la vrai confort food, n'y résistez pas!
Gratin de macaronis au foie gras
Recette d’un ancien cuisine et vin de France
Pour 3 personnes :
500mL de lait
250g de macaronis longs (cf photo)
25g de beurre
15g de farine
100g de foie gras (mi cuit)
Sel & Poivre
20g de parmesan
Porter le lait à ébullition. Réserver.
Faire cuire les macaronis dans de l’eau bouillante salée en suivant le temps de cuisson indiqué sur le paquet de pâtes (les macaronis doivent être al dente). Egoutter les macaronis et les verser ensuite dans un saladier, les arroser avec la moitié du lait encore chaud, mélanger et réserver.
Préchauffer le four à 210°C.
Beurrer un plat à cake (de la longueur des macaronis, c’est l’idéal).
Préparer la béchamel : faire fondre le beurre dans une casserole, y ajouter la farine, mélanger avec une cuillère en bois pour obtenir une boule de pâte que l’on fait rouler. Verser le reste du lait chaud en filet, sans cesser de fouetter sur feu doux. On obtient une béchamel. Ajouter le foie gras, mélanger jusqu’à ce qu’il fonde ; saler (peu) et poivrer.
Dans le moule à cake, ranger une double couche de macaronis (égouttés), veiller à bien les aligner. Ajouter de la béchamel au fois gras dessus, ajouter une nouvelle couche de macaronis bien rangés dessus et poursuivre ainsi en alternant macaronis et la béchamel au foie gras. Finir par une couche de béchamel, râper le parmesan et le saupoudrer sur la surface du moule.
Faire cuire/gratiner 20 minutes.
A noter:
- Les macaronis longs ne sont pas obligatoires mais le résultat est plus joli avec les longs qu'avec les courts. Par contre, aucun doute: c'est aussi bon avec des macaronis courts que longs!
- Pas de publicité mensongère: il est impossible de couper de belles tranches de ce gratin au sortir du four. Par contre si vous êtes du genre maniaque ou si vous avez des restes pour le lendemain (j'ai des doutes sur la possibilité de restes mais bon...), on coupe très facilement des tranches de gratin quand ce dernier est froid (le foie gras fige alors le gratin), que l'on peut très bien réchauffer à la poêle. Mais bon, qu'importe, c'est tellement bon!
- Pour une autre recette de pâtes au foie gras, je vous conseille les spätzles sauce foie gras et thé fumé chez "Tiens voilà du boudin"... C'est très chic aussi!
vendredi 19 septembre 2008
Que faire avec... les crozets?
Quand j'avais envoyé des crozets de Savoie à Ninnie, j'avais réalisé que jamais je n'en avais acheté/mangé/cuisiné... Du coup, j'ai mis un paquet pour moi dans mon cabas... Au début je ne savais pas trop quoi en faire et puis finalement, en allant à droite et à gauche, je les ai cuisiné et j'en ai même racheté... Et toi Ninnie, tu les as mangé comment tes crozets?
(Les crozets sont des petites pâtes carrées fabriquées à partir de farine de blé et de farine de sarazzin. Si vous voulez les faire vous même, une recette par ici.)
Gratin de crozets aux petits poireaux nouveaux
D'après une recette vue par ici.
120g de crozets
1 poignée de poireaux nouveaux
Huile d’olive
Sel et poivre
50g de beaufort
100g de crème liquide
Faire cuire les crozets comme des pâtes et comme indiqué sur le paquet.
Pendant ce temps, laver minutieusement les poireaux puis les faire revenir dans un fait tout dans un peu d’huile d’olive, ajouter ensuite un petit fond d’eau pour les recouvrir à moitié, les cuire à découvert puis à couvert afin qu’ils soient tendres mais encore légèrement croquants. Saler et poivrer.
Dans une casserole, faire fondre la moitié du beaufort dans la crème, mélanger.
Quand les crozets sont cuits, les égoutter et les mélanger à la sauce au fromage.
Verser un tiers des crozets dans un moule à cake, ajouter les poireaux puis les recouvrir avec le reste des crozets. Recouvrir le tout avec le reste du beaufort découpé en lamelles.
Faire gratiner.
Crozetto
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
1 petite gousse d’ail
1 oignon nouveau
120g de crozet
1 verre de vin blanc
Autour de 380mL de bouillon de volaille
1 pincée de thym
2 tomates séchées hachées longitudinalement
Sel, poivre
Quelques feuilles de roquette
Copeaux de parmesan
Peler et hacher finement l'oignon et l’ail. Sur feu moyen, les faire revenir dans l’huile d’olive dans un fait-tout. Y ajouter les crozets, bien mélanger pour qu’ils soient luisants
d’huile d’olive. Ajouter le verre de vin blanc et mélanger jusqu’à évaporation.
Ajouter une pincée de thym dans le bouillon de volaille ; ajouter ensuite ce bouillon, louche par louche dans les crozets. Après chaque louche, mélanger bien et une fois que tout le liquide s’est évaporé, ajouter la louche suivante. Continuer comme ça jusqu’à ce que les crozets soient cuits. En fin de cuisson, saler (modérément) et poivrer, ajouter les lamelles de tomates séchées.
Servir et saupoudrer de roquette et de copeaux de parmesan.
Crozets aux légumes et au jambon
Un plat rapide et complet pour les jours de flemme…
Une recette d’Audrey, à peine adaptée.
Pour une personne :
70g de crozets
100g de brunoise de légumes (Merci Picard !)
2 tranches de jambon blanc
180-200mL d’eau très très chaude (1,5 verres)
½ cube de bouillon de légumes
20g de beurre
4 cuillères à soupe de farine
Faire cuire les crozets comme indiqué sur le paquet (20 minutes).
Pendant ce temps, faire décongeler la brunoise de légumes et découper le jambon en petits dés.
Dissoudre le bouillon de légumes dans l’eau très chaude. Réserver.
Dans une petite casserole, faire fondre le beurre, ajouter ensuite hors du feu la farine, mélanger avec une cuillère en bois pour former une petite boule. Remettre sur le feu et ajouter ensuite petit à petit un peu de bouillon de légume. Comme pour réaliser une béchamel mais le lait est remplacer par du bouillon de légume. Quand la sauce a l’épaisseur souhaitée, réserver hors du feu.
Quand les crozets sont cuits, les égoutter, y ajouter les légumes, le jambon et +/- 5 cuillères à soupe de la sauce réalisée (plus ou moins de sauce selon les goûts). Goûter et ajouter si nécessaire du sel et du poivre (mais avec le cube de bouillon, ça ne sera sans doute pas nécessaire)
vendredi 23 mai 2008
Raviolis au poulet et au fromage de brebis, sauce fleurie mais piquante
C'est une
idée de N. tout ça, cette sauce, ces raviolis... sur ce coup là je ne suis que le scribe... et celle qui lui a montré comment faire de la pâte à nouilles et des raviolis. Manque de pot le jour où N. a décidé de faire ces raviolis mon laminoire était en vadrouille (faut dire que c'est un truc que j'utilise tellement souvent - pour ne pas dire que je ne l'ai jamais étrenné - que je n'hésite pas à en faire profiter les courageux qui veulent se lancer dans les raviolis maison) alors on a fait sans et ça marche très bien aussi.
N. a eu cette idée au retour d’une cueillette d’ail des ours… L'ail des ours c'est quasi fini pour cet année mais on a encore déniché quelques feuilles et surtout un gros bouquet de fleurs en Lorraine. Bizarrement la végétation est toujours en retard en Lorraine par rapport à Strasbourg... Quand les magnolias strasbourgeois sont déjà en fleurs, en Lorraine, ils sont encore en boutons...
Cette sauce aux
fleurs d’ail des ours est très piquante et son goût n’est pas du tout
celui de l’ail des ours; c’est un piquant très intéressant
qui n’a rien à voir avec le piment. Cette sauce est à compléter avec un filet de miel, touche finissant parfaitement le tout. Si la saison de l'ail des ours est dépassée et que vous avez quand même envie de raviolis, ils s'accommodent très bien avec une autre sauce, naturellement...
Pour environ 25 grands raviolis
Pour 2 à 3 personnes selon les appétits
Pour la pâte à raviolis (pâte à pâtes):
200g de farine
1 pincée de sel
2 œufs
1 filet d’huile d’olive
Pour la farce:
2 blancs de poulet
Un filet d’huile d’olive
Sel & Poivre
Un voile de sucre
+/- 150g de brebis basque
1 oignon épluché et émincé très finement
3 bonnes cuillères à soupe de ricotta
On commence par réaliser la pâte (puisqu’elle doit reposer 1H) :
Le principe de la pâte à pâtes c’est 1 œuf pour 100g de farine.
Mélanger la farine et un peu de sel et ajouter les œufs. Mélanger bien puis ajouter un filet d’huile d’olive. Mettre les mains dans le saladier et malaxer et encore malaxer pour obtenir une pâte bien lisse. Une fois que la pâte est lisse, l’emballer dans du papier film et la mettre 1H au frigo.
Réalisation de la farce :
Emincer les blancs de poulet en morceaux de taille moyenne, les faire dorer dans l'huile d’olive, saler, poivrer, et ajouter un voile de sucre pour qu’ils caramélisent très légèrement. Hacher ces morceaux de poulet très grossièrement au mixeur. Réserver.
Découper en dés le fromage et le hacher finement au mixeur (au mixeur, ça ne veut pas dire râper le fromage !). Réserver.
Faire dorer et fondre l’oignon dans un peu d’huile d’olive.
Dans un saladier mélanger le poulet, le fromage, l’oignon, la ricotta.
Réserver. (Essayer de ne pas trop en manger à la cuillère, histoire qu’il en reste pour les raviolis ^^)
Réalisation des raviolis :
Étaler la pâte le plus finement possible sur un plan de travail légèrement fariné. Si vous avez un laminoire l’opération sera plus rapide et plus efficace. Personnellement je fais ça sur une toile cirée et je considère que la pâte est assez fine quand je vois les motifs de la toile cirée en transparence.
Découper ensuite des disques de pâte à l’aide d’emporte-pièce ou de verres tout simplement.
Pour chaque ravioli, il faut découper un petit cercle (6 centimètres de diamètre ici) et un autre un peu plus grand (7 centimètres de diamètre ici). Prélever une petite cuillère de farce, façonner avec la farce une petite boule en tassant bien la farce entre les doigts. Déposer la farce au milieu du petit disque. Humidifier vos doigts avec un peu d’eau et mouiller le bord du petit cercle, autour de la farce. Déposer le plus grand disque sur le plus petit. Souder en appuyant avec vos doigts tout autour et souder ensuite une deuxième fois à l’aide d’une fourchette, en plus ça fera de jolies stries en bordure des raviolis. (Les photos sont là pour vous aider à comprendre ce que je raconte)
Cuire dans l'eau bouillante salée 7 à 8 minutes.
Je pense que si vous utilisez un laminoire la pâte sera plus fine et donc la cuisson plus courte, surveillez ! Idem si vous n’avez pas assez étalé votre pâte : elle sera plus épaisse et la cuisson plus longue.
Deux suggestions de dégustation :
- Soit simplement avec un filet d’huile d’olive et du parmesan fraîchement râpé. Simple et efficace.
- Soit avec un peu de sauce aux fleurs d’ails des ours (recette plus bas) et un filet de miel. Plus inhabituel. La sauce (un peu comme un faux pesto) est si piquante qu’il faut la diluer dans un peu de crème liquide, et elle est à associer obligatoirement à un filet de miel, touche sublimant le tout (je sais, je radote).
Pour la sauce piquante & fleurie :
Les quantités sont approximatives, c'est N. qui cuisine ;)
Fleurs d’ail des ours, un bol
Quelques feuilles d’ail des ours
Huile d’olive, au jugé
Eau, très peu (quelques cuillères à café)
Paprika doux, une pincée
Noisettes, une petite poignée
Sel
Crème liquide
Miel
Dans le bol du mixeur, mixer les fleurs et les feuilles d’ail des ours, ajouter un peu d’huile pour obtenir une consistance pâteuse, ajouter un peu d’eau (pas trop) pour émulsionner la préparation. Mixer puis ajouter ensuite un peu de paprika, les noisettes et saler. Mixer. Goûter pour éventuellement rectifier l’assaisonnement.
Prélever un peu de cette préparation et la diluer dans une quantité à peine plus faible de crème liquide.
Napper les raviolis d'un peu de cette sauce et d'un filet de miel.
lundi 21 avril 2008
Pour changer des carbo, des bolo ou des pesto…
Ah les pâtes ! Y’a t-il plus universelle ? Elles plaisent à tout le monde et se déclinent à toutes les sauces et c’est quand même le plat favoris des étudiants dans la catégorie rapide et pas cher ;-)
Ici une recette qui change (un peu), ultra rapide, simplissime et délicieuse...
Pâtes au gorgonzola et aux chips de jambon de Parme
Je me suis inspirée de deux recettes, une chez Milk & Cookies et l'autre chez Choupette.
Deux blogs que j'apprécie particulièrement, si je pense que vous connaissez déjà Choupette et son Péché de gourmandise, n'hésitez pas à découvrir Milk & Cookies...
Pour deux personnes :
Quantité de pâtes pour deux personnes (selon votre appétit)
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
1 gousse d’ail épluchée
1 pincée de thym
3 tranches de jambon de parme (ou autre du genre) en lamelles
60mL crème liquide
50g gorgonzola
Muscade
Poivre noir du moulin
Temps de réalisation : celui de faire bouillir eau + celui de faire cuire les pâtes :)
Réaliser la sauce pendant que l’eau chauffe puis pendant que les pâtes cuisent.
Faire chauffer l’huile d’olive dans une poêle, y râper une gousse d’ail et y ajouter le thym ; faire un peu revenir puis y ajouter les lamelles de jambon. Faire revenir le jambon recto verso jusqu’à ce qu’il soit bien grillé.
Prélever les chips de jambon et les réserver (les éponger avec un peu de sopalin au passage).
Déglacer la poêle avec la crème, y ajouter ensuite le gorgonzola et faire fondre sur feu tout doux. Laisser doucement épaissir.
Egoutter les pâtes, les mélanger à la sauce, dresser puis saupoudrer d’un peu de muscade et de poivre ; ajouter ensuite les chips de jambon.
Y'a t-il plus simple?
vendredi 11 avril 2008
Gnocchi de vitelotte à la sauge et au citron
Pas très compliqué
Pas très long
Et surtout délicieusement parfumé...
Le mélange citron & sauge: miam!
Plat pour 2 personnes (assez copieux):
Une quinzaine de pommes de terre vitelottes* (+/- 300g de purée de vitelottes une fois cuites & épluchées)
5 cuillères à soupe d’huile d’olive + 1 filet
100g de farine de blé
Sel & Poivre
Une bonne poignet de feuilles de sauge fraîches (15g)
1 citron jaune (zeste +jus)
* Les pommes de terre vitelottes sont des pommes de terre à chaire violette. On en trouve de plus en plus sur les marchés et même dans certains supermarchés. Elles n'ont pas un goût différent des autres mais par leur couleur elles apportent une touche colorée très ludique aux plats. Si vous n'en trouvez pas, utilisez des pommes de terres basiques (pour purée), ça n'en sera pas moins bon :-)
Faire cuire les pommes de terre dans un fait tout plein d’eau salée. Quand elles sont cuites mais pas trop tendres, les égoutter, les laisser un peu refroidir, les éplucher et les transformer en purée. Ici j’ai obtenu un peu plus de 300g de purée de vitelottes. Comme les pommes de terres sont cuites mais pas trop, un peu de force sera sans doute nécessaire pour les transformer en purée. Je choisis de ne pas trop cuire mes pommes de terre car de cette façon je n’ai pas besoin d’ajouter trop de farine. Plus vos pommes de terres seront très cuites plus il faudra ajouter ensuite beaucoup de farine.
Mettre la purée dans un bol, y ajouter l’huile d’olive et bien mélanger pour obtenir une purée souple et parfumée. Ajouter ensuite la farine et un peu de sel et de poivre, jusqu'à obtention d'une pâte homogène et souple (si vos pommes de terres sont plus cuites que les miennes il faudra ajouter plus de farine : jusqu’à ce que vous puissiez former une boule de pâte).
Porter à ébullition une grande quantité d’eau salée dans un fait tout.
Prélever un morceau de pâte, rouler en boudins et le découper en morceaux d'environ 1cm de long (enfin, de la longueur que vous voulez). Strier les gnocchis avec le dos d’une fourchette si ça vous amuse. Les mettre dans l’eau bouillante salée, les gnocchis sont cuits quand ils flottent à la surface. Égoutter et réserver.
Laver, sécher et émincer très finement (en lamelles) les feuilles de sauge. Les faire revenir avec le zeste du citron finement râpé dans un filet d’huile d’olive. Quand les feuilles sont dorées et l’huile parfumée, ajouter 1/3 du jus du citron, laisser encore un peu mariner le tout dans la poêle sur un feu doux, saler, poivrer et y faire ensuite réchauffer les gnocchis (ou les faire dorer si vous préférez une coque un peu croustillante). Goûter et rectifier l’assaisonnement en sel et poivre si nécessaire.
Servir immédiatement.
Râpez un fromage sec italien au dessus de votre assiette encore fumante si vous le souhaitez.
D'autres recettes de gnocchi:
Gnocchi de patate douce, pesto de roquette
Gnocchis de pomme de terre aux épinards, orange et pignons (cuisson vapeur)
D'autres recettes avec les vitelottes:
Frites de pommes de terre vitelottes
Salade de pommes de terre colorée
vendredi 4 avril 2008
Quand j'ai la flemme... (mon riz cantonnais)
Pour deux bols de riz
Faire cuire (si possible au rice cooker, c'est meilleur et c'est sans hésiter L'ustensile indispensable dans ma cuisine, d'ailleurs pour preuve, quand on s'en mis en colloc' avec Miss Colloc', c'est le seul truc qu'on avait en double - c'est dire si c'est indispensable) 150g de riz thaï.
Quand le riz est cuit, y ajouter 100-120g de petits pois cuits (frais et cuits ou congelés décongelés mais surtout pas en conserve!). Mélanger et réserver (le rice cooker maintient tout ça très bien au chaud).
Découper 3-4 tranches de jambon blanc en petits dés, les faire un peu revenir dans un filet d'huile d'olive, ils vont un peu dorer. Ajouter au riz & petits pois et réserver toujours au chaud si possible. Fouetter les deux œufs dans un petit bol, assaisonner en sel et poivre et les verser ensuite dans la poêle encore chaude, les brouiller rapidement et ne surtout pas les cuire entièrement, retirer du feu quand les œufs sont brouillés ultra baveux, ajouter alors dans la poêle le riz aux petits pois et jambon, mélanger bien pour répartir uniformément tous les ingrédients. Goûter et rectifier si nécessaire et sel et poivre.
Servir.
Un autre bol de riz?
dimanche 24 février 2008
Des révélations tonitruantes sur mes lubies (et des raviolis)
Parfois je me demande d’où sortes ces « trucs » et là j’avoue que j’étais bien décidé à outrageusement snober toutes les d
emandes visant à me faire dévoiler six trucs les plus inintéressant possibles… Mais force est de constater qu’elles se sont toutes liguées et suite aux pressions de Barbinou, Babeth, Emilie, Mika, Nine, Doucinette, Chouquette, Aurélie, La reine des tartes (chouette nouveau blog en passant, allez donc y jeter un coup d'œil), Noémie, Lulu, Cocotte (une autre pandan addict) et Delf je cède (en espérant n'avoir oublié personne). Mais – parce que ce genre de truc déboule toujours en même temps – je décline à l’avance (et en retard) les propositions d’associations de saveurs (pour la bonne et simple raison que vous les trouverez déjà ici) et celle de blogger award - merci!- (pour la bonne et simple raison que vous les trouverez déjà ici)
Je suis une maniaque des boîtes. Je mets tout en boîte, en pot, en bocaux. Le thé of course dans de jolies boîtes japonaises recouvertes de papier washi, le sucre et le riz dans des boîtes de penne de cecco, les quartiers de vache qui rit dans leur boîte, et je n’ai eu de cesse avant que la moindre de mes épices ne soit en pot, c’était ma dernière lubie en date, maintenant que c’est chose faite, je crois que je vais m’occuper des farines ^^ Une grande manique de
la boîte… et du rangement *** J’aime ranger. C’est même une grande passion. Tout organiser, tout classer pour que ce soit clair et ordonné, j’adore ! Que mes boîtes à épices, mes classeurs, mes chaussures, mes livres, mes disques soient bien alignés, c’est indispensable. Mais, si j’adore ranger, faire le ménage, j’avoue, c’est pas mon dada alors je me dis que quand c’est bien rangé ça fait tout de suite plus propre ^_^ *** Jamais sans ma thermos de thé. Elle bouge avec moi, de la cuisine au bureau, du bureau à la bibliothèque… toujours du thé vert aromatisé, souvent des saveurs fleuries et à peine fruitées… comme celles ci. *** Des listes, des listes, toujours des listes. Pour tout et tout le temps. L’impression d’avoir ensuite les idées plus claires, savoir que l’on ne va rien oublier et la satisfaction, ensuite, de pouvoir rayer un par un les éléments de la liste… *** Le blog, internet et tout ce qui a trait à l’informatique chez moi est réalisé sur un mac, et je ne changerai (retournerai en arrière) pour rien au monde. La pomme, une fois qu’on y a goûté, on ne peut plus s’en passer, d’ailleurs, vous devriez essayer… (et d’ailleurs, maman, tu aurais dû acheter un mac… t’aurai moins de problèmes) *** Quand j’ai une idée en tête, je ne l’ai
(malheureusement) pas ailleurs…
Naturellement je ne refile la patate chaude à personne (vous pouvez me remercier ^^)
Sans transition ni rapport aucun... mais d'un intérêt nettement plus certain...
Les raviolis au saumon et au chèvre frais de Miss Tiny
La recette initiale de Miss Tiny à base d'aneth c'est par ici.
Il faudra... les proportions ne sont pas très exactes, adaptez à vos appétits...
Feuilles de lasagne fraîches
200g de purée de pomme de terre maison
150g de chèvre frais
Ciboulette ciselée
Tranches de saumon fumé
Fleur de sel
Baies roses concassées
Huile d'olive

Cuire les feuilles de lasagne dans de l'eau bouillante salée. Égoutter délicatement
Mélanger la purée de pomme de terre tiède, le chèvre frais et la ciboulette ciselée. Saler si la purée ne l’est pas déjà.
Déposer
des tas de purée au chèvre sur les feuilles de lasagne. La taille des
tas dépendra de la taille que vous voulez donner à vos raviolis.
Recouvrer des tranches de saumon fumé, presser un peu les tranches de
saumon fumé avec vos doigts pour qu'elles épousent les petits tas de
purée. Découper chaque ravioli de la taille désirée à l'aide d'une
roulette dentelée.
Servir avec de la salade verte assaisonnée, ajouter sur les
raviolis un filet d’huile d’olive, un peu de fleur de sel et des baies
roses fraîchement moulues
Un délice.
C’est simple, vite préparé et délicieux.





































