jeudi 26 novembre 2009
Brunch entre copines - La brioche
Je ne me voyais pas faire un brunch sans brioche (c'est un peu mon nouveau dada, vous l'aurez compris!) mais j'ai opté pour une brioche salée, pour changer et puis parce que nous avions déjà de quoi tartiner le sucré... J'ai choisi le chinois salé de Mingou qui me faisait de l'œil depuis belle lurette, il est très bon et fait plus partie de ce que j'appelle les brioches sèches, par opposition aux brioches humides... Alors choisissez en fonction de vos goûts (la couronne salée de Fidji est, elle, plutôt une brioche humide), là encore les filles n'ont pas laissé une miette de reste!
Le chinois aux lardons et au fromage de Mingou
Pour la brioche:
3 jaunes d'œufs
85g de beurre ramolli
1 cuillère à café de sel
1 cuillère à café de sucre
165mL de lait un peu tiède
375g de farine
18g de levure fraîche
Pour la garniture:
100g de lardons fumés
100g de beaufort râpé
1 échalote pelée et finement émincée
Graines de pavot
Ajouter dans la cuve de la map les ingrédients dans l'ordre suivant: les jaunes d'œufs, le beurre mou en morceaux, le sel, le sucre, le lait (tiède mais pas trop chaud sinon il va tuer la levure), la farine et enfin la levure émiettée. (Selon la map, il faudra adapter l'ordre des ingrédients). Mettre dans la map programme « pétrissage et levée uniquement », qui chez moi correspond à une demi-heure de pétrissage et 1h30 de levée
Pendant que la pâte lève, faire griller les lardons dans une petite poêle, égoutter sur du papier absorbant. Réserver. Sur feu doux, faire dorer l'échalote dans un peu d'huile, réserver avec les lardons.
Quand la pâte a levée, l'étaler en rectangle sur un plan de travail fariné (environ 30 x 40 cm), garnir de fromage râpé et du mélange lardons/échalote. Rouler ensuite la pâte puis couper le boudin obtenu en huit tranches, les déposer dans un moule à charnière ou un moule rond beurré. Saupoudrer de pavot.
Au four vapeur: Faire lever la pâte 20 minutes dans un four en position étuve/40°C. Au bout de ce temps, sortir la brioche du four, la laisser dans un endroit à l'abri des courants d'air le temps de préchauffer le four en position combiné vapeur/180°C puis enfourner pour 20 minutes.
Sans four vapeur: Laisser lever la brioche à l'abri des courants d'air dans un
endroit tiède, quand la brioche a levée enfourner 30 minutes à 180 °C.
mercredi 25 novembre 2009
Brunch entre copines - Les muffins
La saga du brunch continue...
Muffin aux framboises et au chocolat noir
Pour 6 à 8 muffins selon la taille de vos moules:
120g de farine
50g de sucre
une pincée de sel
½ sachet de levure
80g de chocolat noir dessert découpé en petit morceaux
1 oeuf
½ pot de yaourt (75g)
100mL de lait
130g de framboises (congelées possible mais alors décongelées et bien égouttées)
Dans un bol, mélanger la farine, le sucre, le sel et la levure. Ajouter le chocolat concassé.
Dans un autre bol, mélanger l'œuf, le yaourt, le lait et les framboises.
Verser le mélange humide dans le mélange sec et mélanger sans trop insister (avec une fourchette).
Remplir les moules de votre choix.
Cuire 20 minutes à 180°C.
Muffin au matcha et au chocolat blanc
Pour 6 à 8 muffins selon la taille de vos moules:
120g de farine
50g de sucre
une pincée de sel
½ sachet de levure
2 cuillères à soupe de matcha
80g de chocolat blanc dessert découpé en morceaux
1 oeuf
½ pot de yaourt (75g)
100mL de lait
Un peu de sésame noir
Dans un bol, mélanger la farine, le sucre, le sel, la levure et le matcha. Ajouter les morceaux de chocolat.
Dans un autre bol, mélanger l'œuf, le yaourt et le lait.
Verser le mélange humide dans le mélange sec et mélanger sans trop insister (avec une fourchette).
Remplir les moules de votre choix, saupoudrer de sésame noir.
Cuire 20 minutes à 180°C.
******
Apparemment il y a des problèmes avec les commentaires: on m'a dit que certains commentaires sont publiés puis parfois disparaissent... Alors je ne sais pas du tout du tout à quoi c'est dû et je n'ai malheureusement aucun moyen de le savoir (c'est canalblog qui gère...) mais sachez que je ne supprime aucun commentaire (sauf parfois des spams publicitaires ou des commentaires qui apparaissent malencontreusement en quadruple exemplaire...)
mardi 24 novembre 2009
Brunch entre copines - Pas de brunch sans oeufs
Quand il a été question de brunch, si Little So' a réclamé son jus d'oranges pressées à volonté, LN elle voulait "Du lard grillé !!! Miammmm !! Ou alors, benedict eggs, yummy yummy" Ok. Bon, j'ai pas vraiment suivi les instructions à la règle, j'ai fait un peu selon mon envie en tenant compte de son envie d'œufs et en remplaçant le lard par la pancetta. Je crois qu'elle n'a pas trop râlé! Je n'avais pas spécialement d'inspiration en ce qui concerne la partie œuf du brunch et les idées ont été directement piochéesz dans la partie brunch du livre "Simple & Bon" de Donna Hay. Je le feuilletais quelques jours avant et quand j'ai vu qu'il y avait une partie brunch je me suis dit que j'allais peut être y trouver des idées, j'avais raison, ces deux recettes correspondent vraiment bien au livre: archi simples archi bonnes! C'est vraiment un livre sympa plein d'idées pour les repas de tous les jours. Les œufs pas vraiment cocotte ont remporté une ovation: c'est clairement ce que les filles ont préféré dans le salé.
Omelette roulée
Pour 6 bouchées
3 œufs
Sel & Poivre
3-4 tranches de saumon fumé (+/- 100g)
Un peu de crème épaisse
Un filet de jus de citron
10g de ciboulette lavée et finement émincée
Fouetter un œuf, saler, poivrer.
Faire chauffer sur
feu moyen à vif une petite poêle (+/- 18 centimètres) un peu huilée (si
on huile vraiment trop peu on risque d'avoir du mal à retourner
l'omelette), y verser l'œuf battu, le répartir pour qu'il recouvre toute la surface de la poêle et faire cuire. Quand l'omelette est
prise, retourner pour dorer un peu l'autre côté. Retourner ensuite sur
une planche, garnir l'omelette-crêpe d'une belle tranche de saumon,
ajouter un tout petit peu de crème, un peu de jus de citron, saupoudrer
de ciboulette et rouler l'omelette sur elle-même. Couper en deux.
Répéter l'opération avec les deux autres œufs.
Œufs pas vraiment cocotte à la pancetta
Pour 6 pièces:
12 à 18 tranches de pancetta
3 œufs
120mL crème fleurette
20g de parmesan fraîchement râpé
10g de ciboulette (lavée et finement émincée)
Poivre
Peut-on faire plus simple? Beurrer 6 moules à muffins, les recouvrir avec 2-3 tranches de pancetta chacun. Dans un bol, fouetter les œufs et la crème, ajouter le parmesan et la ciboulette, poivrer. Enfourner pour 15 minutes dans un four préchauffé à 180°C.
lundi 23 novembre 2009
Brunch entre copines - Le cake
C'est toujours le même refrain mais c'est vrai: les recettes de Lilo sont une valeur terriblement sûre! Même si vous vous dites que ça va être délicieux et que vous vous réjouissez à l'avance, ce sera encore meilleur que ce que vous pensiez! Lilo est une vraie magicienne des spatules et des fourneaux!
Les filles ont adoré ce cake qui n'a pas survécu au week end, bizarrement même quand elles disaient ne plus avoir faim il y en avait toujours une pour se lever discrètement et aller se couper une tranche de cake... ;)
La croute peut sembler trop cuite sur la photo, certes mon four était peut être trop chaud mais de toutes façon la croute n'est pas cramée mais plutôt caramélisée: croquante avec un délicieux petit goût auquel la Blonde n'est pas restée insensible! Si vous voulez éviter de vous faire engueuler par la demoiselle le lendemain, si il en reste un peu, n'emballer pas le cake dans du papier film - qui va ramollir la croute - mais dans du papier alu!
Le sublime cake au pavot de Lilo
Recette de Lilo
200g de graines de pavot*
5 œufs
1 pincée de sel
½ paquet de levure chimique
150g de beurre pommade
175g de sucre
1 cuillère à soupe de sucre vanillé maison (ou 1 paquet de sucre vanillé)
2 cuillères à soupe de sucre en poudre
125g de poudre d'amandes
* On en trouve très facilement en Allemagne pour les frontaliers, sinon si il est sympa votre boulanger vous en vendra !
Mettre les graines de pavot au congélateur deux heures avant de faire la recette.
Préchauffer le four à 180°C.
Casser les œufs en séparant les blancs des jaunes. Mettre les blancs dans le bol de kitchounet, ajouter sel et levure chimique et monter en neige en commençant doucement puis en augmentant la vitesse. Ajouter ensuite les deux cuillères à soupe de sucre et continuer à fouetter.
Dans un autre bol, fouetter le beurre avec le sucre en poudre et le sucre vanillé jusqu’à ce que le mélange blanchisse puis ajouter les jaunes d’œufs et mélanger encore.
Dans le mixeur, mixer ensemble les graines de pavot congelées avec la poudre d'amande pendant 5 minutes.
En plusieurs fois, incorporer les blancs en neige et alternance avec le mélange pavot & amande à l'appareil beurre - jaunes d'œuf – sucre.
Beurrer un moule à cake, y verser la pâte et cuire une heure : la lame du couteau doit ressortir sèche.
dimanche 22 novembre 2009
C'est dimanche, c'est légal - L’illusion d’une praluline
Je n’avais qu’une seule fois cuisiné les pralines roses, il y a déjà quelque temps, dans des tartelettes aux pralines roses que je n’avais pas mangé tant c’était écœurant (bien trop sucré) du coup j'étais restée sur cette opinion au sujet des pralines lyonnaises... C'était jusqu'à ce qu'une praluline décide de faire le voyage de Paris à Rennes en même temps que moi et là, à la terrasse d'un café en compagnie de deux filles avec qui j'aimerai boire un thé et partager des brioches plus souvent, j'ai découvert que les pralines roses, utilisées à bon escient c'était terrible (je me suis retenue mais j'aurai pu écrire "ça déchire sa race"). Du coup, réfléchissant à une brioche pour un dimanche matin entre copines je me suis que bingo! j'allais faire une brioche aux pralines rose; en cherchant un peu je suis tombée sur cette recette de Willow qui certes ne vaut pas LA praluline mais s'en sort quand même avec les honneurs (les filles n'en ont pas laissé une miette!)
Si je m'y tiens (!), vous trouverez ici certains dimanches, de-ci de-là, des recettes de brioches... Comme je trouve que les brioches, c'est particulièrement adapté aux dimanches matins, la série de billets reviendra de temps en temps sous les mots "C'est dimanche, c'est légal", clin d'œil un peu triste à Kriss et à son crumble des dimanches matins... Qui pouvait résister au son de sa voix et à la musique de son rire?
Brioche aux pralines roses
Une recette de Willow
Pour une grande brioche
3 œufs battus
110g de beurre en petits morceaux
1 pincée de sel
20 à 40g de sucre blond
300g de farine
15g de levure fraîche
200g de pralines roses*
* Quand on n’habite pas Lyon, les pralines roses ne sont pas forcément faciles à trouver. A Strasbourg, on en trouve à l’épicerie fine saveur d’épices vendues au poids (pratique : on ne prend que ce dont on a besoin et on n’en stock pas dans ses placards !). Si vous avez gagné au loto vous pouvez aussi acheter des pralines roses Pralus à genre 23 euros les 300g chez lafayette gourmet (!!!).
Mettre dans la map les ingrédients dans l’ordre suivant : les œufs battus, le beurre en morceaux, le sel, le sucre, la farine et la levure émiettée. (Selon la map il faudra adapter l’ordre des ingrédients). Sélectionner le programme « pétrissage et levée uniquement », qui chez moi correspond à une demie heure de pétrissage et 1h00 de levée. Chez moi 1h de levée n’a pas vraiment été suffisant : j’ai donc laisser la brioche gonfler dans la cuve de la map éteinte jusqu’à ce qu’elle ait bien gonflée et doublé de volume (voir plus).
Pendant ce temps, concasser les pralines (soit au couteau en faisant attention à ne pas se couper, soit au mortier et au pilon mais avec un petit mixeur c’est risqué : vous pouvez peut être l’achever tant les pralines sont dures - je sais de quoi je parle).
Quand la pâte à brioche a levée, la pétrir brièvement puis incorporer les éclats de pralines en pétrissant. Beurrer un moule à charnière ou un moule rond, le sucrer, y déposer la boule de pâte.
Au four vapeur: Faire lever la pâte 20 minutes dans un four en position étuve/40°C. Au bout de ce temps, sortir la brioche du four, la dorer au lait, la laisser dans un endroit à l’abri des courants d’air le temps de préchauffer le four en position combiné vapeur/180°C puis enfourner pour 20 minutes.
Sans four vapeur: méthode traditionnelle: on laisser lever la brioche 1h30 à l'abri des courants d'air dans un endroit tiède, quand la brioche a levée on la dore avec un peu de lait, puis on enfourne dans un four préchauffé à 180°C pour 25 minutes.
jeudi 19 novembre 2009
Révolution dans ma cuisine (Les mauvaises excuses)
Je ne sais pas si vous avez remarqué mais certaines personnes utilisent les pires excuses possibles pour vous démontrer que ce n'est pas qu'elles n'ont pas envie de cuisiner c'est juste qu'elles ne peuvent pas. Parmi les excuses bidons, celle qui me fait le plus rire en général c'est "Ma cuisine est trop petite" ou "Je ne suis pas du tout équipé". S’il fallait une cuisine tout équipée de 20m2 pour cuisiner, ce blog n'existerait pas. Au tout début quand j'ai, sur un coup de tête, décidé de lancer Beau à la louche, ma cuisine avait la taille de WC de TGV: une kitchenette dans un couloir. A gauche un petit évier au-dessus d'un placard et à droite deux plaques électriques au dessus d'un mini frigo; mon grand plaisir c'était l'étagère sur mesure qu'avait fabriqué le père de ma meilleure amie (et voisine à l'époque), qui surplombait le tout et où j'alignais déjà soigneusement les pots à épices et les boîtes à thé. J'ai tenu un an comme ça, puis au bout de ma première année de fac, j'ai eu ma mère à l'usure : il me fallait un four. Du coup j'ai installé face à ma kitchenette un meuble où j'ai entreposé mon tout nouveau et tout beau four (diminuant de moitié la largeur du couloir mais qu'importe: j'avais enfin un four), j'ai ainsi pris l'habitude de cuisiner dans ma cuisine-couloir plusieurs années durant, certes ce n'était pas toujours des plus pratiques mais j'ai acquis un sens aigu de l'organisation et une idée de la gestion de l'espace très pointue :)
Les plus attentifs remarqueront que
la poignée du four a disparue, cassée,
ce four s’ouvre donc en glissant une lame de couteau en haut de la porte ;)
Depuis j'avoue, j'ai déménagé et j'ai quand même un peu gagné en espace, j'ai le luxe d'un grand frigo et si je n'ai toujours pas de plan de travail, la table de la cuisine fait très bien l'affaire (on va pas chipoter) mais j'ai toujours mes deux plaques électriques et mon petit four (quoiqu'en fait ce ne soit plus le même: au bout de quelques années de vie commune j'ai achevé le premier d'une façon qui ne m’a pas plus marqué que ça; dans la semaine il avait été remplacé par son équivalent). Et ça me suffit. (Quand on n’a pas été habitué à plus, on s'en accommode très bien, croyez moi). Mais ces derniers temps, il souffle comme un vent de luxe chez moi: non seulement Mme Le Parfait a décidé - youpiii! - de m'offrir un KitchenAid mais en plus M. Neff m'a demandé si j'aimerais bien recevoir un four combiné vapeur...
Au début je ne savais pas quoi répondre, vu que mes connaissances en four étaient on-ne-peut-plus-limitées, je ne savais pas trop ce que c'était un four vapeur* et je me disais que si ce genre de truc nécessitait un quelconque branchement exotique (genre une arrivée d'eau) ça n'allait pas être possible. Du coup dans ces cas-là, quand on nage dans l'inconnu il y a un truc pratique à faire: téléphoner à sa mère. Il s'est avéré que la mienne connaissait la marque Neff ("C'est la marque de mon four!") et a fait preuve d'un enthousiasme sans borne à l'égard des fours vapeur ("C'est trop bien les fours vapeur! T'imagine pas pour les viandes, la dernière fois à La Vancelle bla bla bla..." "Non mais là c'est pas un four vapeur c'est un combiné vapeur" "Ahhh mais c'est encore mieux ça veut dire que tu as un deux en un: un four normal et en plus un four vapeur") Face à tant d'enthousiasme j'ai dit à M. Neff que je voulais bien accepter son four (il faut toujours suivre les bons conseils de sa maman).
Ledit four était encastrable, vous voyez le genre de bête qu'on ne sait pas vraiment où caser mais là encore ma mère a déniché avant moi dans le catalogue ikéa le meuble qui encastrerait le four et rentrait entre mon évier et mon frigo. Si c'est pas formidable. Du coup un dimanche entre tournevis et plan ikéa plus tard j'avais un beau meuble qui n'attendait plus que la livraison du dit four magique. Il a quand même fallu un peu réorganiser mes placards et mes étagères puisque avant, à cet endroit là, s'alignaient mes boites de farines, les bouteilles de vinaigres et autres excentricités de foodista. Pour mon plus grand bonheur, j'ai donc pu m'adonner à une séance de rangement et d'alignement de collections de boîtes en métal. (Personne ne comprendra jamais le plaisir qu'est celui d'aligner les boîtes).
Avant/Après
Maintenant que je suis super-équipée
il ne manque plus qu’un mécène décide de m’offrir des plaques à inductions ;)
Avant de recevoir le four, petit passage par une journée de shopping avec Mingou un atelier parisien, chez Neff où non seulement on a été accueillis comme des rois, dans la bonne humeur, mais en plus on a pu tester le four en cuisinant entre bloggeurs. On a posé toutes les questions qui nous trottaient dans la tête (afin de ne pas avoir à lire le mode d'emploi quand le four arriverait pensais-je naïvement ^^). On a essentiellement confectionné cakes et gâteaux, mais ce n'est pas ça qui m'a le plus séduite : j’ai commencé à me dire que j'avais sans doute bien fait d'accepter ce four quand Nelly Espied, notre formatrice, a cuisiné devant nous puis nous a fait goûter du filet de boeuf, du filet mignon et même du foie gras cuit dans ledit four: le résultat était bluffant. Le filet de bœuf m’a sidérée car moi qui n’aime pas la viande saignante, j’ai, sur ce coup-là noté une différence de taille : la viande était saignante mais pas sanglante. Le foie gras quant à lui m’a subitement donné envie de me mettre à faire moi-même du foie gras alors que jusqu’à présent l’envie ne s’était pas vraiment faite sentir. Je me suis dit que si ça se trouve, vu comme ça, j'allais peut-être me mettre à manger un peu plus de viande(s).
* Pour les personnes qui, comme moi, n'ont aucune idée de ce qu'est un four vapeur par rapport à un four normal: les fours traditionnels réalisent des cuissons sèches (que se soit avec ou sans chaleur tournante) alors que les fours vapeur peuvent cuire les produits sans les dessécher ni altérer saveurs, couleurs et qualités nutritionnelles (vitamines, minéraux) via la vapeur d’eau.
Une viande simplement cuite à la vapeur est donc plus moelleuse, mais elle peut avoir un aspect bouilli, c’est pourquoi on peut la faire revenir avant à la poêle ou la faire griller au four traditionnel : c’est là que l’intérêt d’un four combiné vapeur se fait sentir car il associe les deux. Un four combiné vapeur propose donc les trois types de cuisson : une cuisine traditionnelle, une cuisson vapeur ou une cuisson associant les deux (bref il ne lui manque que la fonction gril !). Voilà, pour la minute culturelle.
J'ai commencé à utiliser le four en m'appuyant sur des choses simples cuisinées lors de l'atelier. Puisque le filet de bœuf cuit à la vapeur m'avait tant bluffé, j'ai décidé d'en refaire pour narguer ma mère mes parents. Le résultat était parfait encore une fois. Comme cette semaine-là l'automne avait débuté en Alsace, j'ai choisi de l'accompagner d'une "farce" complètement en adéquation avec la saison: châtaignes, lardons, champignons ; servi avec une mash pomme de terre - panais c'était parfait. Avec les restes, j'ai fait de délicieux et délicats petits sandwiches d'inspiration nippone. Parfaits à partager avant de regarder le dvd de Marie Antoinette. Comme ce qui m'avait le plus marqué lors de l'atelier c'était la cuisson des viandes, j'ai continué dans cette direction en faisant des pavés de biche mais en cuisson combiné vapeur cette fois ci. Avec une sauce parfumée aux myrtilles et aux canneberges et une polenta terriblement crémeuse : nous étions au paradis.
Je ne me suis pas encore lancée dans la cuisson des légumes (pour l’instant je les ai juste fait rôtir en position chaleur tournante) et je n'ai pas trop eu l'occasion d'utiliser ce four pour de la pâtisserie (j'avoue que c'est ce point qui me fait le plus peur car je commençais à le connaître par cœur mon mini four et là je vais plonger dans l'inconnu, devoir adapter mes temps de cuisson etc etc...) par contre il m'a bluffé en ce qui concerne les viennoiseries. J'en connais un que l'idée de devoir attendre ma prochaine session de partiels pour avoir à nouveaux des brioches au petit déjeuner n'enchantait pas, le voilà maintenant ravi de pouvoir narguer ses collègues avec régulièrement de nouvelles briochettes maison pour le goûter ;) Je fais pétrir ma pâte par la map en toute fainéantise, la map s'occupe aussi de la première levée, je récupère la pâte, la garnie, la façonne, je la mets à lever dans le four en position étuve seulement 20 minutes et je récupère de magnifiques brioches abusément gonflées que je n'ai qu'à enfourner pour 10 petites minutes en cuisson combiné vapeur et c'est tout et c'est parfait. Si ça marche aussi bien pour le pain que pour les brioches je sens que ma map va marcher un peu plus souvent.
Vous pouvez vous douter qu'avec le four que j'avais avant, je pars de loin et je suis très mal placée pour vous dire ce qui cloche ou ce qui est à améliorer sur ce four car forcément je le trouve bien mieux que celui que j'avais avant. Je découvre non sans bonheur les joies d'un grand four (pouvoir étaler plein de légumes sur la plaque pour les faire rôtir, enfourner deux plaques de muffins à la fois, avoir la place d'enfourner à la fois un poisson et des légumes: tout ça m'enchante) mais en plus je trouve ce four très pratique au quotidien: extrêmement facile à nettoyer (point absolument non négligeable), utile dans la cuisine de tous les jours pour réchauffer les restes sans les assécher (moi qui cuisine souvent en quantités assez conséquentes pour avoir des restes à dégainer les soirs de flemme je pratique pas mal cette solution), décongeler des produits ou régénérer un pain rassis pour le transformer en un pain très honorable - tout ça par le pouvoir magique de la vapeur d'eau.
J'ai hâte d'être à noël pour pouvoir tester la cuisson du foie gras qui m'avait lui aussi beaucoup plus lors de l'atelier mais en attendant, voici les recettes.
Filet de bœuf saison automne-hiver
Pour 6 personnes
1 cuillère à soupe de vandouvan*
30g de beurre demi sel
1 filet de bœuf (1kg)
400g de lardons fumés
1 échalote (épluchée et finement émincée)
1 cuillère à café de miel
1 bouchon de whisky
6 champignons de Paris
250g de châtaignes **
50g de pignons de pin
2 cuillère à soupe de purée d’ail des ours à l’huile d’olive***
Pour accompagner : écrasé de pomme de terre et de panais (par exemple)
* Le vandouvan, qu’est ce que c’est ? C’est un mélange d’épices et d’aromates (oignon, ail, fenugrec, graines de moutarde, raisins, feuilles de curry) qui ne sont pas réduits en poudre ou en pâte mais amalgamé : on reconnaît visuellement les traces des composants. L’odeur est assez unique et très particulière… Laisser vous envoûter ! Pour en savoir plus, je vous conseille cet article. Où en trouver ? En Alsace à l’épicerie fine Sézanne à Colmar (30 Grand'Rue) et pour les parisiens, je sais qu’il y en a chez Goumanyat (3, Rue Dupuis dans le 3èm) et il doit y en avoir à d’autres adresses.
** Soit vous les achetez frais et vous les faites griller pour récupérer les châtaignes soit vous les achetez congelées ou en bocal mais pas en conserve.
*** Soit vous la faite vous même quand c’est la saison et vous stockez au congélateur pour l’année, soit vous achetez un bocal à la ferme de Truttenhausen qui a un stand au marché du boulevard de la marne et à celui des petits producteurs les samedis à Strasbourg
Mélanger le vandouvan et le beurre pour obtenir une pommade, la faire fondre sur feu doux, y faire dorer sur toutes les faces le filet de bœuf. Enfourner ensuite le filet de bœuf pour 50 minutes à 65°C en position cuisson vapeur.
Pendant ce temps, préparer la garniture : faire dorer à sec les lardons, quand ils commencent à dorer, les réserver, enlever le gras de la poêle si nécessaire, y remettre les lardons avec l’échalote, le miel et le whisky, laisser dorer. Réserver.
Faire dégorger dans la même poêle les champignons de Paris : ils doivent rendre de l’eau mais pas trop cuire, égoutter et réserver avec les lardons.
Pour les châtaignes : si vous les avez fait griller vous pouvez les ajouter tels quel sortis de la coquille aux lardons et champignons, si ils sont en bocal, les rincer, les sécher et les faire dorer à sec avant de les ajouter au mélange lardons-champignons.
Faire dorer à sec les pignons de pin et les ajouter aux lardons et co. Ajouter à ce mélange la préparation à l’ail des ours et bien mélanger.
Servir les tranches de filet de bœuf avec cette garniture et des quenelles de mash pomme de terre – panais.
Petits sandwiches de filet de bœuf aux légumes croquants
Pour 3 sandwiches :
300g de reste de filet de bœuf
1 ou 2 carottes (c’est une occasion comme une autre de dégainer les Purple haze)
1/3 de concombre
½ blanc de poireau
1 poivron jaune
1 bonne baguette
Une purée d’olives noires un peu parfumée (une de celles ci par exemple)
Pour la marinade :
100mL de vinaigre de riz
3 cuillères à soupe d’alcool de prune (ou de saké)
2 cuillère à soupe de sauce soja (light)
1 cuillère à café de sucre semoule
Couper le filet de bœuf en tranches fines, les déposer dans un tupp’. Dans une petite casserole, mélanger le vinaigre de riz, l’alcool, la sauce soja et le sucre, faire un peu chauffer, juste assez pour dissoudre le sucre. Laisser un peu refroidir la marinade puis la verser sur les tranches de filet de bœuf. Mettre au frais pour une petite heure.
Eplucher les carottes, les laver et les détailler en fins bâtonnets.
Peler et épépiner le concombre et le détailler en fins bâtonnets.
Laver le poireau et le découper en fines lanières.
Peler le poivron, l’épépiner et le découper en fines lanières.
Porter une casserole d’eau à ébullition, y plonger les lamelles de carotte une à deux minutes pour les ébouillanter, égoutter et réserver. Ébouillanter de même les lamelles de poireau pendant une minute et les lamelles de poivron pendant 2 minutes*. On n’ébouillantera pas le concombre (ça va de soit). Bien égoutter les légumes.
Quand on commence à avoir faim, couper la baguette en trois morceaux, les fendre dans la longueur, tartiner un peu de purée d’olive noir sur un des côtés, garnir de tranches de bœuf, de lamelles de légumes et napper d’un peu de marinade les légumes. Mordre à pleines dents.
*Si vous n’avez pas d’économe à poivron (type éplucheur zyliss), on peut faire griller le poivron, l’éplucher comme on a l’habitude de faire et ne pas l’ébouillanter ensuite…
Pavé de biche, sauce aux cranberries et aux myrtilles, polenta crémeuse
Une recette hivernale, qu'à mon avis, on pourrait très bien dégainer pour les fêtes... Des pavés de biche très natures, simplement cuits au four servi avec une sauce aux cranberries et aux myrtilles (vous verrez: il restera quelques cranberries qui n'auront pas éclaté et qui éclateront joliment dans votre bouche!) servis avec une polenta crémeuse (pour obtenir une polenta délicieusement crémeuse j'ai suivi les conseils donnés par Friskool & Belle de blé), si vous croyez ne pas aimer la polenta, cuisinez la de cette façon, vous changerez sans doute d'avis! Sinon, ce plat doit être très bien accompagné de spätzle à la place de la polenta. Au choix!
Pour trois personnes (mais il restera de la sauce)
Pour la sauce (6 portions):
2 carottes
1 poireau
2 oignons (blancs)
2 gousses d'ail
2 cuillères à soupe d'huile d'olive
2 cuillères à soupe de farine
150mL de vin rouge
400mL de bouillon de volaille
50mL de porto (rouge)
200g de cranberries fraîches (on ne les trouve qu'en hiver)
100g de myrtilles (congelées possible)
Pour la polenta:
150g de polenta (non précuite) (dans les épiceries italiennes ou au rayon "Italie" de votre supermarché)
150mL de bouillon de volaille
250 à 300mL de lait (demi écrémé)
Poivre noir du moulin
Une pincé de muscade
1 belle cuillère à soupe de crème fraîche épaisse
45g de parmesan fraîchement râpé
Pour la viande:
3 pavés de biche (ceux de Picard sont très bien)
Sel et Poivre
Réaliser la sauce:
Eplucher, laver et couper les carottes en morceaux. Laver et émincer finement le poireau. Peler et émincer finement les oignons et les gousses d'ail.
Dans une grande casserole, faire chauffer l'huile, sur feu doux, y faire revenir les légumes pendant une dizaine de minutes.
Hors du feu, saupoudrer ensuite de farine, mélanger pour imprégner tous les légumes de farine puis ajouter le vin, mélanger bien (au fouet): la préparation va épaissir, remettre sur le feu moyen et ajouter le bouillon de volaille, bien fouetter et laisser mijoter jusqu'à ce que la sauce ait un peu réduit et épaissie.
Filtrer pour récupérer la sauce, y ajouter le porto et les cranberries. Remettre sur feu moyen: les cramberries vont "poper" on va les entendre éclater. Quand elles ont arrêté de chanter, laisser encore la sauce réduire et épaissir jusqu'à la consistance souhaitée. Ajouter alors hors du feu les myrtilles, mélanger et réserver sans continuer à faire cuire.
Cuisiner la polenta:
Dans une casserole, mettre la polenta, le bouillon de volaille, 250mL de lait, du poivre et de la muscade, faire cuire sur feu doux tout en remuer de temps en temps: la polenta va cuire petit à petit tout en absorbant le liquide. Quand tout le liquide est absorbé, goûter: si la polenta n'est pas encore complètement cuite, rajouter 50mL de lait et poursuivre un peu la cuisson. Quand la polenta est cuite, ajouter au dernier moment la crème fraîche et le parmesan. Réserver au chaud sans continuer à faire cuire.
Cuire la viande:
Préchauffer le four à 200°C en position combiné vapeur.
Enfourner les pavés de biches juste salés et poivrés, au dernier moment, pour 8 à 10 minutes selon la cuisson désirée (rosé ou à point).
Servir immédiatement avec la sauce aux fruits rouges et la polenta.
Pour s'organiser: il faut commencer par la sauce, quand on ajoute les cranberries ou quand elles ont finie de chanter, commencer à cuisiner la polenta (la cuisson de la polenta est rapide) et quand tout est à peut près prêt, enfourner la viande tout en maintenant le reste au chaud.
Briochettes en tourbillon
Pour une quinzaine de petites brioches individuelles
La pâte à brioche:
100mL de lait (demi écrémé)
55g de beurre
1 œuf
1/2 cuillère à café de sel
25g de sucre en poudre
260g de farine
13g de levure fraîche
La garniture :
2 cuillères à soupe de pâte de pistaches (100% pure pistaches de Bronte - donc sans sucre ajouté)
2 cuillère à soupe de sucre blond
Un voile de cumbava fruit en poudre* (à défaut, des zestes de citron jaune non traité finement émincé)
3 petites poignées de cassis (surgelé possible)
* Encore un ingrédient exotique : c’est des cumbava fruits (et non pas des feuilles), séchés et broyés en une poudre grossière. J’ai découvert ça chez Goumanyat (3, Rue Dupuis dans le 3èm) et c’est terrible ! Un parfum puissant, acidulé : miam !
Réaliser la pâte à brioche à la map (terriblement efficace)
Mettre les ingrédients dans la cuve de la machine à pain dans l’ordre indiqué dans le mode d’emploi, chez moi : le lait à peine tiédi, le beurre en petits morceaux, l’œuf battu, le sel, le sucre, la farine puis la levure. Mettre dans la map programme « pétrissage et levée uniquement », qui chez moi correspond à une demie heure de pétrissage et 1h30 de levée.
Réaliser la pâte à brioche à la main (ça marche aussi)
Dans un bol, mélanger la farine, le sucre et le sel. Réserver.
Faire chauffer la moitié du lait, y faire fondre le beurre, mélanger. Réserver.
Faire à peine tiédir l'autre moitié du lait (si il est trop chaud il va tuer la levure). Réserver.
Émietter la levure fraîche dans un bol, y ajouter la cuillère à café de sucre, y verser le lait à peine tiède et fouetter pour bien dissoudre la levure. Réserver.
Dans un bol, battre l'oeuf en omelette. Réserver.
Ajouter le beurre puis la levure et enfin l'oeuf à la farine.
Sur un plan de travail, pétrir la pâte pendant 10 à 15 minutes. Au bout de ce temps, former une boule de pâte, la déposer dans un grand (la pâte va bien lever) saladier propre, recouvrir de papier film et faire lever à l'abris des courants d'air (à côté d'un radiateur un peu tiède si vous avez ça chez vous) pendant 2 heures.
Réaliser les brioches:
Quand la pâte à brioche a levée, la dégazer et l'étaler sur un plan de travail fariné avec un rouleau à pâtisserie en un rectangle de plus ou moins 18 x 50 centimètres. Tartiner (avec les doigts, ça marche mieux) ce rectangle avec la pâte de pistache, saupoudrer de sucre et de poudre de cumbava puis dispatcher les baies de cassis et rouler en un boudin assez serré par le grand côté (histoire d'avoir le plus de tranches). Découper le boudin obtenu en plus ou moins quinze tranches.
Beurrer des moules à muffin, déposer dans chaque empreinte à muffin un des escargots de pâte.
Pour faire lever la pâte enfourner 20 minutes dans un four en position étuve/40°C. Au bout de ce temps, sortir des brioches du four, les laisser dans un endroit à l’abri des courants d’air le temps de préchauffer le four en position combiné vapeur/180°C (c’est très rapide) puis enfourner pour 10 minutes. C’est prêt !
[Si vous n’avez pas de four vapeur, recouvrir les brioches de papier film, les faire lever 1 heure dans un endroit tiède à l’abris des courants d’air puis cuire dans un four traditionnel à 200°C pendant 20 minutes (voir moins ou plus selon le four) (les brioches doivent être dorées)]
A noter : j’ai aussi testé une alternative avec un peu de ricotta, de la confiture d’orange amère et des pépites de chocolat. C’est selon les goûts mais moi je préfère pistache & cassis !
Pour ceux qui en veulent encore plus ou qui cherchent à apprivoiser ce mode de cuisson, il existe un livre (que je n’ai pas, je ne sais pas ce qu’il vaut) : Cuisine créative au four vapeur
Billet rémunéré
vendredi 13 novembre 2009
Okonomiyaki : joli nom pour des crêpes !
Les okonomiyaki c’est un peu une sorte de trash food aux parfums de cuisine japonaise : le côté inavouable des préparations industrielles (une genre de sauce barbecue plus de la mayo !) et le goût typique de la cuisine japonaise (flocons de bonite, dashi, huile de sésame…). C’est une spécialité d’Osaka, que je considère comme une crêpe japonaise (mais d’autres voient plutôt ça comme une pizza…)
La version originale est au chou (plutôt du chou blanc) et au porc, mais comme à partir de cette base j’ai vu pas mal de variantes (que se soit avec des crevettes, des fruits de mer… toutes ne sont sans doute pas très réglementaires mais qu’importe !), j’ai décidé d’ajouter du poulet à celles ci. Faites selon votre envie, je trouve que les okonomiyaki ont le charme des recettes que l’on peut adapter à toutes les sauces – ou presque - en fonction des envies du moment et du contenu du frigo. Une version végétarienne ou plus aquatique est donc tout à fait envisageable : c’est une base à décliner selon son humeur.
La recette est extrêmement simple et rapide pour un résultat vraiment chouette ! Certes ce n’est pas une recette 100% dans les règles de l’art, mais le résultat est plus qu’honorable ! A priori le « secret » des « meilleurs » okonomiyaki est l’ajout dans la préparation de pâte à beignet/tempura nature frite : tenkasu. Le gras doit exhausser les parfums, en tous cas c’est un ingrédient utilisé pour parfumer pas mal de plats japonais. Si l’on souhaite faire des okonomiyaki en suivant les règles de l’art, il faut ajouter aussi de la pulpe de taro pour apporter de la souplesse à la pâte via l’amidon.
Cette recette, qui est donc en quelque sorte une version de feignasse, utilise pour simplifier le tout de la farine spécifique pour okonomiyaki dans laquelle il y a déjà de l’amidon et qui est parfumée à la bonite (si ça se trouve certaines ont en plus du dashi: regardez le paquet, en général la liste des ingrédients est traduite : à partir de ce qui est incorporé à la farine, on peut adapter sa recette en y ajoutant ou pas un peu de dashi ou autre)
Pour tout savoir sur les okonomiyaki et pour ceux qui préfèreraient une véritable recette, je vous conseille vivement celle du blog Just Hungry où tout est très bien détaillé. C’est un blog qui est vraiment une mine pour les recettes japonaises.
Okonomiyaki
Pour cinq crêpes de 18 centimètres de diamètre (repas pour 5 personnes en plat unique)
4 blanc de poulet finement émincé
Huile d’olive
15 feuilles de choux (ici chou chinois - juste les feuilles pas les côtes – mais vous pouvez prendre le chou qui vous plaira)
3 oignons nouveaux
300g de farine à okonomiyaki*
Dashi en poudre* (facultatif, +/- deux pincées)
Algues en poudre (facultatif, +/- deux pincées)
300mL d’eau
3 œufs
2 cuillères à soupe de gomasio (sel de sésame - en magasins bio)
1 cuillère à soupe d’huile de sésame
10 fines tranches de poitrine de porc fumée
Sauce pour okonomiyaki*
Mayonnaise obligatoirement industrielle
Flocons de bonite séchée*
* On trouve ces produits dans les épiceries japonaises, à Strasbourg tout se trouve chez Asia et on trouve depuis peu la sauce pour okonomiyaki chez Paristore.

La farine pour okonomiyaki (ingrédients ici) & la sauce pour okonomiyaki (ingrédients ici):
Le duo indispensable!
Faire dorer le poulet dans un filet d’huile d’olive, réserver.
Émincer finement les feuilles de chou (vous pourrez utiliser les côtes dans un plat sauté au wok par exemple), réserver.
Peler l’enveloppe extérieure et émincer finement mes oignons nouveaux (avec les tiges si elles ne sont pas trop abîmées), ajouter au chou.
Dans un saladier, mélanger éventuellement la farine avec le dashi et les algues, ajouter l’eau et les œufs pour obtenir une préparation homogène, ajouter à cette préparation le gomasio et l’huile de sésame, mélanger bien puis ajoute les morceaux de poulet, le chou et les oignons. Contrairement aux crêpes que l’on voit chez nous, il y a beaucoup plus de garniture que de pâte à crêpe*.
Faire chauffer un tout petit peu d’huile d’olive dans une petite poêle (ici donc une poêle de 18 centimètres de diamètre), sur un feu moyen, déposer dans la poêle deux tranches de poitrine de porc en les faisant se croiser en X, ajouter ensuite à la louche un peu de préparation à okonomiyaki : la préparation doit recouvrir toute la surface de la poêle sur une épaisseur moyenne. Laisser cuire à feu moyen (pas trop chaud sinon la poitrine va brûler), quand la face du bas est dorée et cuite, retourner la crêpe et cuire l’autre face.
Réserver les crêpes au chaud au four et renouveler l’opération jusqu’à épuisement de la pâte.
Déposer une crêpe par assiette, napper de sauce pour okonomiyaki et de mayonnaise en faisant, selon votre humeur des spirales ou des zigzags (j’avoue, parfois je zappe la mayonnaise), saupoudrer de flocons de bonite et à table ! Normalement si vos flocons de bonite sont un peu plus grands que le miens, ils vont danser sur les crêpes comme s'ils étaient vivants... magique!
* D'ailleurs on peut réaliser cette recette avec les mêmes ingrédients et seulement 200g de farine + 2 œufs + 200mL d'eau: il y aura encore moins de pâte par rapport à la garniture, c'est délicieux aussi. Tester l'un ou l'autre et voyez ce que vous préférez!
Des okonomiyaki ailleurs sur les blog:
Un okonomiyaki de dessin animé chez Patoumi
Des okonomiyaki dans la cuisine de Shoko
Les okonomiyaki de Piment Oiseau
Okonomiyaki chez Clea
mercredi 11 novembre 2009
Comment bien commencer des vacances...
Pour prendre une bouffée d’air frais avant la rentrée, on avait décidé d’une petite promenade sur les routes françaises en septembre (oui, je sais, ça date)… Après avoir quitté Strasbourg, notre première halte fût Beaune ; on avait tout calculé pour y être pour le déjeuner car on avait une petite idée en tête : aller déjeuner japonais, au Sushikai. Le Sushikai est un des restaurants du chef étoilé Laurent Peugeot (le Charlemagne à Pernand-Vergelesses), ce chef d’origine bourguignonne a passé 4 ans au Japon avant de revenir en Bourgogne pour s’y installer. Après le Charlemagne, il a décidé d’ouvrir le Sushikai en y plaçant un chef japonais. Le restaurant ne propose pas uniquement des sushi et sashimi mais aussi une cuisine japonaise savoureuse et originale. Une cuisine à mi chemin : peut être pas complètement japonaise: des influences françaises se faisant sentir sur la carte et dans les assiettes.

Kusikatsu de veau en brochette (veau pané au panko, chapelure japonaise)
Le cadre est étonnant, épuré… une grande entrée un peu déconcertante, ce beau corridor qui mène au restaurant proprement dit; un restaurant de bois et de baies vitrées donnant sur un jardin japonais. La décoration est soignée, l’atmosphère apaisante. Ambiance chic et moderne.
L’un comme l’autre, nous avons opté pour la formule « Trois plats et un dessert » mais sans forcément faire les mêmes choix… Nous n’avions en commun que l’assiette maki-sushi : délicats, poisson frais : ils étaient très bons. J’avais opté pour un « Filet de dorade royale en papillote, vapeur de saké, sauce chilizu » qui fut après les sushi et maki un peu décevante : la papillote était extrêmement banale et la présentation aussi. Par contre la sauce chilizu était là pour sauver le plat, pour apporter exotisme et saveur à la papillote. Mon troisième plat était une merveille « Magret de canard grillé, sauce yuzukosho, fenouil et artichaut » (la sauce yuzukosho est un mélange de yuzu et de piment vert). Un plat fin et délicieux, une cuisson parfaite !

Magret de canard grillé, sauce yuzukosho, fenouil et artichaut
Grand moment de bonheur au moment des desserts : ils étaient merveilleux (ce qui n'est pas forcément le cas dans les restaurants japonais) ! Les textures, les parfums, le mélange des saveurs… Je n’avais pas résisté à la « Glace matcha et gâteau de mascarpone » où tout était à tomber : la glace au matcha (puissante juste comme il faut) et le simili cheesecake (moi qui d’habitude n’aime pas les cheesecakes au mascarpone, là la texture m’a sidérée… et donné des idées). N. avait choisi la « Fraîcheur de pastèque, bavarois verveine, sorbet basilic » fin et délicat, frais et délicieux.
Un chouette moment, même si ça n'avait pas la magie d'Azabu, nous avons été charmés par la délicatesse des plats et de l'endroit... avant de reprendre la route plus vers le sud...
A noter : la présence à la carte d’un menu végétarien.
Ce restaurant est certifié restaurant japonais authentique par le label du CECJ (Comité d’évaluation de la cuisine japonaise) et comme à chaque fois avec ce label, la qualité des plats est au rendez-vous. Souvenez vous, je vous avez déjà parlé de ce label ici,
et à chaque passage à Paris j’en profite pour tester
quelques adresses de ce guide sans jamais avoir été déçue. Ce guide est ma
bible. Téléchargeable gratuitement ici.
Fraîcheur de pastèque, bavarois verveine, sorbet basilic
Glace matcha et gâteau de mascarpone

Sushikai
50, Rue Faubourg Saint Nicolas
21200 Beaune
http://www.sushikai.fr/
Prix :
Menu 3 plats + dessert : 36€
Menu 4 plats + dessert : 45€
Menu à 58€
Et à la carte :
Entrées de 10 à 18€
Sushi de 14 à 20€
Poissons de 17 à 23€
Viandes 15 à 28€
Desserts à 9 €
lundi 9 novembre 2009
On s'dépêche!

Chromamix 2
Des pigments aux pixels, la couleur dans l'art
"Scientifiquement parlant, la couleur dans sa forme pure est lumière ; en pratique, pour les artistes, la couleur est matière. Pigments ou pixels, la couleur est la substance à partir de laquelle les artistes conçoivent et créent leur œuvre." Musées de Strasbourg
Je n'ai pas découvert d'exposition si ludique, interactive et intergénérationnelle depuis longtemps! Chromamix 2 est une découverte de la couleur, des couleurs, à travers des œuvres et des objets provenant de tous les musées de la ville de Strasbourg, disposés tout au long d'un parcours extrêmement pédagogique et expérimental: régulièrement tout au long de ce parcours chromatique des sortes de petits ateliers chromatiques permettent de découvrir des points précis de la couleur, élément fondamental de l'art, en approchant de très près, de diverses façons, les œuvres.
L'exposition a été prolongée, j'en ai profité pour y retourner et je vous invite à y aller, vite, car c'est la dernière semaine. Les enfants adoreront, et enfants comme adultes auront sans doute envie de retourner aux musées plus souvent!
Petit à petit, toutes les facettes de la couleur sont explorées: un rappel des cours de physique à travers le spectre de la lumière, la couleur de la matière, l'élaboration des pigments...
A gauche: Nature morte anonyme du XVIIe siècle représentant trente oiseaux différents que l'on retrouve, naturalisés, au pied du tableau: les retrouver sur la toile, retrouver leurs couleurs sur le nuancier...
A droite: Champ d'avoine aux coquelicots de Claude Monet: étude des différentes façons de retrouver une œuvre: la vraie, les reproductions, les cartes postales, les livres: laquelle est la plus fidèle?
Différents jaunes, différents supports, différents outils pour peindre... La variété des couleurs dans l'art à travers le jaune...
Comment les artistes traitent la couleur pour communiquer leur vision du monde et exprimer leurs intentions: le jaune à l'honneur à travers une vingtaine d’œuvres et d'objets des musées de la ville.

Donald Baechler, Sins of Omission
Après la monomanie jaune, place à la variété de la couleur: abondance de nuanciers, escalier multicolore, le second étage est tout aussi ludique que le premier. Etude des traces laissées au fil des années par la lumière, l’usure ou les réactions chimiques sur les tableaux à travers un tableau de Claude Deruet partiellement restauré: c'est bluffant et à partir de ce travail de restauration on découvre la palette potentielle du peintre...
Comment les couleurs se comportent en fonction de leurs voisins, le charme des illusions d'optique et la découverte d'un tableau néo impressionniste de Maurice Elliot observé, du haut d'un mirador, à travers une paire de jumelles.
La relation entre la lumière et la vision des couleurs découverte via un système d'éclairages variables (lueurs de bougies, lumière de jour, de la nuit) et un tableau de Francesco Bassano. Moment mémorable, surtout si une de vos copines se met à faire le guide à voix haute (les bonheurs des musées déserts aux heures creuses) "Bougie... jour.... bougie... musée... jour" Au moins on déride le surveillant de musée qui ne doit pas rigoler tous les jours en croisant les coincés qui regardent les tableaux les lèvres pincées d'un air très inspiré (quoique c'est plutôt marrant en fait).
La dernière salle est un vrai moment de bonheur...
Musée d’Art moderne et contemporain de la Ville de Strasbourg
1, place Hans Jean Arp
67000 STRASBOURG
MAMCS
Chromamix 2
Plus de photos de l'exposition
Horaires:
Fermé le lundi
Mardi, mercredi et vendredi de 12h à 19h
Jeudi de 12h à 21h
Samedi et dimanche de 10h à 18h
Pour prolonger l'exposition: feuilleter les chromamag: des informations amusantes et insolites sur la couleur, des pistes de regard en ville ou dans d’autres musées et aussi des propositions d’expérimentations plastiques et culinaires. Chaque couleur à son numéro, téléchargeables en pdf depuis le site du MAMCS:
Chromamag nº1. Rouge
Chromamag nº2. Bleu
Chromamag nº3. Jaune
Chromamag nº4. Vert
Chromamag nº5. Noir
Exposition en écho à l'exposition « Chromamix 1: du camouflage à la séduction, les couleurs dans la nature » organisée par le Musée Zoologique - Chromamix 1
dimanche 8 novembre 2009
Goûter dans un cocon en excellente compagnie

Merci les filles * STOP * Tous les week end devraient être comme ça *
STOP * La balance ne serait sans doute pas d'accord * STOP *
Et nos banquiers non plus * STOP * Rentrez bien * STOP *
Mais revenez vite * STOP * Strasbourg c'est un peu triste sans vous * STOP *
Photos: Chocolat viennois - Tarte pomme streusel - Tarte au fromage blanc et aux marrons glacés - Tarte au fromage blanc au chocolat.
Adresse: Salon de thé "Grand'Rue" - 80 Grand'Rue - 67000 Strasbourg















































