mardi 28 septembre 2010
Le goût des vacances – Pappa al pomodoro
Pendant nos vacances toscanes, N. et moi avons particulièrement craqué pour deux plats toscans et la pappa al pomodoro était l’un de ceux là. Pappa al pomodoro ou la soupe au pain et à la tomate. Nous l’avons rencontré par le plus grand hasard : après avoir fait un tour dans le Mercato Centrale de Florence, on a décidé de déjeuner chez Nerbone. N. avait choisi les pasta al ragù et moi je ne me rappelle même plus ce que j’avais choisi quand N. me dit « Regarde le papi au comptoir, tu crois pas que c’est la soupe de tomates toscane qu’il mange ? » Je regarde l’assiette du papi en question et lui répond que ça ne ressemble pas du tout à une soupe à la tomate !!? Mais au moment de passer notre commande, N. qui n’en démordait pas, se renseigne et en effet le papi était bien entrain de déjeuner d’une pappa. Du coup en l’espace d’une seconde, je change mes plans et choisi cette soupe qui ne ressemble pas à une soupe ! La pappa al pomodoro de Nerbone était délicieuse – et à 4 euros le plat, cet endroit est sans doute le meilleur plan pour manger pas cher à Florence – et surprenante : pleine de goût, parfumée et pas du tout liquide puisque le pain sec qu’elle contient absorbe tout liquide. Pendant le reste des vacances, on a goûté d’autres pappa, aucune n’égalant celle de Nerbone mais toutes nous confortant dans l’idée qu’il fallait absolument qu’on en cuisine une fois de retour à Strasbourg.
Une fois de retour, j’ai épluché le net, j’y ai trouvé beaucoup de recette de pappa al pomodoro et j’ai choisi la recette de Jamie Oliver publiée dans son livre de cuisine italienne: "L'Italie de Jamie", elle semblait avoir la texture bien épaisse qui nous paraissait absolument indispensable pour réaliser une vraie pappa comme là bas. J'ai effectué quelques petites modifications pour retrouver le goût de la pappa de Nerbone, ajoutant notamment du parmesan. C’est un plat simple à préparer, le tout étant d’accumuler assez de pain dur*, ça ne revient pas très cher et c’est un délice. Vous pouvez la préparer en grande quantité si vous avez une grande marmite, le plat convient bien à de grandes tablés et se réchauffe super bien si jamais il vous en reste pour le lendemain.
C’est un plat parfumé, qui surprend mais qui est aussi très réconfortant : quand vous goûterez à la première fourchette de cette soupe fumante saupoudrée de parmesan, vous la savourerez en fermant les yeux de satisfaction !
Pappa al pomodoro
D'après la recette de Jamie Oliver, du livre "L'Italie de Jamie"
Plat pour 4 personnes :
500g de tomates qui ont du goût
2 gousses d’ail pelées
1 beau bouquet de basilic frais
Huile d’olive
Sel & poivre du moulin
1 boîte de tomates entières pelées au jus (poids total 800g – poids net égoutté +/- 500g)
700mL d’eau
250gr de pain sec*
250g de coulis de tomates (sans cochonneries ajoutées !)
100g de parmesan
* Idéalement il faudrait du pain blanc avec une croûte pas trop épaisse – pain toscan, qui en plus est sans sel – mais vous pouvez utiliser le pain sec que vous avez en veillant cependant à éviter les morceaux avec trop de croûte (genre les extrémités). Vous pouvez mettre de la baguette mais pas uniquement de la baguette : il faut au moins 50% de pain blanc dur. Pareil pour les pains complets ou au seigle/sarrasin etc. : vous pouvez les utiliser mais coupés à 50% avec du pain blanc. Et si vous utiliser du pain blanc mais à croûte très très dur et épaisse, enlever la croûte et utiliser que la mie. Naturellement, hors de question de choisir du pain de mie dans ce cas (comme dans d'autres).
Préchauffer le four 180°C.
Peler et épépiner les tomates, les découper en quartier. Recouvrir la plaque du four de papier sulfurisé, y déposer les quartiers de tomates, saupoudrer d’ail haché (1 gousse), de basilic ciselé et d’un filet d’huile d’olive. Saler, poivrer et enfourner pour 20 minutes.
Pendant ce temps, faire chauffer un filet d’huile d’olive dans une grande casserole, y faire revenir une minute la deuxième gousse d’ail hachée et du basilic finement ciselé, ajouter ensuite la conserve de tomates (les tomates entières + leur jus : vider toute la boîte dans la casserole) et l’eau. La préparation est alors très liquide, pas d’inquiétude. Porter à ébullition et laisser mijoter 15 minutes tout en remuant régulièrement et en veillant à casser les tomates entières avec la cuillère en bois.
Au bout de ce temps, détailler le pain rassis en petits morceaux (morceaux de la taille d’un pouce dixit Jamie et en effet c’est une bonne taille car si les morceaux sont trop grands ils auront du mal à se « dissoudre » dans la soupe) et les ajouter à la soupe petit à petit en mélangeant après chaque ajout de pain. Ajouter ensuite le coulis de tomates et laisse la soupe mijoter 10 minutes. Ajouter ensuite le parmesan fraîchement râpé et les tomates rôties au four – avec leur jus - mélanger, poivrer, saler si nécessaire et goûter pour rectifier l’assaisonnement, ajouter du basilic ciselé si nécessaire.
Servir avec un filet d’huile d’olive, quelques feuilles de basilic et un peu de parmesan fraîchement râpé.
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mercredi 20 janvier 2010
Ce qui m’émeut
Le jour où j’arrêterai d’écrire ici, ce ne sera pas le jour où je déciderai d’arrêter de cuisiner ou celui où je déciderai de vivre sans appareil photo (quelles idées saugrenues!). Ce sera le jour où le côté monomaniaque que j’impose à ces pages me lassera… C'est (parfois) (un peu) réducteur de tout faire tourner autour de la gourmandise et de mes maryses… mais je l’ai choisi, voulu et ma discrétion n'est pas prête de me faire changer d'avis sur la question. Ce n'est pas de la timidité, peut être de la pudeur mais surtout simplement le désir de ne pas trop en dire et le sentiment d'en fait en dire déjà beaucoup... En même temps, que voulez vous, tout le monde n’a pas le talent de certaines pour écrire et décrire avec poésie et justesse le quotidien, les petits riens, les grands événements et les bonheurs quotidiens. Quand j’ai commencé à écrire ici je ne savais pas comment m’y prendre, je n’avais jamais photographié la moindre part de gâteau et finalement, comme le répète souvent mon père « c’est en forgeant que… ». Parfois je me demande simplement pourquoi j’ai décidé de forger autour de la cuisine car si c’est quelque chose qui me plait et me passionne, un fabuleux passe temps pour jouer avec ses mains et transformer des ingrédients souvent basiques en d'étonnantes choses (ayant de préférence tendance à être délicieuses - ça vaut mieux) ce n’est pas ce qui m’émeut le plus. Un plat parfait, une sauce divine, des saveurs inattendues, un gâteau qui vous fait tomber à la renverse: c’est chouette, c’est plaisant, agréable, les papilles frétillent mais au final rien ne m’émouvra autant que certaines chansons, certains artistes, certains textes, certaines mélodies, certaines personnes… Et c’est ce que je me suis encore dit il y a une dizaine de jours pendant le générique de fin de « Gainsbourg, vie héroïque ». Alors non je ne vous parlerai pas de cinéma, d’autres (oui, encore elle, que voulez vous, elle est terriblement douée) le font bien mieux que moi : je serai ridicule ; mais même si je sais bien qu’il en va de Gainsbourg (père et fille) comme des Pixies et de Jarvis Cocker : je ne suis pas très objective, je ne peux que vous conseiller de filer en salle voir le film de Joann Sfar sauf si bien sur ni les mots de Serge Gainsbourg ni sa personne ne vous touche, là il vaut mieux que vous restiez en effet chez vous à écouter fun radio, skyrock ou radio valmont: ça vaut mieux pour tout le monde.
Velouté de topinambours à la vanille et au poivre long
Recette plus que largement inspirée de celle de Aude (sa version avec du foie gras en prime ne doit pas être mauvaise... ^^)
Amuse bouche pour quatre personnes
150mL de lait
60mL d'eau
200g de topinambours épluchés, rincés et découpés en petits morceaux
½ gousse de vanille
Un chaton de poivre long réduit en poudre au mortier et au pilon
Fleur de sel
Versez le lait, l'eau, les topinambours dans une casserole. Fendre la gousse de vanille en deux dans la longueur, récupérer les graines d’une moitié de la gousse, les ajouter dans la casserole avec la demie gousse vidées de ses graines. Laisser mijoter sur feu moyen jusqu’à ce que les topinambours soient cuits. Mixer la soupe au blender ou au mixeur plongeur (après avoir récupéré la gousse) puis assaisonner avec fleur de sel et poivre long (on ne mettra pas tout le poivre long : au goût).
Associer la douceur de la vanille et ce petit piquant aromatique du poivre long est une idée parfaite... J'ai beaucoup aimé et ce jour là personne n'a découvert que la soupe était aux topinambours (pauvre légume inconnu!) mais même tendre sœurette a aimé (comprenez moi, c'est si rare que je tiens à le préciser)!
mardi 29 décembre 2009
Simple & Chic
Le topinambour est le grand légume de cet hiver chez moi; depuis que j'ai découvert qu'en fait, contre toutes attentes c'était plutôt facile à éplucher (en plus d'être délicieux...) j'en achète régulièrement... Et puis comme en cette période de fêtes il suffit de quelques restes pour rendre un repas très chic et que vous avez peut-être vous aussi des restes de foie gras dans le frigo c'est partie pour un petit diner sous le signe du foie gras: velouté de topinambour aux noisettes et copeaux de foie gras et des croques monsieur au foie gras (recette spéciale dédicace pour Little So'). Dans un prochain épisode, je vous raconterai peut être comment j'ai fait mes foies gras pour le réveillon cette année pour la première fois (la question étant de savoir si oui ou non c'était bon... et surtout si ça a été validé par toute la famille... ou pas...).
Velouté de topinambour aux noisettes, copeaux de foie gras
Pour deux grands bols :
2-3 cuillères à soupe de noisettes
400g de topinambour
300mL de bouillon de volaille
150mL de crème (de soja)
Sel & Poivre
Un reste de foie gras cuit ou mi cuit détaillé en copeaux
Un filet d’huile de noisettes
Préchauffer le four à 170°C, y faire dorer les noisettes 15 minutes.
Eplucher les topinambours à l’économe, les rincer sous l’eau fraîche et les découper en gros morceaux et faire cuire à la vapeur jusqu’à ce qu’ils soient tendres. Les mettre au fond d’un récipient étroit mais profond, ajouter le bouillon de volaille bouillant et la crème de soja, mixer finement avec un mixeur girafe, saler, poivrer. Maintenir au chaud dans une casserole sur feu moyen/doux.
Servir la soupe dans des bols, disposer quelques copeaux de foie gras, ajouter un filet d’huile de noisettes et saupoudrer de noisettes grillées légèrement concassées.
Servir avec un croque monsieur au foie gras.
Croque Monsieur au foie gras
Sur une idée de Cathy
Pour deux personnes, en accompagnement de la soupe, compter trois croque monsieur à couper en deux en diagonale et servir trois moitiés par personne.
6 tranches de pain de mie
3 cuillères à soupe de confit d’oignons
Un reste de foie gras cuit ou mi cuit coupé en fines tranches
Un peu de crème de vinaigre à la figue
Sel et Poivre
Tartiner trois tranches de pain de mie de confit d’oignon, recouvrir de fines tranches de foie gras, ajouter un filet de crème de vinaigre à la figue, saler, poivrer, recouvrir avec les autres tranches de pain de mie, faire toaster dans l’appareil à croque monsieur, une fois doré, couper chaque croque monsieur en diagonale.
jeudi 19 mars 2009
Velouté de pois cassés, ravioles de Romans grillées
Une chouette semaine ensoleillée...
Des placards qui ont encore leurs habits d'hiver
Et des envies mi-hivernales, mi-printanières
Et surtout cette parfaite recette chipée chez Marion
Profitez en pour finir votre stock de pois cassés!
Velouté de pois cassé, ravioles de Romans grillées
d'après une recette Elle à Table Nov/Dec 2007
En plat unique pour 5 personnes:
1 paquet de ravioles de Romans (250g)
250g de pois cassés
1 pincée de thym
1 feuille de laurier
2 échalotes épluchées et finement émincées
Sel et poivre
150g de crème (j'ai pris de la crème liquide allégée, au choix!)
2 jaunes d'oeuf
2 cuillères à soupe d'huile d'argan
Huile d'olive
Ciboulette
Mettre les ravioles au congélateur (pour faciliter leur séparation).
Faire tremper pendant 2h les pois cassés dans un gros volume d'eau froide.
Au bout de ces deux heures, égoutter et rincer les pois cassés, les faire cuire dans une casserole avec 1,5L d'eau et le laurier, le thym, l'oignon émincé, le sel et le poivre pendant 45 minutes (écumer si nécessaire en début de cuisson).
A la fin de la cuisson, enlever la feuille de laurier et mixer les pois cassés pour obtenir un velouté. Ajouter, tout en continuant de mixer, la crème, les jaunes d'oeuf et l'huile d'argan. Vérifier l'assaisonnement (sel et poivre?) et réserver au chaud.
Séparer les ravioles au sortir du congélateur, faire chauffer un fond d'huile olive dans un fait-tout, y faire frire/dorer sur les deux faces les ravioles.
Garnir des bol de soupe de pois cassés, ajouter quelques ravioles croustillantes au-dessus et parsemer de ciboulette ciselée.
samedi 17 janvier 2009
Velouté de betterave au raifort et à l’huile de persil, crème fouettée à la fleur de sel
Vous n’aimez pas les betteraves ?
Pire vous n’aimez ni les betteraves, ni la soupe ?
Non, non, non, ne partez pas : ce billet EST pour VOUS. Oui oui…
Quiconque après avoir goûté à ce velouté ne pourra plus dire qu’il n’aime pas les betteraves (ou la soupe, ne soyons pas sectaires) sans voir son nez s’allonger dangereusement.
Bon, j’en vois encore au fond qui sont plus que réticents… le côté technicolor de cette soupe ne suffit pas non plus ? Et bien sachez que N. qui n’est pas franchement « a soup person » m’a dit la dernière fois « Cette soupe c’est quand même un super truc pour draguer… » ( !!?) Il va de soit qu’il n’a pas franchement intérêt à aller draguer je-ne-sais-qui avec cette soupe mais vous, vous avez pas quelqu’un à séduire ?
Velouté de betterave au raifort et à l’huile de persil, crème fouettée à la fleur de sel
Recette d’Isabelle Sipp de l’atelier Cardamome dont je vous ai déjà parlé ici
Pour trois grands bols (ou 6 petits)
3 betteraves crues (800g)
1 filet d’huile d’olive
1 cube de bouillon de légumes
Le jus d’un demi citron jaune
100mL d’huile d’olive
½ bouquet de persil plat
60 à 120mL de crème fleurette*
3 à 6 pincées de fleur de sel
Un morceau de raifort frais
* La quantité de crème fleurette est fonction du nombre de bols que vous souhaitez réaliser, il faut une quenelle de chantilly salée par bol, compter environ 20ml de crème fleurette pour une quenelle et adapter la quantité de fleur de sel en fonction de celle de crème fleurette
*** Bon à savoir ***
On trouve les betteraves crues au marché (je n’en ai jamais vu en supermarché) et n’ayant jamais réalisé cette soupe avec des betteraves sous vide (depuis que je vais au marché j’ai arrêté d’en acheter), je ne peux pas vous dire si ce sera nettement moins bon si vous utilisez des betteraves sous vide.
Quant au raifort frais, j’avoue ne pas savoir si sur les marchés ailleurs qu’en Alsace il y a aussi des vieilles petites mamies qui sont là pour vous en vendre une racine encore toute pleine de terre que vous laverez avec amour en rentrant chez vous afin de la conserver emballée dans un torchon en bas de votre frigo. Ça se conserve un petit bout de temps comme ça et je l’utilise uniquement râpée crue sur certaines préparations pour donner du goût et du peps’ (mais la prochaine fois je demanderais à la dite mamie si il y a d’autres utilisations insoupçonnées de cette racine).
Pour les strasbourgeois, j’ai trouvé ma mamie à raifort au marché du boulevard de la Marne, mais elle ne semble pas y être tous les samedis ; cela dit, ma copine Anne m’a dit qu’il y en avait aussi ponctuellement au marché des petits producteurs. Dans tous les cas, demandez, au pire on vous proposera de vous en ramener une racine pour la semaine suivante.
Sinon, il existe du raifort en purée, en Alsace (et en Lorraine aussi – je précise avant qu’on m’accuse plus
qu’à tord de toujours oublier la Lorraine… accusation complètement fausse puisque, comment dire, voyez vous, je suis lorraine…) on le trouve en vente au poids au rayon boucherie/charcuterie (because choucroute and co pour les non initiés qui ne voient pas le rapport) ou en pot au rayon moutarde. Je ne sais pas si cet ingrédient exotique est vendu partout en France, mais je sens que vous allez bientôt me le dire (grâce à vous j’apprends toujours plein de choses…). Bon, le raifort en purée est une alternative correcte si vous n’avez pas de raifort frais pour cette recette mais y’a pas à dire ça sera quand même un poil moins bon… (Je suis honnête).
Ah oui, j’oubliais la minute culturelle le raifort, kékecé ? Et bien, le raifort, de son nom botanique Armoracia rusticana (ça vous fait une belle jambe hein ?) ou en version anglaise Horseradish (parce que j’ai parfois l’impression que nos amis britanniques l’utilisent plus que disons, au pif, les corses ou les aveyronnais) et bien ce truc est utilisé comme condiment, style moutarde pour accompagner par exemple les viandes (mais ça marche aussi très bien avec le poisson ou les pommes de terre), ou tout ce que vous pouvez accompagner de moutarde. On l’utilise aussi pas mal dans les pays de l’Est et il est arrivé en Alsace/Lorraine par le biais de l’influence germanique. Et pour vous parler de ce qui vous parle, côté papilles, c’est en quelque sorte le wasabi alsacien (même famille botanique).
*** Cette fois ci, la recette, pour de vrai ***
Éplucher les betteraves (à l’économe, ça marche très bien), les couper en tranches puis en gros morceaux.
Dans un fait tout, faire chauffer un filet d’huile d’olive, y faire revenir les betteraves puis ajouter de l’eau à couvert, ajouter le cube de bouillon de légumes et laisser bouillonner jusqu’à ce que les betteraves soient cuites (comme elles sont en morceaux, ça ne prend pas tant de temps que ça…).
Pendant que les betteraves cuisent, réaliser l’huile de persil : laver, sécher et enlever les plus grosses tiges du persil, mettre le persil et l’huile d’olive dans le mixeur/blender et mixer jusqu’à obtention d’une huile verte aux fines particules de persil. Réserver.
Penser à placer votre crème fleurette au congélateur afin qu’elle monte bien en chantilly plus tard.
Quand elles sont cuites, mixer les betteraves avec tout ou partie de l’eau (commencer avec une partie et rajouter petit à petit de l’eau jusqu’à obtenir la consistance désirée – pas trop épaisse quand même, c’est une soupe pas une purée), au blender c’est le plus efficace mais si vous n’en avez pas au mixeur ou au mixeur plongeur ça marche aussi. Ajouter le jus de citron. Mélanger. Réserver au chaud.
Dans un petit récipient, fouetter la crème fleurette en une chantilly bien ferme, ajouter la fleur de sel (ne soyez pas radin sur la fleur de sel, le reste de la soupe n’a pas été salé – si ce n’est par le bouillon de légumes), donner encore un coup de fouet. Réserver.
Servir : verser la soupe toute rose dans les bols, y râper du raifort frais (ne pas abuser mais ne pas être une poule mouillée non plus !), ajouter un filet d’huile de persil et surmonter d’une belle cuillère à soupe de chantilly salée. Déguster sans plus attendre !
Conseil : disposer à table la racine de raifort & la râpe, le reste d’huile de persil et de crème chantilly si il en reste, pour que chacun puisse en rajouter selon ses goûts ! (En fait, c’est surtout valable pour le raifort… car je suis sûre que vous allez avoir peur d’en mettre trop… et quand vous verrez à quel point ça sublime la soupe vous en rajouterez un peu…)
mardi 23 décembre 2008
Chouquettes poudrées de grué de cacao, garnies de crème au foie gras - Velouté de châtaignes : apéro pour un Noël entre copines
Lors des repas entre copines, on aime bien se faire plaisir, même s’ils se font maintenant avec des formations variables (et des absentes) et surtout que leur existence dans les six mois à venir risque d’être un peu remise en question. Alors cette année encore on s’est fait plaisir lors de notre repas de Noël et, en guise d’amuse bouche, je leur avais préparé des chouquettes cacao – foie gras (faisant quelque peu échos à celles-ci) et un velouté de châtaignes, le même que celui que j’avais fait quelques années auparavant pour notre premier repas de Noël entre filles (souvenirs souvenirs…) ; une recette de Scally que j’ai réalisée cette fois ci sans foie gras poêlé (faut pas abuser des bonnes choses). Un velouté que l’on aime beaucoup, une façon différente de voir les châtaignes. Le défit était de faire aimer les choux à Little So’ ("J'aime pas la pâte à choux") et je dois dire que fourrés au foie gras (crème de fois gras à base de ricotta) c’est passé comme une lettre à la poste, pour tout vous avouer, elle s’est même dévouée pour prendre la dernière chouquette ;)
Chouquettes poudrées
de grué de cacao et garnies de crème au foie gras
Pour la crème au foie gras
150g de foie gras cuit
70mL de crème fleurette
100g de ricotta
Pour une trentaine de chouquettes
60mL de lait
60mL d’eau
60g de beurre
2g de sel
2 œufs
70g de farine
Grué de cacao
Préparer la crème au foie gras :
Porter la crème à ébullition, hors du feu y ajouter le foie gras coupé en petits dés et fouetter vivement pour faire fondre le foie gras. Si nécessaire remettre un peu sur feu doux.
Quand la préparation est homogène, ajouter la ricotta, fouetter bien. Garnir une poche à douille (ou un sac congélation) de cette préparation et laisser refroidir/prendre un peu en masse au frigo quelques heures.
Préparer les chouquettes :
Préchauffer le four à 170°C.
Mettre le lait, l’eau, le beurre et le sel dans une casserole. Porter à ébullition tout en remuant. Quand le liquide est à ébullition et le beurre bien fondu, retirer la casserole du feu et verser d’un coup la farine. Mélanger puis remettre la casserole sur feu moyen et continuer de mélanger sur le feu pour bien dessécher la pâte (elle doit se détacher des bords de la casserole et former une boule comme lorsque l’on réalise une béchamel). Verser alors la pâte dans un saladier, ajouter les œufs un par un tout en remuant vigoureusement. On doit obtenir une pâte lisse (si ce n’est pas le cas, c’est sans doute que vos oeufs étaient trop petits, casser un autre œuf dans un bol, le battre en omelette à la fourchette et l’ajouter petit à petit à la préparation jusqu’à ce que la pâte soit bien lisse – tout l’œuf ne sera donc sans doute pas nécessaire).
Garnir une poche à douille (ou un sac congélation) avec cette pâte à choux.
Recouvrir une ou deux plaques du four de papier sulfurisé, y déposer à la poche à douille des choux de la taille voulue. Parsemer de grué abondamment (tous ne colleront pas aux choux) puis pencher la plaque au dessus d’une feuille de papier sulfurisé pour récupérer l’excédent de grué.
Cuire 30 minutes.
Garnir les chouquettes :
Au sortir du four, laisser les chouquettes complètement refroidir sur une grille.
Avec la pointe d’un couteau, découper un cercle de pâte sur la base des chouquettes (cercle grosso modo de la taille du bout de votre poche à douille), via ce trou, garnir les chouquettes de crème au foie gras avec la poche à douille, reboucher ensuite le trou avec le disque de pâte précédemment enlevé.
Répéter l’opération jusqu’à épuisement des chouquettes/de la crème au foie gras.
Velouté de châtaignes
Recette originale de Pascale, C'est moi qui l'ai fait
Pour une douzaine de verrines
2 échalotes
1 gousse d’ail
1 branche de céleri
1 blanc de poireau
2 cuillères à soupe d’huile d’olive + un filet
800g à 1 kg de châtaignes (surgelées ou en bocal)
1,5L de bouillon de légumes (maison ou en cube)
Sel & Poivre
Quelques noisettes concassées (elles se concassent facilement au couteau)
Éplucher et émincer les échalotes et la gousse d’ail.
Laver et émincer le poireau et le céleri.
Dans un fait-tout, faire chauffer l’huile d’olive, y faire revenir les échalotes, l’ail, le céleri et le poireau pendant 5 minutes. Ajouter les châtaignes, remuer puis ajouter le bouillon.
Porter à ébullition puis laisser mijoter pendant 30 à 40 minutes.
Mixer jusqu’à obtenir une consistance mousseuse (le mieux pour cela reste le blender mais ça marche quand même sans). Ajouter du bouillon ou de l’eau jusqu’à obtenir l’épaisseur souhaitée, goûter pour rectifier l’assaisonnement en sel et poivre.
Réserver au chaud jusqu’au moment de servir, servir dans des bols ou des verres, ajouter un filet d’huile d’olive et quelques noisettes concassées.
lundi 14 janvier 2008
Bouillon aux nouilles alphabet, recette simplissime pour retour en enfance immédiat
Après les fleischschnaka il me restait
(et pour mon plus grand bonheur)
du bouillon de pot au feu…
Je n’ai pas hésité un instant, je savais ce que j’allais en faire

J’adore ça !
Pour deux personnes
450mL de bouillon de pot au feu filtré et dégraissé
Une poignet de nouilles alphabet (taille a adapter selon le goût et l’envie)
Porter à ébullition le bouillon dans une casserole. À l’ébullition, y verser les pâtes alphabet, quand elles sont cuites, retirer du feu et servir dans des assiettes à soupes blanches (pour bien y voir les lettres) et surtout pas dans un bol (sinon on peut pas jouer avec les lettres sur le bord de l’assiette)
Very Simple.
Encore faut-il avoir du bouillon de pot-au-feu me diriez vous...
Certes...
vendredi 23 novembre 2007
Velouté orangissime
La soupe de carottes… ouais, je sais pas vous, mais moi, de prime abord, la soupe de carottes ça me botte moyen… Mais au printemps dernier, alors qu’il faisait un temps à ne pas mettre un chat dehors, Little’So avait débarqué à une soirée fille avec un velouté de carottes absolument sublimissime (et je pèse mes mots) et extrêmement étonnant en fait. Le mode op’ et les matières premières sont relativement simples mais le fait qu’une soupe de carottes puisse être délicieuse, ça c’était fichtrement étonnant ! En fait, Little’So avait suivi une recette de velouté au potimarron de Mercotte, mais vu qu’on était au printemps et qu’il n’y avait pas de potimarron, elle avait réalisé une version carotte. Quelle chouette idée ! Cette soupe je l’avais refaite dans la foulée et j’avais au passage épaté N. qui avait fait une drôle de moue quand je lui avais annoncé « Velouté aux carottes »… mais il a fini conquis, lui aussi… Depuis, cette soupe est devenue un classique chez moi. Il ne vous reste plus qu’à tester vous aussi… puisque l’hiver arrive bel et bien… 
Pour les soirées d’hiver, il faut :
1kg de carottes
1 oignon
Un filet d’huile d’olive
500mL de bouillon de poulet (500mL d’eau + 2 cubes de bouillon de poulet)
500mL de crème liquide (chez moi, la soupe c’est des légumes et ça se doit d’être un minimum light, donc j’ai utilisé de la crème liquide à 3% de matière grasse. Si je ne sais pas si on peut encore nommer ça « crème », mais je sais que ça fonctionne très bien dans cette recette)
2 cuillères à café de romarin séché
Poivre
(Sel selon les goûts mais le bouillon est déjà assez salé)
Éplucher les carottes, les laver et les couper en tronçons.
Éplucher et émincer l’oignon, le faire revenir dans un filet d’huile d’olive sur feu moyen dans une cocotte-minute. Ajouter ensuite les carottes et recouvrir avec le bouillon et la crème.
Placer le romarin dans un filtre à thé et l’ajouter dans la cocotte, mélanger, fermer la cocotte, mettre la soupape à sa place et placer le cocotte sur feu vif jusqu’à ce qu’elle se mette à chanter puis laisser cuire 25 minutes à partir de ce moment-là sur un feu plus doux.
Enlever la soupape et laisser la vapeur s’échapper avant d’ouvrir la cocotte; récupérer le filtre à thé contenant le romarin et mixer avec un mixeur plongeur (ou blender...).
Poivrer et rectifier l’assaisonnement.
Si la soupe est trop épaisse à votre goût, ajouter un peu de bouillon de volaille.
Note : il est bien évident que cette soupe peut être réalisé à l’identique sans cocotte-minute en prolongeant un peu le temps de cuisson.
*************
Au rang des bavardages divers et variés, je voulais vous parler aujourd'hui de quelques blogs où faire un petit tour ne devrait pas vous décevoir...
- Tout d'abord le blog d'une Bretzel... Cathetoiles... Elle nous avait déjà régalé lors de notre pique nique printannier où elle était venue en tant que lectrice... et je sentais bien que "passer de l'autre côté du miroir" la chatouillait, c'est chose fait avec un très beau blog. Il est tout nouveau mais déjà riche de recettes tentantes et ses photos sont déjà bien travaillées (quand je repense à mes premières photos, ouille, ouille, ouille...). Pour y faire un tour, c'est par ici...
- Ensuite un blog culinaire sans photos... mais avec de superbes illustrations... La cocotte nous dessine les ingrédients, les plats et autres ustensiles avec une touche d'humour, beaucoup de fantaisie, des couleurs pastels, du talent... C'est trognon! La cocotte, c'est ici.
- Pour finir, un blog en italien. Alors non, je ne me suis pas réveillée hier en sachant subitement parler italien, mais toutes les recettes sont traduites en français... Calme et cacao, je suis tombée là par hasard et j'ai tout de suite été conquise. C'est magnifique, à la fois ses photos, ses recettes, l'atmosphère qui s'en dégage... Je ne resiste pas à cet univers... Et vous, entre alfajores, boulettes de pain, les farfalle aux pistou de fruits secs avec aubergines croquantes, les millefeuille de légumes à la ricotta fumée et autres filets de rouget au gingembre aux asperges sauvages et aux citrons confits, allez vous résister?
mardi 6 novembre 2007
Soupe de potiron aux lardons grillés et amandes caramélisées

Le soir en hiver, je mange souvent de la soupe. Habituellement avec un morceau de pain et de fromage. J’en fais une grande cocotte une fois par semaine, comme ça, les soirs où je rentre sans envie de me mettre à faire à manger, la soupe est prête, il n’y a plus qu’à la réchauffer. Je me suis mise à aimer la soupe quand j’ai découvert qu’on pouvait lui donner le goût que l’on voulait et non pas le goût batard de "la soupe à tout". Alors je le dis à toutes les mères qui par hasard me lisent : ne faites pas de soupe fourre tout à tout et vide frigo. C’est typiquement le genre de truc qui dégoûte les gamins de la soupe. Ça n’a pas de goût identifiable, et c’est encore plus traumatisant avec le « Mange ta soupe, ça fait grandir » Mouahahah… c’est fou ce que les parents peuvent prendre leurs gamins pour des idiots quand même…
Pour 6 énormes bols de soupe :
Un morceau de potiron de 2,5kg
2 oignons
5 gousses d’ail
un filet d’huile d’olive
900mL de bouillon de poulet
Sel et poivre
Un peu de chili en poudre (piment)
300mL crème liquide (allégé, ça marche)
400g de lardons
4 poignée d’amandes émondées
2 voiles de sucre semoule
4-5 pincées de fleur de sel
Du piment d’Espelette ++

Découper votre gros morceau de potiron en tranches, épépiner et éplucher la courge avec un bon couteau puis la découper en morceaux.
Peler et émincer finement les oignons et l’ail.
Dans une cocotte-minute, faire chauffer un bon filet d’huile d’olive, y faire revenir l’ail et l’oignon puis ajouter la courge. Recouvrir avec du bouillon de volaille, mélanger, fermer la cocotte, mettre la soupape à sa place, et placer sur feu vif jusqu’à ce que la cocotte se mette à chanter et laisser cuire 30 minutes à partir de ce moment-là.
Pendant ce temps-là, dans une poêle à sec, faire revenir les lardons, ils vont rendre beaucoup de graisse, l’éliminer au fur et à mesure afin de bien faire griller les lardons. Ils vont beaucoup réduire et devenir très croustillants. Les déposer sur du papier sopalin, éponger pour absorber l’excédent de graisse. Réserver.
Dans une poêle à sec, faire dorer les amandes, ajouter ensuite un voir deux bons voiles de sucre, laisser l
e sucre fondre et se transformer en caramel, à ce moment-là, ajouter la fleur de sel et une bonne dose de piment d’Espelette (comme c’est un piment doux, on peut en mettre pas mal pour avoir un petit goûté pimenté face au sucre). Mélanger pour enduire les amandes de ce caramel salé et pimenté. Séparer ensuite à l’aide de la cuillère en bois les amandes si elles ont tendance à former un gros amalgame. Réserver.
Enlever la soupape, laisser la vapeur s’échapper avant d’ouvrir la cocotte puis mixer avec un mixeur plongeur. Saler et poivrer et ajouter un peu de chili en poudre (quantité selon votre envie et votre goût) et la crème liquide. Mixer à nouveau pour bien mélanger. Goûter pour rectifier l’assaisonnement.
Hacher grossièrement les amandes caramélisées.
Servir la soupe et au dernier moment, la saupoudrer de lardons grillés et d’amandes caramélisées.
(ne pas mélanger la soupe et les lardon/amandes trop à l’avance car ça ramollirait et perdrait tout son charme)
Note : il est bien évident que cette soupe peut être réalisée à l'identique sans cocotte-minute en prolongeant un peu le temps de cuisson.
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Et puis toi qui est arrivé sur mon blog en tapant dans google: "se garer à noël à Strasbourg" je suis navrée de t'annoncer que "tu peux te rêver" ;) En effet c'est du genre mission plus qu'impossible, mon seul et unique conseil: oublie pas ton tranxène avant de venir par ici au mois de décembre :) entre les touristes déversés par les bus et puis la nouveauté de l'année (à savoir le bon usage du TGV Est) ça va grouiller ^^ Strasbourg c'est pas très zen en décembre... au moins, maintenant tu es prévenu :)
Copyright © 2006-2010 Loukoum°°° - Beau à la louche | Tous droits réservéslundi 15 octobre 2007
Recette pour un dimanche d’automne réussi (contre toute attente vu les circonstances)
La veille, en rentrant de chez le coiffeur pétrir puis faire lever au soleil de la fin d’après-midi un pain ciabatta. Faire aussi cramer vos poivrons jaune, orange et rouge sous le grill du four, quand ils sont bien noir, les oublier dans un tupperware. Quelques chapitres plus tard pétrir à nouveau le pain et le façonner selon votre inspiration avant de filer au cinéma et de le laisser lever une seconde fois, dans le four à peine chauffé cette fois çi. Vous rentrez un peu plus tard que prévu après un verre dans un bar, préchauffez et enfourner la ciabatta. Pendant ce temps N. épluche et découpe en lanières les poivrons et les fait mariner avec une gousse d’ail finement émincée, de la fleur de sel et un filet d’huile d’olive (bien que, il faille l’avouer, vous et lui n’avez pas la même définition du concept de « filet »…)
Le lendemain après et même pendant votre petit déjeuné, épépiner quelques tomates, les découper en petits dés, y ajouter du poivre noir du moulin, de la fleur de sel, un quart d’oignon très finement émincé part N. qui a la galanterie de bien vouloir pleurer à votre place, et un filet d’huile d’olive. Mettre tout ça dans une petite boîte hermétique.
Dans une autre petite boîte hermétique réaliser une salade de feta d’après la recette trouvée dans un des derniers courrier international, bon, vous l’arrangerez un peu au vu du contenu de votre frigo et de votre tête de linotte qui a oublié d’acheter des olives… Émincer longitudinalement une bonne poignée de feuilles de laitue propres, ajouter 100g de feta, un demi concombre épépiné découpé en mini mini dés, une ou deux bonnes pointes de couteau de sumac. Pour la vinaigrette : émulsionner de l’huile d’olive, du jus de citron, beaucoup de ciboulette et du poivre. Mélanger vinaigrette et compagnie. Faire griller 4-5 tranches de ciabatta.
Dans votre cabas, glisser de quoi vous désaltérez,
une gousse d’ail épluchée emballée dans du papier aluminium, le pain grillé emballé lui aussi dans du papier aluminium, le reste de la ciabatta dans un torchon, la petite boite de poivrons marinées, la petite boite de concassé de tomates, la petite boite avec la salade internationale, des verres, des cuillères et des fourchettes, un couteau à pain et des serviettes.
Partez en voiture. Philippe Collin fini de vous raconter Los Angeles, vous souriez. Il fait beau, vous vous dirigez vers le sud et quand Philippe Collin vous a ordonné de « ne rien lâcher », N. a glisser un album des Pixies qui traînait là dans le lecteur… Quelques kilomètres plus loin et après une allée de platanes dignes des plus belles routes de Provence, au milieu d’un parc, au bord de l’eau, vous étalez la couverture multicolore que vous avez toujours dans le coffre de votre voiture au milieu de l’herbe verte et humide. Il y a des arbres tout autour de vous mais vous, vous êtes en plein soleil…
N. a faim. Sortir une tranche de pain, y frotter la gousse d’ail, et recouvrir le pain de concassé de tomate. La première brushetta est prête. Vous, vous préférez goûter les poivrons marinés délicatement alignés sur une autre tranche de pain. La salade aussi sera très réussie.
Pour le dessert, vous allez vous balader entre les vignes, et goûtez à quelques grappes rescapées des vendanges. Tout le paysage autour de vous est strié de rangées de vignes. Vous rentrerez d’ailleurs par la route des vins… Vous n’êtes pas les seuls à avoir voulu profiter du peut-être dernier dimanche ensoleillé, les touristes viennent humer les ruelles pittoresques de villages de cartes postales qui sentent parfois le vin nouveau, parfois les macarons à la noix de coco…
L’après-midi se fini par une balade au milieu des verger jusqu’à ce que le soleil ait un peu trop disparu pour que vous n’ayez pas froid… Juste à côté il y a un châtaignier, vous remplissez vos poches et vous piquez le bout des doigts. Si la crème de marron vous a toujours écœurée, depuis que vous êtes haute comme trois pommes vous avez une affection toute particulière pour les châtaignes grillées, pour ces cornets de papier blanc qui réchauffaient vos petites mains au cours de l’hiver, pour les gros cornets que votre mère achetait au milieu de la place de S. et que vous vidiez ensuite d’un seul coup sur la toile cirée de la cuisine de votre grand mère. Les petites balles noircies roulaient aux quatre coins de la table, chacun (surtout vous) essayer d’en chopper une facile à dépiauter car si la châtaigne restait entière c’était psychologiquement meilleur… et ce cœur tout chaud finissait derrière votre sourire. C’est un souvenir d’hiver les châtaignes grillées.
Vous prenez la route du retour. Vous rentrez et faite chauffer de l’eau pour un thé… envie de chaleur automnale pour finir la journée aussi bien qu’elle s’est déroulée.
Soupe de potimarron-marron
1 potimarron
2 gousses d’ail
1 échalote
1 filet d’huile d’olive
Une quinzaine de châtaignes (en bocal ça marche très bien)
Plus ou moins de 500mL de bouillon de poulet
Poivre & Sel 
Éplucher le potimarron (avec un bon couteau, ça se fait très bien), et le couper en morceaux.
Éplucher et émincer l’ail et l’échalote, les faire revenir dans un filet d’huile d’olive sur feu moyen dans une cocotte-minute. Ajouter ensuite les morceaux de potimarron et les châtaignes, recouvrir avec 300mL de bouillon, mélanger, fermer la cocotte, mettre la soupape à sa place, sur feu vif jusqu’à ce qu’elle se mette à chanter et laisser cuire 20 minutes à partir de ce moment-là.
Enlever la soupape, laisser la vapeur s’échapper avant d’ouvrir la cocotte
Mixer avec un mixeur plongeur et rajouter du bouillon de poulet jusqu’à obtenir la consistance qui vous plait.
Saler, poivrer, goûter et rectifier l’assaisonnement.
Note : il est bien évident que cette soupe peut être réalisée à l’identique sans cocotte-minute en prolongeant un peu le temps de cuisson.
Châtaignes grillés
Bien inciser les châtaignes avec un couteau pointu, les mettre au four à 200°C pendant une demi-heure…
Les sortir du four, les renverser dans un torchon très seventies et les décortiquer les en vous brûlant le bout des doigts et en bavardant autour d’un thé…




























