lundi 20 avril 2009
Retourner à Trouville?

Certains Bretzels risquent de me prendre pour une folle dingue de fromage, mais en même temps ce ne serait pas très très loin de la réalité. En effet, une soirée autour du fromage ne m’ayant pas lassée du tout et une envie de pique nique en amoureux ce dimanche, samedi nous avons bravé la pluie strasbourgeoise à deux sous mon nouveau chouette parapluie rouge, assez grand pour nous protéger tous les deux, pour aller à la cloche à fromage (le fromager, pas le restaurant). Comme presque à chaque fois que l’on y va, on a pris soin de choisir trois fromages aux noms inconnus puis on a pris congé du fromager moustachu pour aller chez Naegel choisir un dessert. Pas besoin de temps ni d’envie de cuisiner pour pique niquer, de bonnes adresses et un peu d’idées et on se régale drôlement. L’après-midi était bien avancé, il faut dire qu’avec les évènements de la journée, on n’avait pas vu le temps passer, le choix de délicieuses gourmandises était donc réduit chez mon pâtissier préféré, on a rebroussé chemin pour faire un détour chez Mulhaupt où la vitrine était encore bien garnie. Une tartelette au citron et une autre au citron-basilic plus tard, nous repartions sous la pluie et sous le
parapluie rouge. Dimanche le soleil était là, les cerisiers étaient en fleurs et nous on pique-niquait au bord de la marre. Du bon pain, de délicieux fromages, le soleil, je ne vois pas que demander de plus… Je me coupe un morceau du « Trouville du bocage » et c’est le choc ! Trop bon ! Un délice ce fromage inconnu, le petit côté persillé est discret et me fait penser à quelque chose… à quelque chose que je cuisine… Aux Käseknepfle pardi ! Assez étonnant comme parallèle, complètement délicieux comme fromage, essayez de le découvrir, il vaut le détour. A l’
heure où je vous écrit ça fait plus de 24 heures qu’il n’en reste plus une miette ;) Mais je suis bien incapable de vous en dire plus à son sujet, il semble être inconnu au bataillon, même Google n’a pas la moindre trace de son passage. Côté dessert par contre, y’a pas de quoi se pâmer : la tarte au citron manque d’acidulé et la tarte au basilic manque tout simplement de citron…
jeudi 5 février 2009
Cheesecake Frenzy - Cheesecake salé aux fromages de chèvre et à la confiture d’olives noires au citron
L'idée de ce cheesecake est venue progressivement: j'avais complètement craqué sur la version salée des biscuits roses de Reims sur le site de Bien Manger (avec l'idée déjà précise de vouloir en faire un cheesecake) et j'avais trouvé sur le même site une confiture d'olives noires au citron qui m'avait intrigué même si je ne voyais pas trop ce que j'allais bien pouvoir en faire.
Et puis j'avais cette idée qui trottait dans ma tête depuis quelques temps: réaliser un cheesecake tout chèvre... avec du chèvre frais et de la faisselle notamment.
Et lors d'un repas entre gourmandes, où chacun avait ramené sa chouette petite contribution, Anne nous avait proposé un chèvre frais avec de la confiture d'olive noire. L'association était terrrrible! Ca y est, la dernière pierre était trouvée et l'idée du cheesecake au fromages de chèvre et à la confiture d'olives noires n'a pas quitté mon esprit jusqu'à ce que je mette les mains à la pâte. Cependant si le goût colle parfaitement, j'ai trouvé la texture trop étouffe chrétien: je pense que j'ai mis trop de fromage (chèvre frais et tome) et trop peu de faisselle... Cela dit c'était volontaire car sinon le goût de chèvre était trop faible... Ah cruel dilemme entre la texture plus "légère" et le parfum de chèvre...
Cheesecake aux fromages de chèvre et à la confiture d’olives noires au citron
Pour deux petits moules à charnière de 12 centimètres de diamètre
Pour la croûte :
100g de biscuits « le salé de Reims », maison fossier (trouvés ici sur le site de Bien Manger)
3 cuillères à soupe d’huile d’olive
Pour la base :
190g de chèvre frais
200g de faisselle de chèvre non égouttée (on met aussi le petit lait) (ie deux petits pots individuels)
80g de tome de chèvre fraîche
2 œufs battus en omelette
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
Sel & Poivre
3 belles cuillères à café de confiture d’olive noires (trouvée ici sur le site de Bien Manger)
Réaliser d'abord la croûte biscuitée: dans un mixeur, réduire les biscuits en poudre. Y ajouter l’huile d’olive, mixer à nouveau pour agglomérer la poudre de biscuits.
Séparer cette préparation en deux, verser une moitié au fond de chacun des moules à charnière recouvert de papier sulfurisé, tasser avec le fond d'un verre plat et rond. Réserver.
Préchauffer le four à 150°C.
Dans un saladier fouetter le chèvre frais et la faisselle de chèvre, ajouter la tome découpée en très petits dés, les œufs, l’huile d’olive. Mélanger. Saler et poivrer.
Mettre la confiture dans une poche à douille (ou un sac congélation)
Garnir chacun des moules de 2,5 cuillères à soupe de préparation au fromage (environ), à l’aide de la poche à douille, réaliser au dessus de cette couche une spirale de confiture d’olives noires, recouvrir ensuite avec le reste de la préparation au fromage. Lisser la surface avec le dos d'une cuillère à soupe. Cuire 20 minutes.
Au bout de ce temps là, le cheesecake doit être encore un peu tremblotant, c'est très important. Laisser COMPLÈTEMENT refroidir le cheesecake dans le four (porte FERMÉE). Mettre ensuite pour 48H au frigo.
vendredi 9 janvier 2009
Cappuccino de pommes de terre et munster d’après Jean-Georges Klein
L'année dernière j'avais émis le souhait d'aller manger à l'Arnsbourg pour mon anniversaire, mais malgré mon insistance toute en discrétion ça n'a pas marché. Bon... du coup je me demande si cette année je vais renouveler la demande tout en subtilité ou suggérer d'emblée un lieu un peu plus accessible...
Donc, c'est pas l'envie qui manque mais je n'ai jamais mangé chez Jean Georges Klein, par contre j'ai gouté son cappuccino de pommes de terre lors du fooding automnal à Strasbourg et ça a été un véritable coup de cœur, je crois me souvenir que nous avions tous adoré, heureusement je suis rentrée chez moi avec la recette!
C'est une vraie petite merveille! Même si vous n'aimez pas le munster (c'est mon cas, je suis loin d'en être fan...) je vous conseille de vous laisser séduire, le mariage avec la pomme de terre est assez magique. Et puis c'est assez bluffant de réussir à faire une entrée toute en délicatesse et légèreté avec le munster et la pomme de terre...
Cappuccino de pommes de terre et munster d’après Jean-Georges Klein
Pour 4 verrines
Pour la purée de pommes de terre
450g de pommes de terre
50mL de lait
120g de beurre frais
Sel
Pour la mousse de munster
4 feuilles de gélatine
160mL de bouillon de volaille
120mL de crème fleurette
80mL d'huile d'arachide
160g de munster
Et aussi :
1 siphon (0,5L)
2 cartouches de gaz
La purée
Cuire les pommes de terre en robe des champs. Les éplucher encore tièdes puis les passer au presse purée.
Mettre la chair des pommes de terre dans une casserole, ajouter le lait et le beurre en petits dés, remuer pour faire fondre le beurre, si nécessaire remettre un peu sur feu doux. Saler.
La mousse de munster
Faire tremper les feuilles de gélatine dans un bol d’eau froide.
Porter à ébullition le bouillon de volaille, la crème fleurette et l'huile d'arachide puis rajouter la gélatine ramollie et essorée entre les doigts.
Découper le munster en petits dés, le mettre dans le bol du mixeur puis verser le mélange bouillant dans le mixeur. Mixer. Passer au chinois et verser dans le siphon. Fermer le siphon, le charger en gaz, secouer et mettre au bain marie afin de maintenir à 40/50°C.
Dressage
Disposer au fond du verre de la purée de pommes de terre, ajouter de la mousse de munster (bien agiter le siphon avant usage), encore une couche de purée puis finir par de la mousse de munster.
On peut parsemer de poudre de cumin si l’on veut.
vendredi 24 octobre 2008
Des colis comme des carnets de recettes...
J'avais promis d'envoyer quelques petites choses à des copines qui avaient bien voulu se prêter au jeu avec moi, l'anniversaire d'une autre miss à laquelle je souhaitais envoyer quelques petites choses fait maison arrivait... du coup j'ai mis les mains à la pâte pour réaliser des petits biscuits que j'ai fait voyager par colis à travers la France.... Et ces petites choses sont apparemment pas trop mal arrivées à destination... Ouf!
Sablés au parmesan et au piment d’Espelette
Recette d’Alba Pezone
Mes sablés salés préférés entre les trois fournées !
Je vous les recommande pour vos apéros,
ils sont faciles à réaliser et vous pouvez sans problème doubler les quantités
et congeler vos boudins de pâte,
il ne vous restera qu’à les décongeler
puis les détailler en rondelle et les faire cuire. Pratique !
Ampelmann au chèvre et à la figue
Une recette repérée chez Nanou
Pour ceux là j’ai utilisé mes emportes pièce berlinois
Guimauves à la mandarine
Une recette adaptée de celle des guimauves à la grenadine
vues sur le chouette blog « Mon quart d’heure bricoleur »…
Un univers très doux et appétissant.
Je suis tout à fait d’accord avec Marie :
c’est beaucoup plus facile qu’il n’y paraît de faire des guimauves maison !
Et nettement meilleur que ce que l’on peut acheter :
plus moelleux, plus fondant… et dans mon cas, plus parfumé !
Si vous hésitez encore à vous lancer dans les guimauves,
allez lire les conseils de Marie, ils achèveront de vous convaincre de mettre les mains à la pâte !
A noter: je vous conseille de beurrer un peu le papier sulfurisé avant de le saupoudrer de l'enrobage.
Et surtout n'hésitez pas à varier les parfums selon vos goûts!
Conservation: parfaite dans une boite tupp'
Canistrelli
Une recette déjà publiée ici
Note sur la cuisson : Cuire les biscuits 10 minutes pour qu’ils soient plutôt moelleux ; prolonger la cuisson vers les 15 minutes si vous les souhaitez plus croquants. Plus les biscuits sont épais et moins ils sont cuits, plus ils seront moelleux. Vice versa, plus ils sont fins et bien cuits plus ils seront croquants. Vous pouvez donc adapter facilement cette recette selon vos goûts et vos attentes.
Muffin after eight
Une recette déjà publiée ici.
Des muffins à la fois forts en chocolat et pleins de fraîcheur grâce à la menthe.
Une texture moelleuse, pas du tout sèche et très agréable en bouche...
Et une recette terriblement light comparée aux autres recettes de muffin…
Si on ajoute le fait que c’est rapide et simplissime à faire, j’achève de vous convaincre?
(Ils se conservent très bien, notamment emballés dans du papier film)
Biscotti au yuzu
Une recette de Anne.
J’ai adoré, c’était vraiment parfait, délicatement parfumé au yuzu,
avec le croquant des noix.
C’était la première fois que je faisais des biscotti
mais je crois que je vais vite me repencher sur le sujet…
Une recette que je vous recommande !
Attention cependant, ça durcit vite!
Biscuits au parmesan & graines de pavot
Une recette trouvée chez Gloubiblog
180g de farine
100g de parmesan
4 cuillères à soupe de graines de pavot
Poivre
Muscade
90g de beurre mou
1 œuf
Un petit peu d'eau
Râper le parmesan et réserver.
Mélanger la farine, le parmesan, le pavot, poivrer et ajouter une pincée de muscade. Ajouter le beurre et mélanger la pâte avec les doigts de façon à obtenir une pâte sableuse (type crumble), ajouter l'oeuf battu et un peu d'eau pour obtenir une pâte ferme.
Couper la boule de pâte en deux trois morceaux et rouler chacun des morceaux en un bouquin de 5 centimètres de diamètre environ. Emballer les boudins de pâte dans du papier film et mettre pour 1 heure au frigo.
Préchauffer le four à 180°C.
Déballer les boudins de pâte et les débiter en tranches, les déposer sur une feuille de papier sulfurisé et enfourner 15 minutes environ: les biscuits doivent être dorés.
Les laisser refroidir sur une grille.
mardi 14 octobre 2008
Cheesecake salé comme un tartare de saumon - Les joies des repas entre filles
La rechute est sévère, peu de temps après le cheesecake tout speculoos, un nouveau cheesecake salé !
Les cheesecakes salés c’est très sympa : on les prépare deux jours avant le repas, le jour J on a du coup très peu de choses à faire et c’est un plat unique original, qui bouscule un peu les habitudes et surtout c’est un délice ! C’est frais donc peut être plutôt adapté aux beaux jours, mais il faut dire que l’automne est ensoleillé ici. Si vous préférez vous pouvez aussi le découper en petites parts et le servir plutôt en apéro/entrée. Au choix !
Vous avez déjà vu par ici un cheesecake salé façon tzatziki que nous avions adoré avec les filles, le parfum, la texture, tout nous avait plu !… Du coup l’été dernier j’avais voulu retenter une version au tartare de saumon, mais le résultat ne m’avait pas pleinement satisfaisaite, depuis j’avais en tête de le refaire en modifiant quelques points…. Cette idée a fini par passer au second plan dans mon esprit jusqu’à récemment où je me suis dit qu’une nouvelle soirée entre filles était l’occasion parfaite pour réaliser ce cheesecake salé : une pâte à la farine complète à la façon de Laurence Salomon (cette pâte a l’avantage une fois précuite de ne pas se ramollir complètement), une préparation fromagère moelleuse à la faisselle et au cottage cheese et sur le dessus un tartare de saumon selon la recette déjà testée et approuvée de Lilo (j’ai juste un peu diminué l’huile de sésame avec laquelle j’ai un peu de mal à forte dose et cette fois ci je n'ai pas trouvé de pomme Fuji, j'ai donc utilisé un nashi, c'est parfait aussi!). Au final une réussite totale (parfois faut savoir se lancer des fleurs!), la pâte, la texture, le tartare, c'était nickel (en plus j'ai enfin pu inaugurer mon plus-si-nouveau-que-ça moule à charnière!). Je vous invite vivement à la tester !
Cheesecake salé comme un tartare de saumon
Plat unique pour 6 personnes
Pour un moule à charnière de forme allongée (type moule à cake) 30 x 11,5 cm
Pour la pâte :
225g de farine complète
75g de petits flocons d'avoine
5 cuillères à soupe de graines de sésame noir
1 cuillère à café bien bombée de sel
4 cuillères à soupe d'huile d'olive
15 à 20 cuillères à soupe d'eau
Pour la préparation fromagère :
Un pot de 500g de faisselle
500g de cottage cheese
Ciboulette fraîche
4 cuillères à soupe d’huile d’olive
Jus et zeste d'un citron
Sel & Poivre
4 œufs
Pour le tartare :
300g de saumon cru (Label Rouge)
6 noisettes de pâte de wasabi
4 cuillères à soupe d'huile de sésame
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
1 pincée de sel
2 cuillères à soupe de graines de sésame noir
1 nashi
Le jus d'un citron
2 cuillères à soupe de câpres
1ère étape (deux jours avant) : la pâte façon Laurence Salomon
Réaliser la pâte en mélangeant farine, flocons d’avoine, graines de sésame noir et sel. Ajouter ensuite l’huile et l’eau, mélanger pour former une boule de pâte (mélanger d’abord avec une cuillère en bois puis à la main pour former une belle boule de pâte) et la laisser reposer environ une demi-heure à température ambiante.
Préchauffer le four à 180°C. Abaisser la pâte au rouleau entre deux feuilles de papier sulfurisé et foncer le moule à charnière recouvert de papier sulfurisé. N’hésiter pas à découper la pâte aux ciseaux pour éviter les épaisseurs de pâte trop importantes dans les coins du moule. Placer une autre feuille de papier sulfurisé sur la pâte et garnir de haricot sec. Faire cuire à blanc pendant 25 minutes. Quand la pâte est cuite, la sortir du fou et diminuer le thermostat sur 160°C.
2ème étape (deux jours avant) : la garniture au fromage
Commencer par sortir la faisselle de son emballage et laisser s’égoutter dans son « pot-à-trous ».
Mélanger la faisselle égouttée, le cottage cheese, la ciboulette, l’huile d’olive, le jus et le zeste du citron, le sel et le poivre. [Personnellement j’ai utilisé du cottage cheese à la ciboulette, donc utilisez le même ou du cottage cheese nature + de la ciboulette] Ajouter les œufs et fouettez.
Garnir ensuite la pâte précuite de cette préparation fromagère et cuire pendant 50 minutes à 160°C. Au bout de ce temps, le centre est encore un peu tremblotant, c’est normal et même nécessaire, laisser refroidir complètement dans le four éteint avant de mettre au frais pour 48 heures.
3ème étape (le jour même, juste avant de servir) : le tartare de saumon
Détailler le saumon en dés, les mettre dans un bol. A l’aide d’une baguette chinoise, diluer le wasabi dans les huiles, saler et verser ce mélange sur les dés de saumon. Saupoudrer de sésame noir et mélanger. Réserver.
Mettre le jus de citron dans un autre bol. Détailler le nashi (épluché) en petits dés, les mettre dans le jus de citron et bien mélanger. Réserver.
Émincer finement les câpres et réserver.
Mélanger l'ensemble des ingrédients et garnir le haut du cheesecake avec ce tartare. Réserver au frais jusqu’au moment du service.
Découper en tranches plus ou moins épaisses et servir ce cheesecake avec une salade verte.
dimanche 27 juillet 2008
Aujourd'hui, c'est pas moi qui écrit... Les verrines de Jean
Aujourd'hui je ne fais rien sinon copier coller le texte que Jean m'a chargé de vous transmettre puisque certains des pique niqueurs souhaitaient avoir sa/ses recettes de verrines... Donc je laisse la parole à Jean...
Bon, il me semble bien que c’est la première fois que je tente de retranscrire une de mes recettes, là où ça risque de poser problème c'est au niveau des proportions, je m'aperçois que j'ai fait beaucoup au « pif » quand même...
Salade concombre, féta, tomates séchées & vinaigrette à la tomate
Bon là, je me suis (très) largement inspiré de cette recette, que je n’ai que très légèrement modifiée (enfin c’est surtout que je n’avais pas de basilic sous la main).
Verrines de crème de chèvre, ananas confit, mousse de chèvre avec pointe de curry
Pour une vingtaine de « portions »
Un ananas frais
Une noix de beurre
Sucre (roux et sirop de sucre de canne)
600g de fromage de chèvre type chavroux (4 boîte de 150g)
500mL de crème fraîche liquide
Un peu de curry en poudre
Sel & poivre
1 cartouche de gaz (siphon)
Enlever la peau de l'ananas ainsi que le cœur, couper la chair en petit dés. Dans une casserole, faire fondre un peu de beurre et y ajouter l'ananas, laisser cuire et ajouter le sucre (j’ai une préférence pour le sucre roux et le sucre de canne mais la c'est juste un avis personnel) sur feu moyen voir faible, laisser cuire une vingtaine de minutes et couper le feu, laisser refroidir et réserver au frais.
Mélanger le fromage de chèvre et environ 150mL de crème fraîche jusqu'à obtention d’une crème assez souple. Utiliser 2/3 de cette préparation pour garnir le fond des verrines, et mélanger le reste de la préparation avec 200 à 300mL de crème fraîche liquide, rectifier le goût en ajoutant du sel et poivre si besoin, verser le tout dans un siphon. Charger le siphon en gaz.
Pour la présentation, mettre une bonne cuillerée de crème épaisse de chèvre au fond de la verrine, suivie d'une cuillère d'ananas et terminer avec la mousse chèvre. Dernière étape, une pincée de curry sur le tout.
***************
Olivier et Anne vous remercient aussi pour les bons moments passés dans les vignes, ils ont été ravie d'accueillir tous ces passionnés de cuisine et de vin.
Pour plus d'information vous pouvez allez faire un tour sur leur site (qui devrait bientot changer et surtout être mis a jour): http://www.vins-carl.com/. Mais le plus simple reste de les contacter directement, soit par mail : anneolivier.carl(at)aliceadsl(point)fr soit par téléphone : 03.88.92.67.21
A bientôt,
Jean
lundi 3 décembre 2007
Que faire avec... la tête de moine...?
La tête de moine, anciennement appelé « Fromage de Bellelay » est un fromage dégusté d’une manière un peu particulière,
en effet, il ne faut pas le couper mais le racler en rosettes très fines. On peut obtenir ces rosettes au couteau, mais l’invention d’un appareil particulier appelé girolle en 1981 a nettement facilité la chose et donné une impulsion à la consommation de tête de moine. La girolle consiste en un racloir tournant autour d’un axe planté dans le centre du fromage. Le raclage permet de déguster un fromage transformé en dentelle et offrant ainsi une plus grande surface de contact à vos papilles. (La tête de moine doit être raclée au sortir du réfrigérateur, sa consistance est alors optimale pour le raclage.)
C’est un fromage au lait de vache cru et entier à pâte pressée demi-cuite ou mi-dure qui dispose de l’AOC depuis 2001.
Ce fromage s’appelait à l’origine «fromage de Bellelay», du nom du monastère fondé en 1136, dans les montagnes du Jura suisse actuel. Le fromage de Bellelay fut rebaptisé « tête de moine » à la fin du XVIIIème siècle. Il existe deux origines possibles pour ce nom : il pourrait d’abord venir de l’assimilation du fromage à racler à la tonsure d'un moine ou alors du fait que dans l’abbaye, les fromages étaient stockés «par tête de moine » et cette expression fut ensuite étendue au fromage lui-même. À la suite de la Révolution Française, les moines furent chassés de l'abbaye, mais le fromage continua cependant à être produit dans les fromageries des domaines de l'ancienne abbaye. Actuellement, moins de dix fromageries de la région de montagne produisent ce fromage unique de par son mode de consommation sous forme de rosettes. En effet, avez-vous déjà mangé un fromage sous une forme aussi originale ?
Pour plus d’information : par ici.
Amuses bouches fruités et dentellés
La tête de moine est forte en goût, elle va donc très bien avec la douceur des fruits…
De chouette petits amuses bouches pour les amateurs des associations sucrée salée ; très simple mais originaux…
... Par ici...
Un Nashi
10 rosettes de tête de moine
10 framboises
Peler et épépiner le nashi, le découper en une dizaine de tranches.
Déposer sur chaque tranche une rosette de fromage et placer une framboise dessus. Maintenir le tout avec un cure dent.
... Par là...
6 petites figues
6 rosettes de tête de moine
6 framboises
6 mûres
Laver et équeuter les figues. Les fendre en quatre jusqu’à mi-hauteur et les farcir avec la rosette de tête de moine. Maintenir avec un cure dent et placer sur chacun des côté une mure et une framboise.
Mi crumble, mi gratin de tomates à la tête de moine
7 tomates olivettes
Sel et poivre
2 échalotes
Un filet d’huile d’olive
Un voile de sucre roux
40g de noisettes
60g de farine complète
40g de farine blanche
Thym
Piment d’Espelette
60g de beurre + 1 noisette pour beurrer le moule
50g de tête de moine en rosettes
Éplucher les tomates selon votre méthode habituelle (soit en les incisant légèrement puis en les plongeant dans l’eau bouillante ; soit en utilisant un épluche-tomates), les couper en deux, les épépiner, les saler et les retourner pour les laisser un peu dégorger pendant une demi heure.
Pendant ce temps, éplucher et émincer finement les échalotes. Faire chauffer un filet d’huile d’olive dans une poêle, y faire revenir à feu doux les échalotes, ajouter ensuite un voile de sucre roux et laisser revenir quelques minutes doucement sur le feu doux. Réserver.
Hacher au couteau les noisettes (ça n’est pas difficile du tout) et les faire ensuite dorer à sec dans une poêle. Réserver.
Préchauffer le four à 200°C.
Mélanger les farines, le thym, le piment d’Espelette et les noisettes grossièrement hachées.
Ajouter le beurre fondu et mélanger du bout des doigts pour obtenir une préparation granuleuse.
Découper les tomates en dés, les poivrer, les placer dans un moule beurré. Ajouter au dessus les échalotes. Disposer au dessus des lamelles de tête de moine et recouvrir d’une fine couche de crumble.
Faire cuire 30 minutes et ensuite vous pouvez placer le plat quelques minutes sous le grill pour le faire dorer.
Petites crêpes épaisses et moelleuses aux dentelles de tête de moine
Des petites crêpes un peu épaisses et très moelleuses, la douceur des raisins blonds associée au croquant des graines de pavot et les rosettes de tête de moine, véritables dentelles de fromage, qui fondent doucement au contact de la crêpe encore tout chaude au sortir de la poêle…
Pour 8 crêpes environs
On peut réaliser ces crêpes dans une poêle normale, la poêle à crêpes n’est pas indispensable.
Poêle de 18 centimètres de diamètre
80g de farine complète
120g de farine blanche
300mL de lait
4 oeufs
1 filet d’huile d’olive
Sel & Poivre noir
2 cuillères à soupe de pavot
2 poignées de raisins blonds
16 à 18 rosettes de tête de moine (deux rosettes par crêpes)
Dans un bol, mélanger les farines, le lait, les œufs, l’huile. Saler et poivrer. Bien mélanger et laisser reposer la pâte 1 heure. Pendant ce temps, mettre les raisins dans un petit bol et les recouvrir d’eau. Les laissez se gonfler d’eau pendant que la pâte à crêpes repose.
Ajouter ensuite dans la pâte à crêpes le pavot et les raisins, mélanger la pâte puis verser une louche de préparation sur une petite poêle huilée bien chaude et faire dorer recto verso chacune des crêpes. Quand une crêpe est cuite la réserver sur une assiette chaude et déposer d’un côté deux rosettes de tête de moine, replier ensuite l’autre côté de la crêpe encore chaude.
Répéter l'opération jusqu'à épuisement de la pâte à crêpes.
Veiller à huiler la poêle avant chaque crêpe grâce à un morceau de sopalin par exemple.
Servir avec une salade verte.
Note: ne pas mettre plus de deux rosettes de tête de moine par petite crêpe: ce fromage est puissant et en mettre trop couvrirait le goût et la douceur des raisins blonds.
Paupiettes de veau à la pancetta et à la tête de moine
Pour trois personnes :
1 ou 2 gousses d’ail (selon leur taille et selon votre affection pour l’ail)
Du persil
3 grandes escalopes de veau très fines (et très grandes) (les miennes faisaient autour de 130g chacune)
100g de pancetta en TRES fines tranches
6 rosettes de tête de moine
2 oranges (zestes + jus)
2 cuillères à soupe de miel
2 cuillères à soupe de sauce soja (light* si possible)
6 pics à brochettes en bois
Pour accompagner : de la roquette ou/et un risotto quasi nature
* La sauce soja light (ou claire) n’est pas une sauce soja de régime ^^ Elle est juste moins forte en sel…
Éplucher et raper les gousses d’ail. Réserver.
Hacher quelques brins de persil. Mélanger l’ail et le persil et étaler ce mélange sur une bonne moitié des escalopes de veau. Parsemer de deux rosettes de tête de moine par escalope. Réserver.
Faire revenir et griller les tranches de pancetta dans une poêle, saupoudrer ensuite les escalopes de veau de ces chips de pancetta (veiller à garder la poêle avec la matière grasse rendue par la pancetta).
Refermer ensuite les escalopes et les maintenir fermées avec des petits pics à brochettes (les cure-dents risquent d’être trop courts)
Faire revenir les escalopes recto verso dans la poêle où la pancetta à rendu sa matière grasse, sur un feu assez vif afin de dorer les escalopes. Diminuer ensuite le feu et faire cuire doucement sur feu doux. Si l’intérieur des paupiettes a du mal à cuire, couvrir la poêle quelques minutes.
Récupérer et émincer finement les zestes des deux oranges ; presser les oranges.
Mélanger les zestes d’orange, 100mL de jus d’orange, le miel et la sauce soja.
Réserver le reste du jus d’orange, vous en aurez peut-être besoin plus tard.
Quand les escalopes sont cuites, les retirer de la poêle, la déglacer avec le mélange orange - miel – soja, augmenter le feu et laisser bouillonner et épaissir, quand la sauce devient un peu épaisse, y faire réchauffer les paupiettes recto verso. C’est à ce moment-là que si la sauce épaissie trop vite, vous pouvez ajouter un peu de jus d’orange.
Servir les paupiettes napées de cette sauce.
Servir avec une salade de roquette (vinaigrette : huile d’olive – vinaigre balsamique – jus d’orange – poivre de sechouan – sel rose de l’Himalaya) et un risotto nature ou légèrement citronné.
Notes : ne pas saler car la pancetta et la sauce soja s’en charge suffisamment. Je n’ai pas poivré les escalopes, mais vous pouvez le faire pendant leur cuisson si vous le souhaitez.
Sinon, à mon avis on peut remplacer le persil par du basilic… mais c’est plus trop la saison
La recette des petites crêpes épaisses et moelleuses aux dentelles de tête de moine a été proposée à Tout un fromage Suisse parmis les recettes d'autres bloggeuses sur le thème des fromages suisses: Appenzeller, Gruyère, Emmentaler, Sbrinz et tête de moine... Allez y découvrir les recettes des autres bloggeuses et votez pour votre recette préférée. Il y aura une recette "gagnante" par fromage et ces recettes seront publiées dans Elle à table!
jeudi 15 novembre 2007
Poire soufflée au roquefort, ou comment « participer » au KKVKVK avec un raté ;)
Quand Marion annonce que le thème du nouvel opus de ce pionnier des jeux blogosphérien est le soufflé au fromage, je suis ravie. D’abord car elle recadre le jeu en lui redonnant ses bases : tout le monde cuisine LE MEME plat (parce que les derniers éditions ça partait un peu dans tous les sens et ça ne ressemblait plus à la suggestion initiale de Manue à savoir, tout le monde suit la même recette et après, on compare) et puis ensuite car elle avait opté pour du salé :) et je ne sais pas vous, mais moi je vois sept fois plus de truc sucrés sur le net alors qu’au quotidien je mange plus salé que sucré… Bref…
En plus Marion choisit un classique de la cuisine, un truc que j’ai jamais fait, j’ai déjà mon idée en tête et je me dit que c’est l’occasion de découvrir la joie des soufflés au fromage. Sauf que déménagement aidant je m’y prends un peu à la bourre et donc j’arrive là en dernière minute avec ce qui aurait du être un soufflé mais qui bon, soyons franc n’est qu’un raté. Et puis c’est pas plus mal, ça me changera un peu de publier mes ratés ^^
Donc pleine de bonne intention, j’invite mes cobayes, je fais mon truc en suivant une recette de chef (et avec ma mère au téléphone pour un coatching en live) et pam ! ça ne manque pas, ça rate, ça ne souffle rien du tout et ne gonfle point. Bon, c’est pas grave, mes cobayes sont compréhensifs et moi je suis (un peu) persévérante. Retour chez mes parents le temps d’un week-end, je photocopie la recette basique de soufflé dans la bible de ma mère (bible qu’elle utilise tellement souvent qu’elle l’a foutue au fond du dernier étage d’un placard, faut se percher sur une chaise et déblayer tout ce qu’il y a devant pour y accéder, mais bon, on y accède…) et je reconvoque mes (dociles) cobayes pour re-la-même-chose. Et là ça marche. Ca monte, ça gonfle, ça souffle. Preuve que les chefs qui s’amusent à vouloir révolutionner la cuisine traditionnelle hein, qui veulent vous apprendre que faut porter le lait à ébullition puis le verser dans le roux puis porter la préparation à ébullition n’ont pas un peu réfléchi avant que : roux chaud + lait bouillant = truc surbouillant déjà en ébullition = gros pâté et pas vraiment « béchamel souple »
Bref.
Bref, c'est mon mot parasite à l'écrit, j'en mettrais partout si je ne me contrôlais pas.
Bref.
Poires soufflées au roquefort
Pour quatre poires soufflées au roquefort:
13g de beurre
13g de farine
125mL de lait
50g de roquefort
4 poires (longues et pas trop mûres)
1 œuf
S&P
Préchauffer le four à 200°C.
Faire fondre le beurre à feu doux dans une casserole, ajouter la farine et laisser cuire quelques minutes tout en remuant à la cuillère en bois afin d’obtenir un roux blond.
Incorporer ensuite petit à petit le lait au roux en mélangeant bien après chaque ajout de lait afin d’avoir une préparation homogène, amener ensuite doucement à ébullition afin d’obtenir une béchamel. Pendant ce temps, détailler le roquefort en tout tout petits morceaux. Retirer du feu et ajouter immédiatement le roquefort, mélanger vivement au fouet pour faire fondre le fromage dans la béchamel. Laisser la casserole hors du feu.
Pendant que la préparation refroidit dans la casserole, hors du feu, s’occuper des poires (c’est important : si vous faites ça, pendant ce temps, la béchamel refroidit et sera à la bonne température pour la suite des événements – à savoir l’ajout du jaune d’œuf)
Laver les poires, découper leur chapeau, le réserver et évider les poires à l’aide d’une cuillère à expresso ou d’une petite cuillère tout simple. Enlever un maximum de chair pour former une belle cavité tout en conservant des parois un peu épaisses pour garantir la solidité. Recouvrir un plat allant au four d’une feuille de papier sulfurisé, y placer les poires et leur chapeau. Réserver.
Séparer le blanc du jaune d’œuf, ajouter le jaune à la béchamel et remuer vivement. Assaisonnement en sel et poivre. Fouetter le blanc en neige avec un peu de sel et ajouter le avec délicatesse à la préparation au fromage. Remplir les poires avec ce mélange (ne pas les remplir jusqu’en haut).
Cuire 25 minutes. Sortir les poires du four et les recouvrir de leur chapeau.
Servir avec une salade de pousses d’épinards à la vinaigrette au vinaigre de myrtilles par exemple.
Alors c’est tout jolie, tout gonflé, je suis toute contente, ça tient presque le temps d’une photo… sauf que… quand on découpe la poire en deux… il n’y a que la partie supérieur qui est soufflé, la partie inférieur est… liquide. Mmh j’adore !
Là, mademoiselle colloc’ me regarde d’un œil rieur en demandant si il y aura un troisième essais… non, il n’y aura pas de troisième essais. Je suis persévérante mais pas à ce point. Surtout que je sais que ce n’est ni la recette, ni le four, ni le mode opératoire qui cloche. Et comment je le sais ? Et bien car j’avais doublé les proportions et j’avais mis l’excédent dans des petits pots en terre alsaciens et ça a donné de parfaits petits soufflés au roquefort… En TP il faut toujours un tube témoin, là j'avais préparé les soufflés témoins.
Donc, cqfd, l’expérience est donc formelle : le contenant est ultra important. Comme le dit N., j'ai réalisé un véritable travail d'investigation au coeur des soufflés ;) je me demande si c’est le côté humide de la poire qui rend peut-être du jus qui cloche ou si c’est simplement sa forme bombée qui empêche la préparation du fond de monter (puisque la préparation du fond, en montant bloque contre les parois du fruit, vous me suivez? je vous ai perdu? je dois faire un schéma?). A mon avis This a dû écrire au moins tout un chapitre sur les soufflés, si quelqu’un l’a lu ou a assister à une de ses conférences, un petit topo est bienvenu en commentaire :)
Edit de 8h30: lire le commentaire du cookie masqué pour un extrait de "Casseroles & Eprouvettes" de maître This sur le comment du pourquoi de l'importance du moule.
Sinon, on a naturellement mangé la moitié qui avait soufflée et miss colloc' n'a rien trouvé de mieux que de dire "Mmmh c'est quand même bon l'association chèvre et poire" avant de se faire fusiller du regard, et donc, par nos yeux appeurée, de regouter en silence et en mettant ses papilles en alerte, pour finalement réaliser que c'était plutôt du roquefort... Non mais j'vous jure...
Suggestion d’Hélène : cacher un verre à shot rempli de soufflé dans la poire évidée ;)
Donc si je publie ce truc c’est :
- pour que si quelqu’un a déjà réussi ce genre de truc, qu’il se fasse connaître et m’explique comment :)
- prouver l’importance du contenant (faut bien trouver un intérêt à un raté ;)
- parce que j'avais promis un soufflé à marion
- parce que l’essentiel c’est de participer
- parce que j'aimais bien mon idée quand même
- pour montrer que tout le monde rate des trucs parfois et parfois plus souvent
- pour vous évitez de faire les mêmes bétises que moi
- ... mince, c'est fichtrement interessant de publier ses ratés ^^
lundi 20 août 2007
Trilogie aux fromages d’Auvergne
Quelques petites choses très simples pour l'apéro de Lilo autour des fromages d'Auvergne (la fourme d'Ambert, le Bleu, le St Nectaire, le Salers...). En tant qu'accro au fromage, je ne pouvais pas ne pas répondre à son invitation.
Fourme d’Ambert en habit de kadaïf
Du kadaïf
De la fourme d’Ambert
Des poires
Du miel
(oui, c’est pas super précis mais en même temps la recette est pas super compliquée…)
Préchauffer le four à 180°C.
Démêler le kadaïf et en étaler une bande d’environ 10 centimètres de long et de la largeur d’une poire. Déposer vers la droite de cette bande un morceau de fourme, un bon quartier de poire et une petite touche de miel. Enrouler ensuite le kadaïf autour de ce petit tas. Mettre au four pour quinze minutes (à surveiller tout de même et sortir du four quand c’est doré).
Sucré-salé et très mystérieuses ces bouchées sont
délicieusement croustillantes
avec un coeur fondant, moelleux...
Tuile de cantal
Du cantal
Du poivre
(je me foule pas hein… ^^)
Préchauffer le four à 180°C.
Enlever la croûte du fromage, découper de très très très fines tranches de cantal (plus elles seront fines, meilleures elles seront). Je l’ai fait au couteau, si vous n’y arrivez pas, utilisez un économe et alignez les lamelles les unes à côté des autres : il n’est pas obligé que les tuiles soient faites en un morceau. Déposer ces lamelles côte à côte en rectangle sur une toile silipat ou à défaut du papier sulfurisé
Réaliser autant de rectangles de cantal que vous souhaitez de tuiles. Saupoudrer de poivre noir du moulin. Enfourner pour +/- 5 minutes (ce genre de chose, il faut mieux surveiller). Sortir du four et laisser refroidir avant des les décoller avec délicatesse.
Si elles rendent un peu de matière grasse, n'hésitez pas à les éponger avec du sopalin.
Mille feuilles de pomme au bleu
Pour 5 mini mille feuilles
2-3 Pommes granny
Un peu de jus de citron
Un beau morceau de bleu d’Auvergne
Quelques feuilles de mâche (lavées et essorées)
Une poignée de pignons de pin
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
1 cuillère à soupe de vinaigre de cidre
Sel, poivre
Moutarde
Cette recette, je vous l'accorde,
est nettement moins pratique à picorer à l'apéro (même avec les cure-dent)...
Mais bon, c'était réussi alors je vous la met quand même ici
Éplucher les pommes et les évider grâce à cet ustensile magique qui marche une fois sur deux (ou disons qu’une fois sur deux je vise mal).
Découper ensuite les pommes en tranches plutôt fines. Les arroser d’un peu de jus de citron (pas trop sinon ce sera trop acide, juste ce qu’il faut pour éviter aux pommes de noircir)
Disposer une tranche de pomme (on utilisera surtout les plus grandes tranches), un morceau de bleu (sa taille = grosso modo le tiers de la taille de la tranche de pomme), superposer encore une tranche de pomme (mais plus petite que la précédente) – du bleu – pomme (petite tranche) et finir par du bleu. Maintenir le tout avec un petit cure-dent (facultatif).
Servir avec de la mâche.
Faire griller les pignons à sec et les saupoudrer au-dessus des mille feuilles.
Faire une vinaigrette en mélangeant l’huile d’olive, le vinaigre, le sel, le poivre et la moutarde. Arroser les mille feuilles de vinaigrette.
jeudi 16 août 2007
Cheesecake salé au fromage de chèvre, comme un tzaziki (entre autres choses)
Hier en fin de soirée, j'étais tranquillement entrain d'écouter Lenoir et d'autres choses en rapport avec la route du rock, toute contente de retrouver un peu de musique "pas comme les autres" au milieu de l'été... mais là pouf, coupure de la liaison, envoie d'un CD par les studios... Bon, si c'est pour entendre CSS je ne vais pas me plaindre mais voilà qu'ensuite c'est l'Alerte Enlèvement qui retentit. Alors c'est vraiment le truc qui vous glace le sang avec son générique et sa bande son on-ne-peut-plus glauque. Et cette alerte a quand même retenti encore deux fois avant que je me décide à éteindre la radio de peur de me coucher traumatisée ;) Certes c'est efficace et tant mieux mais sérieux c'est assez flippant (et non, je ne suis pas une chochotte)...
Sur ce...
Une petite soirée fille estivale ça vous dit?
- " Tu sais déjà ce que tu vas nous faire?"
- " Oui"
- " Et?"
- " Tu crois pas que je vais te le dire quand même...?"
- " On peut toujours essayer... tu veux que je ramène quelque chose?"
- "Une salade verte ce serait bien"
- "Ca marche"
Une seul truc à régler: interdir deux mots pendant toute la soirée, le premier "I------T" et le second "C------S"
C'est fou comme il suffit de bannir deux mots de son vocabulaire pour se changer les idées et passer une excellente soirée...
Cheesecake salé au fromage de chèvre, comme un tzaziki
J’avais envie d’un nouveau cheesecake salé et j’ai choisi de le faire au parfum tzatziki…
Le tzaziki c’est un yaourt grec avec des morceaux de concombre, parfumé avec de la menthe (ou à l’aneth selon les goûts et les recettes), de l’ail et du citron aussi je crois parfois (et puis naturellement du sel et du poivre).
J’ai opté pour un fond à base de millet que j’ai épicé avec des épices pour tzatziki*, pour la garniture j’ai choisi un fromage de chèvre mélangé à de la faisselle… j’ai aromatisé ça avec de l’ail, du citron et de l’huile essentielle de menthe (car je ne voulais pas de menthe ciselée dans la préparation fromagère, je ne suis pas sûre que des filaments herbeux soient bienvenus dans la texture du cheesecake). On retrouve le concombre au sommet du cheesecake : une sorte de brunoise-vinaigrette de concombre où cette fois-ci on retrouve la menthe ciselée.
Pour un moule carré de 15 centimètres de côté
Un plat pour 4-5 personnes ou une entrée pour 8 personnes
440g faisselle une fois égouttée (donc, un pot de 500G)
160g de millet
1 cuillère à café de mélange d’épices et d’aromates pour tzatziki*
Un peu de beurre pour le moule
440g de chèvre frais
4 cuillères à soupe d’une bonne huile d’olive bien fruitée
4 œufs + 1 blanc d’oeuf
1 grosse gousse d’ail (ou 2 gousses de taille normale)
Sel (rose de l’Himalaya)
Poivre (blanc) du moulin
45mL de jus de citron (soit le jus d’un citron)
3 gouttes d’huile essentielle de menthe
Pour le dessus :
1 concombre
1 cuillère à soupe de jus de citron
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
1 gousse d’ail
Sel &Poivre
10 feuilles de menthe fraîche finement ciselées
Commencer par sortir la faisselle de son emballage et laisser s’égoutter dans son « pot-à-trous »
Faire cuire le millet sur feu moyen dans deux fois son volume d’eau salée. Une fois toute l’eau absorbée, retirer du feu, ajouter les épices pour tzatziki*, bien mélanger. Laisser refroidir hors du feu et pendant ce temps préchauffer le four à 180°C. Tapisser
le fond du moule à charnière de papier sulfurisé, beurrer les bords du moule. Verser le millet dans le moule et recouvrer le fond et les parois du moule d’une fine couche de millet en le tassant bien avec vos doigts. Si le millet est encore trop chaud ou qu’il vous colle aux mains, mouiller vos mains avec de l’eau froide. Faire cuire la croûte pendant un quart d’heure. Cette étape va assécher le millet et le rendre plus croustillant ; de plus le millet sur les bords va devenir bien solidaire et se rétracter un peu ce qui facilitera le démoulage.
Pendant ce temps, fouetter la faisselle égouttée et le fromage de chèvre. Ajouter ensuite l’huile d’olive et bien mélanger. Incorporer les œufs les un après les autres. Râper ensuite la gousse d’ail au-dessus de la préparation fromagère, saler et poivrer bien, mélanger le tout. Ajouter le jus de citron et l’huile essentielle de menthe. Bien mélanger.
Quand le fond a cuit pendant un quart d’heure, le sortir du four, baisser le four à 160°C. Fouetter le blanc d’œuf et à l’aide d’un pinceau recouvrir la surface de la croûte de millet. C’est une tentative d’imperméabilisation pour que la préparation fromagère n’imbibe pas la croûte et qu’elle garde ainsi son croustillant. Garnir ensuite le fond de préparation fromagère et faire cuire pendant 1 heure*. Le centre est encore un peu tremblotant, laisser refroidir tranquillement dans le four éteint avant de mettre au frais pour 48 heures.
* Au bout d’une heure de cuisson, le cheesecake ne semblera pas cuit : quand on bouge un peu le moule, au centre du moule la pâte fait « fleu-beu-leu-beu-leu » et vous vous dites « Oulah mais c’est pas cuit ça ! » Pas grave, la cuisson va finir pendant les quelques heures où le cheesecake va tranquillement refroidir dans son four éteint mais chaud. Prolonger la cuisson = cheesecake trop cuit et moins moelleux.
Quelques heures avant le repas, éplucher, découper en deux le concombre dans la longueur, l’épépiner puis le découper en petits dés.
Mélanger le jus de citron, l’huile d’olive, râper la gousse d’ail, saler, poivrer, mélanger bien et ajouter la menthe. Mélanger les cubes de concombre avec cette sauce. Laisser macérer quelques heures puis recouvrir le dessus du cheesecake avec cette préparation au moment de le servir.
Servir avec une salade verte.
Bilan des courses : super bon ! On a toute aimé… C'est sans hésiter le meilleur cheesecake salé que j'ai fait, autant pour la texture pas du tout roborative (dense mais juste ce qu'il faut et moelleuse aussi) que pour le goût. C’était frais, estival, pas du tout écoeurant… Une vraie réussite.
Bon, tout le monde n'a pas senti le goût du fromage de chèvre (il faut peut-être opter pour des proportion 2/3 chèvre et 1/3 faisselle ou utiliser de la faisselle de chèvre). Par contre on ne sentait pas le citron donc je pense qu’il faudrait ajouter le zeste d’un demi ou d’un citron. Ensuite ben malgré toutes mes précautions la croûte de millet n’est pas restée croustillante. C’est dommage mais prévisible vu son pouvoir d’absorption. Donc si vous tenez à une croûte bien croquante utiliser un mélange de biscuits apéritifs en poudre + beurre, moins light mais plus croquant.
* épices pour tzatziki :
c’est un mélange que j’achète au marché de noël mais qu’en fait vous pouvez très bien faire chez vous en mélangeant de l’ail séché, de la aneth séchée, sel, poivre blanc et vert
Et en dessert ?
Ben les crèmes au bailey’s de la Framboizzzz pardis !
La dernière fois on avait déjà testé la mousse d’Hélène et le succès fut tel qu'on continue sur sa lancé… J’ai suivi sa recette en doublant juste les quantités de Bailey’s (on ne se refait pas)
Crèmes au Baileys
Pour 5 pots (enfin, tout dépend…*)
125 ml de lait
250 ml de crème épaisse
4 jaunes d'oeufs
50 g de sucre
1 pincée de sel
100 ml de Bailey’s
Préchauffer le four à 150°C.
Porter le lait et la crème à ébullition. Laisser refroidir 5 minutes. Pendant que ce temps, fouetter les jaunes d'œufs avec le sucre et le sel jusqu’à ce que le mélange épaississe, y ajouter ensuite petit à petit la crème et le Bailey’s.
Remplir 4 ou 5 pots (tout dépend de leur taille) avec la préparation et les mettre dans un plat, à four plutôt profond, le remplir d'eau chaude jusqu'à 1 cm du bord des ramequins, couvrir le plat de papier aluminium
Faire cuire au cour au bain marie pendant 30 minutes, enlever ensuite le papier alu et cuire encore 10 minutes.
Sortir du four:
- Attention : ne pas tremper le torchon que vous utilisez pour sortir le plat du four dans l’eau du bain marie car vous allez vite avoir chaud aux mains
- Attention : le plat est assez lourd avec l’eau et tout et tout… et surtout le torchon mouillé en plus… et puis vous voulez pas faire gicler un peu d’eau et vous brûler…
- Vous pouvez décider, finalement, de remettre le plat à moitié dans le four (because point 1 et point 2) et décider de sortir les pots l’un après l’autre en laissant le plat « dans » le four.
- Comme vous avez laissé le plat à moitié dans le four pour que les pots soient plus accessibles, une fois que vous avez récupéré 3 pots : pouf badabam bam bam le plat du bain marie s’est trouvé déséquilibré et s’est suicidé contre le sol de votre cuisine.
- Vous avez chaud aux pieds.
- Votre cuisine (de 1m2) est inondée.
- Y’a de l’eau en dessous de votre meuble/évier
- Y’a le contenu de deux crèmes au bailey’s mélangé à l’eau dans laquelle vous pataugez.
- Y’a un pot qui est cassé.
- Va falloir faire gaffe à pas de couper car naturellement (sinon c’est pas marrant) vous êtes pied nus.
- On enfile des gants mapa® car on est psychologiquement incapable de prendre une serpillière en main sans avoir une surface neutre entre elle et vous.
- * Réaliser que vous êtes 4 à manger ce soir… et qu’il vous reste que 3 crèmes
- Décider de faire un cake qui vous avait tapé dans l’œil
- Maugréer quand même parce que bon…
- Mettre les trois crèmes non renversées au frigo pour 6 heures (ce que je n’ai pas fait, pas assez de temps donc je les ai mise au freezer et on les a mangé semi glacée, donc j’vais refaire ses crèmes dans les règles de l’art un de ces quatre)
Le cake au Bailey’s de Dali
Recette ici
Pour un tout petit moule à cake 15 x 8 centimètres
Quantité parfaite pour 4 gourmandes
65g de beurre mou
75g de vergeoise brune
75 ml de Bailey’s
2 oeufs
75g de farine
½ cuillère à soupe de cacao non sucré
Préchauffer le four à 180°.
Fouetter le beurre et la vergeoise en crème. Ajouter le bailey’s puis les oeufs un par un tout en continuant de battre. Ajouter ensuite progressivement la farine et le cacao. Bien mélanger. Verser dans un moule beurré. Cuire environ 40 minutes (la lame de couteau plongée dans le cake doit ressortir propre du gâteau).
J'ai à peine changé la recette et augmentant un peu le bailey's.
Ce cake a fait l’unanimité. Gros gros succès… très chouette texture…
Je sens que ma future colloc’ va m’en redemander… ^^







































































