Beau à la louche

un peu plus que de l'eau à la bouche...

lundi 3 décembre 2007

Que faire avec... la tête de moine...?


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La tête de moine, anciennement appelé « Fromage de Bellelay » est un fromage dégusté d’une manière un peu particulière, tete_6en effet, il ne faut pas le couper mais le racler en rosettes très fines. On peut obtenir ces rosettes au couteau, mais l’invention d’un appareil particulier appelé girolle en 1981 a nettement facilité la chose et donné une impulsion à la consommation de tête de moine. La girolle consiste en un racloir tournant autour d’un axe planté dans le centre du fromage. Le raclage permet de déguster un fromage transformé en dentelle et offrant ainsi une plus grande surface de contact à vos papilles. (La tête de moine doit être raclée au sortir du réfrigérateur, sa consistance est alors optimale pour le raclage.)
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C’est un fromage au lait de vache cru et entier à pâte pressée demi-cuite ou mi-dure qui dispose de l’AOC depuis 2001.

Ce fromage s’appelait à l’origine «fromage de Bellelay», du nom du monastère fondé en 1136, dans les montagnes du Jura suisse actuel. Le fromage de Bellelay fut rebaptisé « tête de moine » à la fin du XVIIIème siècle. Il existe deux origines possibles pour ce nom : il pourrait d’abord venir de l’assimilation du fromage à racler à la tonsure d'un moine ou alors du fait que dans l’abbaye, les fromages étaient stockés «par tête de moine » et cette expression fut ensuite étendue au fromage lui-même. À la suite de la Révolution Française, les moines furent chassés de l'abbaye, mais le fromage continua cependant à être produit dans les fromageries des domaines de l'ancienne abbaye. Actuellement, moins de dix fromageries de la région de montagne produisent ce fromage unique de par son mode de consommation sous forme de rosettes. En effet, avez-vous déjà mangé un fromage sous une forme aussi originale ?    

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Pour plus d’information : par ici.

 

 

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Amuses bouches fruités et dentellés

La tête de moine est forte en goût, elle va donc très bien avec la douceur des fruits…
De chouette petits amuses bouches pour les amateurs des associations sucrée salée ; très simple mais originaux…

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... Par ici...
Un Nashi
10 rosettes de tête de moine
10 framboises

Peler et épépiner le nashi, le découper en une dizaine de tranches.
Déposer sur chaque tranche une rosette de fromage et placer une framboise dessus. Maintenir le tout avec un cure dent.


 
 



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... Par là...
6 petites figues
6 rosettes de tête de moine
6 framboises
6 mûres

Laver et équeuter les figues. Les fendre en quatre jusqu’à mi-hauteur et les farcir avec la rosette de tête de moine. Maintenir avec un cure dent et placer sur chacun des côté une mure et une framboise.

 

 

 

 


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Mi crumble, mi gratin de tomates à la tête de moine

7 tomates olivettes
Sel et poivre
2 échalotes
Un filet d’huile d’olive
Un voile de sucre roux
40g de noisettes
60g de farine complète
40g de farine blanche
Thym
Piment d’Espelette
60g de beurre + 1 noisette pour beurrer le moule
50g de tête de moine en rosettes

 

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Éplucher les tomates selon votre méthode habituelle (soit en les incisant légèrement puis en les plongeant dans l’eau bouillante ;  soit en utilisant un épluche-tomates), les couper en deux, les épépiner, les saler et les retourner pour les laisser un peu dégorger pendant une demi heure.
Pendant ce temps, éplucher et émincer finement les échalotes. Faire chauffer un filet d’huile d’olive dans une poêle, y faire revenir à feu doux les échalotes, ajouter ensuite un voile de sucre roux et laisser revenir quelques minutes doucement sur le feu doux. Réserver.
Hacher au couteau les noisettes (ça n’est pas difficile du tout) et les faire ensuite dorer à sec dans une poêle. Réserver.
Préchauffer le four à 200°C.
Mélanger les farines, le thym, le piment d’Espelette et les noisettes grossièrement hachées.
Ajouter le beurre fondu et mélanger du bout des doigts pour obtenir une préparation granuleuse.
Découper les tomates en dés, les poivrer, les placer dans un moule beurré. Ajouter au dessus les échalotes. Disposer au dessus des lamelles de tête de moine et recouvrir d’une fine couche de crumble.
Faire cuire 30 minutes et ensuite vous pouvez placer le plat quelques minutes sous le grill pour le faire dorer.


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Petites crêpes épaisses et moelleuses aux dentelles de tête de moine

Des petites crêpes un peu épaisses et très moelleuses, la douceur des raisins blonds associée au croquant des graines de pavot et les rosettes de tête de moine, véritables dentelles de fromage, qui fondent doucement au contact de la crêpe encore tout chaude au sortir de la poêle…

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Pour 8 crêpes environs
On peut réaliser ces crêpes dans une poêle normale, la poêle à crêpes n’est pas indispensable.
Poêle de 18 centimètres de diamètre

80g de farine complète
120g de farine blanche
300mL de lait   
4 oeufs
1 filet d’huile d’olive
Sel & Poivre noir
2 cuillères à soupe de pavot
2 poignées de raisins blonds
16 à 18 rosettes de tête de moine (deux rosettes par crêpes)


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Dans un bol, mélanger les farines, le lait, les œufs, l’huile. Saler et poivrer. Bien mélanger et laisser reposer la pâte 1 heure. Pendant ce temps, mettre les raisins dans un petit bol et les recouvrir d’eau. Les laissez se gonfler d’eau pendant que la pâte à crêpes repose.
Ajouter ensuite dans la pâte à crêpes le pavot et les raisins, mélanger la pâte puis verser une louche de préparation sur une petite poêle huilée bien chaude et faire dorer recto verso chacune des crêpes. Quand une crêpe est cuite la réserver sur une assiette chaude et déposer d’un côté deux rosettes de tête de moine, replier ensuite l’autre côté de la crêpe encore chaude.
Répéter l'opération jusqu'à épuisement de la pâte à crêpes.
Veiller à huiler la poêle avant chaque crêpe grâce à un morceau de sopalin par exemple.


Servir avec une salade verte.

Note: ne pas mettre plus de deux rosettes de tête de moine par petite crêpe: ce fromage est puissant et en mettre trop couvrirait le goût et la douceur des raisins blonds.


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Paupiettes de veau à la pancetta et à la tête de moine

 

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Pour trois personnes :
1 ou 2 gousses d’ail (selon leur taille et selon votre affection pour l’ail)
Du persil
3 grandes escalopes de veau très fines (et très grandes) (les miennes faisaient autour de 130g chacune)
100g de pancetta en TRES fines tranches
6 rosettes de tête de moine
2 oranges (zestes + jus)
2 cuillères à soupe de miel
2 cuillères à soupe de sauce soja (light* si possible)
6 pics à brochettes en bois

Pour accompagner :
de la roquette ou/et un risotto quasi nature

* La sauce soja light (ou claire) n’est pas une sauce soja de régime ^^ Elle est juste moins forte en sel…


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Éplucher et raper les gousses d’ail. Réserver.
Hacher quelques brins de persil. Mélanger l’ail et le persil et étaler ce mélange sur une bonne moitié des escalopes de veau.
Parsemer de deux rosettes de tête de moine par escalope. Réserver.
Faire revenir et griller les tranches de pancetta dans une poêle, saupoudrer ensuite les escalopes de veau de ces chips de pancetta (veiller à garder la poêle avec la matière grasse rendue par la pancetta).
Refermer ensuite les escalopes et les maintenir fermées avec des petits pics à brochettes (les cure-dents risquent d’être trop courts)

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Faire revenir les escalopes recto verso dans la poêle où la pancetta à rendu sa matière grasse, sur un feu assez vif afin de dorer les escalopes. Diminuer ensuite le feu et faire cuire doucement sur feu doux. Si l’intérieur des paupiettes a du mal à cuire, couvrir la poêle quelques minutes.
Récupérer et émincer finement les zestes des deux oranges ; presser les oranges.
Mélanger les zestes d’orange, 100mL de jus d’orange, le miel et la sauce soja.
Réserver le reste du jus d’orange, vous en aurez peut-être besoin plus tard.
Quand les escalopes sont cuites, les retirer de la poêle, la déglacer avec le mélange orange - miel – soja, augmenter le feu et laisser bouillonner et épaissir, quand la sauce devient un peu épaisse, y faire réchauffer les paupiettes recto verso. C’est à ce moment-là que si la sauce épaissie trop vite, vous pouvez ajouter un peu de jus d’orange.

Servir les paupiettes napées de cette sauce.
Servir avec une salade de roquette (vinaigrette : huile d’olive – vinaigre balsamique – jus d’orange – poivre de sechouan – sel rose de l’Himalaya) et un risotto nature ou légèrement citronné.

Notes : ne pas saler car la pancetta et la sauce soja s’en charge suffisamment. Je n’ai pas poivré les escalopes, mais vous pouvez le faire pendant leur cuisson si vous le souhaitez.
Sinon, à mon avis on peut remplacer le persil par du basilic… mais c’est plus trop la saison


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La recette des petites crêpes épaisses et moelleuses aux dentelles de tête de moine a été proposée à Tout un fromage Suisse parmis les recettes d'autres bloggeuses sur le thème des fromages suisses: Appenzeller, Gruyère, Emmentaler, Sbrinz et tête de moine... Allez y découvrir les recettes des autres bloggeuses et votez pour votre recette préférée. Il y aura une recette "gagnante" par fromage et ces recettes seront publiées dans Elle à table!


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jeudi 15 novembre 2007

Poire soufflée au roquefort, ou comment « participer » au KKVKVK avec un raté ;)


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Quand Marion annonce que le thème du nouvel opus de ce pionnier des jeux blogosphérien est le soufflé au fromage, je suis ravie. D’abord car elle recadre le jeu en lui redonnant ses bases : tout le monde cuisine LE MEME plat (parce que les derniers éditions ça partait un peu dans tous les sens et ça ne ressemblait plus à la suggestion initiale de Manue à savoir, tout le monde suit la même recette et après, on compare) et puis ensuite car elle avait opté pour du salé :) et je ne sais pas vous, mais moi je vois sept fois plus de truc sucrés sur le net alors qu’au quotidien je mange plus salé que sucré… Bref…

En plus Marion choisit un classique de la cuisine, un truc que j’ai jamais fait, j’ai déjà mon idée en tête et je me dit que c’est l’occasion de découvrir la joie des soufflés au fromage. Sauf que déménagement aidant je m’y prends un peu à la bourre et donc j’arrive là en dernière minute avec ce qui aurait du être un soufflé mais qui bon, soyons franc n’est qu’un raté. Et puis c’est pas plus mal, ça me changera un peu de publier mes ratés ^^

Donc pleine de bonne intention, j’invite mes cobayes, je fais mon truc en suivant une recette de chef (et avec ma mère au téléphone pour un coatching en live) et pam ! ça ne manque pas, ça rate, ça ne souffle rien du tout et ne gonfle point. Bon, c’est pas grave, mes cobayes sont compréhensifs et moi je suis (un peu) persévérante. Retour chez mes parents le temps d’un week-end, je photocopie la recette basique de soufflé dans la bible de ma mère (bible qu’elle utilise tellement souvent qu’elle l’a foutue au fond du dernier étage d’un placard, faut se percher sur une chaise et déblayer tout ce qu’il y a devant pour y accéder, mais bon, on y accède…) et je reconvoque mes (dociles) cobayes pour re-la-même-chose. Et là ça marche. Ca monte, ça gonfle, ça souffle. Preuve que les chefs qui s’amusent à vouloir révolutionner la cuisine traditionnelle hein, qui veulent vous apprendre que faut porter le lait à ébullition puis le verser dans le roux puis porter la préparation à ébullition n’ont pas un peu réfléchi avant que : roux chaud + lait bouillant = truc surbouillant déjà en ébullition = gros pâté et pas vraiment « béchamel souple »

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Bref, c'est mon mot parasite à l'écrit, j'en mettrais partout si je ne me contrôlais pas.
Bref.
 

Poires soufflées au roquefort

Pour quatre poires soufflées au roquefort:
13g de beurre
13g de farine
125mL de lait
50g de roquefort
4 poires (longues et pas trop mûres)
1 œuf
S&P

Préchauffer le four à 200°C.
Faire fondre le beurre à feu doux dans une casserole, ajouter la farine et laisser cuire quelques minutes tout en remuant à la cuillère en bois afin d’obtenir un roux blond.
Incorporer ensuite petit à petit le lait au roux en mélangeant bien après chaque ajout de lait afin d’avoir une préparation homogène, amener ensuite doucement à ébullition afin d’obtenir une béchamel. Pendant ce temps, détailler le roquefort en tout tout petits morceaux. Retirer du feu et ajouter immédiatement le roquefort, mélanger vivement au fouet pour faire fondre le fromage dans la béchamel. Laisser la casserole hors du feu.
Pendant que la préparation refroidit dans la casserole, hors du feu, s’occuper des poires (c’est important : si vous faites ça, pendant ce temps, la béchamel refroidit et sera à la bonne température pour la suite des événements – à savoir l’ajout du jaune d’œuf)
Laver les poires, découper leur chapeau, le réserver et évider les poires à l’aide d’une cuillère à expresso ou d’une petite cuillère tout simple. Enlever un maximum de chair pour former une belle cavité tout en conservant des parois un peu épaisses pour garantir la solidité. Recouvrir un plat allant au four d’une feuille de papier sulfurisé, y placer les poires et leur chapeau. Réserver.
Séparer le blanc du jaune d’œuf, ajouter le jaune à la béchamel et remuer vivement. Assaisonnement en sel et poivre. Fouetter le blanc en neige avec un peu de sel et ajouter le avec délicatesse à la préparation au fromage. Remplir les poires avec ce mélange (ne pas les remplir jusqu’en haut).
Cuire 25 minutes. Sortir les poires du four et les recouvrir de leur chapeau.

Servir avec une salade de pousses d’épinards à la vinaigrette au vinaigre de myrtilles par exemple.



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Alors c’est tout jolie, tout gonflé, je suis toute contente, ça tient presque le temps d’une photo… sauf que… quand on découpe la poire en deux… il n’y a que la partie supérieur qui est soufflé, la partie inférieur est… liquide. Mmh j’adore !

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Là, mademoiselle colloc’ me regarde d’un œil rieur en demandant si il y aura un troisième essais… non, il n’y aura pas de troisième essais. Je suis persévérante mais pas à ce point. Surtout que je sais que ce n’est ni la recette, ni le four, ni le mode opératoire qui cloche. Et comment je le sais ? Et bien car j’avais doublé les proportions et j’avais mis l’excédent dans des petits pots en terre alsaciens et ça a donné de parfaits petits soufflés au roquefort… En TP il faut toujours un tube témoin, là j'avais préparé les soufflés témoins.

Donc, cqfd, l’expérience est donc formelle : le contenant est ultra important. Comme le dit N., j'ai réalisé un véritable travail d'investigation au coeur des soufflés ;) je me demande si c’est le côté humide de la poire qui rend peut-être du jus qui cloche ou si c’est simplement sa forme bombée qui empêche la préparation du fond de monter (puisque la préparation du fond, en montant bloque contre les parois du fruit, vous me suivez? je vous ai perdu? je dois faire un schéma?). A mon avis This a dû écrire au moins tout un chapitre sur les soufflés, si quelqu’un l’a lu ou a assister à une de ses conférences, un petit topo est bienvenu en commentaire :)
Edit de 8h30: lire le commentaire du cookie masqué pour un extrait de "Casseroles & Eprouvettes" de maître This sur le comment du pourquoi de l'importance du moule.

 

 

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Sinon, on a naturellement mangé la moitié qui avait soufflée et miss colloc' n'a rien trouvé de mieux que de dire "Mmmh c'est quand même bon l'association chèvre et poire" avant de se faire fusiller du regard, et donc, par nos yeux appeurée, de regouter en silence et en mettant ses papilles en alerte, pour finalement réaliser que c'était plutôt du roquefort... Non mais j'vous jure...
 


Suggestion d’Hélène : cacher un verre à shot rempli de soufflé dans la poire évidée ;)

Donc si je publie ce truc c’est :

  • pour que si quelqu’un a déjà réussi ce genre de truc, qu’il se fasse connaître et m’explique comment :)
  • prouver l’importance du contenant (faut bien trouver un intérêt à un raté ;)
  • parce que j'avais promis un soufflé à marion
  • parce que l’essentiel c’est de participer
  • parce que j'aimais bien mon idée quand même
  • pour montrer que tout le monde rate des trucs parfois et parfois plus souvent
  • pour vous évitez de faire les mêmes bétises que moi
  • ... mince, c'est fichtrement interessant de publier ses ratés ^^

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lundi 20 août 2007

Trilogie aux fromages d’Auvergne

 
Quelques petites choses très simples pour l'apéro de Lilo autour des fromages d'Auvergne (la fourme d'Ambert, le Bleu, le St Nectaire, le Salers...). En tant qu'accro au fromage, je ne pouvais pas ne pas répondre à son invitation.


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Fourme d’Ambert en habit de kadaïf

Du kadaïf
De la fourme d’Ambert
Des poires
Du miel
(oui, c’est pas super précis mais en même temps la recette est pas super compliquée…)

 

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Préchauffer le four à 180°C.
Démêler le kadaïf et en étaler une bande d’environ 10 centimètres de long et de la largeur d’une poire.  Déposer vers la droite de cette bande un morceau de fourme, un bon quartier de poire et une petite touche de miel. Enrouler ensuite le kadaïf autour de ce petit tas. Mettre au four pour quinze minutes (à surveiller tout de même et sortir du four quand c’est doré).


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Sucré-salé et très mystérieuses ces bouchées sont
délicieusement croustillantes
avec un coeur fondant, moelleux...
 
 

Tuile de cantal
 

FA__Cantal_2 Du cantal
Du poivre
(je me foule pas hein… ^^)


Préchauffer le four à 180°C.
Enlever la croûte du fromage, découper de très très très fines tranches de cantal (plus elles seront fines, meilleures elles seront). Je l’ai fait au couteau, si vous n’y arrivez pas, utilisez un économe et alignez les lamelles les unes à côté des autres : il n’est pas obligé que les tuiles soient faites en un morceau. Déposer ces lamelles côte à côte en rectangle sur une toile silipat ou à défaut du papier sulfurisé

Réaliser autant de rectangles de cantal que vous souhaitez de tuiles. Saupoudrer de poivre noir du moulin. Enfourner pour +/- 5 minutes (ce genre de chose, il faut mieux surveiller). Sortir du four et laisser refroidir avant des les décoller avec délicatesse.

Si elles rendent un peu de matière grasse, n'hésitez pas à les éponger avec du sopalin.

 

 

   

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Mille feuilles de pomme au bleu

Pour 5 mini mille feuilles
2-3 Pommes granny
Un peu de jus de citron
Un beau morceau de bleu d’Auvergne
Quelques feuilles de mâche (lavées et essorées)
Une poignée de pignons de pin
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
1 cuillère à soupe de vinaigre de cidre
Sel, poivre
Moutarde

 

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Cette recette, je vous l'accorde,
est nettement moins pratique à picorer à l'apéro (même avec les cure-dent)...
Mais bon, c'était réussi alors je vous la met quand même ici

 

Éplucher les pommes et les évider grâce à cet ustensile magique qui marche une fois sur deux (ou disons qu’une fois sur deux je vise mal).
Découper ensuite les pommes en tranches plutôt fines. Les arroser d’un peu de jus de citron (pas trop sinon ce sera trop acide, juste ce qu’il faut pour éviter aux pommes de noircir)
Disposer une tranche de pomme (on utilisera surtout les plus grandes tranches), un morceau de bleu (sa taille = grosso modo le tiers de la taille de la tranche de pomme), superposer encore une tranche de pomme (mais plus petite que la précédente) – du bleu – pomme (petite tranche) et finir par du bleu. Maintenir le tout avec un petit cure-dent (facultatif).
Servir avec de la mâche.
Faire griller les pignons à sec et les saupoudrer au-dessus des mille feuilles. 
Faire une vinaigrette en mélangeant l’huile d’olive, le vinaigre, le sel, le poivre et la moutarde. Arroser les mille feuilles de vinaigrette.


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jeudi 16 août 2007

Cheesecake salé au fromage de chèvre, comme un tzaziki (entre autres choses)

   
Hier en fin de soirée, j'étais tranquillement entrain d'écouter Lenoir et d'autres choses en rapport avec la route du rock, toute contente de retrouver un peu de musique "pas comme les autres" au milieu de l'été... mais là pouf, coupure de la liaison, envoie d'un CD par les studios... Bon, si c'est pour entendre CSS je ne vais pas me plaindre mais voilà qu'ensuite c'est l'Alerte Enlèvement qui retentit. Alors c'est vraiment le truc qui vous glace le sang avec son générique et sa bande son on-ne-peut-plus glauque. Et cette alerte a quand même retenti encore deux fois avant que je me décide à éteindre la radio de peur de me coucher traumatisée ;) Certes c'est efficace et tant mieux mais sérieux c'est assez flippant (et non, je ne suis pas une chochotte)...

Sur ce...


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Une petite soirée fille estivale ça vous dit?

- " Tu sais déjà ce que tu vas nous faire?"
- " Oui"
- " Et?"
- " Tu crois pas que je vais te le dire quand même...?"
- " On peut toujours essayer... tu veux que je ramène quelque chose?"
- "Une salade verte ce serait bien"
- "Ca marche"

Une seul truc à régler: interdir deux mots pendant toute la soirée, le premier "I------T" et le second "C------S"
C'est fou comme il suffit de bannir deux mots de son vocabulaire pour se changer les idées et passer une excellente soirée...

 

Cheesecake salé au fromage de chèvre, comme un tzaziki

J’avais envie d’un nouveau cheesecake salé et j’ai choisi de le faire au parfum tzatziki…

Le tzaziki c’est un yaourt grec avec des morceaux de concombre, parfumé avec de la menthe (ou à l’aneth selon les goûts et les recettes), de l’ail et du citron aussi je crois parfois (et puis naturellement du sel et du poivre).

J’ai opté pour un fond à base de millet que j’ai épicé avec des épices pour tzatziki*, pour la garniture j’ai choisi un fromage de chèvre mélangé à de la faisselle… j’ai aromatisé ça avec de l’ail, du citron et de l’huile essentielle de menthe (car je ne voulais pas de menthe ciselée dans la préparation fromagère, je ne suis pas sûre que des filaments herbeux soient bienvenus dans la  texture du cheesecake). On retrouve le concombre au sommet du cheesecake : une sorte de brunoise-vinaigrette de concombre où cette fois-ci on retrouve la menthe ciselée.


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Pour un moule carré de 15 centimètres de côté
Un plat pour 4-5 personnes ou une entrée pour 8 personnes


440g faisselle une fois égouttée (donc, un pot de 500G)
160g de millet
cheesecake_tzatziki_51 cuillère à café de mélange d’épices et d’aromates pour tzatziki*
Un peu de beurre pour le moule
440g de chèvre frais
4 cuillères à soupe d’une bonne huile d’olive bien fruitée
4 œufs + 1 blanc d’oeuf
1 grosse gousse d’ail (ou 2 gousses de taille normale)
Sel (rose de l’Himalaya)
Poivre (blanc) du moulin
45mL de jus de citron (soit le jus d’un citron)
3 gouttes d’huile essentielle de menthe

Pour le dessus :
1 concombre
1 cuillère à soupe de jus de citron
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
1 gousse d’ail
Sel &Poivre
10 feuilles de menthe fraîche finement ciselées


Commencer par sortir la faisselle de son emballage et laisser s’égoutter dans son « pot-à-trous »

Faire cuire le millet sur feu moyen dans deux fois son volume d’eau salée. Une fois toute l’eau absorbée, retirer du feu, ajouter les épices pour tzatziki*, bien mélanger. Laisser refroidir hors du feu et pendant ce temps préchauffer le four à 180°C. Tapisser cheesecake_tzatziki_3le fond du moule à charnière de papier sulfurisé, beurrer les bords du moule. Verser le millet dans le moule et recouvrer le fond et les parois du moule d’une fine couche de millet en le tassant bien avec vos doigts. Si le millet est encore trop chaud ou qu’il vous colle aux mains, mouiller vos mains avec de l’eau froide. Faire cuire la croûte pendant un quart d’heure. Cette étape va assécher le millet et le rendre plus croustillant ; de plus le millet sur les bords va devenir bien solidaire et se rétracter un peu ce qui facilitera le démoulage.

Pendant ce temps, fouetter la faisselle égouttée et le fromage de chèvre. Ajouter ensuite l’huile d’olive et bien mélanger. Incorporer les œufs les un après les autres. Râper ensuite la gousse d’ail au-dessus de la préparation fromagère, saler et poivrer bien, mélanger le tout. Ajouter le jus de citron et l’huile essentielle de menthe. Bien mélanger.

Quand le fond a cuit pendant un quart d’heure, le sortir du four, baisser le four à 160°C. Fouetter le blanc d’œuf et à l’aide d’un pinceau recouvrir la surface de la croûte de millet. C’est une tentative d’imperméabilisation pour que la préparation fromagère n’imbibe pas la croûte et qu’elle garde ainsi son croustillant. Garnir ensuite le fond de préparation fromagère et faire cuire pendant 1 heure*. Le centre est encore un peu tremblotant, laisser refroidir tranquillement dans le four éteint avant de mettre au frais pour 48 heures.

* Au bout d’une heure de cuisson, le cheesecake ne semblera pas cuit : quand on bouge un peu le moule, au centre du moule la pâte fait « fleu-beu-leu-beu-leu » et vous vous dites « Oulah mais c’est pas cuit ça ! » Pas grave, la cuisson va finir pendant les quelques heures où le cheesecake va tranquillement refroidir dans son four éteint mais chaud. Prolonger la cuisson = cheesecake trop cuit et moins moelleux. 

 

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Quelques heures avant le repas, éplucher, découper en deux le concombre dans la longueur, l’épépiner puis le découper en petits dés.
Mélanger le jus de citron, l’huile d’olive, râper la gousse d’ail, saler, poivrer, mélanger bien et ajouter la menthe. Mélanger les cubes de concombre avec cette sauce. Laisser macérer quelques heures puis recouvrir le dessus du cheesecake avec cette préparation au moment de le servir.

Servir avec une salade verte.

Bilan des courses : super bon ! On a toute aimé… C'est sans hésiter le meilleur cheesecake salé que j'ai fait, autant pour la texture pas du tout roborative (dense mais juste ce qu'il faut et moelleuse aussi) que pour le goût. C’était frais, estival, pas du tout écoeurant… Une vraie réussite.
Bon, tout le monde n'a pas senti le goût du fromage de chèvre (il faut peut-être opter pour des proportion 2/3 chèvre et 1/3 faisselle ou utiliser de la faisselle de chèvre). Par contre on ne sentait pas le citron donc je pense qu’il faudrait ajouter le zeste d’un demi ou d’un citron. Ensuite ben malgré toutes mes précautions la croûte de millet n’est pas restée croustillante. C’est dommage mais prévisible vu son pouvoir d’absorption. Donc si vous tenez à une croûte bien croquante utiliser un mélange de biscuits apéritifs en poudre + beurre, moins light mais plus croquant.

* épices pour tzatziki :
c’est un mélange que j’achète au marché de noël mais qu’en fait vous pouvez très bien faire chez vous en mélangeant de l’ail séché, de la aneth séchée, sel, poivre blanc et vert

   

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Et en dessert ?

Ben les crèmes au bailey’s de la Framboizzzz pardis !
La dernière fois on avait déjà testé la mousse d’Hélène et le succès fut tel qu'on continue sur sa lancé… J’ai suivi sa recette en doublant juste les quantités de Bailey’s (on ne se refait pas)

Crèmes au Baileys

Pour 5 pots (enfin, tout dépend…*)
125 ml de lait
250 ml de crème épaisse
4 jaunes d'oeufs
50 g de sucre
1 pincée de sel
100 ml de Bailey’s

Préchauffer le four à 150°C.
Porter le lait et la crème à ébullition. Laisser refroidir 5 minutes. Pendant que ce temps, fouetter les jaunes d'œufs avec le sucre et le sel jusqu’à ce que le mélange épaississe, y ajouter ensuite petit à petit la crème et le Bailey’s.
Remplir 4 ou 5 pots (tout dépend de leur taille) avec la préparation et les mettre dans un plat, à four plutôt profond, le remplir d'eau chaude jusqu'à 1 cm du bord des ramequins, couvrir le plat de papier aluminium
Faire cuire au cour au bain marie pendant 30 minutes, enlever ensuite le papier alu et cuire encore 10 minutes.

Sortir du four:

  1. Attention : ne pas tremper le torchon que vous utilisez pour sortir le plat du four dans l’eau du bain marie car vous allez vite avoir chaud aux mains
  2. Attention : le plat est assez lourd avec l’eau et tout et tout… et surtout le torchon mouillé en plus… et puis vous voulez pas faire gicler un peu d’eau et vous brûler…
  3. Vous pouvez décider, finalement, de remettre le plat à moitié dans le four (because  point 1 et point 2) et décider de sortir les pots l’un après l’autre en laissant le plat « dans » le four.
  4. Comme vous avez laissé le plat à moitié dans le four pour que les pots soient plus accessibles, une fois que vous avez récupéré 3 pots : pouf badabam bam bam le plat du bain marie s’est trouvé déséquilibré et s’est suicidé contre le sol de votre cuisine.
  5. Vous avez chaud aux pieds.
  6. Votre cuisine (de 1m2) est inondée.
  7. Y’a de l’eau en dessous de votre meuble/évier
  8. Y’a le contenu de deux crèmes au bailey’s mélangé à l’eau dans laquelle vous pataugez.
  9. Y’a un pot qui est cassé.
  10. Va falloir faire gaffe à pas de couper car naturellement (sinon c’est pas marrant) vous êtes pied nus.
  11. On enfile des gants mapa® car on est psychologiquement incapable de prendre une serpillière en main sans avoir une surface neutre entre elle et vous.
  12. * Réaliser que vous êtes 4 à manger ce soir… et qu’il vous reste que 3 crèmes
  13. Décider de faire un cake qui vous avait tapé dans l’œil
  14. Maugréer quand même parce que bon…
  15. Mettre les trois crèmes non renversées au frigo pour 6 heures (ce que je n’ai pas fait, pas assez de temps donc je les ai mise au freezer et on les a mangé semi glacée, donc j’vais refaire ses crèmes dans les règles de l’art un de ces quatre)
   

cake_baileys1     cake_baileys2


Le cake au Bailey’s de Dali

Recette ici 
Pour un tout petit moule à cake 15 x 8 centimètres
Quantité parfaite pour 4 gourmandes
65g de beurre mou
75g de vergeoise brune
75 ml de Bailey’s
2 oeufs
75g de farine
½ cuillère à soupe de cacao non sucré

Préchauffer le four à 180°.
Fouetter le beurre et la vergeoise en crème. Ajouter le bailey’s puis les oeufs un par un tout en continuant de battre. Ajouter ensuite progressivement la farine et le cacao. Bien mélanger. Verser dans un moule beurré. Cuire environ 40 minutes (la lame de couteau plongée dans le cake doit ressortir propre du gâteau).

J'ai à peine changé la recette et augmentant un peu le bailey's.
Ce cake a fait l’unanimité. Gros gros succès… très chouette texture…
Je sens que ma future colloc’ va m’en redemander… ^^

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lundi 6 août 2007

Sucette de dentelle de parmesan au cœur de fraise



sucette_parmesan_fraise

N’ayez pas peur ce mélange fonctionne plutôt bien :)
 
C’est ma participation au petit jeu
« Le sucré s’invite chez le salé »,
pour cette sixième édition Patrick a choisi d’inviter la fraise dans les plats salés…


Pour 4 sucettes, pour un apéro inovant

Il faut 50g de parmesan et deux fraises

Préchauffer le four à 180°C
Raper le parmesan. Laver les fraises et les équeuter délicatement, couper dans chaque fraise deux tranches en son centre. On n’utilisera que les quatre tranches obtenues, donc oui, vous pouvez manger les côtés sans aucun scrupule (profitons bien des dernières fraises de l’année ^^)
Sur du papier sulfurisé (ou mieux une toile pour pâtisserie en "plastique" type silpat) déposer un disque à entremet de 8 ou 9 centimètres de diamètre. Disposer au centre du disque une tranche de fraise. Remplir le disque de parmesan, même au-dessus de la tranche de fraise. Tasser. Il faut une couche assez épaisse, globalement de l’épaisseur de la tranche de fraise (en fait, la couche est plus épaisse que lors de tuiles au parmesan classiques, il y aura donc moins d’effet dentelle, mais c’est nécessaire pour que la fraise soit bien soudée au parmesan). Placer ensuite un pic à brochette (en bas de la fraise, au milieu du parmesan)
Répéter l’opération 4 fois.
Cuire 5 minutes (+/- selon votre four je suppose).
Une fois sortie du four, laisser refroidir avant de décoller délicatement à l’aide d’une spatule, éponger délicatement entre deux feuilles de sopalin et laisser ensuite complètement refroidir, sur une planche en bois par exemple



sucette_parmesan_fraise_3

D'autre sucettes au fromage?
C'est par ici...

 

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dimanche 8 juillet 2007

Repas fromages & vins blancs

 
Je suis folle de fromages. C’est pourquoi j’en mange rarement après un repas (et encore moins après un repas de fête) : je trouve ça dommage, on a déjà assez (voir trop) mangé et du coup on ne profite pas du fromage, on ne l’apprécie pas à sa juste valeur. Le fromage, soit je le cuisine et en fais tout un plat soit j’en mange un morceau le soir avec un bol de soupe de légumes. Là, je savoure chaque bouchée croquée dans mon morceau de fromage, encore plus s’il est accompagné de bon pain. Oui, je suis une vraie Française :) Ma préférence allant aux pâtes pressées (tomes, comté, cantal…) et aux chèvres… là je ne répond plus de rien ;)

Alors quand N. m’a proposé de faire un repas fromages et vins blancs entre copains, j’ai tout de suite dit « oui ! oui ! oui ! »

fro_1Fromages & vins blancs car c’est le vin blanc qui se marie le mieux avec le fromage. Si je revendique ma nullité en culture viticole (quoique, j’ai quand même fait les vendanges une année…^^), je l’affirme, le dis et le répète : c’est le vin blanc qui va le mieux avec le fromage. J’ai quand même retenu quelques trucs que racontait mon père quand il débouchait des bouteilles à la maison. Oui, je me souviens très bien l’entendre dire, un soir, au salon, alors qu’il remontait de la cave en exhibant une bouteille de vin blanc sans aucun doute savamment choisie, et qu’il y avait des amis autour de la table, je me souviens l’entendre dire qu’avec le fromage c’était vin blanc (gonzales) über alles. N’en déplaise au cliché du Français Béret-Baguette-Camembert-Vinrouge…

Ce sera donc fromages et vins blancs.

Chacun  vient avec quelques fromages, le vin et le pain qui va avec.
Le truc marrant c’est que tout le monde au moment de faire son marché a pensé la même chose à savoir « Oh, je ne prends pas de bleu, tout le monde va en ramener »… alors au final on s’est retrouvé avec toutes les familles de fromage représentées sauf les pâtes persillées (note : en fait non, il nous manquait des pâtes pressées cuites mais je me suis plantée car j’ai toujours cru que la tome était une pâte pressée cuite, après vérification il paraîtrait que niet…). Mon seul petit regret : l’absence de fromage de brebis…

Au menu :
Saint Nectaire fermier
Tome de chèvre
Tome de Savoie
Pont l’évêque
Chaource
Machecoulais
Langres au marc de champagne
Selles sur Cher
Saint Félicien…

fro


Sans oublier quelques figues fraîches,

des grappes de raisins
et des pains de qualité :
pain aux raisins, pain aux figues, pains aux noix, pain aux céréales….


En plus deux d’entre nous étaient allé faire leurs achats à la cloche à fromage (fromagerie strasbourgeoise annexe d’un restaurant qui ne sert que tu fromage et qui s’appelle lui aussi la cloche à fromage) et s’était vu donné une petite leçon de dégustation par le fromager. Manque de pot ils n’étaient plus sûrs de ce qu’ils avaient entendu sur le sens de la dégustation : par quelle famille commencer ? par quelle famille continuer ? Alors on a fait à moitié comme ils se souvenaient et à moitié comme on pensait…

fro2

D’abord le chèvre, chez nous sont représentant était le Selles sur cher (chèvre cendré).
Les fromages de chèvre les plus connus sont le Sainte-Maure, le Crottin de Chavignol par exemple… Cette famille, contrairement aux autres, ne se distingue pas par son mode de fabrication mais par son lait. On y trouve tout aussi bien des fromages à pâte à pressée non cuite, à pâte persillée…

Ensuite les croûtes fleuries avec le Saint Félicien (fromage du dauphiné), le Chaource (fromage de champagne). Les fromages à pâte molle et à croûte fleurie les plus connus sont le Brie et le camembert… C’est le saupoudrage du penicilium sur la face du fromage qui permet la formation d’un léger duvet blanc (« la fleur »).

Puis les croûtes lavées avec le machecoulais, le pont l’évêque et le langres au marc de champagne
Les fromages à pâte molle et à croûte lavée les plus connus sont le Munster, l’Epoisse… Durant l’affinage, ces fromages sont fréquemment retournés, brossés et lavés avec une solution d’eau salée enrichie d’une bactérie spécifique ce qui va donner progressivement une croûte lisse, souple et reluisante.

On a enchaîné avec les pâtes pressées non cuites : Saint nectaire fermier, tomes de chèvre et de Savoie chez nous alors que les fromages à pâte pressée non cuite les plus connus sont le Cantal, le Reblochon, l'Ossau-Iraty, le Morbier par exemple

Il manquait donc sur notre plateau les fromages à pâte pressée cuite (Comté, Beaufort, l'Emmental…) ce sont des fromages généralement de grande taille et affinés pendant au minimum 3 mois et souvent beaucoup plus ; et les fromages à pâte persillée (Roquefort, Bleu, Fourme d'Ambert…) se caractérisent par les moisissures bleues qui « persillent » la pâte. On les obtient en ensemençant le caillé lors du moulage avec des pénicillium ; ces moisissures vont se développer naturellement et créer les marbrures vertes ou bleues du fromage. De plus, pendant l’affinage, les fromages sont piqués  avec de longues et fines aiguilles pour faciliter la circulation de l'air au sein de la pâte et permettre le développement des moisissures du fromage.
 
fro3
Le repas fut un moment très agréable et l’avantage de ce genre de soirée c’est que c’est extrêmement pratique : c’est simple, vous n’avez rien à préparer, il vous suffit de disposer les fromages sur un plateau qui tourne sur lui même, de découper le pain et de déboucher les bouteilles de vins… En plus on a fait ça très roots, autour de la table basse avec pain et couteaux, les assiettes étaient complètement dispensables.  Ni préparatifs, ni vaisselle mais de bons fromages, un délicieux repas et un chouette moment… Naturellement rien ne vous empêche de la jouer plus bcbg, de sortir assiettes, argenterie et chichsi… Et puis on peut aussi faire son pain soit même et accompagner le tout d’une bonne salade verte.

Si cette fois ci je ne me suis pas amusée à faire du pain, je me suis occupée du dessert. Naturellement au début pour faire suite à un repas-fromage ça a fait tilt cheesecake dans ma tête… Il y avait aussi l’option tarte au fromage blanc ou tiramisu… mais bizarrement ça ne me disait rien, j’avais une autre idée en tête… mais ce sera pour une prochaine fois… (oui, il faut savoir créer un suspense…)

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mercredi 4 juillet 2007

Vive les biquettes!

 

sucette_5


Que serait le monde sans chèvres?

Connaissez vous vos classiques ?
Je vous avoue que moi j’ai beaucoup de problèmes et lors d’un récent repas de famille j’ai été ravie de constater que je n’étais pas la seule… je sais pas si c’est une tare propre à la famille… ;) Mais savez-vous vous démêlez les pinceaux* entre : les béliers, chèvres, boucs, agneaux, moutons, cabris, brebis… qui est qui ? qui est la femme de qui ? qui est le maris de qui ? et qui est le gamin de qui ? En tous cas, dans tous les cas, l'essenciel c'est que le lait des femmelles conduise à de fabuleux fromages...

* Celà dit, je ne suis peut être qu'une sombre citadine idiote et vous connaissez peut être ça sur le bout de vos doigts...


Pour une trentaine de sucettes de billes de chèvre – 5 de chaque sorte

On peut les préparer un peu à l’avance du moment qu’on ne les stock pas la tête en haut: on risquerait de les retrouver décapitées

2 fromage de chèvre frais ie 400g (petits Billy)sucette_4
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
De la fleur de sel (au goût)
Une dizaine de feuilles de basilic finement ciselées
Des petits pics à brochettes

On pourrait rajouter du poivre ou de l’ail par exemple, mais comme soit c’était redondant soit ça n’allait pas toujours avec les enrobages choisis et que je n’avais pas envie de faire des préparations fromagères différente pour chaque manteau d’épices, j’ai choisi la feignantise et  c’était très bien quand même :-p

Bien mélanger le chèvre, l’huile, le sel et le basilic. Façonner des petits boules de la taille d’une grosse cerise. Rouler ensuite chaque bille dans un des ingrédients suivants:

  • Deux poignées de pistaches grossièrement hachées
  • Deux poignées de canneberges séchées (catégorie « sucré salé »)
  • Du paprika doux (catégorie « ça arrache doucement »)
  • Du poivre mignonnette (catégorie « ça arrache doucement »)
  • Des graines de pavot
  •  De la ciboulette ciselée


sucette_7


Réponse en équation :

1 chèvre + 1 bouc = 1 cabri/chevreau
1 brebis + 1 bélier = 1 agneau
Mouton= Bélier châtré engraissé pour la boucherie.
Agnelet= Petit agneau

 

C'était ma minute culturelle
Une minute culturelle à ma portée ;)


sucette_3


Vous prendrez bien une petite sucette?

La tartinade au chèvre de Lauriana

1 fromage de chèvre frais
2 cuillers à soupe de crème fraîche
1 cuillère à soupe d'huile d'olive
1 poignée de raisons blonds grossièrement hachés
1 dizaine de feuilles de basilic frais finement ciselées
1 cuillère à soupe de sésame blond
Sel & poivre du moulin

Mélanger le fromage, la crème, l'huile d'olive et bien mélanger. Ajouter les raisins, le basilic, le sésame. Saler, poivrer et mélanger.

Sucette selon Conticini & Lauriana

Pour 10 sucettes :
De la tartinade de chèvre vue précédemment
Des feuilles de bricks
1 oeuf
1 cuiller à café d'huile d'olive
Poivre
sucette_1
Pics à brochette

Préchauffer le four à 180°C.
Découper 20 carrés de 6 centimètres sur 6 centimètres dans les feuilles de brick.
Battre l’œuf en omelette, y ajouter l'huile d'olive et le poivre ; bien émulsionner.
Badigeonner 10 carrés d’oeuf avec un pinceau, au centre de chaque carré, mettre une cuillère à café de tartinade de chèvre. Déposer le petit pic à brochette. Recouvrir chaque carré d'un second carré lui aussi badigeonné d'œuf, veiller à bien souder les bords.
Mettre au four sur une feuille de papier sulfurisé durant une dizaine de minutes (la sucette doit dorer) et retourner à mi-cuisson.

Note : ne pas mettre trop de chèvre sinon il va couler/sortir de la sucette pendant la cuisson.
Je n’ai pas trouvé le résultat assez croustillant, à la base je voulais les réaliser avec des feuilles de filo mais pour une fois je n’en ai pas trouvé et me suis rabattue sur les feuilles de brick que je n’aime décidemment pas. Donc si vous pouvez, optez pour les feuilles filo.


En tous cas un grand merci à Lauriana pour cette recette !


 

sucette_2
 

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mercredi 20 juin 2007

Mille et une feuilles, entre l’aubergine et la tomate, n’oublions pas le chèvre

 
Emilie et Sandrine m’on demandé de dévoiler 7 vérités, vous savez le petit jeu qui circule (parmi tant d’autres) sur les blogs en ce moment… et bien je vais y répondre mais sans respecter les règnes un peu gnan-gnan-gnan (oui, je suis une rebelle…. Mouahahah…) et en ne vous dévoilant que des vérités ayant rapport avec… la cuisine. Alors, je vous arrête tout de suite, NON ma vie ne tourne pas uniquement autour de la bouffe, mais ce blog SI ! :)
Alors… Ma cuisine (oups, kitchenette !) doit faire 1 mètre carré…. J’ai l’habitude de dire « Je mange de tout sauf des abats et des coquillages »  ce qui est un bon résumé, bien que je mange quand même des foies de volailles, des moules selon comment elles sont cuisinées, du boudin mais en petites quantités… Petite je mangeais des escargots et la gelée qu’il y avait avec le fois gras, deux choses que je n’aime plus du tout aujourd’hui… Je ne sais pas cuisiner la viande rouge, c’est une vraie catastrophe, c’est tout juste si j’arrive à faire cuire un steak haché et j’exagère à peine… J’ai des souvenirs horribles de poisson blanc poché dans un liquide ou des dés de carottes se battaient en duel et ou le poisson (ça aurait été de la lotte ça ne m’aurait pas étonnée) ressortait couvert d’une sale écume peu ragoûtante (c’était quoi ce truc immonde qui aurait pu de me dégoûter du poisson que tu nous faisais maman ?)… Gustativement je suis l’opposé de ma sœur, grosso modo ce qu’elle préfère c’est ce que j’aime le moins et ce que je préfère c’est ce qu’elle n’aime pas (facile pour ma mère hein ?)… Je suis comme Aude une psychosée du rangement (mais pas du ménage ^^) et de l’organisation, cela se retrouve notamment dans mes classeurs de recettes : je découpe, imprime, recopie des recettes à droite à gauche que je colle mais pas n’importe comment, il y a un classeur chocolat, un autre fruit, un légume, un poisson, un viande (avec chaque bestiole séparée des autres) et le classeur féculent a des feuilles de couleurs différentes selon que ce soit des pâtes, du riz ou des patates… Bon, ça doit faire sept là…

Ensuite je suis censée faire suivre le questionnaire à sept personnes, ce que je ne vais pas faire…. Par contre je vais vous mettre les liens des sept dix derniers blogs culinaires francophones que j’ai ajouté à ma bloglines (bien que littéralement je n’utilise pas bloglines mais un logiciel encore mieux pour mac, oui, les mac y’a qu’ça de vrai ^^). Bon, vous allez me dire que c’est pas des trucs ultra nouveaux mais que voulez vous, je ne fréquente plus blog appetit depuis longtemps (beaucoup trop chronophage) alors je mets du temps à dénicher les nouvelles perles ; et puis c’est les derniers ajoutés, ce qui veut dire ce que ça veut dire, je ne vous dis pas que je les ai ajouté ce week end, car j’ajoute pas des blogs tous les jours (ce qui serait possible vu le nombre de blogs culinaire, ce qui serait donc possible mais…. Beaucoup trop chronophage...)

Méli Mélo Gastronomique
 Délice Urbain
Dimanche soir à Chateauguay
La bouche pleine
A la bonne vôtre!
B  Comme Bon
La cuisine de Dali
Cuisine Plurielle
Set de Table
Les recettes de Vinipette


Bon, passons aux choses sérieuses....


mille_feuille_sal_2

 

Pour deux personnes:
1 aubergine
Huile d’olive
Sel & Poivre
Fromage de chèvre
2 cuillères à café bombées de pesto
2 tomatesmille_feuille_sal_3


Laver l’aubergine, la couper en tranches épaisses (1 à 1,5 centimètres) arroser chaque tranche d’un fin filet d’huile d’olive et saupoudrer de sel et de poivre. Faire dorer sous le grill du four. Le temps est variable selon votre four, et à quelle hauteur dans le four vous enfournez, bref, il faut surveiller. Moi j’enfourne dans le tiers supérieur, pas directement sous le grill ; ça me laisse une marge de sécurité et j’évite ainsi de cramer mes tranches d’aubergine. Quand une face est dorée, sortir du four, retourner les tranches, les arroser d’un filet d’huile d’olive et les saupoudrer de sel et de poivre. Faire dorer ces faces de la même manière.

Éponger ensuite les rondelles d’aubergines entre deux feuilles de sopalin.
Cette étape peut être réalisée la veille et les aubergines conservées au frigo.

 

Pour le mille feuilles, rien de plus simple, on commence par préchauffer le four à 200°C. Ensuite, il suffit d’alterner une tranche d’aubergine, une tranche de chèvre, tartiner un peu de pesto sur le fromage de chèvre, ajouter une rondelle de tomate, une d’aubergine, encore fromage tartiné de pesto, une tranche de tomate et pour finir encore une rondelle d’aubergine.
On fait ça deux fois pour avoir deux mille feuilles et on enfourne pour 15 minutes environs (peut etre un peu plus si les aubergines ont été grillées la veille et sortaient juste du frigo)


mille_feuille_sal_1
   

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mardi 23 janvier 2007

Fromage frais & radis roses

 
radis_fromage_1 radis_fromage_2

Fromage frais & radis roses

Pour deux personnes :
100g de fromage de chèvre frais
50mL de crème liquide
50mL de lait
Quelques brins de ciboulette
1 gousse d’ail épluchée et finement cisaillée
sel, poivre et baies roses
20 radis

Mélanger le fromage frais, la crème et le lait. Ajouter une partie de la ciboulette, l’ail, le sel, le poivre et les baies roses moulues. Bien mélanger, verser au fond d’un verre.
Laver, sécher et découper les radis en très fines lamelles, les verser sur le fromage, saupoudrer du reste de ciboulette.

C'est frais (idéal avec les températures printanières ici) et très bon! J'ai beaucoup aimé, c'est si simple et rapide que je le referai.


radis_fromage_3  radis_fromage_4  radis_fromage_5



J’ai été peu présente sur mon blog comme sur ceux des autres ces derniers temps. Tout simplement car j’étais en révisions (intenses) puis maintenant en exams (…). En prime mon appareilphotochéri est en réparation (ahem…). Je ne vais pas revenir tout de suite puisque même si demain j’ai ma dernière épreuve, qui finit à 15h30, je pars à 17h ici :

prague_map

Oui, j’ai toujours été une adepte des enchaînements rapides, des timing serrés au grand dam de ma mère qui voulait toujours me voir souffler un moment avant d’enchaîner. Mais je suis comme ça… Ne pas perdre une minute. Cette escapade ne pouvait pas tomber à un meilleur moment… et je verrais peut-être Prague sous la neige…
 

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vendredi 19 janvier 2007

J’aime pas la confiture

C’est vrai, je n’aime pas la confiture, j’ai jamais trop aimé ça.
Petite, aux petits déjeunés, je ne voulais ni confiture, ni nutella, ni miel… moi, je mangeais des tartines de « faux fromages » (kiri, vache rieuse, chavroux…)... et avec du vrai pain, pas de la baguette... et oui, dès le départ j'étais chiante exigeante.

 
Et en fait… le fromage (le vrai) et la confiture, ça peut aller très bien ensemble…

 

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Idée d’apéro

   

Dés de comté et confiture de myrtilles au poivre de Sechouan

fro___conf_MYR

 

fro___conf_myr_2    fro___conf_myr_1


 

Idées pour remplacer le traditionnel plateau de fromage…

 

Roquefort tartiné de confiture de clémentines aux saveurs de pain d'épices

 

fro___conf_mand

 

fro___conf_CLEM

 

De la confiture aux clémentines et aux épices… sa douceur et ses épices contrebalancent parfaitement la puissance du roquefort et les goûts s’équilibrent, aucun de prenant le dessus… association inattendue mais très réussie.



 

Mille feuilles de crottin sucré à la confiture de figues violettes


mille_feuilles_confiture_1     mille_feuilles_confiture_2


De la confiture de figues violettes et du crottin de chavignol…
Figues et chèvre, de toutes façons, je ne peux pas résister
Un mille feuille contrebalançant celui-ci.

 

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