Beau à la louche

un peu plus que de l'eau à la bouche...

mardi 30 août 2011

Spécial été – Les barbecues

 

Côté barbecue je ne suis pas la dernière à croquer à pleines dents dans un morceau de baguette garni d’une bonne saucisse blanche toute rouge de ketchup. Il suffit que la saucisse et la baguette soient bonnes pour que se soit trop trop bon ! Que voulez vous, les food-bloggeurs sont des gens tout à fait normaux - au cas où vous en douteriez - qui ne se nourrissent pas uniquement de choses très sophistiquées et qui parfois n’aspirent qu’à un steak haché – pommes de terre sautées – ketchup (enfin là, je parle pour moi). C’est simple, rapide et convivial. Mais de temps en temps j’ai aussi envie de proposer des choses un peu plus originales et là j’opte généralement pour les brochettes (je ne suis pas encore arrivée au stade où je fais mes saucisses maison mais j’avoue que ça me titille, j’ai déjà maintes fois faillit offrir l’accessoire ad hoc à Kitchounet, du coup si vous avez des recettes j’avoue que je suis très curieuse).

Je n’ai pas été élevée aux barbecues (ni aux saucisses) mais ma mère faisait régulièrement des brochettes sous le grill du four, mes préférées étaient celles au filet mignon, pruneaux et lard (se sont toujours mes favorites) et en deuxième position venaient les brochettes de kefta. Comme cet été est sans doute notre dernier été avec terrasse avant longtemps, on a décidé d’en profiter au maximum ; voilà une petite sélection de nos menus barbecue de ces dernières semaines. Je suis sûre que vous aurez encore quelques barbecues tardifs pour tester les recettes qui vous plairont !

Comme j’aime bien les repas à thème, souvent je pousse le vice à faire le dessert au barbecue (mais en réalité je triche un peu puisque je le prépare à l’avance et ne fais que je réchauffer au barbecue), en la matière ce que je préfère - en plus de l’ananas mariné et grillé - c’est les gaufres liégeoises. C’est dingue comme elles se réchauffent bien au barbecue ! Elles redeviennent tièdes et caramélisées, un régal. Si vous n’avez pas encore gouté aux gaufres de Liège, je ne peux que vous recommander d’y remédier ; depuis que je les ai découvertes, les gaufres de Bruxelles ne me font plus vraiment rêver : je préfère nettement la version liégeoise où les gaufres sont plus épaisses et moelleuses et où le sucre en grain caramélise au contact du fer du gaufrier… J’avais déjà publiée une recette sur le blog (je les avais servies en chaud-froid avec une glace au Bailey’s) mais celle-ci, qui m’avait été conseillée à l’époque par une lectrice est en effet bien meilleure. Veillez simplement à avoir deux grilles de barbecue sinon le dessert aura peut être un léger goût de merguez ;) et bien sûr sans barbecue mais avec juste un gaufrier ça marche très bien ! J’aime aussi faire des gaufres de Lièges quand N. part en rando le week end avec des copains : je les lui emballe dans du papier alu et les glisse dans son sac entre la tente et le sac de couchage et ils les réchauffent ensuite le soir au dessus du feu, succès là aussi garanti !

 


brochette_1


Brochettes de filet mignon (mes brochettes préférées)

Pour 6 brochettes (3 personnes)
1 filet mignon de porc (500 à 600g)
10 tranches de poitrine (épaisseur moyenne)
Une vingtaine de pruneaux d’Agen moelleux dénoyautés (18 pour être exacte)
Pics à brochette

Découper le filet mignon en gros cubes (si les cubes sont trop petits, la viande sera trop cuite avant que le lard n’ait grillé). Découper chaque tranche de poitrine en deux et enrouler chaque pruneau dans une moitié de tranche de poitrine.
Embrocher sur le pic à brochette un pruneau au lard, deux cubes de filet mignon, un autre pruneau au lard, deux autres cubes de filet mignon et un dernier pruneau au lard.
Répéter l’opération jusqu’à épuisement des ingrédients puis faire cuire les brochettes au barbecue.
Il n’est normalement pas nécessaire de saler à cause du lard.

 

brochette_saumon_2

 

Brochettes de saumon aux crevettes et à la pancetta

Pour 5 brochettes
12-14 tranches fines de pancetta « plate »*
550g de pavé de saumon
15 crevettes (pas trop petites)
Pics à brochette
Pour servir : jus de citron, ciboulette fraîche

Découper chaque tranche de pancetta en deux.
Détailler le saumon en cube ni trop gros ni trop petit, enrouler chaque cube dans une demie tranche de pancetta.
Alterner les morceaux de saumon à la pancetta et les crevettes tout le long du pic à brochette (un morceau de saumon – 1 crevette – 2 morceaux de saumon – 1 crevette – 2 morceaux de saumon – 1 crevette). Répéter l’opération cinq fois puis faire cuire les brochettes au barbecue.
Servir avec du jus de citron et saupoudrer de ciboulette fraiche finement ciselée.

* La pancetta peut être ronde ou rectangulaire/plate comme du lard, dans cette recette il est plus pratique de la choisir plate si possible

 

brochette_kefta_1 

 

Brochettes de kefta d’agneau

Pour 4 brochettes (2 personnes)
100g de bœuf
400g d’agneau
1-2 pincée de carvi
½ citron confit
Quelques feuilles de sauge et/ou menthe (ou autre herbe fraiche que vous avez sous la main)
1 pincée de sel
¼ ou ½ cuillère à café de purée de piment (adapter cette quantité en fonction de votre palais et de la puissance de votre pâte de piment)
Pour la sauce
200g de fromage blanc (pas allégé, il ne serait pas assez épais)
Poivre, Sel
Abondance de ciboulette fraîche finement ciselée
Ail (épluché et râpé) (facultatif – au choix)

Dégraisser les viandes si nécessaire, les mixer ou les hacher selon le matériel dont vous disposer.
Au mortier et au pilon piller les graines de carvi.
Emincer finement le citron confit et les herbes fraiches.
Dans un saladier, mélanger les viandes, le carvi, le citron confit, les herbes, le sel et le piment. Pétrir avec les mains pour obtenir une préparation homogène. Séparer en quatre portions égales et façonner à la mains des kefta autour des pics à brochettes. Faire cuire les brochettes au barbecue.
Préparer la sauce en mélangeant tous les ingrédients.

 

salade_chou 

 

La salade de choux de N.

½ chou blanc
Sel et poivre du moulin
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
1 cuillère à soupe d’huile de noix
1 cuillère à soupe de melfor (du vinaigre de cidre à défaut)

Emincer finement le chou.
Préparer la vinaigrette en mélangeant tous les ingrédients, assaisonner le chou avec cette vinaigrette, bien mélanger.

 

gaufres_lie_geoises

Gaufres de lièges

Une recette trouvée sur le blog de La ptite Gayole
Pour une quinzaine de gaufres
50g de levure boulanger fraîche
200mL de lait
2 œufs
3 cuillères à soupe de sucre vanillé
500g de farine
200g de beurre mou
1 pincée de sel
200g de sucre perlé

Délayer la levure dans le lait tiède puis ajouter les œufs et le sucre vanillé, battre à la fourchette.
Dans un grand saladier, verser la farine, y faire un puits et y verser le mélange précédent, le beurre et le sel. Bien mélanger pour avoir une pâte homogène.
Laisser lever au moins 30 minutes puis incorporer le sucre perlé.  Laisser à nouveau lever au moins 30 minutes (la pâte doit doubler de volume). Si vous êtes l’heureux possesseur d’une étuve, n’hésitez pas à l’utiliser pour les levées.
Faire chauffer votre gaufrier, pas besoin de le graisser. Déposer une belle cuillère de pâte et faire dorer la gaufre. Répéter jusqu’à épuisement de la préparation.
Ces gaufres se mangent chaudes (pas brulantes sinon vous risqueriez de vous bruler) : elles sont moelleuses à l’intérieur et à la fois croustillantes et caramélisées à l’extérieur (le sucre perlé caramélise au contact du gaufrier): un vrai bonheur. Par contre froid, ça ne vaut pas le coup (mais vous pouvez les réchauffer au gaufrier).
Vous pouvez réaliser les gaufres à l’avance, les laisser refroidir puis les emballer dans du papier alu. Le moment venu, les réchauffer au barbecue : succès assuré !

 

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dimanche 28 août 2011

C’est dimanche, c’est légal – Brioche aux abricots

 

Pendant longtemps, les brioches c’était loin d’être ma spécialité : bon nombre de tests s’étaient soldés en de cuisants échecs. Quand je voyais les pauvres brioches qui sortaient de mon four je préférais sans hésiter les tartines au petit déjeuner ! Mais un jour j’ai découvert le secret : il suffisait d’utiliser des cubes de levure fraiche. A partir de ce moment là j’ai pu faire de belles brioches joliment gonflées, moelleuses et fondantes. Et depuis que, cerise sur le gâteau, je suis l’heureuse détentrice d’une étuve qui fait lever mes pâtes briochées en presque moins de temps qu’il en faut pour faire la vaisselle (20 à 30 minutes), j’avoue qu’il m’est beaucoup plus facile d’envisager la brioche du dimanche matin et de donner vie à « C’est dimanche, c’est légal » (je suis d’une nature patiente mais pas tous les jours ^^) ! Une brioche de saison, peu sucrée et joliment acidulée par les abricots elle est aussi agréable au petit déjeuner que pour le gouter. Les abricots saupoudrés de sucre rende un peu du jus qui parfume toute la brioche : miam !

Sinon, dans le genre moins sympa (comme si ça suffisait pas que Lenoir quitte France Inter – je me demande bien ce qui va pouvoir me faire allumer ma radio à la rentrée…), le cinéma Star de Strasbourg est en danger. Alors même si vous n’habitez pas Strasbourg mais que vous soutenez les salles de cinéma indépendantes, au cœur des centres villes, mêlant habilement films à gros budget et salle d’art et d’essai, avec une programmation très juste, des films en VO, abondance d’avant premières et de rétrospectives bien pensées, n’hésitez pas à aussi signer cette pétition. Et si vous êtes de la région, n’hésitez pas à la faire circuler par mail et sur les réseaux sociaux !

 

brioche_abricot_1 fleurs

 

Brioche aux abricots

Pour la brioche:
300g de farine
10g de sucre  + 1 cuillère a café
½ cuillère à café de sel
100mL de lait
55g de beurre
13g de levure fraîche
1 œuf
La garniture :
5 abricots (300g environ)
A filet de lait
1 cuillère à soupe de sucre semoule

Réaliser la pâte :
Dans un bol, mélanger la farine, le sucre (10g) et le sel. Réserver.
Faire chauffer la moitié du lait, y faire fondre le beurre, mélanger. Réserver.
Faire à peine tiédir l'autre moitié du lait (si il est trop chaud il va tuer la levure), réserver.
Émietter la levure fraîche dans un bol, y ajouter la cuillère à café de sucre, y verser le lait à peine tiède et fouetter pour bien dissoudre la levure. Réserver.
Dans un bol, battre l'oeuf en omelette, réserver.
Ajouter le beurre puis la levure et enfin l'oeuf à la farine, bien mélanger.
Sur un plan de travail (ou au robot), pétrir la pâte pendant 10 à 15 minutes. Au bout de ce temps, former une boule de pâte, la déposer dans un grand (la pâte va bien lever) saladier propre, recouvrir de papier film ou d’un torchon propre et faire lever dans un endroit tiède à l'abris des courants d'air pendant environs 2 heures (la pâte doit doubler de volume).

Quand la pâte à brioche a levé, la récupérer, la mettre sur un plan de travail légèrement fariné, la dégazer, pétrir brièvement puis la déposer sur une feuille de papier sulfurisé, l'étaler avec un rouleau à pâtisserie en un disque de 25 centimètres de diamètre (environ 1 centimètre d’épaisseur).
Découper les abricots en quartiers et les déposer sur la pâte. Faire lever la brioche dans un endroit tiède à l'abris des courants d'air pendant environs 2 heures (la pâte doit doubler de volume).

Quand la brioche a levée, préchauffer le four à 180°C.
Appuyer sur les abricots pour les enfoncer dans la pâte, avec un peu de lait, dorer la brioche puis saupoudrer les abricots de sucre. Ne pas oublier de les saupoudrer de sucre pour qu’il rende du jus et imbibent ainsi la brioche. Enfourner pour environ 30 minutes à 180°C.

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mardi 23 août 2011

Spécial été – Les apéros


Je ne suis pas vraiment une adepte des apéros et la majeure partie du temps je n’en propose tout simplement pas, même si j’avoue un faible pour les pois au wasabi. Il faut vraiment que je prévoie un plat plutôt léger et que je tombe sur une idée qui me plait bienpour que je serve des petites choses à grignoter mais c'est en fait très rare. Je zappe l'apéro car ça me parait inutile : ça coupe la faim et empêche de savourer le diner et surtout la plupart du temps ça donne le vertige quand on pense aux calories ingérées par bouchées… pour au final quelque chose qui cale mais qui n’est pas spécialement bon. Voilà deux recettes qui ont fait figure d’exception cet été dans ma cuisine : des apéros frais, légers et qui ne plombent pas votre estomac avant même d’avoir commencé le diner !

 

ape_ro_paste_que_2 

 

Cubes de pastèque au basilic

800g de chair de pastèque (soit à peu près 1/2 de pastèque)
10 grandes feuilles de basilic (adapter les quantités au gout si vos feuilles sont petites)
Fleur de sel
Poivre mignonette
2 cuillère à soupe d’une très bonne huile d’olive

Epépiner la pastèque puis détailler da chair en dés, les mettre sur un plateau ou dans un saladier. Ciseler finement le basilic, le saupoudrer sur les cubes de pastèque. Saler, poivrer, ajouter l’huile d’olive. Bien mélanger et servir avec des cure dents pour que chacun pique dans le plat.
Ultra rapide et super convivial !

 

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Mille feuilles de sucrine à la ricotta

Pour 8 pièces
3 cœurs de sucrine
250g de ricotta
Fleur de sel
Graines de pavot et ciboulette finement ciselée (ou tout autres graines ou herbes qui vous fera plaisir : sésame et basilic par exemple)

Couper le trognon des cœurs de sucrine, récupérer les feuilles, les laver et essorer.
Tartiner chaque feuille d’une fine couche de ricotta puis saupoudrer certaines feuilles de fleur de sel, d’autres de pavot et de ciboulette. Vous pouvez mettre du pavot et de la ciboulette sur toutes les feuilles ou juste sur certaines, comme il vous plaira mais veillez à ne pas saller toutes les feuilles, ça serait trop salé au final.
Superposer 4 feuilles de sucrine pour former un petit mille feuille en utilisant des feuilles de taille décroissante.
Répéter l’opération jusqu’à épuisement des ingrédients.
C’est croquant, c’est frais et ça se mange avec les doigts mais ça peut aussi très bien simplement accompagner un dîner leger (des tartines ou des grillades).

 

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dimanche 21 août 2011

Le Relais Princesse Maria Leczinska

 

Maria_Leczinska_2


Ca n’a beau être qu’à trente minutes en voiture du centre de Strasbourg et juste à côté de Haguenau, on a l’impression que le Relais Princesse Maria Leczinska est un peu perdu au milieu de nulle part. On s’attend peut être à trouver un restaurant traditionnel alsacien à Mariental mais pas forcément un restaurant de cuisine française tenu par un couple de japonais. C’est un peu perdu (et méconnu) mais ça vaut le détour. C’est d’ailleur ici que sévissait René Fieger avant d’aller s’installer au cœur de la Petite France pour y ouvrir son désormais étoilé Umami.

Depuis le restaurant a été repris par Monsieur et Madame Okamoto qui y proposent une cuisine traditionnelle française (« Petits pâté chaud de lapin, sauce banylus et coulis de figues » ), ponctuée de touches japonaises (« Timbale de thon rouge aux avocats, crème de wasabi et nori, feuilles de roquettes à l’huile de sésame »). C’est bien pensé, on sent l’amour de la cuisine française et l’envie de bien faire. Le service est très japonais : discret, appliqué et soigné et la cuisine très bonne. Qui ne rêverait pas de commencer son diner avec des « Ravioles de langoustines, bouillon de queue de bœuf au wakamé à la coréenne, fricassé de gros escargots au cerfeuil » ? Même moi j’ai gouté aux escargots et je peux vous dire que c’était très bon !

 

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Le nougat de foie gras de canard mariné à la fleur de bière est non seulement très esthétique (il ressemble vraiment à du nougat aux fruits secs!) et joliment réussi mais en plus délicieux. Le carré d’agneau rôti au romarin, tarte fine aux légumes provençaux et caviar d’aubergines est fondant, la viande est d’excellente qualité, la cuisson parfaite ! Monsieur et Madame Okamoto sont sans aucun doute amoureux de la France et de sa cuisine mais n’oublient pas de distiller à bonne escient des parfums du Japon. L’entrecôte de bœuf grillé à la façon japonaise, légumes de pot au feu japonais en déstabilisera plus d'un alors que moi, je ne cesse de m’émerveiller de ce champignon joliment quadrillé (patates douce, racines de lotus et radis en guise de légumes de pot au feu.)

A découvrir !

Prix :
A noter : les prix valent drôlement le coup à midi ! Pensez-y !
Au déjeuner du lundi au vendredi : Plat (10€90), Entré - Plat ou Plat – Dessert (14€90), Entrée – Plat – Dessert (18€90)
Au diner : Plat (24€), Entré - Plat (36€), Plat – Dessert (32€), Entrée – Plat – Dessert (39€50)

Le Relais Princesse Maria Leczinska
1 rue de Rothbach
67500 Marienthal
Téléphone : 03.88.93.43.48
Fermé mercredi, samedi midi et dimanche soir

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jeudi 18 août 2011

Le burger de la mort

 

 burger 

 

Pour tordre le cou à tous les préjugés sur la junk food, c'est très simple. Il suffit de griller des pains a hamburger histoire de les rendre bien croustillants, d'utiliser de la salade du jardin, des rondelles de tomates cornues du jardin, quelques rondelles de concombre du jardin, une bonne dose de ketchup bio, de façonner soit même de bons gros steacks hachés bien épais et ne pas trop les faire cuire, ajouter quelques lamelles de comté ou d'emmenthal selon ce que vous avez en stock. Empiler le tout de manière plus ou moins adroite et croquer à pleines dents. C'est trop bon. Si en plus vous servez ça avec de jolis petits pois verts natures, simplement assaisonés de fleur de sel, impossible de croire que la junk food c'est pas bon, gras, pas équilibré et mauvais pour la santé.

Ca prends pas plus de temps que de cuire un steack!

J'aime bien quand N. prépare le dîner et qu'il a envie de burger :)

 

petits_pois 

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dimanche 14 août 2011

C’est dimanche, c’est légal – Lunettes au flan

 

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En fait, les pains au chocolat c'était un entrainement. Avant de passer aux choses sérieuses. A savoir, les lunettes au flan.
J'ai encore une fois fait totalement confiance au livre « Leçon de pâtisserie n°7 - Les brioches et les viennoiseries de Christophe » de Christophe Felder et grand bien m'en a pris, c'était absolument par-fait! Difficile de résister à ces viennoiseries que l'on trouve malheureusement bien trop rarement dans les boulangeries. Le flan vanillé associé aux croustillant de la pâte levée feuilletée, c'est magique. Pour souligner le côté vanillé de ces lunettes au flan, j'ai utilisé pour le glaçage du rhum à la vanille plutôt que le kirsch recommandé par Christophe Felder et je ne peux que vous recommander de faire de même. Ne vous inquiétez pas, on ne décèle pas le gout de l'alcool, c'est très discret et absolument pas dérangeant. Bien sur vous pouvez le remplacer par de l'eau si les lunettes au flan sont destinées aux enfants. J'ai aussi un peu plus dilué le glaçage que lui pour avoir un glaçage translucide très fin, quasi invisible mais bien parfumé, ce sont les seules entorses à la recette que j'ai à confesser ici.

Mes conseils sur la pâte à croissant sont ici. Je répète simplement que la recette de pâte à croissant de Christophe Felder publiée ici est pour 1kg de pâte. Pour réaliser une quinzaine de lunettes au flan, on n’utilise que la moitié, vous pouvez bien sur utiliser toute la pâte pour faire deux fois plus de lunettes au flan mais je conseille de congeler la part en trop pour une prochaine fois, la congélation fonctionne très bien, j’ai essayé. Par contre, ne divisez pas la recette de la pâte par deux : non seulement ce sera moins facile mais en plus ce serait dommage de se lancer là dedans juste pour une demie portion.

 

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Lunettes au flan

Recette de Christophe Felder
Pour 1kg de pâte à croissants :
350g de farine type 55
150g de farine type 45 (à défaut, de la farine type 55)
60g de sucre semoule
10g de lait en poudre
2 cuillères à café de sel (12g)
100g de beurre ramolli
25g de levure fraîche
230g d’eau froide
250g de beurre ferme pour tourer

Pour une quinzaine de lunettes :
500g de pâte à croissant
Pour la crème pâtissière :
1 gousse de vanille
250g de lait entier
1 cuillère à café de beurre
2 jaunes d’œufs
50g de sucre semoule
20g de maïzena
1 cuillère à soupe rase de farine
Pour la dorure :
1 œuf entier
1 jaune d’œuf
Pour la finition :
100g de sucre glace
40 à 50g de rhum à la vanille (ou du kirsch ou de l’eau pour les enfants)

La pâte à croissants :
Mettre dans la cuve du batteur les deux farines, le sucre semoule, la poudre de lait, le sel, le beurre ramolli et la levure fraîche. Commencer à mélanger en faisant tourner le crochet  tout en ajoutant progressivement  l’eau. Quand tout est mélangé, pétrir pendant 6 minutes (vitesse moyenne). La pâte doit être homogène, élastique et se décoller des bords de la cuve.
Déposer alors la pâte sur un plan de travail propre et légèrement fariné, lui donner la forme d’un rectangle (petit et épais), l’emballer dans du papier filme et laisser reposer au moins 2 heures au frais (la pâte aura commencé à gonfler dans son papier film, c’est normal, elle doit être un peu ferme. Moi je l’ai laissé au frais 4H car ça m’arrangeait).

Dix minutes avant de commencer à travailler la pâte, mettre le beurre de tourrage au congélateur.
Lors que la pâte a assez reposé, l’étaler au rouleau à pâtisserie sur un plan de travail légèrement fariné en un rectangle de 7 millimètres environ d’épaisseur.
Sur une feuille de papier sulfurisé légèrement fariné, étaler le beurre très froid, il doit avoir pour taille la moitié de la taille de la pâte.
Poser le carré de beurre sur la moitié inférieure de la pâte.
Recouvrir le beurre avec la partie supérieure de la pâte : le beurre doit être entièrement couvert/emballé dans la pâte. Souder bien avec les doigts pour l’enfermer dans la pâte. Tourner la pâte d’un quart de tour de manière à avoir la fermeture sur le côté droit, puis étalez la pâte au rouleau afin de l’allonger en un rectangle de 6 mm d’épaisseur,  travailler la pâte toujours dans le même sens (dans la longueur).
Plier la parie inférieure au milieu de la pâte et plier la partie supérieur afin qu’elle rejoigne la partie précédemment pliée, plier ensuite le rectangle obtenu en deux. La pâte a quatre épaisseurs, l’emballer dans du papier film et mettre au frais pour 1h minimum (3 heures pour moi).
Au bout de ce temps, sortir la pâte refroidie, la disposer sur un plan de travail fariné, la pliure sur la droite (on a donc tourné la pâte d’un quart de tour par rapport à l’étape précédente) et étaler à nouveau en un rectangle de 6 millimètres d’épaisseur.
Plier le tiers inférieur sur le tiers du milieu puis replier le tiers de pâte restant afin d’avoir trois épaisseurs de pâte. Emballer la pâte dans du papier film et mettre au frais pour 1h minimum (6 heures pour moi, soit une courte nuit).
Au bout de ce temps votre pâte à croissant est prête. On en utilisera dans cette recette que la moitié, vous pouvez bien sur l’utiliser entièrement pour faire deux fois plus de petits pains ou congeler la part en trop pour une prochaine fois, la congélation fonctionne très bien.

 

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Réaliser les lunettes :
A l’aide d’un rouleau à pâtisserie, étaler la pâte sur un plan de travail fariné sur une épaisseur de 3 à 4 mm, y découper dans la longueur des bandes de 1,5 centimètres de large. Les stocker au frigo. Prendre une bande, la tourner sur elle même pour former une torsade puis former une boucle en joignant les deux bouts. Placer ce bout contre la partie opposée arrondie pour donner la forme de lunette. Déposer la lunette sur la plaque du four recouverte de papier sulfurisé. Répéter l’opération avec chacune des bandes de pâte.
Faire lever les lunettes 2H à température ambiante (ou 30 minutes à l’étuve), si vous faites lever les lunettes à température ambiante, les couvrir d’un linge léger ou de papier film (mais sans serrer ou les emballer) pour éviter qu’elles ne s’assèchent.
Pendant ce temps, préparer la crème pâtissière.

 

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Réaliser la crème pâtissière :
Fendre la gousse de vanille en deux dans la longueur et récupérer les graines de vanille avec la pointe d’un couteau.
Dans une casserole, faire chauffer sur feu moyen le lait, le beurre, les graines et la gousse de vanille. Porter à ébullition.
Dans un bol, fouetter les jaunes d’œufs et le sucre semoule, le mélange doit blanchir puis ajouter la maïzena et la farine et bien mélanger. Lorsque le lait bout, retirer la gousse de vanille et verser le lait chaud, tout en fouettant, sur le mélange précédant. Remettre cette préparation dans la casserole sur feu moyen et ne pas cesser de remuer jusqu’à ce que la préparation épaississe. Retirer alors du feu, garnir une poche à douille de cette préparation et stocker au frais.

Réaliser les lunettes :
Quand les lunettes ont gonflé, préchauffer le four à 180°C et réaliser la dorure en mélangeant l’œuf et le jaune. A l’aide d’un pinceau, dorer délicatement les lunettes.
A l’aide de la poche à douille, garnir les lunettes de crème pâtissière.
Enfourner pour 15 à 25 minutes (15 minutes selon le livre, plus chez moi, adaptez le temps selon si vous préférez es lunettes croustillantes ou plus moelleuses).
Au sortir du four, dans un petit bol mélanger le sucre glace et l’alcool, le mélange doit être un peu liquide (pas aussi épais et opaque qu’un glaçage), à l’aide d’un pinceau, badigeonner les lunettes de ce mélange et laisser un peu tiédir avant de les dévorer.

 

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mercredi 10 août 2011

Le cornichon masqué

 

cornichon_masqu__2J’ai beau craquer pour son nom, jusqu’à la semaine dernière, je n’étais allée qu’une fois au Cornichon Masqué. Je ne suis pas une grande adepte de la Place du Marché Gayot (PMG pour les intimes), selon certains la place la plus mignonne de la ville (et donc les terrasses les plus agréables) mais en réalité le lieu de ralliement de tout ce que Strasbourg compte de branchouille et de bling bling.

Ca devait être il y a trois ou quatre étés et j’étais ressortie déçue de ce premier diner sur la terrasse du Cornichon Masqué : j’y avais choisi les fleischschnaka au fois gras (forcément ! S’il y a des fleischschnaka à la carte, comment y résister ?) et je m’étais retrouvée avec des fleischschnaka classique de facture très moyenne surmontées d’une escalope de foie gras poêlé. J’ai trouvé ça too much et pour moi l’intitulé était de la publicité mensongère (il faisait clairement penser a des fleischschnaka dont la farce allait être enrichie de foie gras).

Cette fois ci les fleischschnaka étaient toujours à la carte et je les ai soigneusement évitées, le tartare de bœuf se défendait pas trop mal (servi avec un cornet de frites épaisses qui m’ont fait penser à la celles de la Vince Stub – elles sont meilleures à la Vince) mais je retiens surtout les nems de gambas à la mangue, avec coriandre et sauce acidulée, très bons et pas du tout affreusement gras. La tatin de légumes d’été à la tapenade était elle aussi réussie. cornichon_masqu__3Le choix à la carte était plutôt sympathique, on devine clairement l’envie de faire quelque chose d’un tant soit peu original avec un côté cuisine de bistrot ; de toutes façons la clientèle de la PMG réclame des choses dans le vent, des idées au goût du jour. J’ai trouvé les portions plutôt copieuses, le service était très agréable – excellents conseils en vins - et la place aussi, il faut bien l’avouer. Oubliez simplement la crème brulée qui arrive littéralement enflammée à votre table (on ne peut pas complètement oublier le côté frimeur et « M’as-tu vu ? » de la PMG) mais se révèle bien décevante, le liquide utilisé pour l’effet pyrotechnique étant sans doute responsable du goût amère de la partie supérieure de la crème, crème qui n’a pas l’indispensable couche caramélisé croustillante : c’est une crème flambée plus que brûlée.

Au final j’en garde un meilleur souvenir que la première fois mais je me demande si la qualité n’est pas très variable d’un plat à l’autre (Le Kebab de volaille sauce au yaourt et au curry n’était qu’une grosse boulette de volaille un peu sèche)… Je reste mitigée… Même si le Cornichon Masqué a quelques atouts indéniables je me demande si au final il ne subit pas l’effet PMG et ne cherche pas plus du côté de la forme que le fond… L’adresse n’est-elle pas surestimée ?

Et vous vous en pensez quoi ?

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Entrée : 10 à 13 euros
Plat : 15 à 22 euros
Desserts : 7 euros

Le Cornichon Masqué
17 Place du marché Gayot
67000 Strasbourg
Téléphone : 03.88.25.11.34

 

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jeudi 4 août 2011

Spaghetti à l’encre de seiche, sauce au citron et aux œufs de saumon


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Je ne cuisine plus trop de pâtes car N. est bien plus doué que moi pour les accomoder avec ce qui traine dans le frigo, du coup je le laisse s'en occuper et je me régale à chaque fois (et croise les doigts pour qu'il en reste pour le lendemain midi au boulot). Ca devait me manquer un peu puisque je me suis mise à faire des conchiglioni farcies aux deux ricotta et que lorsque je me suis retrouvée avec une boite d'oeufs de saumon ouverte suite à un diner d'anniversaire, j'ai eu envie de les mélanger à des pâtes au citron. Pour les pâtes au citron j'ai adopté depuis il y a quelques temps déjà la recette de Ducasse, parfaite, originale, acidulée et reconfortante. Je l'avais découverte ici à l'époque et je l'ai faite mienne depuis. Cette fois ci, j'ai utilisé des spaghetti à l'encre de seiche et j'y ai aouté quelques pignons grillés et les oeufs de saumon. Résultat: un plat chic et délicieux en moins de temps qu'il en  faut pour le dire!

 

Spaghetti à l’encre de seiche, sauce au citron et aux œufs de saumon

D’après la recette de pâtes au citron d’Alain Ducasse
Plat pour 4 personnes :
50g de pignons
500g de spaghetti à l’encre de seiche (des spaghetti normaux iront très bien aussi)
50g de beurre demi-sel
Les zestes de 3 citrons jaunes non traités
Sel &  Poivre
400mL de crème liquide
60g de parmesan fraîchement râpé
70g d’œufs de saumon

Faire dorer à sec les pignons dans une poêle, réserver.
Faire cuire les spaghetti dans une grande quantité d’eau salée bouillante, ils doivent être al dente.
Pendant la cuisson réaliser la sauce : faire fondre le beurre sur feu doux, ajouter ensuite les zestes de citron, le sel et le poivre. Mélanger puis ajouter la crème, augmenter le feu et faire bouillir à feu vif pendant 5 minutes, la sauce va légèrement épaissir.
Quand les pâtes sont cuites, les égoutter, les mettre dans un grand saladier (ou la casserole de cuisson), ajouter la sauce au citron, bien mélanger, ajouter le parmesan, bien mélanger puis ajouter les pignons et les œufs de saumon et mélanger encore une fois.
Servir immédiatement.

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