Beau à la louche

un peu plus que de l'eau à la bouche...

dimanche 31 juillet 2011

C’est dimanche, c’est légal – Pains au chocolat

 

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Ca faisait longtemps que ça me titillait : préparer des viennoiseries. Maison. Bien sûr. Ca me titillait mais en même temps je n’avais pas trop envie de m’y frotter : trop long, trop compliqué… L’idée de me relancer dans du feuilletage, qui plus est de pâte briochée me faisait fuir.  J’avais déjà fait de la pâte feuilletée mais j’avais des souvenirs de beurre qui s’enfuit et je me disais que la pâte à croissant, comme en plus c’était une pâte briochée ça devait être encore plus balèze à réussir.  Du coup pas de viennoiseries maison pour les petits déjeuners du dimanche matin. Mais l’idée restait dans un coin de ma tête, du coup lorsque je suis tombée nez à nez avec le livre « Leçon de pâtisserie n°7 - Les brioches et les viennoiseries de Christophe », de Christphe Felder dans une librairie de livres d’occasion, ni une ni deux, je l’ai pris avec moi. Je ne suis pas particulièrement fan de cette collection qui détaille chaque étape de la réalisation d’une recette avec des photos explicatives très claires parce que j’estime que ce n’est pas toujours nécessaire et que parfois ça alourdit la réalisation des choses les plus basiques mais je les conseillerais volontiers à des débutants en pâtisserie qui ont besoin de se sentir rassurés et en confiance. Or c’est exactement ce dont j’avais besoin en ce qui concerne les viennoiseries. Cet achat doit dater de l’été dernier et je n’avais toujours pas fait la moindre viennoiserie. Je faisais des brioches à la place.

Je ne sais pas exactement ce qui a été l’élément déclencheur toujours est il que ces derniers temps, j’ai commencé à envisager l’idée de réaliser des pains au chocolat, j’ai tourné et retourné autour du livre de Christohe Felder, je l’ai feuilleté, j’ai soigneusement lu la recette des pains au chocolat, je me répétais que de toutes façons en cuisine il suffit d’oser une fois pour être rassurée et ce qui devait arriver arriva : un week end, j’ai décidé que je ferais des pains au chocolat pour le dimanche matin. Fidèle à moi-même j’ai comploté ça dans le plus grand secret, toujours inconsciemment persuadée que les petits bonheurs du quotidien font encore plus plaisir quand ils apparaissent par surprise. Je suis une grande comploteuse depuis mon plus jeune âge et particulièrement en cuisine.

Et bien maintenant que j’ai testé, je peux vous le dire : c’est pas si sorcier que ça :)


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Les pains au chocolat sont donc faits à base de pâte levée feuilletée, il faut réaliser une pâte levée puis un feuilletage (comme pour la pâte feuilletée donc) et chaque étape du feuilletage est suivie d’un temps de pause au frigo. J’ai donc attaqué ma pâte levée et mon feuilletage samedi après midi. Pendant la première levée j’ai fait le ménage par le vide dans mon bureau (il en avait grandement besoin). Puis avant d’aller au restaurant avec des copains j’ai commencé le feuilletage et je suis allée au restaurant pendant la deuxième levée. De retour chez moi j’ai fini le feuilletage et je suis allée me coucher pendant la troisième levée. Il ne me restait plus le lendemain matin qu’à façonner les petits pains. En fait la réalisation est longue mais surtout car cela nécessite beaucoup d’attente, il y a réellement peu d’action.

J’ai été en fait sincèrement épatée par la relative rapidité et surtout par la facilité de la chose. Moi qui pensais m’arracher les cheveux (j’avais déjà des visions apocalyptiques de la pâte qui se troue laissant échapper le beurre), je ne me suis pas énervée du tout, tout a marché comme sur des roulettes et le résultat était à la hauteur de mes attentes (parce que sérieusement, pourquoi se lancer dans un truc pareil si c’est pour faire moins bien que le boulanger d’en face ? Perso, je n’en vois pas l’intérêt !).  

On s’est régalé et moi qui pensais glacer mes petits pains histoire de faire local (en Alsace et en Lorraine les pains au chocolat sont TOUJOURS glacés - avec du fondant blanc, comme pour les éclairs mais en couche beaucoup plus fine et clairsemée - dans les boulangeries, on n’a pas le choix, les petits pains sont glacés, c’est comme ça et ça ne me dérange pas, au contraire ; quand ailleurs en France je vois des petits pains j’ai toujours l’impression qu’il leur manque quelque chose)  mais N. m’a dit de les laisser comme ça, ils étaient très bien, pas la peine d’en rajouter. Ok.

La recette de Christophe Felder est parfaite, je n’y ai rien changé et je n’en changerai rien. Je ne peux que recommander son livre à ceux d’entre vous qui étaient comme moi pétrifiés à l’idée de se lancer dans la pâte a croissants : avec pédagogie il démystifie la chose et le résultat est au rendez vous !

Si vous maitrisez déjà la pâte levée, il n’y a rien de trop compliqué (j’ai trouvé ça plus facile à bien réussir que la pâte feuilletée). Je pense que le principal est de respecter les temps de pause au frais : mieux vaut laisser la pâte plus longtemps au frigo que moins longtemps : du coup n’hésitez pas comme moi à commencer la réalisation tôt et à tranquillement vaquer à vos occupations pendant que la pâte repose au frais. Premier secret donc, ne pas être impatient. Deuxième secret : ne pas être pressé et prendre son temps pour réaliser calmement, posément et avec application le feuilletage. Ce n’est rien de compliqué mais ça marchera mieux si vous vous appliquez un temps soit peu et que vous n’expédiez pas ça à la va vite.

Voilà mes conseils, je serais curieuse de savoir si j’ai réussi à vous donner un peu, beaucoup ou passionnément envie de vous lancer dans les croissants et les pains au chocolat maison (perso j’ai une très nette préférence pour les pains au chocolat, le croissant au beurre m’ayant toujours laissé de marbre) et de connaitre le résultat de vos expérimentations. En tous cas, moi maintenant je suis complètement décomplexée de la pâte levée feuilletée : une fois que l’on a essayé une fois, on est près à en refaire (bon, pas toutes les semaines, faut pas abuser non plus !).

Sachez de plus que la recette de pâte à croissant de Christophe Felder publiée ici est pour 1kg de pâte. Pour réaliser huit pains au chocolat (de bonne taille, pas des miniatures !), on n’utilise que la moitié, si vous avez une colonie de vacances à nourrir les dimanches matins vous pouvez bien sur utiliser toute la pâte pour faire deux fois plus de petits pains mais je conseille de congeler la part en trop pour une prochaine fois, la congélation fonctionne très bien, j’ai essayé. Par contre, ne divisez pas la recette de la pâte par deux : non seulement ce sera moins facile mais en plus ce serait dommage de se lancer là dedans juste pour une demie portion.

 

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Pains au chocolat

Recette de Christophe Felder
Pour 1kg de pâte à croissants :
350g de farine type 55
150g de farine type 45 (à défaut, de la farine type 55)
60g de sucre semoule
10g de lait en poudre
2 cuillères à café de sel (12g)
100g de beurre ramolli
25g de levure fraîche
230g d’eau froide
250g de beurre ferme pour tourer

Pour 8 pains au chocolat :
500g de pâte à croissants
16 bâtons à pain au chocolat (barres de chocolat à négocier avec votre boulanger - à défaut 8 barres de chocolat dessert)
Pour la dorure :
1 œuf entier
1 pincée de sel
Si vous souhaitez les glacer(facultatif) :
Fondant blanc ou mélange sucre glace + eau

La pâte à croissants :
Mettre dans la cuve du batteur les deux farines, le sucre semoule, la poudre de lait, le sel, le beurre ramolli et la levure fraîche. Commencer à mélanger en faisant tourner le crochet tout en ajoutant progressivement l’eau. Quand tout est mélangé, pétrir pendant 6 minutes (vitesse moyenne). La pâte doit être homogène, élastique et se décoller des bords de la cuve.
Déposer alors la pâte sur un plan de travail propre et légèrement fariné, lui donner la forme d’un rectangle (petit et épais - dimension environ 18 x 18 cm), l’emballer dans du papier film et laisser reposer au moins 2 heures au frais (la pâte aura commencé à gonfler dans son papier film, c’est normal, elle doit être un peu ferme. Moi je l’ai laissé au frais 4H car ça m’arrangeait).

Dix minutes avant de commencer à travailler la pâte, mettre le beurre de tourage au congélateur.
Lors que la pâte a assez reposé, l’étaler au rouleau à pâtisserie sur un plan de travail légèrement fariné en un rectangle de 7 millimètres environ d’épaisseur (dimension environ 22 x 42 cm).
Sur une feuille de papier sulfurisé légèrement fariné, étaler le beurre très froid, il doit avoir pour taille la moitié de la taille de la pâte (dimension environ 18 x 20 cm) (si votre beurre est "tendre", même sorti de congelateur il s'étalera facilement, sinon étaler avec la paume des mains : la chaleur corporelle facilite les choses je trouve).
Poser le carré de beurre sur la moitié inférieure de la pâte.
Recouvrir le beurre avec la partie supérieure de la pâte : le beurre doit être entièrement couvert/emballé dans la pâte. Souder bien avec les doigts pour l’enfermer dans la pâte. Tourner la pâte d’un quart de tour de manière à avoir la fermeture sur le côté droit, puis étalez la pâte au rouleau afin de l’allonger en un rectangle de 6 mm d’épaisseur (dimension environ 25 x 60 cm), travailler la pâte toujours dans le même sens (dans la longueur).
Plier la parie inférieure au milieu de la pâte et plier la partie supérieure afin qu’elle rejoigne la partie précédemment pliée, plier ensuite le rectangle obtenu en deux. La pâte a quatre épaisseurs, l’emballer dans du papier film et mettre au frais pour 1h minimum (3 heures pour moi).
Au bout de ce temps, sortir la pâte refroidie, la disposer sur un plan de travail fariné, la pliure sur la droite (on a donc tourné la pâte d’un quart de tour par rapport à l’étape précédente) et étaler à nouveau en un rectangle de 6 millimètres d’épaisseur (dimension environ 20 x 60 cm).
Plier le tiers inférieur sur le tiers du milieu puis replier le tiers de pâte restant afin d’avoir trois épaisseurs de pâte. Emballer la pâte dans du papier film et mettre au frais pour 1h minimum (6 heures pour moi, soit une courte nuit).
Au bout de ce temps votre pâte à croissants est prête. On en utilisera dans cette recette que la moitié, vous pouvez bien sur l’utiliser entièrement pour faire deux fois plus de petits pains ou congeler la part en trop pour une prochaine fois, la congélation fonctionne très bien.

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Clic sur le dessin pour découvrir le pliage en image


Réalisation des pains au chocolat :
Au bout de ce temps, tourner la pâte d’un quart de tour puis sur un plan de travail fariné, étaler la pâte à la fois dans la largueur et dans la longueur, elle doit avoir 3 millimètres d’épaisseur soit la taille d’un rectangle de 25 x 40 centimètres environ. La pâte doit avoir une belle forme rectangulaire, si nécessaire égaliser les bords au couteau.
Couper la pâte en deux dans la hauteur pour avoir 2 rectangles de 12 x 40 centimètres. Couper chaque rectangle obtenu en 4 petits rectangles de la largueur des bâtons de chocolat. On obtient donc 8 rectangles d’environ  12 x 10 centimètres.
Disposer une barre de chocolat à 1,5 centimètre du bord de chaque rectangle, replier la pâte sur la barre chocolatée de manière à l’emballer dans la pâte, disposer alors juste à côté une seconde barre chocolatée et continuer à rouler le petit pain pour l’emballer. Prenez soit de placer la fermeture sur le dessous du pain au chocolat afin qu’il ne se déroule pas à la cuisson.
(Si vous utilisez des grosses barres de chocolat dessert plutôt que des barres chocolatées de boulanger, n’en mettre qu’une par petit pain).
Placer les petits pains sur une plaque du four recouverte de papier sulfurisé en prenant soin de bien les espacer puisqu’ils vont gonfler. Laisser pousser à température ambiante pendant 2h30 (ou à l’étuve pendant 30 minutes environ), pour éviter que les petits pains ne s’assèchent couvrir d’un linge léger ou de papier film (mais sans serrer ou emballer les petits pains).
Quand les pains ont levé, préchauffer le four à 190°C et préparer la dorure en mélangeant l’œuf et le sel. Juste avant la cuisson dorer soigneusement et délicatement les petits pains bien gonflés à l’aide d’un pinceau et cuire 15 à 25 minutes (15 minutes selon le livre mais il a fallu bien plus chez moi).
Laisser juste un peu tiédir et déguster (c’est meilleur le jour J).

Si vous souhaitez glacer les petits pains, faire fondre sur feu doux à moyen le fondant (ou mélanger quelques gouttes d'eau avec du sucre glace) et le couler en un fin filet et en zigzags rapprochés sur les pains au chocolat. Laisser prendre le glaçage avant de croquer à pleines dents.

 

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mardi 26 juillet 2011

L’école est finie ! (Risotto aux fleurs de courgettes)


Ca y est, je peux enfin faire un feu de joie de tous mes cours, je suis officiellement diplômée et j’en ai fini avec la fac! C’est bizarre en fait : c’est à la fois étrange de se dire qu’on ne remettra plus les pieds qu’exceptionnellement dans cette fac (je ne vais en être nostalgique, elle n’a pas toujours été très tendre avec moi !) et en même temps je ne réalise pas vraiment, n’ayant pas été confrontée ces dernières semaines à un changement brutal du genre overdose de cours magistraux VS dure découverte de l’impitoyable monde du travail. Non, j’ai un certificat provisoire entre les mains mais mon quotidien n’a pas changé de celui des derniers mois. Du coup dur de réaliser vraiment. J’attendais impatiemment ce bout de papier, non pas pour faire la fête (pas besoin de papier pour ça) mais pour faire le tri de près d’une décennie de cours et oser enfin en jeter une bonne partie (j’ai déjà été assez traumatisée par les aléas administratifs de cette fac pour ne plus lui faire confiance, il me fallait un document officiel entre les mains pour savoir que ça y est, c’est bon !). Jeter les cours que l’on ouvrira plus, ceux qui sont potentiellement déjà has been et ceux des profs incompétents et a-pédagogique au possible… Mais à côté de ça on en redécouvre d’autre que l’on sait qu’on ne rouvrira plus mais auxquels ont est bizarrement attachée – généralement c’est soit ceux des profs les plus brillants soit ceux qu’on a le plus travaillé, l’un n’empêchant pas l’autre.

Pour fêter le ménage printanier sur mes étagères et dans mes classeurs, une recette toute douce, fleurie et jolie : un risotto aux fleurs de courgettes (la seule partie comestible des courgettes pour mon palais).
(Sinon, ça n'a rien à voir mais la semaine dernière j'ai mis à jour la Petite leçon de cheesecake en ajoutant une rubrique FAQ à la fin du billet - avis aux interessés)

 

 

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Risotto aux fleurs de courgettes

Pour 6 personnes :
Une vingtaine de fleurs de courgettes (elles étaient plutôt petites, adaptez les quantités si les votres sont grandes)
2 échalotes
1L de bouillon de légume (ici, du bouillon Ariake - Robuchon)
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
400g de riz à risotto
1,5 verres de vin blanc
40g de parmesan fraîchement râpé

Rincer les fleurs de courgettes et couper leur base (la partie la plus dure) afin de ne garder que la partie effilée et plus souple. Une fois la base coupée il est facile d’enlever le pistil/l’étamine (jaune de pollen). Emincer finement les fleurs dans la longueur.
Éplucher et émincer finement les échalotes.
Chauffer le bouillon si il n’est pas déjà chaud.
Faire chauffer l’huile d’olive dans une grande casserole, y faire revenir les échalotes puis ajouter le riz et mélanger pour enrober chaque grain d’une pellicule d’huile : le riz va devenir presque nacré. Ajouter alors le vin blanc, mélanger. Quand le vin s’est évaporé, ajouter louche par louche le bouillon. Il faut à chaque fois attendre que la précédente louche ait été absorbée par le riz avant d’ajouter la suivante, bien mélanger à chaque fois.
À la fin de la cuisson du risotto, ajouter les fleurs de courgettes et le parmesan fraîchement râpé. Mélanger et couvrir quelques minutes hors du feu. Déguster immédiatement et saler-poivrer si nécessaire.


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vendredi 22 juillet 2011

La vignette

 

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Je dois avouer que les soirs de semaine je rechigne un peu à me déplacer autrement qu'à pied, voir en vélo du coup, j'ai mis du temps avant de découvrir la Vignette dont on me parlait depuis des lustres, il faut dire c’est à la Robertsau et qu’en plus pendant longtemps c’était fermé le week end. Mais depuis quelques mois les choses ont changé, non seulement je me retrouve parfois à fréquenter le quartier de la Robertsau les soirs de semaine mais en plus la Vignette a décidé d'ouvrir les samedis soirs. Bref, tout était réuni pour que je découvre enfin ce restaurant !


Lors de ma première visite, un soir de janvier, c'est surtout la déco et l'ambiance qui m'ont séduite : le vieux plancher, les lampes-rideaux si amusantes, les nappes et les serviettes à carreaux et les vieilles photos au mur… C'était chaleureux, vivant et agréable. La cuisine m'avait moins conquise ce soir là. J'avais choisi en entrée de très bons "beignets de crevettes aux feuilles de citronnier sauce chili et encombre" et en plat la spécialité de la maison : "La noix d’entrecôte en croûte de pain, poêlée de champignons, ail confit, pommes de terre rôties". Tout ça était si copieux que j'avais pas pu finir mon plat, loin de là et l'ensemble était très roboratif pour ne pas dire gras… J'étais un peu déçue mais on devrait/doit toujours donner une deuxième chance à un restaurant et depuis les beaux jours nous y sommes vignette_6retournés deux fois et là je dois dire que c'était top : le même plat s'est avéré bien moins gras et bien plus fin, j'ai fait l'impasse sur l'entrée puisque je savais que les proportions étaient king size (j'ai siroté un verre de vin pendant que N. se régalait d'asperges d'alsace sur brioche toastée à la crème de morilles) et je me suis régalée de cette noix d'entrecôte en croute de pain, des gousses d'ail en chemise, des champignons frais et des pommes de terre sautées. C'était super bon, je n'ai rien laissé dans mon assiette et j'ai eu la bonne idée de partager une crème brûlée à la vanille avec N., elle était tout simplement parfaite, la meilleure crème brûlée que j'ai mangé depuis des lustres. Je trouve que la crème brûlée sous ses airs simplistes et classiques est en fait un dessert diablement difficile à très bien réussir… La crème brûlée de la vignette est exactement celle que j'aimerai un jour réussir à faire mais je n'ai pas osé leur demander leur recette. Par contre, grand malheur, elle n'est pas toujours à la carte et la dernière fois je suis restée sur ma faim et j'ai zappé le dessert car j'avais envie uniquement de leur crème brûlée et non pas de profiterole, vacherin glacé maison ou tarte du jour. A noter aussi que dans la catégorie des trucs qui on l'air simple à réaliser mais qui sont plutôt difficile à très bien réussir, leur gaspacho andalou est top!

 

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La Vignette est un restaurant très chouette, mon père vous dirait que c'est un "bistro" mais avec ma mère on est pas vraiment d'accord : si l'ambiance s'en rapproche peut être, les prix s'en éloignent un peu. Comme je trouve que c'est trop copieux (bon, sur ce point tout le monde ne sera pas forcément d’accord avec moi) j'aimerai bien que les portions soient un peu plus petites et du coup les prix plus doux. En tous cas c'est une adresse très sympa (en été vous pouvez opter pour la terrasse mais en hiver choisissez toujours la salle à l'avant, celle à l'arrière a moins de charme), les plats sont très bons, traditionnels (tartare de boeuf haché au couteau relevé au piment d'espelette, très bonne bouchées à la reine et un presskopf apparemment délicieux - avis aux amateurs) mais avec une touche de modernité et des goûts à l'heure du jour : couscous de la mer aux crevettes, palourde langoustines ; curry de boeuf massaman aux cacahuètes, oignons et pomme de terre en cocotte ; carré d'agneau aux épices cajun, sauce piri piri et moussaka). La carte est (quasi) immuable mais l’ardoise change régulièrement, cependant vous pouvez être sûr d’y trouver à coup sur la noix d’entrecôte en croute de pain (que je vous recommande vivement).


Prix moyens: 
A la carte : entrées (9 euros), plat (15 euros) et dessert (7,50 euros)
Suggestions sur l'ardoise : entrée (9-12 euros) et plat (20 euros)

La Vignette
29 rue Mélanie
67000 Strasbourg (Robertsau)
Téléphone 03 88 31 38 10
Du lundi au vendredi midi et soir et les samedis uniquement le soir
http://www.lavignette-strasbourg-robertsau.com/

 

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lundi 18 juillet 2011

Conchiglioni farcies aux deux ricotta

 

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Les pâtes toutes blanchâtres avant d'être recouvertes de sauce tomate

 

Jusqu’à présent les pâtes farcies c’était pas le truc qui me faisait rêver : soit les pâtes étaient cuites puis farcies et directement servies dans l’assiette et dans ce cas je trouvais que c’était un peu triste ces pâtes toutes blanchâtres ou alors les pâtes farcies étaient gratinées et là elles me paraissent toutes sèches et rabougries. Bref, je les regardais de loin et ne m’y frottais pas trop. C’était jusqu’à ce que je découvre la recette de Stuffed Shells de Heidi. Eureka ! Il suffisait de les napper d’une bonne sauce tomate toute simple pour les transformer en un plat parfait. En prime, quelques jours plus tard je tombais par hasard sur des conchiglioni De Cecco au détour du supermarché. Parfait. Et puis il fallait bien un plat réconfortant pour me faire un peu oublier que je ratais le retour sur scène de Pulp…
Heidi farcie ses pâtes à la ricotta et à la mozzarella, perso je maintiens une distance de sécurité entre la mozza et moi et comme il me restait encore un morceau de ricotta sèche sous vide ramenée de toscane, j’ai décidé de faire des cochiglioni farcies aux deux ricotta (même si la ricotta sèche n’a rien à voir avec la mozza). Je ne sais pas si on peut dénicher de la ricotta sèche en France du coup vous pouvez comme Heidi utiliser de la mozza ou un chèvre sec, ça doit être sympa aussi.

 

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La ricotta sèche

 


Conchiglioni farcies aux deux ricotta

Recette de Heidi
Pour 4-5 personnes :

50 à 60 conchiglioni (250g poids crues)
Les zestes finement émincées d’un citron jaune non traité
30g de parmesan fraîchement rapé
Pour la sauce tomates :
40mL d’huile d’olive
½ cuillère à café de piment d’Espelette
½ cuillère à café de sel
4 gousses d’ail (pelées, dégermées et râpées)
1kg200 de tomates concassées en conserve (sans cochonneries ajoutées)
Pour la farce :
400g de ricotta (fraiche)
1 œuf battu
Sel
1 botte de ciboulette (lavée et finement émincée)
100g de ricotta sèche (épluchée et découpée en petits dés) (à défaut de ricotta sèche, utiliser par exemple de la mozarrella)

 

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Avec un filet d’huile d’olive, huiler un plat (j’ai utilisé un grand moule à tarte), saupoudrer de la moitié des zestes de citron, réserver.
Réaliser la sauce : dans une casserole, mélanger l’huile d’olive, le piment, le sec et l’ail. Faire revenir une minute sur feu moyen tout en mélangeant puis ajouter les tomates et laisser mijoter quelques minutes, rectifier éventuellement l’assaisonnement et réserver hors du feu.
Réaliser la farce : mélanger la ricotta avec l’œuf et le sel. Ajouter ensuite le reste des zestes de citron, les ¾ de la ciboulette et la ricotta sèche. Réserver.conchiglioni_2
Cuire les conchiglioni dans une grande quantité d’eau bouillante salée en respectant le temps de cuisson indiqué sur le paquet, les pâtes doivent être al dente. Une fois qu’elles sont cuites, les égoutter et les passer sous un filet d’eau froide jusqu’à ce qu’elles soient à température ambiante.
Préchauffer le four à 180°C.
Garnir le moule de la moitié de la sauce tomate, farce chaque pâte avec de la farce et les disposer côte à côte sur une seule couche sur la sauce, après avoir farci et disposer toutes es pâtes dans le plat, recouvrir avec l’autre moitié de la sauce. Couvrir le plat de papier alu et enfourner pour 30 minutes, au bout de ce temps retirer le papier alu, saupoudrer de parmesan et cuire encore 15 minutes, au moment de servir saupoudrer du reste de ciboulette.

 

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mercredi 13 juillet 2011

Brunch chez Pépé et Jojo

 



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Vous connaissant sans doute la pétillante Johanna par son blog « Je ne suis pas une courge », ou alors vous l’avez croisé au détour de l’écran de Cuisine TV… Quand j’ai su que la demoiselle avait ouvert avec son acolyte son restaurant à Strasbourg, ni une ni deux j’ai réservé avec les copains pour son brunch du samedi matin.

L’endroit est vraiment sympa et joliment décoré. Des tables et des chaises dépareillées donnent un côté vivant à la salle, chaque table a des sets de tables et un couple salière-poivrière différents et la déco est très soignée: les nombreuses touches vintage sont très sympas mais surtout distillées dans tout le restaurant avec goût : c’est pas too much mais joliment fait et ça donne un endroit vraiment super chouette.

 

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A l’ardoise un plat du jour (8 ou 10 euros), la suggestion de la semaine (13 euros), une entrée (4 euros), des assiettes composées (5 et 10 euros), des desserts (4-5 euros)… Une cuisine tout à fait abordable aux accents méridionaux : gigot d'agneau à la crème d'ail, tajine de poulet aux fruits secs et aux céréales méditerranéennes, boeuf bourguignon pruneau-carottes, tajine de poulet aux olives et aux patates, tiramisu aux cerises, torta caprese… Mais nous étions là pour le brunch ! Là aussi la formule est plus qu’abordable (buffet sucré et salé à volonté, jus de fruits et boissons chaudes elles aussi à volonté et servies dans de la vaisselle vintage – le tout pour 15 euros par personnes) et en prime l’avantage de proposer un brunch le samedi matin pendant que tout le monde se contente des dimanches matins !

 

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Au menu ce samedi là : des ailes de poulet au citron et aux épices, une terrine mi-boeuf mi-porc à l'italienne, une salade de pommes de terre au saumon, des poivrons grillés, un excellent gâteau de tomates, du gaspacho de petits pois, un taboulé aux céréales et côté sucré de la mousse au chocolat, de la compote dpepe_et_jojo_10e pommes, des cerises noires, des bonbons et des pancakes ! Bref, il y en a pour tous les goûts, c’est bon et ca fait plaisir de découvrir un brunch cuisiné qui change des charcut’-viennoiseries-tartines. Cerise sur le gâteau : Johanna viendra vous demandez si un œuf à la coque vous ferait plaisir et ça c’est trop sympa !

Les suggestions et le menu du brunch changent chaque semaine et vous pouvez les découvrir sur facebook

Chez Pépé et Jojo
64 faubourg National
67000 Strasbourg
Ouvert du mercredi au samedi midi et soir
Brunch le samedi midi
Téléphone : 03 88 52 01 76

 


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dimanche 10 juillet 2011

C'est dimanche, c'est légal - Mouillettes & Oeufs à la coque

    

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