vendredi 20 août 2010
Moules pas très marinières
J'ai longtemps cru que je n'aimais pas les moules. Rapport à celles que l'on déniche dans les paella si on a de la chance (ou pas). Et il y a des années de ça, une ancienne belle mère (qui cuisinait comme un pied!) était arrivée à table avec une marmite pleine de moules. J'ai dû faire une drôle de tête mais, comme j'ai été à quelques détails près à peu près bien élevée j'ai fait genre tout va bien, mais bien sur que je vais prendre des moules (de toutes façons y'avait rien d'autre donc aucune fuite possible). Et là, stupeur: c'était bon! (Double stupeur donc rapport aux talents culinaires de la maitresse de maison - rha, que je suis méchante). Du coup maintenant que j'aime bien les moules j'en fais de temps en temps, enfin, c'est pas moi qui les fait, c'est N. car lui il sait comment s'en occuper: quand elles doivent être fermées, quand elles doivent être ouvertes tout ça... Moi je suggère juste parfois les parfums (comme ici gingembre, citronnelle et ciboule et saké - sauce soja au yuzu) et il s'occupe du reste :)
Moules pas très marinières
Plat pour deux personnes :
1 pouce de gingembre*
1 tige de citronnelle*
6 tiges de ciboule chinoise*
2L de moules de bouchot (pour deux grands appétits, vous pouvez même en prévoir plus !)
50mL de saké japonais*
25mL de sauce soja au yuzu** + Une petite rasade dans les assiettes
50mL d’eau
* Dans les épiceries asiatiques
** La sauce soja au yuzu - merci Estérelle pour la découverte - est un truc de folie que vous trouverez chez Workshop Issé (à Paris ou sur leur site internet). Naturellement si vous n'en avez pas faites avec de la sauce soja mais ça ne sera pas vraiment pareil...
Peler et râper le gingembre. Couper les extrémités du bâton de citronnelle, enlever les « feuilles » externes puis l’émincer très finement, ajouter au gingembre râpé. Laver et émincer la ciboule, ajouter au gingembre et à la ciboulette, mélanger et réserver.
Nettoyer les moule : les rincer sous un filet d’eau sans les laisser tremper, si une moule est ouverte ou entrouverte, appuyer légèrement dessus, si elle se ferme c’est bon (elle est vivante), si elle ne se ferme pas, à la poubelle (elle est déjà morte).
Choisir une marmite bien assez grande pour toutes vos moules, y verser le saké, la sauce soja et l’eau, ajouter la moitié du mélange gingembre – citronnelle et ciboule. Porter à ébullition sur feu vif, quand ça bout y ajouter les moules et couvrir : les moules vont s’ouvrir sous l’effet de la vapeur. Secouer régulièrement la marmite sur le feu pour mélanger les moules sans ouvrir forcément le couvercle, bien mélanger permet aux moules de s’ouvrir plus facilement (et donc aussi plus rapidement et plus on minimise la cuisson, meilleures seront les moules). Vérifier ponctuellement si les moules sont ouvertes, la cuisson prend 4 à 5 minutes, pas plus, des moules trop cuites c’est pas bon ! On arrête la cuisson quand toutes (ou tout du moins une bonne majorité) les moules sont ouvertes.
Servir en ajoutant un petit filet de sauce soja au yuzu : c’est trop bon ! Si vous utilisez de la sauce soja normale, zappez cette étape elle n'apportera rien et dans tous les cas ne mangez pas les moules qui ne se sont pas ouvertes.
Perso je ne trouve pas que les frites soient le meilleur accompagnement pour les moules, je préfère une bonne salade verte.
mardi 17 août 2010
Pique Nique Sardines
La semaine dernière je me suis dit que je préparerai bien un pique-nique pour un de ces soirs, comme dans la région on ne peut pas vraiment prévoir ça sur un coup de tête, petit clin d’œil à la météo strasbourgeoise en deux clics pour apprendre que la journée la plus belle de la semaine était celle du lendemain. Ok, alors pique-nique pour demain alors. La thématique du jour ? Les sardines ! Pique-Nique tout sardine mais aussi pique-nique totalement inspiré du petit livre de Sonia Ezgulian aux éditions de l’épure : « Trente pique niques et gamelles ». Un carnet de recette personnel où Sonia nous raconte l’ambiance, le décor, les personnes et forcément aussi les menus de pique-niques organisés aux quatre coins de Lyon ou de la France. Ce n’est pas un livre de recettes figées, c’est un livre riche en idées, en suggestions, les recettes sont détaillées juste ce qu’il faut pour que vous voyez très bien de quoi il s’agit mais pas trop pour que vous puissiez en prendre possession et les customiser à votre goût, les modeler en fonction de votre envie. La liberté ! Quelques photos, une foule de croquis pour illustrer tout ça et surtout la gourmandise et l’enthousiasme de Sonia Ezgulian… Si après ça vous n’avez pas vous aussi envie de pique niquer c’est que vraiment, étaler une couverture au milieu d’un coin d’herbe n’est pas fait pour vous ! Sonia Ezgulian est une grande fan de sardines, ce n’est pas nouveau : elle n’a pas nommé son site les Sardines Filantes pour rien et elle a quand même commis trois livres sur les sardines aux éditions de l’épure : La sardine, dix façons de la préparer, La sardine de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, dix façons de la préparer et Sardines dans la collection L'ouvre-boîte. Certes son petit livre ne regroupe pas uniquement des recettes à base de sardines, mais comme j’en avais noté quelques unes, j’ai décidé de pique niquer sous le signe des sardines.
Si j’ai découvert il y a quelques mois que, contre toute attentes, j’aimais les sardines, c’est car Gracianne avait glissé dans mon sac, lors d’un déjeuner parisien, deux boites de sardines La Belle Illoise. Je les ai cuisinées et je me suis rendu compte qu’en fait, j’aimais les sardines, et pas qu’un peu. Je ne suis pas sponsorisée par La Belle Illoise (mais j’aimerai bien ^^), mais si vous avez l'occasion de goûter leurs sardines, n'hésitez pas: y'a pas photos question qualité & goût! Chez la Belle Illoise il n'y a pas que les boîtes qui sont jolies: les sardines sont petites (donc les arrêtes quasi inexistantes!), vidées et y'a pas d'écailles ou de nageoires qui traînent dans la boite! En fait on peut les sortir de la boîte et les utiliser directe ce qui n'est pas toujours le cas!
Sinon, pour revenir à ce pique nique, il est idéal pour deux grandes faims, en cas d’appétit plus modéré, vous pouvez faire pareil en zappant juste la salade de pomme de terre – mangue –sardines.
Salade de melon aux sardines citronnées
La salade de melon aux sardines, je n’y aurais pas pensé toute seule, heureusement Sonia Ezgulian a testé et approuvé ce mariage et moi je lui ai fait confiance : on ne l’a pas regretté, c’était super sympa, surtout avec les croûtons de pain mélangés au tout : testez vite avant la fin de l’été !
Pour deux portions :
½ Melon
1 boîte de sardines à l’huile d’olive
2 tranches de pain de campagne un peu épaisses (ou un pain aux raisins)
1 poignée de pousses d’épinards (propres !)
2 cuillères à soupe de jus de citron
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
Le zeste d’un citron jaune non traité finement émincé
Sel & Poivre du moulin
Peler et épépiner le melon, le découper en petits dés, les mettre dans un saladier.
Égoutter les sardines, enlever les arêtes et les nettoyer si nécessaire, les émietter et les ajouter aux dés de melon.
Détailler les tranches de pain en petits croûtons carrés, les mettre dans un plat allant au four et faire dorer sur toutes les faces sous le grill du four (si vos n’avez pas de grill, dans un four à 230°C pendant +/- 5 minutes), surveiller régulièrement pour que ça ne noircisse pas. Ajouter les croûtons et les pousses d’épinard au melon et aux sardines. Mélanger et mettre dans la boite à pique nique.
Préparer la vinaigrette en mélangeant le jus de citron, l’huile d’olive, le zeste de citron, le sel et le poivre, reverser dans un petit pot hermétique et verser sur la salade au dernier moment (quand vous serez installé sur la couverture au milieu de l’herbe…).
Salade pomme de terre, mangue, sardines, curry
Il y a quelque semaines, on devait ramener un plat sucré ou salé pour une soirée et j’avais pleine d’enthousiasme proposé à N. de ramener une salade de pomme de terre… mangue et sardines ! Il m’a gentiment fait comprendre que pour une fois on allait peut-être opter pour quelque chose de plus classique… La salade patate-mangue-sardines il ne voyait pas ça d’un très bon œil. Qu’à cela ne tienne, je la lui ai ressortie en cachette à l’occasion de ce pique-nique et il a été obligé d’avouer que finalement c’était pas trop mal en effet ;)
Pour trois portions :
2 grandes pommes de terre
1 mangue mûre
1 boîte de sardines à l’huile d’olive
1 poignée de pousses d’épinards (propres !)
1 cuillère à café de poudre retour des Indes d’O. Roellinger (à défaut, un bon curry)
1 cuillère à café d’huile de pistache
2 cuillères à café d’huile d’olive
2 cuillères à soupe de jus de citron
Sel
Cuire les pommes de terre à l’eau, elles doivent être cuites mais fermes, les laisser refroidir puis les éplucher et les détailler en petits dés, réserver dans un saladier.
Eplucher la mangue et découper la chaire en petits dés, ajouter aux pommes de terre
Égoutter les sardines, enlever les arêtes et les nettoyer si nécessaire, les émietter et les ajouter aux pommes de terre et à la mangue, ajouter aussi les épinards, mélanger et mettre dans la boîte à pique nique.
Préparer la vinaigrette en mélangeant l’huile de pistache, l’huile d’olive, le jus de citron et le sel, reverser dans un petit pot hermétique et verser sur la salade au dernier moment (quand vous serez installé sur la couverture au milieu de l’herbe…).
Sandwiche sardine et melon
La recette originale faisait appel à du cottage cheese, à des bagel et à des sardines fraîches, j’ai gardé l’idée en l’adaptant à une sauce plus rapide : pas le temps de faire des bagel ni d’aller dégotter du cottage cheese chez Lafayette Gourmet… Quant aux sardines fraîches, je ne sais pas si je suis déjà prête pour ça ! En tous cas ça nous a donné de super sandwiches trop trop bons !
Pour deux sandwiches :
2 boîtes de sardines à l’huile d’arachide et au citron (la Belle Illoise)
3+2 portions de kiri
Le zeste d’un citron jaune non traité finement émincé
1 cuillère à soupe de jus de citron
1 cuillère à café de sumac
Ciboulette finement ciselée
Sel & Poivre voatsiperifery
2 petits pains nature
Sel & Poivre du moulin
1/3 de melon
Égoutter les sardines, enlever les arêtes et les nettoyer si nécessaire, les émietter et les mettre dans un bol, y ajouter les rondelles de citron qui se trouve dans la boite si vous utiliser des sardines à l’huile d’arachide et au citron de la Belle Illoise, ajouter aussi trois portions de kiri, le zeste et le jus de citron, le sumac, la ciboulette, du sel et du poivre voatsiperifery. Bien mélanger.
Couper chaque petit pain en deux au niveau du tiers supérieur, tartiner le morceau du dessus avec les deux portions de kiri restantes, saler et poivrer.
Enlever le trop plein de mie de pain dans chacun des morceaux inférieurs, les garnir à la place avec la préparation aux sardines, surtout soyez généreux.
Éplucher et épépiner le melon, le détailler en fines lamelles, les déposer sur les tartines aux sardines et refermer les sandwiches avec le pain tartiné de kiri. Emballer par exemple dans un ou deux sachets congélation dans lesquels vous pourrez glisser les couverts sales à la fin du pique nique, comme ça ils ne saliront pas votre superbe cabas à pique nique. Ce n’est bien sûr qu’une suggestion, sinon vous pouvez très bien les emballer dans du papier alu.
Pêches jaunes rôties, halva de pistaches
Un dessert simple mais très original, plein de fruit mais gourmand : à faire et à refaire et à décliner au fil des saisons avec des fruits et des parfums de halva différents !
Pour deux personnes :
3 pêche jaunes
1 noix de beurre salé
1 pincée de cardamome en poudre
Halva de pistache (dans les épiceries arabes)
Quelques pistaches émondées non salées
Éplucher les pêches, les découper en quartiers et faire revenir recto verso les quartiers dans une noisette de beurre salé, saupoudrer d’une toute petite pincée de cardamome et réserver dans la boite à pique nique au frais. Quand les pêches sont froides, saupoudrer de halva de pistache et de quelques pistaches grossièrement concassées.
Pique nique et organisation
Personnellement, j’ai toujours un cabas à pique-nique pret à partir en balade à tout moment. Il y a dedans :
- Quatre assiettes (1 par personne pour le salé, 1 par personne pour le sucré), s’il m’en faut plus je peux toujours en ajouter dans le cabas.
- Un lot de couverts en plastiques (couteaux, fourchettes, cuillères) auquel j’ai ajouté un couteau à steak qui coupe bien.
- Des verres à eau en plastique et des flûtes à champagne en plastique : selon le menu, je laisse les deux dans le sac ou je n’en garde qu’une sorte. Les flûtes font très bien office de verres à vin puisque pour le moment je n’ai pas trouvé de verre à vin en plastique.
- Un tire bouchon (il serait dommage de prévoir de ramener à la bouteille et ne se retrouver fort dépourvu au moment de l’ouvrir… Tout le monde ne peut pas sabrer une bouteille de vin en deux temps trois mouvements !)
- Des serviettes en papier ou des morceaux de papier essuie tout.
- Une vieille couverture récupérée chez ma grand-mère (mais n’importe quel plaid fera l’affaire, sauf celui auquel vous tenez comme à votre première dent de lait).
- De l’anti-moustique (depuis un pique-nique nocturne où je me suis faite dévorée, je l’ai ajouté à l’équipement de base)
C’est donc le kit minimum qui est toujours dans le sac à pique-nique, toute ma vaisselle est en plastique « dur » donc lavable et réutilisable. On en trouve maintenant partout, la mienne vient essentiellement de vide-greniers (vaisselle de camping et de bateau) et de chez Habitat. En plus de ça, quand je prépare le pique-nique, j’ajoute dans un autre sac : les gamelles ou boites tupperware avec le menu du jour, une bouteille d’eau, selon la saison une thermos de thé chaud ou une gourde de thé glacé et éventuellement une bouteille de vin, voir même de champagne quand c’est la fête ! En fonction des plats du menu il se peut que je doive apporter un couteau ou un ustensile en plus (genre une planche pour découper le pain car là il sort du four je vais pas le trancher tout de suite ou une pelle à tarte par ce que sur ce coup là ça peut être utile). Généralement quand il y a une salade au menu je transporte la vinaigrette à part dans un mini pot de confiture pour assaisonner la salade au dernier moment et éviter aux jeunes et jolies pousses de cuire sur le chemin vers le parc ; pour plus de sécurité je choisi une méthode style poupée russe qui ne m’a jamais déçue.
Dernier truc à ne pas oublier : un sac poubelle et un sac ou glisser votre vaisselle sale pour qu’elle ne salisse pas trop votre cabas !
Voilà, à mon avis avec ça vous ne pouvez rien oublier !
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dimanche 15 août 2010
Marinette en photos
Parfois j'aime bien raconter des histoires
Parfois les photos sont bien plus parlantes
La limonade de Marinette: limonade, bonbons, gâteaux, thé, café, salade, tartines et soupes etc.
De quoi tomber raide digue des tables en formica!
La limonade de Marinette * 46 rue St Georges * 69005 Lyon
vendredi 13 août 2010
Le Paris des nouilles
En matière de restaurant il y a toujours le dilemme de retourner là où on est bien ou de tester cette adresse dont on a entendu parler… On est parfois si déçu à la découverte d’une nouvelle adresse dont on avait eu le temps de se faire toute une montagne qu’on se dit qu’on aurait mieux fait de retourner dans une de nos adresses fétiches : celles où l’on connaît la carte par cœur, où on est toujours accueilli avec le sourire et jamais déçu par ce que l’on (re)découvre dans nos assiettes…. Mais en même temps qui n’est pas tenté par l’aventure ? Qui ne se dit pas en poussant la porte d’un nouveau restaurant « Et s’il rentrait dans le top trois celui-là ? »
À Paris, j’avoue que je penche plutôt vers la découverte de nouvelles adresses tant cette ville paraît inépuisable en termes de chouettes endroits pour déjeuner ou pour dîner, mais il y a ce restaurant rue St Anne où j’aime beaucoup retourner, motivée par le souvenir de leurs bols de nouilles udon…. Chez Kunitoraya, les udon sont servies à toutes les sauces : en bouillon fumant, à tremper dans une sauce froide ou à arroser d’une sauce froide. Vaste choix, nouveau problème. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, un autre écueil dans les restaurants où j’aime bien retourner c’est que j’y ai mes plats chouchoux, ceux qui m’ont conquise et j’ai parfois du mal à m’en détacher… Selon l’humeur du jour on préfère choisir un plat déjà testé et maintes fois approuvé ou oser l’aventure en découvrant une nouvelle chose à la carte… Le plat dont j’ai le mal à me détacher chez Kunitoraya c’est les « Tanuki Udon » : un bouillon parfumé où nage une bonne dose de nouilles udon maison épaisses, fermes mais chewy, le tout saupoudré et petits morceaux de tempura nature. De la pâte à tempura sans rien dedans. Ça pourrait paraître étrange et j’en connais un qui a du mal avec le principe de tempura dans un bouillon (car ça ramolli) mais moi j’aime beaucoup. La dernière fois, j’ai quand même fait preuve d’originalité et comme il faisait beau, je me suis dit que c’était le jour où jamais de choisir des udon froides, j’ai opté pour les « Tanukizaru Udon » : des nouilles udon à tremper dans une sauce froide et servies – encore ! – avec des morceaux de tempura nature. J’ai découvert que si les morceaux de tempura apportaient un plus au bouillon, ce n’était pas le cas avec cette version froide : les nouilles et la sauce se suffisent à elles-mêmes… et les nouilles sont toujours aussi bonnes, un vrai bonheur !
Les udon en bouillon sont variées (au canard, au bœuf, avec tempura de crevette, à l’œuf etc. ) et assez copieuses : vous aurez peut-être du mal à venir à bout de votre bol (ce qui peut fendre le cœur de certain parce que quand même, c’est trooop bon !), par contre la version à tremper est plus légère, à choisir en cas de faims plus modérées ! Les réfractaires aux nouilles japonaises ne savent pas ce qu’ils ratent mais pourront choisir autre chose à la carte.
Si vous préférez les soba aux udon, c’est cette adresse qu’il faudra choisir.
Y’a pas que les japonais qui sont capables de battre les italiens sur le terrain des nouilles. Il y a les chinois. D’ailleurs ça serait même peut-être eux qui les aurait inventées, les pâtes. Les nouilles chinoises c’est pas ce qui me faisait rêver, au restaurant chinois je choisi toujours du riz (ou presque : il existe une exception, une adresse secrète où je choisi parfois les nouilles – il faudra que je vous ne parle un jour peut-être…), je n’imaginais pas pouvoir chavirer sous l’effet de nouilles chinoises. C’était jusqu’à ce que Mingou nous emmène avec Patoumi dîner aux Pâtes vivantes. Petit restaurant riquiqui, décor inintéressant (surtout si vous mangez à l’étage) mais soupe de nouille trop bonne ! Ces nouilles là, épaisses et nageant dans un bouillon délicat n’ont rien à voir avec les nouilles chinoises habituelles, elles doivent venir d’un autre bout de la Chine, sans doute. Toutes les trois, on n'avait pas fait compliqué, choisissant chacune le bol de soupe de nouilles pimentée au bœuf, aucune ne nous n’en est venu à bout mais tout le monde l’a savouré. Je ne peux pas décrire ce plat mieux que Mingou : "Des nouilles maison épaisses et chewy, un bouillon incroyablement parfumé et savoureux, des ingrédients dosés avec justesse." Evitez simplement de mettre votre nouvelle petite robe à fleurs ou votre superbe chemise blanche pour l’occasion : même avec un minimum d’expérience, il faut une sacrée dextérité pour dompter les nouilles vivantes dans votre immense bol, elles sont interminables et y’a de grandes chance qu’elle vous asperge d’un peu de sauce rouge piment…
On a dîné à l’étage, mais si vous n’arrivez pas trop tard essayez de rester au rez de-chaussé, non seulement c’est plus joli mais en plus vous profiterez du spectacle de la fabrication des nouilles à la main…
Catégorie pas cher trop bon:
Kunitoraya * 39 Rue Sainte-Anne * 75001 Paris
Les Pâtes Vivantes * 46 Rue du Faubourg Montmartre * 75009 Paris
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lundi 9 août 2010
Le Japon à Paris
À Paris, je me régale de tout ce que nous n’avons pas forcément à Strasbourg. Et s’il y a une chose impossible à Strasbourg, c’est bien de bien manger japonais. Les restaurants et take away japonais ont beau pousser comme des petits pains, à chaque fois ça ne vole pas bien haut ; ils profitent de la nippone mania et ne proposent que des maki et des sushi de basse qualité, comme si la cuisine japonaise se résumait au poisson cru. Certes le "Sushi" de la Krutenau se défend bien mieux que les autres échoppes côté authenticité mais quand même… Quand l’envie de sushi ou de gyoza se fait sentir ou quand on rêve d’un bol de udon fraîches, il faut pousser jusqu’à Colmar pour ne pas être déçu. Du coup on avait pressenti que le week-end parisien serait japonais ou ne serait pas.
J’avais très envie
d’élargir mon carnet d’adresse et d’aller chez Aki, rue Ste Anne où je
n’avais jamais mis les pieds mais dont j’avais souvent entendu parler
pour ses okonomiyaki. J’aime bien déjeuner rue Ste Anne quand je suis à
Paris car on y trouve beaucoup des restaurants japonais
vraiment
japonais, pas excessivement chers et où on peut déjeuner assez
rapidement avant de repartir à l’assaut de la capitale. Parmi ces restaurants Aki est le spécialiste des okonomiyaki, ces crêpes japonaises épaisses et salées, généralement à base de choux et de porc et nappées d’une sauce spéciale et de mayo avant d’être saupoudrées de flocons de bonite aériens qui se meuvent joliment sur l’okonomiyaki lui donnant l’impression d’être vivant !… Installés au sous-sol, attablé devant les cuisiners, nous nous sommes partagé un okonomiyaki au porc (pour rester basique), des takoyaki (sorte de boulettes de pâte à okonomiyaki au poulpe) et des gyoza en bouillon. J’ai été très déçu par l’okonomiyaki, je devais en attendre trop de cette adresse ; j’avais en souvenir l’okonomiyaki de chez Azabu et à côté de ça, Aki ne tient pas la comparaison. Il était bon au goût, mais manquait de finesse, le lard n’était pas grillé, la consistance plus molle… Je sais bien que je ne devrais pas comparer une cantine avec un restaurant haut de gamme mais quand même, je ne retournerai pas chez Aki pour des okonomiyaki… Les takoyaki étaient bons mais radins en poulpe et N. a beaucoup aimé les gyoza ! Au final je n’ai donc pas été enchantée par les lieux même si N. s’est montré beaucoup plus clément que moi dans ses appréciations !
Après un samedi à déambuler dans les rues parisiennes, nous voulions nous poser un peu, boire un verre, avant de retrouver Mingou pour dîner… Nous nous sommes retrouvé par hasard juste devant Jugetsudo, maison de thé et d’algues japonaise. Un thé ? un thé ! J’y avais déjà fait un saut pour m’acheter un paquet de thé yuzu matcha découvert chez Patoumi et dégusté chez Esterelle, mais je ne m’y étais jamais installée pour boire un thé. C’était la bonne idée de la journée, nous avons passé un agréable moment au calme dans la jolie boutique très zen ; on avait du mal à quitter les lieux... N. a choisi un Gyokuro avec des yokan au matcha et aux azuki et j’ai choisi le thé matcha avec un marron glacé. Le Gyokuro était surprenant, inattendu, scotchant ! Jamais nous n’avions bu un tel thé ; les yokan étaient très bons, très fins. Mon matcha avait été soigneusement préparé sous nos yeux et la proposition de l’associer au marron glacé était magique : ils vont si bien ensemble ! Mention spéciale aussi pour l’accueil, le service et le sourire ! On répond à vos questions en toute modestie, on vous conseille et vous bichonne.
Une adresse à réserver cependant aux amateurs de thés japonais, les tarifs ne sont pas light et les thés pas forcément faciles d’abord (surtout le Gyokuro !), je ne pense donc pas que tout le monde soit réceptif à ce genre d’expérience, en tous cas, nous on a adoré et on y retournera la prochaine fois. En attendant on sirote le sencha yuzu que l’on a ramené à Strasbourg.
Assortiment d’entrées
À vingt heure trente, nous avions rendez vous avec Mingou chez Oto-Oto. Le cadre est assez sympa et avec Mingou on a craqué pour le menu « Oto de rencontre » à 39 euros (sans dessert)… N. a été plus raisonnable et a opté en entrée pour des boulettes de tofu et pour du tonkatsu en plat. Jusque là tout allait bien, les coupes de champagne plutôt généreuses nous avaient mis de très bonne humeur et on jacassait allègrement comme des pies… Le repas aurait pu être très bon, très sympa, très agréable et tout et tout car en soit ce que nous avons mangé n’était pas mauvais même si j’en attendais quand même un peu plus pour ce prix là et pour un restaurant qui se veut un peu plus haut de gamme… Mais le service était cataclysmique. D’habitude dans les restaurants japonais le service est avenant et consciencieux , un soin particulier est accordé à toute sorte de détails, le service est discret mais toujours très attentionné… mais pas ici. Pas du tout. Ici on a apporté à N. son tonkatsu (son plat) en même temps que l’entrée de notre menu et quand il a dit au serveur « J’avais commandé des boulettes de tofu en entrée ?!... » il s’est vu répondre que les boulettes de tofu, ça prend du temps alors elles arriveraient plutôt après le plat…. En fait elles sont arrivées deux minutes après le tonkatsu et donc pendant que les autres éléments de notre menu défilaient N. ne pouvait que nous regarder manger. Charmant non ? En plus avec Mingou j’ai pas l’impression qu’on joue les escargot à table mais on a pris le temps de déguster calmement tout ce que nous avions dans nos assiettes… mais à aucun moment on a pris compte de notre rythme, nous n’avions pas fini l’assortiment d’entrées que la soupe de saison débarquait puis ils enchaînaient avec les tempura… C’était n’importe quoi, on avait tout en même temps sur la table, non seulement on s’est senties pressées mais en plus pendant qu’on mangeait un truc un autre refroidissait.
Quarante euros le menu sans dessert (amuse bouche – assortiment d’entrées – bouillon – tempura – plat du jours) c’est pas donné, le service n’était pas du tout à la hauteur des prix pratiqués. On nous a proposé la carte des desserts et quand le serveur est revenu plus tard il ne nous a pas demandé « Vous avez fait votre choix ? » ou « Quelque chose vous tente ? » mais il nous a simplement dit « C’est la dernière heure pour commander les dessert après c’est trop tard »… Sincèrement, pour le même prix vous pouvez passez un moment magique chez Azubu, y’a pas à hésiter…
Pois edamame & Plat du jour (cabillaud)
Pour prolonger le goût du week-end une fois rentrée, nous étions passé chez Toraya acheter deux wagashi à ramener à Strasbourg. Les wagashi sont des pâtisseries japonaises, très fines, très esthétiques et généralement proposées non pas en dessert comme on peut en avoir l’habitude mais pour la cérémonie du thé. Les wagashi sont aussi beaux que bons, ils ont toujours une symbolique très importante évoquant à travers leurs couleurs ou leurs formes les différentes saisons. Ils sont généralement à base d’azuki (haricots rouges ou blancs). L’hiver dernier (ou est-ce il y a deux ans ?) lors de la Japan Week à Strasbourg nous avions assisté à une conférence - démonstration sur les wagashi au pavillon Joséphine de l’orangerie. Nous avions certes appris plein de choses mais la démonstration nous avait laissés terriblement frustrés : pas de dégustation, pas la moindre possibilité d’acheter une fois la conférence finie les merveilles dont on nous avait parlé pendant plus d’une heure (alors que la pâtisserie Toraya était intervenue lors de la conférence). Terrible frustration. D’autant plus pour N. qui n’avait jamais goûté le moindre wagashi et c’est lui qui a décidé de faire le détour par Toraya le week end dernier. Je ne suis pas fanatique de tous les wagashi, certains étant bien trop gélatineux pour moi (utilisation importante de l’agar agar), disons que la balance penche plus vers le beau que vers le bon dans certains cas. Mais celui ci « Aoba no Tsuyu » de son petit nom, que l’on peut traduire par « Rosée sur les Feuillages » était dé-li-ci-eux. La légende qui l’accompagne est la suivante : « Lors des éclaircies pendant la saison des pluies, au tout début de l’été, les feuilles brillent alors d’un éclat vert plus intense et, de-ci de-là, la pluie y laisse de petites gouttes étincelantes comme de ravissantes perles de diamant. Le Aoba no Tsuyu est une jolie truffe fourrée à la pâte d’azuki rouges en morceaux, délicatement décorée de vermicelles vert tendre en pâte d’azuki blancs parfumée au thé vert Matcha, parsemée de minuscules cubes de gelée transparente kohaku, telle la rosée scintillante du matin, qui ourle les feuilles de mille prismes irisés de lumière… » Quand je vous disais que les wagashi sont tout en poésie. Celui-là était clairement le meilleur wagashi qu’il m’ait été donné de goûter, faisant évoluer mon opinion sur les pâtisseries japonaises. C’était doux et velouté au touché, fin et délicat en bouche… Nous avions aussi choisi un manju (gâteau à base de pâte d'azuki rouges sucré, enrobé d’une brioche délicatement cuite à la vapeur), nous avions choisi celui au thé earl grey mais il n’était pas aussi enivrant que Aoba no Tsuyu…
Il existe un livre pour voyager avec les wagashi (mais pas pour les préparer soi-même: ce n'est pas un livre de recette)
Depuis qu'on est rentrée je cuisine plus souvent japonais, d'autant plus que j'ai dévalisé quelques épiceries du coup j'ai des nouveaux ingrédients à découvrir ou à utiliser... Et puis N. s'est découvert une passion pour le tonkatsu ^^
Carnet d’adresses :
Aki - 11 bis rue Sainte Anne - 75001 Paris
Jugetsudo - 95 Rue de Seine - 75006 Paris
Oto-Oto - 6 rue du Sabot - 75006 PARIS
Toraya - 10 rue St-Florentin - 75001 Paris
Pour les épiceries japonaises:
Kioko - 46, rue des Petits-Champs - 75002 Paris (Le plus grand choix de produits japonais)
Juji-Ya - 46, rue Sainte-Anne - 75002 Paris (Plus petite mais sympa!)
Workshop Issé - 11 rue Saint Augustin - 75002 Paris (Épicerie de luxe, autre gamme de produits et autre gamme de prix. A éviter cependant à l'heure du déjeuner: des gens déjeunent dans la boutique or c'est assez exiguë donc vraiment désagréable: on dérange ceux qui mangent et on est pas à l'aise pour dénicher de petits trésors)
Prochain épisode: le Paris des nouilles!
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jeudi 5 août 2010
Le temps d'un week end...
Se lever presque à l'aube, aller à pied jusqu'à la gare en traversant des rues vides et sauter dans le tgv, presque en retard à cause de l'horloge qui avait décidé ce matin là de trainer la patte (quelques jours plus tard, elle s'arrêtera au milieu de la nuit) grignoter un bretzel mais préserver son appétit car on sait qu'un petit-déjeuner chez Rose Bakery nous attend...
J'avoue avoir rêvé pendant le trajet en train du carrot cake de Rose Bakery que je n'avais jamais goûté mais que j'imaginais bien comme petit-déjeuner... Une fois dans le couloir de chez Rose Bakery II, entre d'un côté les tables et de l'autre la cuisine et ses frigos qui laissent entr’apercevoir une partie des réjouissances, il a suffi d'un coup d'œil pour voir tous ces jolis petits carrot cake individuels, ronds et haut, abondamment et précisément glacés qui n'attendaient que moi. Ou presque. Le choix aurait pu donc être vite fait, mais il y avait aussi une jolie collection de cakes, des pizza toutes fraîches sur le plan de travail et des pancakes à la carte. Dans ces cas là, quand l'abondance de choix devient trop problématique, mieux vaut suivre son instinct: je n'avais pas dû rêver de carrot cake pour rien! Ensuite il a fallu convaincre N. que choisir les "œufs à la coque, toast et marmite", ce n'était pas l'idée du siècle... Mais je me suis retrouvée bien embêtée quand il m'a demandé de lui décrire le goût du Marmite... Euh, comment dire? Je voyais bien qu'il ne comprenait pas bien mon manque de vocabulaire pour décrire ce goût indescriptible, il était à deux doigts de commettre l'irréparable en commandant un petit-déjeuner avec lequel il pensait sans doute retrouver le goût des œufs à la coque & mouillettes jambon - beurre de son enfance. J'ai donc lâché: "le marmite ça a la couleur du sirop d'érable, la consistance du nutella et le goût du bouillon kub". Il a eu l'air perplexe et a finalement opté pour cheese scone, salsa et œufs brouillés. Ouf.
Le carrot cake était très bon, certes il ne surpassait pas celui du Thé au fourneau, mais il était très bon et le glaçage était parfait. Le scone et les œufs brouillés étaient bons, généreusement servis. La vaisselle est toujours aussi jolie et contrairement à la dernière fois, le service était moins réduit au strict nécessaire. Je n'ai pas croisé Vincent D. mais en même temps, il fallait sans doute aller Rue des Martyrs pour cela, dommage, j'avais promis à Patoumi de lui passer le bonjour... Au final le seul problème c'est le prix car si vous pouvez vous en sortir honnêtement avec une pâtisserie, les formules salées tournent quand même autour de 13 à 16 euros, ce qui passe si vous les choisissez pour déjeuner mais ça fait cher le petit-déjeuner...

Pour donner le goût de Paris à N., lui donner envie d'y revenir plus souvent avec moi, j'ai transformé le week-end en week-end gastronomique, ponctuant les journées d'étapes potentiellement gourmandes entre les balades, les visites et les boutiques. Passer par exemple chez zenzoo pour lui faire découvrir le bubble tea: un thé chaud ou froid agrémenté de grosses billes de tapioca à aspirer avec la paille à haut débit. Le thé peut être au lait (je n'ai toujours pas réussi à me résoudre à y goûter, pour moi mettre du lait dans du thé c'est comme les gousses d'ail dans le gigot : une hérésie), nature (thé vert ou noir) ou parfumé à un fruit (il n'a alors avouons le de thé sans doute que le nom ou tout du moins, pas le goût mais c'est très bon!). J'ai choisi la mangue et on a siroté notre bubble tea sur tout le chemin vers Toraya (mais ça, c'est une autre histoire). Chez Zenzoo, il n'y a pas que des buble tea, j'y ai déjà très bien déjeuné et on peut aussi s'y installer l'après midi, le tout étant de trouver de la place...
N. ayant une image très limitée de Conticini (à savoir son émission "Jeux de goût" sur Cuisine TV, qui n'est pas transcendante, loin de là), je savais que passer par la pâtisserie de rêves ne pourrait que le bluffer. (Et puis de toutes façons "Pain de sucre" recommandé +++++ par Mingou et Patoumi était en congé annuel...). J'y avais mis les pieds pour la première fois l'hiver dernier et je crois que personne ne peut nier que le cadre fait son petit effet sur le chaland. Les pâtisseries sont traitées comme des objets précieux, mises sous cloches dans un décor moderne, classe et très rose bonbon: cette pâtisserie ne ressemble à aucune autre et c'est très agréable. On peut se promener autour des cloches, admirer les classiques de la pâtisserie française relookés par Conticini, prendre son temps pour les regarder et faire son choix. Le service est vraiment parfait: on nous laisse passer le temps que l'on veut à déambuler dans la boutique avant de faire notre choix, on nous conseille et on emballe plus que soigneusement les pâtisseries choisies (tous les détails ont été pensés, jusqu'aux pics qui calent les pâtisseries dans la boîte). La pâtisserie des rêves c'est un peu une pâtisserie pour filles: toute rose, toute jolie, toute douce mais je crois que N. a quand même apprécié!
Conticini n'y propose pas des pâtisseries sophistiquées aux mariages insensés mais uniquement des classiques. Les classiques que vous mangiez chez mamie les dimanches midis (Paris-Brest, tarte tatin, éclairs, Saint Honoré...) mais modernisés par le chef. Ainsi les éclairs s'enroulent d'un tube de chocolat, le St Honoré devient carré et on a presque besoin d'une légende pour comprendre que la tarte tatin est une tarte tatin! J'ai résisté à l'appel du flan pâtissier (trop grand pour n'être partagé qu'à deux) et on a décidé de partager une mini tarte tatin et un kouing aman... On n'a fait que quelques pas jusqu'au square d'à côté (où la plupart des personnes assises sur les bancs avaient eux aussi une boite rose à leurs côtés ^^) et on a pris le goûter! La tarte tatin était très bonne, une pâte bien feuilletée, une belle épaisseur de pommes fondantes et caramélisées... C'était bien mieux réussi que le kouign amann qui avait l'air joliment caramélisé, qui était très bien feuilleté mais un peu sec... Il ne tenait pas la comparaison avec celui de Rennes!
J'ai découvert Paris avec une amie et sa mère et à chaque fois c'était passage obligé rue des rosiers pour manger des falafels... Et je ne m'en plaignais pas! Au coin de la rue des rosiers et de le rue des écouffes, une pâtisserie attirait toujours mon regard et je ne compte pas le nombre de fois, au fil des ans, où je l'ai prise en photos: la devanture toute en mosaïque, et l'écriture vintage accrochaient mon regard chaque fois que je passais à côté! Et il y a quelque temps j'ai enfin fini par y entrer pour ressortir avec un roulé au pavot ou une part de pavé au fromage blanc pour mon goûter. Cette fois ci, j'ai proposé à N. d'y prendre le petit-déjeuner: quand il fait beau on peut s'assoir à la terrasse pour déjeuner ou goûter. Quand on est arrivé j'ai été surprise de voir que Florence Finkelsztajn (comme sur la photo en haut à droite - d'époque) était devenue Florence Kahn. Mais à part ce détail pratique, rien n'avait changé: les magnifiques challah en abondance en vitrine et à l'intérieur, des roulés au pavot, des strüdel, des pavés, de magnifiques parts de gâteau au fromage blanc... Et tout le rayon salé/traiteur qui me laisse impassible alors qu'il captive N.
Il choisira donc du salé (beureks) et moi un pain aux oignons et un pavé au pavot. Le pain aux oignons est une brioche fine, douce, légère et délicate saupoudrée de pavot et de lamelles d'oignon: top top top! Le pavé au pavot est très bon, parfumé, la pâte est bien croustillante mais l'ensemble mériterait d'être moins sucré. On est resté un petit moment à la terrasse à observer la rue des rosiers se réveiller et à réfléchir à la balade de la matinée... Le service est accueillant, agréable et on répond à toutes vos questions: rien à redire, N. veut déjà y retourner :)
Au prochaine épisode: le Japon à Paris....

Carnet d'adresses:
Rose Bakery II * 30 Rue Debelleyme * 75003 Paris
Zenzoo * 13, rue Chabanais * 75002 Paris
La pâtisserie des rêves * 93 Rue du Bac * 75007 Paris
Florence Kahn * 24 rue des écouffes * 75004 Paris



















































