Beau à la louche

un peu plus que de l'eau à la bouche...

mardi 27 avril 2010

Chouette, la saison des pique niques est à nouveau ouverte !

 

 

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Avec N. on a décidé de réouvrir la saison des pique niques la semaine dernière; on avait quand même prévu une petite laine pour la tombée de la nuit et une thermos de thé bien chaud.  On s’était concocté un parfait petit menu pour fêter le printemps : des maki de concombre, laitue et ciboulette au chèvre : frais et parfaits ! C’est en plus plutôt vite fait donc je ne peux que vous les recommander vivement. Pour rester dans les petits rouleaux, on a craqué pour les rouleaux de bresaola au chèvre et aux pistaches que l’on avait découvert dans un livre de recettes que N. s’est vu offrir récemment (quand je retrouve les références, promis, je le cite !), eux aussi ultra rapides à réaliser et très appréciés. Pour accompagner tout ça un pain farcis multi parfum (artichauts, mozza, amandes, cresson, oseille, anchois) d’après une super idée et recette de Sonia Ezgulian (qui elle fait une version épinard – noix – anchois – artichauts - mozza), dégusté encore tiède (mhhhh...). Il y avait aussi du ceviche de saumon, mais comme j’avais plané au moment de faire les courses, il n’était pas aussi parfait que la dernière fois donc je ne vous mets pas la recette. De toute façon le ceviche de saumon c’est notre nouveau dada alors j’aurai encore l’occasion de partager la recette avec vous. En dessert, j’avais envie de belles poires pochées au safran bien jaunes et pour les accompagner on avait fait des tuiles au citron et au grué de cacao; bon je ne suis pas complètement satisfaite par les tuiles (si elles sont parfaites en goût, j’aurai préféré une autre texture) mais la recette est là ! Un dessert très sympa, fruité et gourmand et qui passe tout seul en fin de pique nique.
J’espère que ça vous donnera envie d’étaler votre couverture dans le coin d’un parc, moi en tous cas j’ai déjà en tête le menu de notre prochain pique nique (reste à trouver quand pique niquer...)!

 

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Maki de concombre et laitue au chèvre

Pour 7 rouleaux :
75g de chavroux (ou un équivalent de fromage de chèvre à tartiner)
40g de ricotta (ricotta di bufala si possible)
Sel et poivre
Ciboulette (lavée, séchée et finement émincée)
Laitue (environ 7 grandes feuilles)
1 concombre

Dans un bol, mélanger le chavroux et la ricotta, saler, poivrer et ajouter la ciboulette. Mélanger et réserver.
Laver la laitue, essorer et réserver.
Laver et sécher le concombre, ne pas l’éplucher mais couper les extrémités. Couper le concombre en deux dans la longueur en son centre. Poser le demi concombre sur une planche (face avec pépins contre la planche) et à l’aide d’un économe, récupérer de grandes et belles lamelles de concombre ; on jettera la première lamelle qui sera uniquement de la peau et on s’arrêtera quand on arrive au niveau des pépins. Faire de même avec la seconde moitié du concombre.
Pour réaliser les maki, déposer sur la planche une lamelle de concombre, déposer au dessus de cette lamelle une feuille de laitue pliée en deux dans la largueur, déposer ensuite une petite quenelle de fromage frais et rouler le tout. Comme tout ça est bien plus clair en image, voici le mode opératoire en photo : étape 1, étape 2, étape 3 et étape 4.


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Rouleaux de bresaola au chèvre et aux pistaches

Recette issue d’un petit livre de recette pour l’apéro dont je ne retrouve plus les références, mea culpa
Pour douze rouleaux :
75g de chavroux (ou un équivalent de fromage de chèvre à tartiner)
75g de ricotta (ricotta di bufala si possible)
½ cuillère à soupe d’huile d’olive
Sel et poivre
Ciboulette fraîche (lavée, séchée et finement émincée)
20g de pistaches émondées non salées finement émincées
12 tranches de bresaola

Dans un bol, mélanger le chavroux, la ricotta, et l’huile d’olive, saler, poivrer et ajouter la ciboulette et les éclats de pistache. Mélanger et garnir une poche à douille de cette préparation (à défaut vous pouvez utiliser un sac congélation).
Disposer une tranche de bresaola sur une planche, la garnir d’une belle et large bande de préparation au fromage à l’une des extrémités puis rouler la tranche de bresaola sur elle-même.

 


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Pain farci au cresson, aux artichauts et aux amandes

Une recette de la talentueuse Sonia Ezgulian, issue de son chouette livre sur les pique niques « Petits festins nomades – Inventaire futé pour mettre en scène pique nique et dinettes ». Si vous êtes adepte des pique niques ce livre est vraiment une bible, un parfait petit manuel avec plein de terribles recettes! Il faudra que je vous en reparle à l'occasion.
Pour un grand pain
Votre pâte à pain nature habituelle
125g de cresson (lavé, essoré)
1 poignée d’oseille (lavé, essoré)
6 artichauts en bocal
4 anchois
60g d’amandes émondées
1 boule de mozzarela

Pétrir la pâte à pain et la faire lever une première fois.
Faire revenir le cresson et l’oseille dans un filet d’huile d’olive.
Etaler la pâte à pain sur un plan de travail fariné, déposer au centre de la pâte le cresson et l’oseille cuit, déposer les artichauts coupés en deux, émietter les anchois, saupoudrer les amandes et émietter la boule de mozzarella. Refermer le pain, le poser sur la plaque du four recouverte de papier sulfurisé, les jointures en dessous. Tartiner au pinceau le pain d’un peu d’huile d’olive et le fendre avec une lame de rasoir (facultatif).
Faire lever 20 minutes à l’étuve (ou une heure dans un endroit tiède à l’abri des courants d’air), faire cuire 20 minutes puis 220°C et 20 minutes à 180°C.
Sonia Ezgulian conseille de cuire si possible le pain une heure avant de partir pique niquer pour pouvoir déguster le pain tiède, c’est ce que j’ai fait et j’avoue que c’était parfait !

 


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Poires pochées au safran

Pour 4 parts :
4 poires mûres mais fermes
650mL d’eau
400g de sucre
1 citron jaune (zestes et jus)
3 belles pincées de safran

Réaliser un sirop en chauffant l’eau et le sucre, ajouter les zestes grossiers (récupérer à l’économe) et le jus du citron, ajouter ensuite le safran.
Éplucher les poires on veillant à laisser la queue, les plonger dans le sirop et laisser pocher pendant 20 minutes à petits bouillons. Si selon la taille de votre casserole les poires ne sont pas complètement immergées, ce n’est pas grave, les retourner régulièrement pendant la cuisson. Au bout de 20 minutes, retirer du feu. Déposer les poires dans une boîte hermétique, filtrer le sirop au safran (pour en retirer les zestes de citron) et recouvrir les poires de ce sirop. Il faut veiller à choisir une boîte hermétique qui permette aux poires d’être bien immergées par le sirop. Laisser reposer 24 heures au frais dans la boîte hermétique.

 


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Tuile au citron et au grué de cacao

60g de sucre glace
20g de farine
25g de jus de citron
25g de beurre fondu
Grué de cacao

Mélanger tous les ingrédients, préchauffer le four à 180°C, recouvrir la plaque du four de papier sulfurisé, déposer de fines quantités de pâte à tuile sur la plaque, les étaler sur une surface assez fine (veiller à espacer les tas car les tuiles vont s’étaler !) et enfourner pour 5 à 10 minutes (il faut surveiller en retirer du feu quand les bords commencent à dorer).


 

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dimanche 25 avril 2010

C'est dimanche, c'est légal - Briochettes en tourbillon toutes pralinées


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Comme dit dans le dernier billet, je suis d’humeur à vider mes placards. Faire de la place dans mes tiroirs et mon placard est une grande satisfaction : quand le placard est un peu plus vide je peux y chercher quelque chose sans tout faire valser : c’est quand même bien plus simple. En fait, deux fois par an je vide toutes mes réserves et je mets dans un carton (bien en évidence dans la cuisine) tout les produits qui doivent disparaître dans le mois. Le but n’étant pas de faire disparaître tout le contenu des placards (il y a des choses que j’ai en permanence dans les placards et dont je ne peux pas me passer) mais juste d’éviter que certaines choses périment et que j’en oublie d’autres (point trop d'accumulation!). J’avoue que du coup parfois pendant ce mois là on se retrouve avec des trucs étranges dans nos assiettes ou alors avec quatre fois le même truc en l’espace de quinze jours. Qu’importe, c’est en fait assez amusant. Sur ce coup là, un pot de praliné de luxe (praliné au sel fumé et pistache de chez Chapon) et du praliné en grain (LE truc que je n’utilise jamais…). J’ai fait d’une pierre deux coups avec des petites brioches toutes pralinées. Ces brioches suivent le principe du chinois mais je les cuis dans des moules individuels à muffins pour avoir des brioches individuelles. Généralement j’en congèle une partie… mais libre à vous de tout dévorer. Cette pâte  pralinée est vraiment extra mais si vous n’avez pas de pâte pralinée, du nutella fera très bien l’affaire comme vous pouvez le voir sur les photos où la préparation apparaît plus foncée (en bas du billet).



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Briochettes en tourbillon toutes pralinées

Pour une quinzaine de petites brioches individuelles
La pâte à brioche:
100mL de lait (demi écrémé)
55g de beurre
1 œuf
1/2 cuillère à café de sel
25g de sucre en poudre
260g de farine
13g de levure fraîche
La garniture :
200g de crème de praliné au sel fumé et pistache (chez Bien Manger)
125g de pralin en grains

Réaliser la pâte à brioche à la map (terriblement efficace)
Mettre les ingrédients dans la cuve de la machine à pain dans l’ordre indiqué dans le mode d’emploi, chez moi : le lait à peine tiédi, le beurre en petits morceaux, l’œuf battu, le sel, le sucre, la farine puis la levure. Mettre dans la map programme « pétrissage et levée uniquement », qui chez moi correspond à une demie heure de pétrissage et 1h de levée.

Réaliser la pâte à brioche à la main (ça marche aussi)
Dans un bol, mélanger la farine, le sucre et le sel. Réserver.
Faire chauffer la moitié du lait, y faire fondre le beurre, mélanger. Réserver.
Faire à peine tiédir l'autre moitié du lait (si il est trop chaud il va tuer la levure). Réserver.
Émietter la levure fraîche dans un bol, y ajouter la cuillère à café de sucre, y verser le lait à peine tiède et fouetter pour bien dissoudre la levure. Réserver.
Dans un bol, battre l'oeuf en omelette. Réserver.
Ajouter le beurre puis la levure et enfin l'oeuf à la farine.
Sur un plan de travail, pétrir la pâte pendant 10 à 15 minutes. Au bout de ce temps, former une boule de pâte, la déposer dans un grand (la pâte va bien lever) saladier propre, recouvrir de papier film et faire lever à l'abris des courants d'air (à côté d'un radiateur un peu tiède si vous avez ça chez vous) pendant 2 heures.

Réaliser les brioches:
Quand la pâte à brioche a levée, la dégazer et l'étaler sur un plan de travail fariné avec un rouleau à pâtisserie en un rectangle de plus ou moins 18 x 50 centimètres. Tartiner ce rectangle avec la pâte de crème de praliné, saupoudrer de pralin en grains et rouler en un boudin assez serré par le grand côté (histoire d'avoir le plus de tranches). Découper le boudin obtenu en plus ou moins quinze tranches.
Beurrer des moules à muffin, déposer dans chaque empreinte à muffin un des escargots de pâte.
Pour faire lever la pâte enfourner 20 minutes dans un four en position étuve/40°C (à défaut couvrir les brioches et les faire lever 1 heure dans un endroit tiède à l’abris des courants d’air). Au bout de ce temps, sortir des brioches du four, les laisser dans un endroit à l’abri des courants d’air le temps de préchauffer le four en position combiné vapeur/180°C (c’est très rapide) puis enfourner pour 10 minutes. C’est prêt ! [Si vous n’avez pas de four vapeur, cuire dans un four traditionnel à 200°C pendant 20 minutes (voir moins ou plus selon le four) (les brioches doivent être dorées)]



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lundi 19 avril 2010

Tartines de St Jacques et palourdes au yuzu


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Je crois que je ne suis pas complètement rentrée de Bretagne et puis j’avais envie d’utiliser le beurre au yuzu dont je vous ai déjà rebattu les oreilles dans le dernier billet, dans une version salée. Pour dire toute la vérité en fait, je rêvais de le marier aux St Jacques. Longtemps quand je craquais pour une épice, un produit exotique, un ingrédient introuvable ou que l’on m’offrait un truc qui avait l’air drôlement chouette et incongru, je gardais la chose précieusement dans mon tiroir à petits trésors en attendant d’avoir l’idée du siècle qui le mettrait en valeur. Sauf que généralement l’idée ne venait pas ou pire l’objet était oublié au milieu des autres… Bref, tout le contraire de l’effet voulu et je retombais dessus lors d’un de mes deux vidages et triages de placards bisannuels en me disant « Et merde, je l’avais oublié celui là » (oui, je parle très mal quand je suis seule dans ma cuisine à ranger le bordel de mes placards). Et je ne vous parle pas du carnage et de tout ce qui a atterri à la poubelle lors d’une terrible invasion d’immondes mites alimentaires (quelle horreur quand j’y repense !). Du coup depuis peu j’essaie de me soigner et de ne pas laisser végéter les petites merveilles qui habitent mes placards. Il faut dire que ce coup-ci avec le beurre au yuzu je n’avais pas trop le choix, le beurre n’a pas les mêmes délais de péremption qu’une crème de praliné au sel fumé et pistache (recette à venir). Bref, on était complètement sous le charme de ces St Jacques beurrées au yuzu et au poivre voatsiperifery! A déguster en fermant les yeux de satisfaction. La version en tartine est vraiment sympa, tout va bien ensemble et la déco en radis a eut beaucoup de succès! Seul problème (et de taille): ça y est, je n'ai plus de beurre bordier au yuzu!




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Tartine de St Jacques et palourdes au yuzu

Pour 4 tartines (entrée pour 4 personnes ou plat pour deux personnes)tartine_5
12 petites St jacques
35g de beurre salé au yuzu (Beurre Bordier)
Poivre voatsiperifery
1 belle poignée de pois gourmands (25 pois gourmands pour être précise)
Quelques radis
4 grandes et épaisses tranches de pain au sarrasin
100g de ricotta
Fleur de sel
1 botte de ciboulette (lavée, séchée et finement émincée)
8 palourdes*
* Sur les photos ce n’est pas des palourdes mais des amandes, cependant c’est bien meilleur avec des palourdes (j’ai découvert que les amandes c’est pas trop mon truc, je préfère nettement les palourdes !)

Dans une poêle sur feu vif, faire dorer les St Jacques très brièvement recto verso (elles doivent juste dorer un peu à l’extérieur et rester crues à l’intérieur), retirer ensuite la poêle du feu, enlever le corail si nécessaire, ajouter dans la poêle la moitié du beurre au yuzu, le laisser fondre au contact de la poêle encore chaude, mélanger pour napper les st Jacques de beurre, ajouter du poivre voatsiperifery fraîchement moulu et réserver hors du feu. Laisser complètement refroidir les St Jacques.
Faire cuire les pois gourmands dans une casserole d’eau bouillante salé, une fois cuits les égoutter et les refroidir sous un filet d’eau froide (cela permet aussi de fixer la chlorophylle et ils resteront ainsi bien verts), les sécher dans un torchon propre. Réserver.
Équeuter et laver les radis, les découper en tranches (soit dans la longueur soit dans la largeur, au choix) et à l’aide de minis emporte-pièce détailler des étoiles, des cœurs, des pétales… (bref toutes les formes qu’il vous plaira) de radis. C’est purement décoratif donc si vous n’avez pas d’emporte-pièce miniature vous pouvez zapper cette étape et vous contenter d’apporter une petite touche rose avec des rondelles de radis. Réserver.
Faire légèrement toaster les tranches de pain, les laisser ensuite refroidir sur une grille. Les tartiner de ricotta, saupoudrer d’un peu de fleur de sel et saupoudrer de ciboulette. Garnir chaque tartine de pois gourmands (environ 6 par tartine), de St Jacques (3 par tartine) et de déco à base de radis.
Faire fondre sur feu doux le reste du beurre et réserver.
Au dernier moment s’occuper des palourdes : les rincer, les mettre dans une casserole avec un fond d’eau bouillante, mettre sur feu vif, couvrir jusqu’à ce que les palourdes s’ouvrent, égoutter les palourdes ouvertes et en disposer deux par tartine. Napper chaque tartine du beurre fondu et déguster sans attendre !
 


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Le saviez vous?


Depuis quelque temps, les allégations santé des alicaments doivent être démontrées scientifiquement (prouver que votre yaourt a vraiment la capacité de vous donner la forme avant de faire tout un ramdam publicitaire autour de cette soit disant propriété magique d’un simple yaourt – et du coup de le vendre au prix de la truffe). Ça paraît être le b.a.- ba mais ce n’était pas le cas jusqu’à il y a peu. Bref. Danone a donc du déposer des demandes de labellisation santé pour son célébrissime Actimel et ses yaourts Activia. L’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA – équivalent européen de l’AFSSA) allait rendre son avis sous peu et contre toute attente Danone a préféré retirer sa demande il y a quelques jours : pas de doute à avoir, la réponse de l’EFSA allait être négative et Danone n’a pas voulu se prendre une claque ! Il faut en effet noter que les alicaments représentent 25% (!!) du chiffre d’affaire du groupe. Manque de pot je pense que vu l’imprégnation de la clientèle potentielle par les publicités précédentes ces produits ont sans doute encore de beaux jours devant eux mais c’est rassurant de se dire que Danone (et les autres) ne pourront à l’avenir plus faire de telles campagnes publicitaires axées sur les bienfaits supposés pour la santé de produits à l’efficacité plus que douteuse…
 


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jeudi 15 avril 2010

Pâques en Bretagne (des sardines et du beurre)

 

 

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L’heure est grave : voilà deux fois que ma mère me demande si je me suis mise en grève. La première fois, j’étais tellement occupée ailleurs que je n’ai pas tout de suite saisi à quoi elle faisait allusion, me demandant pourquoi elle me parlait de la sncf d’un seul coup (Les Français ont des association d’idées qui leurs sont bien propres). En plus, je viens d'avoir à l'instant un mail de Mingou s'inquiétant de mon silence en des termes hilarants; il me faut donc rompre ce silence avant que son esprit ne se mette à délirer encore plus sévèrement.


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J’étais ailleurs… quelques jours à Patoumiville qui ont eu sur nous un effet aussi bénéfique que de longues vacances… Il faut dire que Patoumi, non contente de nous mitonner de bons petits plats (par notre faute elle s’est retrouvée à faire mijoter de terribles boulettes de viande à deux heures du mat’), avait choisi pour nous un hôtel cinq étoiles et recruté les meilleurs guides du comté. Mer-ci! Il n’y a pas à tergiverser, une des meilleurs idées de ce début d’année a été de décider de manière impromptue de traverser la France pour Pâques.



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Le bonheur du kouign aman bien caramélisé...
Ça me parait si difficile à bien réussir que je n'ai jamais osé m'y frotter...
Des astuces ou une recette immanquable à suggérer?

 

Patoumiville n’avait pas changé depuis la dernière fois : toujours aussi mignonne avec ses ruelles pavées et pas si dépaysante que ça avec ses colombages presque familiers… Mes pas retrouvaient le parcours qu’ils avaient suivi la dernière fois en compagnie de Mingou et de Patoumi. À chaque coin de rue ou boutique reconnus je racontais à N. « C’est là que j’avais trouvé le collier que j’ai ramené de Rennes la dernière fois », « C’est là que j’avais craqué pour le moule Konstantin Slawinski », « C’est sur ce trottoir que j’avais trouvé un billet abandonné », « C’est sur cette place qu’il y avait le marché quand on été venues avec Mingou »… Sans les chercher vraiment, je retrouvais le chemin des chouettes boutiques que Patoumi nous avait fait découvrir, mais étrangement (et tant mieux pour mes finances), nous n’avons pas croisé la petite boutique de vaisselle japonaise…. Par contre, comme la dernière fois, je suis revenue de Rennes avec un collier en guise de souvenir (on n’a jamais assez de collier non ? Et puis, il n’y a qu’à Rennes où on peut aller à la superette du coin pour y dénicher un chouette collier).

 

 



 

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La galette saucisse du marché
Les takoyaki du Fuji

 

Un séjour breton riche en premières fois : ma première fois avec le pâté henaff (mettant ainsi en porte-à-faux ce billet), la découverte des héliantis (pas concluante cela dit puisque c’est dans le même genre que les topinambours mais en moins bon…), un premier face à face avec le coucou de Rennes, ma première expérience de « galette saucisse » en rentrant du marché et la découverte (enfin !) des takoyaki.



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Vous ne saviez pas que ce qui va le mieux avec le champagne
c'est le pâté Henaff (et le foie gras)?

 

Malgré ses apparences idylliques, le séjour fut en fait relativement violent entre N. qui ne pensait qu’à couper la tête du coucou (admirez la mise en scène!) et Patoumi qui a – contre toute attentes et contrairement à tout ce que j’avais jusqu’alors pu constaté – décidé d’entamer le lammele par la tête. (J’avoue, je n’étais pas en reste de mon côté : les habituelles, chaleureuses et bien sûr toujours souriantes guichetières de mon bureau de poste m’ayant encore donné envie d’étrangler quelqu’un juste avant de quitter Strasbourg).
 


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Tant qu’à être violents et pour rester dans le sujet, autant tordre le coup à cette légende urbaine comme quoi il ferait moche, gris et qu’il pleuvrait tout le temps en Bretagne. Ça doit être une rumeur lancée par les bretons pour éviter d’écoper de tous les touristes carencés en vitamine D (ils sont bien mieux alignés comme des sardines sur les plages de la côte d’azur). En fait, la météo bretonne donne plutôt envie de déménager à l’ouest, là où l’on peut se promener au bord des falaises, là où le vent emmêle les cheveux, là où on peut faire de longues promenades sur la plage avec le soleil de la fin d’après midi, là où on peut jouer avec nos ombres, s’amuser des polaroids pris sur la plage et là où les fous rires éclatent en bord de mer…




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Et entre deux balades, on peut aller chez Tanpopo pour se régaler d’un bento au rapport qualité – prix exceptionnel (euphémisme), dans le quasi silence des gens qui savourent et qui gardent dans un coin du bento un morceau de tonkatsu (toujours garder le meilleur pour la fin – enfin, chacun son école…). La touche sucrée qui clôt le repas confirme le sens des alliances et la délicatesse de cette cuisine japonaise : un biscuit comme une génoise, un peu d'azuki (Mingou, on a pensé à toi !) et une glace au calpis (une autre découverte du séjour !) pour au final une trilogie épatante qui donnait envie d’en redemander juste un peu, pour le plaisir.



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Bercée par le souvenir de la dernière fois, j’aurai eu du mal à quitter la Bretagne sans une crêpe (oui, la galette saucisse ça compte pour du beurre !) et je crois qu’après coup, aucun de nous n’aurait voulu se priver de ce goûter incongru (même la gente masculine qui a pourtant joué les éclopés…) sans doute bien moins pour les galettes pourtantrèbones (Dans un élan de soucis diététique, j’avais choisi une galette au sarrasin, pommes poêlées et caramel au beurre salé) que pour les fous rires, les cartes postales, Raloumi et tout le reste…


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* Les tables de Patoumi *
Dans cet hôtel cinq étoiles on va vous chercher
les meilleurs croissants de la ville pour le petit déjeuner...
La table du petit déjeuner pascal, influences alsaciennes...

Découverte de la tome de Bain de Bretagne... Chouchen & Rilettes de sardines...

 

Sur la route du retour (sachez que Chartres pour la pause de midi est une mauvaise idée – il faut dire qu’on s’y attendait : quand non seulement il n’y a pas de restaurants recensés dans le guide du fooding pour une ville donnée mais qu’en plus il n’y en a pas pour tout le département, y’a de bonnes chances que ça sente le roussi!), après avoir fait le plein de schtroumpfs haribo dans une station service (bah oui, il est impensable de traverser la France en voiture sans le moindre gummi dans l’habitacle – sauf bien sur quand vous avez la chance de repartir de Rennes avec un cake de chez Madame Durand), je me suis dit que, quand même, j’avais eu une bonne idée un jour de juin 2006 de commencer à écrire ici… Patoumi disait récemment que c’est la lecture du livre de Clotilde qui a été l’élément déclencheur d’une lecture encore plus assidue qu’avant du blog Chocolat and Zucchini. Outre le fait que ce soit le même détail qui m’ait transformée moi aussi en fidèle lectrice du blog de Clotilde, je me suis souvenue de ce billet que j’ai lu et relu et qui a été le billet qui m’a plongé dans l’univers des lubies et de l’alibi comme Alice plonge au pays des merveilles…


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J’avoue que depuis que je suis rentrée je me demande si je ne vais transformer Beau à la louche en une chouette collection de recettes de coquillettes au beurre (bah oui quoi, c’est bon les coquillettes au beurre !)… juste pour éviter aux amis qui m’invitent de réfléchir un peu trop à ce qu’il serait adéquat de cuisiner : des coquillettes au beurre c’est parfait du moment qu’on les partage avec de chouettes personnes… :)

De retour de Bretagne j’ai fait la grève des courses et je me suis débrouillée avec un frigo assez désert (il avait été en bonne partie vidé avant de partir) et des placards qui se défendent pas trop mal… J’ai en fait surtout misé sur ce que j’avais glissé dans mes bagages avant de partir de Rennes, à savoir, une belle collection de sardines de la belle illoise et du beurre bordier


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Cannellonis aux sardines, aux amandes et aux épinards

Pour deux à trois personnes selon l’appétit (une douzaine de cannellonis) :
Des épinards (l’équivalent en volume d’un saladier)
Huile d’olive
Sel & poivre voatsiperifery
1 boîte de sardine (ici une boîte de sardines la Belle Illoise marinées au muscadet et aux aromates)
250g de ricotta
2-3 pointes de couteau de saté en poudre (facultatif)
1 poignée d’amandes émondées
Une douzaine de tube de cannellonis
500g de coulis de tomate (sans peau ni pépins et sans cochonneries ajoutées)
Un bon morceau de parmesan

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Laver les épinards, découper ensuite les grosses côtes puis émincer les épinards. Les faire revenir dans un peu d’huile d’olive, saler et moudre un peu de poivre voatsiperifery, réserver hors du feu.
Préchauffer le four à 200°C. Récupérer les sardines de la boîte, fendre chaque sardine en deux pour enlever l’arrête centrale. Emietter ensuite la chair des sardines et la mélanger dans un saladier avec la ricotta, les épinards, le saté, du sel et personnellement j’ai aussi ajouté un peu du muscadet aux aromates qui restait dans la boite à sardines. Gouter pour rectifier l'assaisonnement. Concasser grossièrement les amandes et les ajouter à la préparation.
Garnir une poche à douille (ou à défaut, un sac congélation) de cette préparation et garnir les cannellonis à l’aide de la poche à douille (trop simple, trop facile, trop rapide = efficacité maximum). Déposer les cannellonis sur un plat à gratin ou un plat à tarte, napper généreusement et complètement de coulis de tomate, ajouter un peu de sel et de poivre voatsiperifery. Râper généreusement du parmesan là-dessus, recouvrir le plat d’une feuille de papier aluminium et enfourner pour 10 minutes, enlever ensuite le papier aluminium et cuire encore 20 minutes.

 


 

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Les attrapes touristes se mettent au goût du jour...

 

 

Shortbreads au yuzu (et au chocolat)

Les halles de Rennes nous ont rendus très très jaloux : pourquoi on n’a pas ça à Strasbourg nous? C’est vrai quoi, quand on voit ce que les Strasbourgeois appellent « les halles » (un centre commercial rempli d’enseignes de marques de vêtements, toujours les mêmes : celles qui colonisent tous les centre villes) ça ne fait pas envie, alors qu’à Rennes, les halles regorgent de légumes, de crustacés, de thé, de bouchers et même de choucroute (enfin, dans ce cas-là regorge n’est pas le terme adéquat)! Bref, chez Bordier, je n’ai pas pu résister au beurre au yuzu et comme par un concours de circonstances nous avions fait le voyage aller avec une glacière dans la voiture, on a décidé de revenir à Strasbourg avec un peu de beurre bordier dans la voiture. La version au yuzu est démente, simplement tartinée sur un morceau de bon pain et recouverte ensuite de copeaux de chocolat noir c’est terrible ! Comme j’avais dans mon frigo ce beurre de qualité (un beurre un peu snob aussi, disons le), j’ai décidé de faire des shortbreads, ces sablés écossais au beurre (que l’on trouve en France souvent dans des boîtes à l’imprimé écossais dans les tons rouges). Les shortbreads c’est pas compliqué : x grammes de sucre, 2x grammes de beurre et 4x grammes de farine. Ensuite on peut soit étaler la pâte en un cercle que l’on découpe en parts (comme les scones) soit étaler la pâte en un rectangle et y découper des petits rectangles que l’on décorera à la fourchette (ces deux photos sont explicites). Comme le yuzu (le citron en général) se marie très bien avec le chocolat, j’ai décidé de tremper partiellement les shortbreads dans du chocolat. C’était top !
 

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Shortbreads Yuzu – Chocolat

Pour huit shortbreads :

25g de sucre semoulebeurre_yuzu
50g de beurre salé au yuzu
100g de farine
50g de chocolat noir dessert

Préchauffer le four à 160°C.
Dans un saladier, mélanger le sucre, la farine et le beurre un peu mou en morceaux. Pétrir avec les mains (sous la chaleur des mains, le beurre va ramollir et la pâte se former). Former une boule de pâte homogène, l’étaler sur une épaisseur d’un demi centimètre sur un plan de travail fariné. Former un beau disque de pâte et le découper en huit parts.
Recouvrir une plaque du four de papier sulfurisé, y déposer les biscuits et cuire 12 minutes. Laisser ensuite refroidir sur une grille. Quand les biscuits ont refroidi, faire fondre le chocolat au bain marie et y tremper partiellement les shortbreads. Laisser sécher le chocolat et voilà !


 

 

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Rien à voir mais est-ce-que quelqu'un a la recette de pains marocains comme ceux là? Ce serait chouette! Merci :)


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