Beau à la louche

un peu plus que de l'eau à la bouche...

vendredi 12 juin 2009

Dessert glacé à la rhubarbe et aux biscuits roses de Reims

   

 

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Quand j’étais ado, pas un magazine ne passait à la poubelle à la maison sans passer avant entre mes mains ou plutôt mes ciseaux. Je découpais et archivais tout : des articles, des images… et des recettes ! Ainsi depuis bien longtemps trône dans un de mes classeurs (celui intitulé « fruits ») une recette de « Gâteau rose au yaourt glacé et rhubarbe confite », découpée dans un ancien figaro madame. Une base biscuitée aux biscuits roses de Reims, une glace au yaourt et de la rhubarbe confite… La photo était diablement appétissante. À chaque fois qu’en feuilletant ce classeur je croisais des yeux cette recette, je me disais que quand même ça devait être délicieux, mais pendant longtemps je n’avais pas de sorbetière et ensuite souvent la saison de la rhubarbe était finie quand je repensais à ce dessert… Mais cette année, je ne l’ai pas oublié! Cela dit quand j’ai lu la recette je me suis dit que si je la suivais à la lettre ça n’allait pas aller: non seulement ce serait trop sucré mais en plus la base biscuitée serait bien trop imbibée pour se tenir. Du coup j’ai gardé la trame, l’idée de la recette mais en l’adaptant à ma sauce. Un dessert vraiment chouette pour l'été: frais et fruité, léger en fin de repas, je me dis que je le referais et que je le déclinerais même avec d'autres fruits que la rhubarbe au fil des saisons!




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Dessert glacé à la rhubarbe et aux biscuits roses de Reims

Dessert pour environ 9 personnes :rhubarbe_pomme
Pour un moule carré 15x15 centimètres
Pour la rhubarbe
800g de rhubarbe
200g de sucre semoule
Pour la glace au yaourt
150mL d’eau
100g de sucre semoule
1kg200 de yaourt grec
(Zestes de citron, vanille : parfum en option)
Base biscuitée :
300g de biscuits roses de Reims
200mL de jus de pomme (Pink Lady)
Matériel nécessaire :
Une sorbetière
De la place au congélateur

Réaliser la rhubarbe confite :
Préchauffer le four à 200°C. Couper les extrémités des tiges de rhubarbe, les laver et les sécher mais ne pas les éplucher (sinon, elles ne se tiendront pas à la cuisson et esthétiquement le résultat ne sera pas le même ; par contre au goût on ne sentira pas que la rhubarbe n’a pas été épluchée une fois qu’elle sera confite). Découper les bâtons de rhubarbe à la taille de votre moule (à la taille du côté de votre moule si il est carré ou rectangulaire sinon à la taille du rayon de votre moule s’il est rond), disposer les morceaux de rhubarbe dans un plat allant au four recouvert de papier sulfurisé. Saupoudrer la rhubarbe de sucre, couvrir le plat hermétiquement de papier aluminium et faire confire pendant 40 minutes.
Sortir du four, laisser refroidir puis récupérer le sirop de rhubarbe qui est au fond du moule (il ne vous servira pas pour la recette mais c’est délicieux !), laisser les morceaux de rhubarbe dans ce plat jusqu’au moment de servir le gâteau car ils sont assez fragiles, pas la peine de les manipuler plusieurs fois.

rhubarbe_1Réaliser la glace au yaourt :
Mettre dans une casserole l’eau et le sucre, porter à ébullition pour dissoudre le sucre et former un sirop. Dans un grand saladier, mettre le yaourt, ajouter y tout en mélangeant le sirop puis laisser refroidir. On peut parfumer la préparation avec des zestes de citron ou des grains de vanille si l’on veut.
Quand la préparation a refroidi, la mettre dans la sorbetière et laisser turbiner jusqu’à ce que la préparation soit onctueuse (texture de crème glacée). (Compter une bonne demi-heure, mais ça doit dépendre des sorbetières).

Réaliser la base biscuitée :
Mixer les biscuits de Reims pour les réduire en poudre, les mettre dans un saladier, arroser de jus de pomme tout en mélangeant afin de répartir uniformément le jus de pomme.
Tapisser le fond et les bords d’un moule à charnière (ou d'un carré à entremet) de papier sulfurisé (ceux qui en ont pourront mettre du rhodoïd sur les bords du moule), verser ensuite dans le moule la poudre de biscuits de Reims imbibées et avec le fond d’un verre tasser ces miettes pour former une base dense et de hauteur uniforme. Réserver au frais.
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Montage :
Quand la glace au yaourt est prise, sortir le plat garni de la couche de biscuits roses du frigo, recouvrir avec une couche de glace au yaourt, à l’aide d’une maryse, lisser la surface puis faire prendre plus fermement au congélateur.
Au moment de servir, démouler le gâteau*, le déposer sur le plat de service et le garnir des morceaux de rhubarbe confite.
Je vous conseille d’utiliser un couteau cranté bien coupant pour découper les tronçons de rhubarbe sans les massacrer.
À noter que si vos invités ne finissent pas le « gâteau », ne remettez pas tout machinalement au congélateur : récupérer la rhubarbe, la mettre au frais et mettre le reste du gâteau au congélateur.

NB : je vous conseille de réaliser ce dessert le jour même ainsi la glace aura une bonne texture bien moelleuse. Cependant si ce n’est pas possible et que vous souhaitez le réaliser la veille par exemple, il faudra penser à le sortir du congélateur en avance car après plusieurs heures au congélateur il se peut que la glace au yaourt soit devenue un peu trop dure, il faudra donc qu’elle passe quelque temps à température ambiante pour redevenir onctueuse (mais alors rien ne vous empêche de couper des parts directement au sortir du congélateur, pour une découpe bien nette et précise)

* Attention ! Le mécanisme de la charnière du moule peut être gelé, pour ne pas casser votre moule, vous pouvez soit 1/essayer de la démouler sans ouvrir complètement la charnière (c’est ce que je fais) 2/ sortir le moule à l’avance pour qu’il dégèle un peu (mais il ne faut pas non plus que la glace fonde !) 3/ dégeler la charnière avec un torchon trempé dans de l’eau bouillante.


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Et puis je voulais juste dire aux plus curieux, aux toqués de livres de cuisine, que j’ai crée sur Amazon une page où je parle de mes livres (en rapport avec la cuisine) préférés. Pour chaque livre, j’explique en quelques mots ce qui m’y plait (ou ce que je n’aime pas)… J’ai classé les livres en différentes catégories : d’abord mes favoris, ceux que je considère être les « must have », ensuite les plus sucrés (pâtisserie & chocolat au programme), ceux qui font voyager ses papilles, une page consacrée aux éditions de l'épure que j’affectionne tout particulièrement et une rubrique où j’ai regroupé les autres livres n’entrant pas dans les catégories précédentes. Vous retrouverez cette page Amazon en liens dans ma colonne de droit dans la rubrique "Liens utiles et pratiques": Ma bibliothèque idéale: plongée dans les livres de cuisine
J’espère vous donner envie d’en découvrir certains, n’hésitez pas alors à me dire ce que vous en pensez ! Et puis je profite de ce billet pour vous demander, quels sont, à vous vos must have dans la catégorie des livres de cuisine ?
 

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mardi 9 juin 2009

Quenelles Party (et autres propos pas forcément lyonnais)

 

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Après ma livraison de rhubarbe d'Alsace à la charmante Camille (sans son chat), je n'ai pas pu quitter Lyon sans passer chez Giraudet pour glisser dans ma glacière (diable, elle voyage toujours avec une glacière?) une boîte pleine de quenelles... Forcément je n'ai pas choisi les parfums les plus classiques, Miss Coloc' m'avait déjà emmené manger des quenelles de brochet dans un bouchon deux soirs plus tôt, j'ai donc choisi des quenelles aux épinards, d'autres à l'encre de seiche, d'autres aux céréales, d'autres encore au piment d'Espelette et quand même une petite touche de brochet avec deux quenelles brochet - écrevisse. Et avec ça mademoiselle? Un pot de sauce tomate au piment d'Espelette.
Ainsi quand on rentre à Strasbourg, qu'on enchaîne illico presto avec une journée de boulot harassante et que le frigo est désespérément vide, aucun problème puisqu'on dégaine le jocker de la Quenelle  Party! Simplissime, rapide et... ohlala! Diablement délicieuses. C'était la première fois que je "cuisinais" (les guillemets sont de rigueur, le terme "réchauffais" étant à peu de choses près un peu plus adéquat) des quenelles et je me dis maintenant que c'est un peu idiot de ne pas m'y être mise plus tôt. Dites, y'a quelqu'un dans l'assemblé qui aurait une chouette recette que je pourrais garder sous le coude pour le jour où sur un coup de tête je déciderai de me lancer dans les quenelles à la lyonnaise maison?
Franchement, c'était top, si vous avez la chance d'avoir une boutique Giraudet pas loin de chez vous (bouuhhh pourquoi y'en a pas à Strasbourg?), courrez y, je suis conquise. Mention spéciale pour celle aux céréales: trop miam!
Suite au commentaire de My, la recette de quenelles de brochet en gratin de Lilo, Cuisine Campagne



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Depuis le temps que Mercotte me faisait envie, à nous raconter ses stages chez Valrhona à grand renfort de superlatifs, ça me titillait... Cela dit l'idée de traverser la France pour suivre un cours de cuisine complètement chocolat ne m'avait pas sérieusement traversé l'esprit avant que le père Noël n'ait été divinement inspiré de m'offrir un bon pour un stage chocolaté. Youpi! J'ai donc passé une journée Purement Chocolat chez Valrhona et moi, généralement pas très bonne cliente pour les cours de cuisine, j'en suis ressortie conquise, ravie... et avec l'envie d'y retourner!

Le programme de la journée était chargé, entre une tarte au chocolat, un entremet chocolat & framboise pépin, une mousse au chocolat aux perles craquantes, des orangettes (et un point très très instructif sur le tempérage du chocolat) et des coulants au chocolat, y'avait pas de quoi chômer... Et pourtant à aucun moment je n'ai eu l'impression de précipitation: tout était toujours soigneusement expliqué et exécuté dans le calme et le soin du détail et la précision. Et surtout, on pouvait poser toutes les questions qui nous passaient par la tête (même si elles avaient un rapport très très éloigné avec la recette), Sébastien nous y répondait sans problème et il prenait le temps de détailler et expliciter ses réponses. J'étais conquise et ravie d'apprendre plein de choses utiles, certes peut être pas à la cuisine du quotidien mais à la pratique des basiques de la pâtisserie (j'avais choisi le stage avec soin: j'étais sûre que je mettrais souvent en pratique des techniques ayant trait aux tartes au chocolat et aux entremets ^^ Quant au tempérage du chocolat, mon unique essai ayant été un fiasco total, je n'avais plus envie de m'y atteler à nouveau... Mais là Sébastien a su me convaincre et cet hiver, je retente! )

 

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C'est tout sauf un cours pingre: on peut y goûter tous les crus de chocolat que l'on souhaite, on nous apprend même à le déguster correctement (très intéressant!), on dépose avec délicatesse une feuille d'or sur votre tarte au chocolat, on vous laisse prendre des poignées et des poignées de perles craquantes pour les ajouter à votre mousse au chocolat, vous repartez chez vous avec votre tablier en tissu à l'effigie de la marque de chocolat pour crâner ensuite dans votre cuisine... C'est plein de petits  détails mais avouez que c'est bien plus agréable que de se faire emballer dans un sac poubelle en plastique en guise de tablier non? Forcément on se dit que pour le prix que ça coûte c'est la moindre des choses mais si on calcul le tarif horaire, un stage chez Valrhona revient à +/-  25 euros l'heure et quand on rapport ça aux tarifs pratiqués par les trucs du genre atelier des chefs ou même cuisine aptitude à Strasbourg, on se dit rapidement que ce n'est absolument pas si cher que ça, surtout que là, on est un cran au dessus dans la qualité, l'apprentissage et dans la classe.

Je n'ai pas quitté Tain l'Hermitage sans passer par la boutique pour y acheter des kilos de chocolats (le contraire aurait été étonnant), j'ai trouvé en plus cette ville absolument charmante, en sortant de la gare j'ai été saisie par ces collines rayées de vignes partout autour de moi. Je suis ressortie de l'école du grand chocolat avec l'envie d'y retourner (forcément!) mais aussi celle de craquer pour le superbe livre de Frédérique Bau "Chocolat Fusion"... Ahh le chocolat! J'ai donc repris mon train la glacière pleine à craquer, mais après une petite dégustation avec Miss Coloc', j'ai réussi à faire une petite place pour une boîte pleine de quenelles :)

Si vous hésitez, n'hésitez plus très longtemps, ça vaut vraiment le coup à mes yeux, mais il faut juste prévoir de s'y prendre bien à l'avance car les cours sont complets bien longtemps à l'avance.

Valrhona - L'école du grand chocolat

 

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Quand Miss Coloc m'a raconté qu'elle avait découvert un chouette restaurant iranien à Lyon, je lui ai dit qu'il fallait ab-so-lu-ment qu'elle m'y emmène quand je viendrais à Lyon. Et elle n'avait pas oublié.
Je me suis régalée, j’ai découvert la cuisine perse, une cuisine fine, délicate, parfumée, proche mais différente de la cuisine afghane. Si les entrées étaient un peu banales et faisaient penser aux mezze libanais (caviar d'aubergine, épinard au yaourt à l'ail, feuilles de vignes farcies, concombre au yaourt à la menthe, galette de viande, galettes de pomme de terre, aubergine au yaourt au basilic à l'ail…) les plats étaient à tomber. Des saveurs inédites, épicées sans être pimentées, subtiles. J’avais choisi le menu à 25 euros juste pour pouvoir enfin goûter un plat qui m’avait été présenté par une amie un peu comme un des plats nationaux de l’Iran : Khoreshté fessendjan, cuisse de canard à la sauce de noix aigre douce à la mélasse de grenade. C’était terrible, un délice ! Moi qui n’aime pas les noix, j’ai été fascinée par ce plat où toute l’amertume des noix avait disparue, j’ai fini la sauce du canard à la cuillère… C’est un plat surprenant, original, vraiment très savoureux. Miss Coloc n’a pas pu se résoudre à prendre autre chose que le Djoudjeh Kababé, brochette de coquelet au safran et au citron, qu’elle avait goûté et adoré la première fois ; et j’ai compris pourquoi quand elle m’a fait goûter son plat : c’était terrible. J’avais un peu hésité entre le canard aux noix et à la mélasse de grenade et le Khoreshté Ghormeh Sabzi, paleron de bœuf aux fines herbes, parfumé au citron vert séché, un des autres plats traditionnels iraniens dont on m’avait vanté les saveurs… J’ai quand même pu y goûter puisque M. a choisi ce plat mijoté et me l’a fait goûter : une viande d’une tendresse dingue, des parfums bien loin de nos traditionnels ragoûts.

 

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Le décor est banal, voir un peu vieillot ; la présentation des plats très basique mais le service est souriant, le patron s’amuse à nous faire prononcer en iranien les noms des plats que l’on choisi, il est attentionné sans être envahissant (ce que je supporte en général très mal !) et le rapport qualité prix est vraiment correct: bref, je suis jalouse que ce restaurant ne soit pas strasbourgeois!
Les desserts sont eux aussi originaux et délicieusement parfumés : bizarrement, celui que j’ai sans doute préféré, c’est la mousse à la noix de coco à l'extrait de pétales de roses et pourtant j’ai beaucoup de mal avec les fleurs en cuisine, mais là c’était subtilement dosé et surtout la texture était parfaite… Le gâteau aux poires, à la cardamome, aux pistaches est moelleux, humide, parfumé, vraiment très bon et le flan persan à l'eau d'oranger aux pistaches n’a rien à voir avec la texture de « nos » flans, l’eau d’oranger est très délicatement dosée et même si c’est le dessert que j’ai le moins aimé des trois, il s’en sortait quand même très bien !
Encore une cuisine qui mérite d’être découverte et qui est elle aussi trop rarement proposée en France!


Le Petit Persan
8 rue Longe
69001 Lyon
Téléphone 04 78 28 26 50
http://www.lepetitpersan.fr/

Tarifs :
Entrées : 7, 8 euros
Plats : de 12 à 18 euros
Dessert : 6 euros
Menu : 18, 22 et 25 euros

 

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samedi 6 juin 2009

Cinq cents - Trois


 
3


500 billets
3 ans

C'est drôlement chouette de cuisiner pour le plaisir (le sien, celui des autres...), c'est drôlement agréable d'écrire ici (être complètement libre ou simplement sous ses propres contraintes), c'est drôlement étonnant de réaliser que tous les jours ou presque des gens viennent lire ces bavardages (et qu'il y en a même qui râlent un peu quand je tarde...).
En trois ans et je n'ose pas compter combien de recettes non seulement ma cuisine a évolué grâce à des rencontres, des découvertes, des lectures et surtout une bonne dose de curiosité (et de manie?) et en cinq cents billets c'est fou aussi comme ma façon d'écrire ici et de considérer mes mots sur ces pages virtuelles a mûrit et fermement décidé de ne pas se prendre le chou (y'a déjà bien assez de trucs susceptibles de bien vous prendre le chou dans la vraie vie... comme d'avoir des souris qui gambadent librement, le cœur léger, dans votre cuisine dès la nuit et le silence tombé. Pratiquant librement le sprint sur la porcelaine de l'évier et confondant malheureusement le plan de travail et les toilettes publics. Ceci n'est bien sur qu'un exemple - on se demande bien sûr d'où il sort).
J'ai rencontré, par mot ou même avec mes yeux et mes oreilles, des gens vraiment très chouettes et rien que pour les lettres échangées avec C. qui est devenue bien plus qu'une lectrice, les commentaires de mes deux plus ferventes testeuses - les impressionnantes stakhanovistes Claire et Laure, la journée parisienne en compagnie de deux charmantes demoiselles qui ont un penchant certain pour les bols Margrethe et les livres écrits en japonais, un moment improbable plein de regards et de rires dans une gare parisienne, un week-end tartine & chocolat aux parfums de Noël, de franches rigolades avec un p'tit suisse, de délicats moments avec les sympathiques habitants d'une drôle de boîte à sardines, les repas avec les copines strasbourgeoises (et parfois même avec une pièce rapportée nantaise) et la générosité souvent hallucinante de bon nombre d'entre vous [inventaire absolument non exhaustif]... je ne pourrais pas regretter d'avoir, il y a trois ans, décidé de commencer beau à la louche.
Ça me fait quand même un peu bizarre quand je me dis que certaines personnes, que je connais, lisent "ça" et parfois je m'amuse en me disant que parmi mes lecteurs strasbourgeois il y a peut-être un de mes voisins? un prof de la fac? (j'avoue que ça m'a fait bizarre le jour où il n'y a pas si longtemps que ça je me suis faite démasquer par une prof...), une de mes collègues? une vendeuse d'une des boutiques où je me rends plus que de raison? des gens que je croise à la fac? En fait, heureusement que je n'y pense pas trop souvent sinon je devrais sans doute faire face pour la première fois au syndrome de la page blanche...
En tous cas merci à tous pour votre vos compliments, vos encouragements, vos remarques judicieuses et pertinentes et toutes les suggestions adéquates... c'est chouette!


Et puis, il faut dire qu'il y a quelque chose qui m'empêche d'oublier l'anniversaire de ce blog chaque année, donc je ne vais pas oublier le principal: Joyeux Anniversaire Soeurette!


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vendredi 5 juin 2009

Nourritures inavouables

 

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Et bien voilà, ce sont des choses qui arrivent, mais vous avez un peu trop caché votre enthousiasme à l’idée de découvrir une nouvelle recette à la rhubarbe. Du coup j’ai changé mes plans, point de dessert fin et délicat à la rhubarbe mais vous voilà en échange avec une recette inavouable. La pizza kebab. Vous aimez la pizza, vous aimez les bons kebab, voilà la pizza kebab. Une pizza blanche, sans sauce tomate mais avec de la sauce blanche et des lamelles croustifondantes de viande de kebab et un concassé de tomates cœur de bœuf... (Et non, je ne suis pas tombée sur la tête !)
 

Pizza Kebab

Pour 3 pizzas pas trop grandes
Pour la pâte :
260mL d'eau tiède
4 cuillères à soupe d'huile d'olive
2 cuillères à café de sel
450g de farine
15g de levure boulanger fraîche
Pour la garniture :
300g de tomates (cœur de bœuf)
Laitue (lavée, essorée)
400g de bonne viande à kebab en fines lamelles cuite*
300mL de sauce blanche*
Sel, poivre
Piment en poudre (pili pili)
* Achetez ces ingrédients dans votre kebab préféré


Pour la pâte à pizza c’était la première fois depuis longtemps que je décidais de la faire moi-même (avant je passais plutôt chez picard), j’ai opté pour la recette de Lilo et je ne l’ai pas regretté, c’était parfait, exactement la pâte à pizza que j’aime : épaisse et moelleuse. Je n’avais jamais obtenu ce résultat avant avec une pâte à pizza faite maison (il faut dire que je n'avais pas de map! Est-ce que ça joue vraiment?...). J’ai juste opté, contrairement à Lilo, pour de la levure boulanger fraîche car il n’y a rien à faire, je n’arrive à rien de bon avec de la levure boulanger déshydratée.
Pour réaliser la pâte à pizza à la main, je vous conseille d’aller lire les conseils de Lilo, elle explique ça très bien dans sa recette. Quant à moi je l’ai faite à la map en versant simplement les ingrédients dans la cuve de ma machine à pain dans l’ordre indiqué par le mode d’emploi (à savoir chez moi : l’eau tiède, l’huile d’olive, le sel puis la farine et enfin la levure) et en programmant la machine à pain sur le programme « pétrissage et levée uniquement », qui chez moi correspond à une demie heure de pétrissage et 1h30 de levée.
À la fin de la levée, récupérer la pâte, la dégazer en pétrissant légèrement et la séparer en trois morceaux égaux, pétrir pour former trois boules de pâte.

Préparer la garniture : laver, découper et épépiner les tomates, découper la chair en petits cubes. Réserver. Détailler en lanières les feuilles de laitue. Réserver

Préchauffer le four à 200°C. Étaler chaque pâton de pâte à pizza sur une feuille de papier sulfurisé avec un rouleau à pâtisserie un peu fariné, garnir de sauce blanche, de viande de kebab et de tomates concassées (soyez généreux pour la garniture), saler, poivrer, ajouter un peu de piment (au goût). Tresser ensuite les bords de la pizza (je n’y peux rien, pour moi une pizza se doit d’avoir les bords tressés, j’ai été élevée aux pizzas au bords tressés). Répéter l’opération pour chaque pizza.
Cuire chaque pizza sur une plaque métallique autour de 25 minutes (je ne me souviens plus exactement, surveillez la cuisson), au sortir du four napper encore d’un peu de sauce blanche et parsemer de lamelles de salade.
Croquer dedans sans plus attendre.

 

lundi 1 juin 2009

La charlotte du printemps


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Je crois que c’est en passe de devenir un rituel : une fois que la rhubarbe est bien installée, que les fraises françaises (soyons chauvins) sont bonnes, je réclame de façon plus ou moins subliminale sa charlotte fraise – rhubarbe à N. Toute douce, délicate, moelleuse, peu sucrée, pleine de fruits, sans crème ni gélatine elle est parfaite pour finir un dîner sur la terrasse quand la chaleur de la journée commence un peu à diminuer et que les cigognes passent au dessus de nos têtes, presque toujours à la même heure, sans doute pour retrouver leur nid. Autant vous dire que le rituel n’est pas fait pour me déplaire et quand j’ai le droit à la charlotte printanière deux fois dans la saison je suis aux anges :)
 


La charlotte fraises & rhubarbe de N.

Pour une charlotte pas trop grande (8 gourmands… voir nettement moins pour les grands gourmands)
De la rhubarbe
1 petit pouce de gingembre frais épluché
Un peu de sucre
Des fraises
Quelques tours du moulin de poivre noir ou de poivre de sechuan
Des biscuits roses de Reims (normalement un paquet suffit)
Du sirop d’érable

Laver et éplucher les tiges de rhubarbe, les découper en tronçons et faire compoter avec un peu d’eau dans une casserole en y ajoutant le gingembre râpé et un peu de sucre (mais pas beaucoup). Laisser compoter tout en conservant de petits morceaux de rhubarbe si possible. Une fois que c’est cuit, réserver hors du feu et laisser refroidir.
Laver et équeuter les fraises, les découper en deux ou trois si elles sont trop grandes, les poivrer, réserver.
Dans une assiette creuse, diluer le sirop d’érable avec un peu d’eau (sinon c’est trop épais comme liquide pour être absorbé par les biscuits), y tremper très brièvement les biscuits roses de Reims recto et verso puis les éponger des deux cotés avec un papier absorbant. Répéter l’opération et tapisser le fond et les parois du moule à charlotte de biscuits roses de Reims. Déposer sur le fond une couche de compote de rhubarbe puis une couche de fraises (on peut être généreux en fruits!) et recouvrir d’une couche de biscuits roses à peine imbibés. Tasser bien, avec délicatesse tout de même. Répéter l’opération jusqu’à avoir rempli le moule, finir avec une couche de biscuits roses.
Mettre au frais pour une quinzaine d’heures minimum.
Il ne faut pas trop imbiber les biscuits qui vont continuer à s'imprégner du jus des fruits, sinon ils seront mouillés, là ils vont simplement se transformer en une sorte de génoise délicate et parfumée.

NB: vous avez congelé votre rhubarbe pour en profiter toute l'année? La bonne idée. Manque de pot en compotant elle va rentre beaucoup (trop) d'eau, pensez donc à la passer au chinois pour récupérer d'un côté de la compote et de l'autre un jus à la rhubarbe qui pourra vous servir à diluer le sirop d'érable.

Si vous êtes sages, il y aura encore de la rhubarbe dans le prochain billet ;)

Une autre charlotte ?

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