mardi 31 mars 2009
Être une petite souris et partager son premier pique nique de l’année
Les premiers rayons de soleil ça nous fait toujours ça : ça nous donne des envies de pique nique… Étaler la couverture dans l’herbe, préparer des petits plats que l’on transportera jusqu’au parc ou au bord de l’eau et traîner un peu au soleil… Et si en plus on peut partager le premier pique nique de l’année avec les charmants habitants d’une délicieuse boîte à sardines, que demander de plus ? Peut-être quelques degrés en plus au thermomètre, mais qu’importe au final, entre le vin blanc, la conversation et les petits plats très cuisine campagne, on pouvait difficilement faire plus chaleureux.
Après quelques hésitations (J’aurais bien fait un pique nique « Tout boîte à sardine » avec une terrine de lentilles corail, des cookies parmesan & amande et des tartelettes choco-noisette) et pas mal de mails échangés, nous avons finalement opté pour un menu tout « Cuisine Campagne » et ce fut parfait de A à Z : cuisiner avec Mademoiselle Chéché, bavarder en buvant un thé doucement citronné, préparer en moins de temps qu’il en faut pour le dire de chouettes petites choses… Des rillettes de poireau au crabe et aux amandes (à tartiner tout l’été lors de vos pique-nique et apéros!), un roulé d'omelette à la tomate, aux olives vertes et au chèvre frais (de quoi faire aimer l’omelette aux plus récalcitrants !), des barres chocolatées à la noix de coco et aux pistaches (N. m’en a déjà recommandé !)… C’était chouette ! Vivement la prochaine fois, qui nous promet encore plus de soleil, afin de traîner un peu plus longtemps sur la couverture…
Mais une chose est sûre, ce n’est pas ce week-end que l’on va pouvoir étaler notre couverture sur un carré de verdure à l’Orangerie ou au Jardin des deux rives… J’aimerais vraiment être une petite souris pour savoir tout ce qui se trame en coulisse… Pour savoir ce que se racontent les hommes des RG, de la CIA et du "nouveau KGB", savoir où diable Strasbourg pourra loger tous les membres des délégations internationales (sans parler du reste : journalistes etc…) Et oui, Barack vient à Strasbourg ! Et ça vous transforme une ville ;) Bon ok, il n’est pas vraiment le seul – ils sont 27 chefs d’Etats - à venir se promener sur la passerelle du jardin des deux rives reliant Strasbourg à Kehl…
Les strasbourgeois voient les policiers à chaque coin de rue depuis la semaine dernière, les voitures bleues et les cars de gendarmes alignés les uns à côté des autres sur le parvis de la cathédrale, les drapeaux « No to Nato » qui fleurissent aux fenêtres, les barrières déjà mises en place à certains endroits et les badges distribués à ceux qui habitent au cœur de la ville zone rouge… Les étudiants sont en vacances « forcées » pour toute la semaine, les hôpitaux sont prêts à accueillir un nombre conséquents de blessés graves, les balcons (peut être pas tous…) donnant sur la cathédrale sont réquisitionnés et depuis plusieurs jours déjà la France est sortie de l'espace Schengen et le contrôle aux frontières a été rétabli…
Mais j’aimerais vraiment être une petite souris pour savoir tout le reste. Tous les dispositifs que l’on ne voit pas (les égouts inondés et les plaques d’égout scellées), ceux que l’on peut deviner (les boutiques de la zone rouges – et les autres aussi ?- fermées, un gros gros bordel en ce qui concerne les circulations routière, ferroviaire, fluviale, aérienne, sans parler du tram – ô joie !), ceux que l’on imagine même pas (les missiles anti-aérien, la garde républicaine !) ceux dont on entend parler et dont au final on doute un peu de la véracité (les boites aux lettres de la poste seraient fermées partout en ville ?)…
Mais je ne suis pas une petite souris…
(Cela dit si ça vous intéresse, il y a cet article du Monde)
Rillettes de poireau au crabe et aux amandes
D'après la recette de Lilo
Pour un petit moule 15 x 7 centimètres
1 poireau bio
1 boîte de miettes de crabe (+/- 100g)
6 amandes
2 cuillères à soupe de mayonnaise (Faite maison s’il vous plait : jaune d’œuf – moutarde – huile – sel et poivre)
1 cuillère à café de moutarde
Fendre le poireau en deux, le laver puis le découper en fines lamelles pour obtenir une julienne de poireau ; le faire cuire à la vapeur jusqu'à ce qu'il soit fondant mais pas trop.
Pendant ce temps, égoutter les miettes de crabe en les pressant bien contre une passoire pour éliminer tout le liquide. Réserver tout en laissant encore s’égoutter. Concasser grossièrement les amandes au hachoir. Réserver.
Quand le poireau est cuit, bien égoutter et l’éponger plusieurs fois avec du papier absorbant. Mettre le poireau dans un bol et l’émietter à la fourchette, ajouter ensuite le crabe, les amandes, mélanger puis ajouter le mélange mayonnaise + moutarde ; mélanger le tout à la fourchette. Garnir un petit plat de ce mélange et mettre au frais pour minimum 2h (ou une nuit, c’est très bien !)
Roulé d'omelette à la tomate, aux olives vertes et au chèvre frais
Une recette de Lilo
4 oeufs 
80g de purée de tomates
Sel & poivre
Noix de muscade
2 ou 3 chèvres frais (trois s’ils ont la taille de crottins, deux s’ils sont un peu plus grands)
60g d'olives vertes
1 noix de beurre
Préchauffer le four à 180°C, y placer une plaque à pâtisserie si vous en avez une, moi j’ai utiliser un moule carré de 23 centimètres de côté.
Dans un bol, fouetter les oeufs, la purée de tomates, le sel, le poivre et la noix de muscade. Réserver.
Pendant que le four chauffe, dans une assiette creuse, écraser à la fourchette le fromage de chèvre. Réserver. Égoutter les olives et les découpe en brunoise. Réserver.
Quand le four est chaud, sortir la plaque ou le moule, le beurrer rapidement puis y verser l’omelette, recouvrir d’un papier alu et faire cuire au four 10 minutes (moi j’ai du ajouter quelques minutes avec mon four).
Démouler sur une feuille de papier sulfurisé, tartiner du fromage de chèvre (pour obtenir une couche uniforme de fromage, poser sur la couche de chèvre une feuille de papier film et aplatir à la main ou avec un rouleau à pâtisserie – retirer le papier film). Saupoudrer des olives vertes puis roulez l'omelette en serrant bien en s’aidant du papier sulfurisé. Emballer dans du papier-film puis laisser quelques heures (ou une nuit) au frigo avant de découper en tranches.
Barres chocolatées fourrées à la noix de coco et aux pistaches
Une recette de Lilo
Pour 8 barres
50g de pistaches non salées + une dizaine pour le décor
125mL de lait
100g de sucre blond (70g suffisent sans doute, surtout si vous choisissez du chocolat au lait)
100g de noix de coco râpée
200g de chocolat au lait (A essayer avec du chocolat noir !)
30g de grué de cacao
Réduire les pistaches en poudre au mixeur.
Dans une casserole, mélanger le lait et le sucre et mettre sur feu doux ; quand le sucre est dissous, ajouter la noix de coco et ne pas cesser de mélanger jusqu’à ce que la préparation épaississe. Retirer alors du feu et ajouter la poudre de pistache, mélanger, réserver.
Faire fondre au bain-marie la moitié du chocolat, une fois fondu, le versez dans un moule carré (15 x 15 cm) recouvert de papier sulfurisé ou dans des petits moules souples à mini-cakes ou à financiers. Mettre au frigo pour 30 minutes (afin de durcir le chocolat).
Sortir le moule du réfrigérateur, y verser la pâte coco-pistaches et bien l’étaler, mettre au frais 15 minutes.
Faire ensuite fondre au bain-marie la seconde moitié du chocolat. Verser le chocolat fondu sur la pâte coco-pistaches. Hacher grossièrement quelques pistaches, les saupoudrer ainsi que le grué de cacao sur le chocolat qui n’a pas encore durci. Mettre au frais minimum 30 minutes.
Si vous avez utilisé un grand moule, les barres sont un peu délicates à découper donc je vous conseille d’utiliser plutôt des petits moules flexibles individuels si vous en avez.
dimanche 29 mars 2009
Croque !

Petit plaisir pour les soirs de flemme gourmande : prendre deux tranches de pain de mie, en tartiner une avec du raifort à la crème (une très fine couche…), recouvrir cette première tranche de pain avec l’autre (comme si vous faisiez un simple croque monsieur au raifort ^^), faire griller/dorer dans une machine à croque monsieur (je n’aime pas les croque monsieur au four, je trouve que ça n’a rien à voir, ce que j’aime c’est le fait que le pain soit comme compressé et grillé, bref…) quand le pain est chaud et doré, récupérer le sandwich, l’ouvrir sans se brûler, y mettre 1 à 1,5 tranche de rosbif froid coupé en très fines tranches, saler, poivrer, ajouter de jolies pousses d’épinard, refermer le croque monsieur et couper en deux triangles, comme un club sandwich ! Répéter encore et encore en fonction du nombre de personnes à table et de l’appétit !
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mercredi 25 mars 2009
A lire et à cuisiner sans modération (1) Le poulet selon Donna Hay
Je crois qu’on ne se rend pas bien compte des conséquences que peuvent avoir les mots, les traces de notre passage que l’on laisse derrière nous quand on passe de blog en blog, de page web en page web… Innocemment, on laisse chez une betterave urbaine son avis sur un livre de Donnay Hay croisé plusieurs fois à la librairie, que l’on a feuilleté et re-feuilleté en se disant « Mhhmmm vraiment pas mal ce bouquin… » mais parfois (si maman, ça m’arrive, je t’assure !) on est d’humeur raisonnable : on repose le livre et on ressort sagement de la librairie.
Et puis un jour en rentrant de cours, on trouve dans le couloir de l’immeuble, dans sa minuscule boîte aux lettres un paquet, un peu trop grand pour elle mais sauvagement « glissé » dedans par une brute de facteur peu respectueux. Un paquet ? Mais je n’attends pas de paquet ! On monte l’escalier avec des interrogations et des suppositions qui tournent en boucle dans la tête, et à peine entrée, on ouvre le paquet… L’alibi avait encore frappé ! Un petit mot plein de douceur, de générosité et de poésie et le livre « Poulet » de Donna Hay. Depuis j’ai déjà testé pas mal de ces recettes, il y en a même que j’ai déjà refaites… et j’adore !
C’est donc avec ce livre que je commence une nouvelle rubrique « A lire et à cuisiner sans modération » car j’ai envie de parler des livres de cuisine que j’aime, pas ceux que l’on achète mais dont on ne testera au final aucune des recettes, non, ceux dont j’use et j’abuse : mes valeurs sûres. Jusqu’à présent si je veillais à toujours citer les livres d’où étaient extraites les recettes que je testais, je ne parlais pas plus que ça des bouquins (sauf pour le dernier Jamie qui m’a complètement conquise !) mais, je déplore un peu la surproduction de l’industrie des livres de cuisine où tous (ou presque) se retrouvent noyés dans la masse. J’ai donc décidé de mettre en tête de gondole les titres que j’affectionne particulièrement. Et pour moi cela va de pair avec des recettes : je ne peux pas concevoir de parler/juger un bouquin sans avoir testé plusieurs de ses recettes. Les livres de recettes sont une catégorie de livres à part : ils peuvent avoir les plus belles photos qu’ils veulent et être très bien écrits, ce n’est pas un gage de qualité si, au final les recettes proposées ne tiennent pas la route : y’a quelque chose qui cloche…
Ce livre de Donna Hay ne propose donc, comme son nom l’indique, que des recettes à base de poulet. Du poulet sous toutes ses formes : en soupe, en salade, avec des pâtes, rôtis au four… tous les morceaux de poulet sont cuisinés. Le principal atout de ce livre : des recettes simples, presque de la cuisine du placard. C’est simple, pour la plupart je n’ai pas eu besoin d’aller faire les courses pour les réaliser (ou alors je suis juste allée acheter des herbes aromatiques à l’épicerie asiatique du coin). Je sais bien que ce ne sera certainement pas le cas de tout le monde mais du moment que l’on a un fond d’épicerie bien équipé en produits asiatiques, ça fonctionne très bien. Car oui, pas mal des recettes proposées ont des parfums d’Asie, mais d’autres sont plus axées vers l’Italie : c’est très varié ! Globalement les recettes ne nécessitent pas trop de temps de préparation, c’est donc parfait pour renouveler la cuisine du quotidien avec des recettes originales et puis moi, je me débrouille toujours pour avoir quelques blancs de poulet au congélateur pour les jours où le frigo est vide, donc c'est parfait!
Pour achever de vous convaincre, quatre recettes issues de ce livre, parfois un peu adaptées à ma sauce, mais à peine…
Si avec ça je n’arrive pas à vous convaincre… c’est que vous êtes végétarien ?
[Pas grand chose à voir avec le poulet et les livres, mais si tout le monde pouvait lire ce billet de Lavande, ça m'éviterait peut être d'avoir des pulsions "violentes" quand je passe au rayon fruits des supermarchés en ce moment... J'avoue qu'à chaque fois je dois me retenir (on ne sait jamais comment les gens vont réagir...) pour ne pas leur demander "Ca ne vous dérange pas de payer si cher pour des fraises qui n'ont pas de goût?" ou "Vous savez que ce n'est pas encore la saison des fraises?"...]
Brochette de poulet à la citronnelle
Pour environ 8 brochettes 
Compter deux brochettes par personne:
600g de blanc de poulet
1 cuillère à soupe bombée de pâte de curry vert*
5 cuillères à soupe de sauce nuoc nam*
3 cuillères à soupe de sucre blond
1,5 blanc d’œuf
20 feuilles de menthe lavées, séchées et finement émincées*
8-9 tiges de citronnelle*
1 filet d’huile d’olive
Pour accompagner :
De la sauce aigre douce*
De la sauce chili*
Des quartiers de citron vert*
* Je vous conseille d’acheter ces produits en épicerie asiatique (pour certains produits vous ne les trouverez que là bas, pour d’autre ils sont nettement moins cher en épicerie asiatique qu’ailleurs)
Mixer le poulet. Mettre la chair obtenue dans un bol, y ajouter la pâte de curry, la sauce nuoc nam, le sucre, le blanc d’œuf, et la menthe, bien mélanger le tout. Laisser reposer 20 minutes au frigo.
Pendant ce temps (20 minutes) faire « mariner » les tiges de citronnelle dans de l’eau froide (pour éviter qu’elles ne brûlent ensuite à la cuisson). Couper ensuite les extrémités des bâtons de citronnelle et les éplucher en enlevant les feuilles extérieurs uniquement.
Recouvrir un plat de papier cuisson.
Mouiller vos mains à l’eau froide puis prélever un peu de la pâte de poulet (à la main) et la mouler autour d’une tige de citronnelle, déposer la brochette ainsi obtenue sur le plat recouvert de papier sulfurisé. Répéter l’opération jusqu’à épuisement de la pâte de poulet et veiller à vous mouiller les mains à l’eau froide entre chaque brochette sinon la pâte de poulet collera à vos mains. Laisser les brochettes reposer 10 minutes au frigo.
Faire chauffer un filet d’huile d’olive dans un fait tout, y faire dorer sur toutes les faces les brochettes (ne pas en mettre trop à la fois dans le fait tout : elles ne doivent pas se coller) puis couvrir et laisser cuire sur feu doux (vérifier quand même de temps en temps que le feu est assez doux et que ça ne brûle pas !)
Servir chaud avec les deux sauces (aigre douce et chili) et des quartiers de citron vert.
Poulet aux noix de cajou et moutarde au miel
Pour 2 – 3 personnes :
100g de noix de cajou
3 escalopes de poulet
Sel et poivre
Deux filets d’huile d’olive
De la mâche ou des cœurs de laitue, au choix
3 cuillères à soupe de melfort
1 cuillère à soupe de moutarde ancienne
2 cuillères à soupe de miel
Mixer brièvement les noix de cajou ou les concasser au hachoir.
Saler et poivrer les escalopes de poulet recto verso, napper les escalopes avec un peu d’huile d’olive puis les rouler dans les noix finement hachées. Presser pour tenter de faire un tant soit peu adhérer les noix au poulet.
Faire chauffer un filet d’huile d’olive dans une poêle sur feu moyen à vif, y faire dorer recto et verso les escalopes de poulet. Une bonne partie des noix de cajou ne resteront pas accrochés au poulet, qu’importe, les récupérer ensuite et les disposer sur le poulet une fois dans l’assiette.
Couvrir et laisser cuire à feu moyen/doux.
Mélanger la moutarde, le miel et le melfort ; réserver.
Dans chaque assiette, disposer un morceau de poulet, ajouter les noix de cajou qui sont dans la poêle, ajouter dans l’assiette la salade choisie et napper le poulet et la salade de vinaigrette.
Pad thaï
Plat unique pour 6 personnes
300-340g de nouilles chinoises*
3-4 cuillères à soupe d’huile de tournesol
2 œufs
3 petits piments rouges *
700g de blancs de poulet
½ cuillère à café de pâte de crevettes*
3 ciboules (lavées, séchés, émincées)*
80mL de nuoc nam (sauce poisson)*
80mL de jus de citron vert*
1 cuillère à soupe de cassonade
3 belles poignées de germes de soja*
2 poignées de feuilles de menthe (lavées, séchés, émincées)*
1 poignée de feuilles de coriandre (lavées, séchés, émincées)*
50g de cacahuètes grillées non salées (grossièrement concassées)*
* ces ingrédients se trouvent dans les supermarchés asiatiques.
Faire cuire les nouilles, les égoutter, les mettre dans un saladier, ajouter 2 cuillères à soupe d’huile et mélanger. Réserver.
Battre légèrement les œufs. Faire chauffer un filet d’huile dans un wok ou un fait-tout, ajouter les œufs et remuer/grattez avec une cuillère en bois pour « brouiller » l’œuf. Retirer du fait-tout et réserver.
Couper en deux dans la longueur les piments, enlever tous les pépins et émincer très finement les piments. Réserver. Émincer le poulet assez finement, réserver. Rajouter un filet d’huile dans le fait-tout, faire revenir la pâte de crevettes puis ajouter le piment et le poulet, faire dorer. Ajouter ensuite les nouilles et la ciboule.
Mélanger la sauce nuoc nam, le jus de citron et le sucre, ajouter ce mélange dans le fait-tout. Faire sauter jusqu’à ce que les morceaux de poulet soient cuits.
Hacher grossièrement les germes de soja (histoire de les couper en +/- trois morceaux).
Quand le poulet est cuit, verser le contenu du fait-tout dans un grand plat de service, ajouter les germes de soja, la menthe et la coriandre, mélanger bien, saupoudrer des cacahuètes et servir immédiatement.
Poulet thaï épicé et croustillant
Pour 4 personnes
2 blancs d’œufs
3 cuillères à soupe de farine de riz (en magasin bio)
2 petits piments rouges
Quelques feuilles de coriandre (lavées, séchés, émincées)*
4 feuilles de lime (lavées, séchés, très finement émincées)*
3 cuillères à soupe de graines de sésame
600g de blancs de poulet
Un filet d’huile d’olive
Pour la sauce :
6 cuillères à soupe de sauce soja
4 cuillères à soupe de jus de citron
1 cuillère à soupe de miel
* ces ingrédients se trouvent dans les supermarchés asiatiques.
Dans un cul-de-poule, battre légèrement au fouet les blancs d’œufs ; ajouter la farine, fouetter pour mélanger.
Couper en deux dans la longueur les piments, enlever tous les pépins et émincer très finement les piments.
Ajouter au blanc d’œuf le piment, la coriandre, les feuilles de lime émincées et les graines de sésame. Fouetter pour mélanger.
Découper chaque blanc de boulet en +/- quatre morceaux.
Faire chauffer un filet d’huile dans une poêle, tremper les morceaux de poulet dans la préparation à base de blanc d’œuf puis faire dorer recto verso dans la poêle. Couvrir pour finir la cuisson.
Procéder en plusieurs étapes si nécessaire, en réservant les blancs de poulet cuits dans un four à 80°C pour qu’ils restent au chauds.
Préparer la sauce en mélangeant les ingrédients et servir à part.
dimanche 22 mars 2009
Allumettes pralinées au grué de cacao
Estérelle me l’avait
faite goûter, Patoumi m’a convaincue sans le savoir, et du coup, j’ai
craqué et commandé quelques épices chez Roellinger, notamment sa poudre
Equinoxiale (cannelle, vanille, poivre noir, épices) conseillée avec le
chocolat. J’ai rapidement trouvé une petite idée pour la tester, c’est
irrésistible, j’en ai déjà fait une deuxième fournée. C'est rapide mais délicieux, histoire de varier le petit carré de chocolat noir que l'on déguste avec le thé...
Allumettes pralinées au grué de cacao
130g de chocolat noir dessert
80g de pâte de pralin (2 belles cuillères à soupe)
½ cuillère à café de poudre équinoxiale d’Olivier Roellinger (cannelle, vanille, poivre noir, épices)
30-35g de grué de cacao (4 belles cuillères à soupe)
Faire fondre le chocolat au bain marie, hors du feu, ajouter la pâte de pralin, la poudre équinoxiale et le grué de cacao, mélanger jusqu’à ce que la préparation soit homogène.
Recouvrir un moule à cake de papier film, garnir le fond du moule de la préparation pralinée, lisser avec une maryse et mettre au frigo pour minimum 2 heures. Au bout de ce temps, on peut démouler la tablette obtenue sur une planche et la découper en allumettes. Si vous avez du mal à couper de belles allumettes bien régulières c'est que le chocolat est trop froid/trop dur : laisser reposer la tablette obtenue 10 à 20 minutes (selon la température ambiante) puis découper les allumettes. Conserver au frigo.
À déguster avec le thé ou à offrir juste pour le plaisir et la gourmandise…
jeudi 19 mars 2009
Velouté de pois cassés, ravioles de Romans grillées
Une chouette semaine ensoleillée...
Des placards qui ont encore leurs habits d'hiver
Et des envies mi-hivernales, mi-printanières
Et surtout cette parfaite recette chipée chez Marion
Profitez en pour finir votre stock de pois cassés!
Velouté de pois cassé, ravioles de Romans grillées
d'après une recette Elle à Table Nov/Dec 2007
En plat unique pour 5 personnes:
1 paquet de ravioles de Romans (250g)
250g de pois cassés
1 pincée de thym
1 feuille de laurier
2 échalotes épluchées et finement émincées
Sel et poivre
150g de crème (j'ai pris de la crème liquide allégée, au choix!)
2 jaunes d'oeuf
2 cuillères à soupe d'huile d'argan
Huile d'olive
Ciboulette
Mettre les ravioles au congélateur (pour faciliter leur séparation).
Faire tremper pendant 2h les pois cassés dans un gros volume d'eau froide.
Au bout de ces deux heures, égoutter et rincer les pois cassés, les faire cuire dans une casserole avec 1,5L d'eau et le laurier, le thym, l'oignon émincé, le sel et le poivre pendant 45 minutes (écumer si nécessaire en début de cuisson).
A la fin de la cuisson, enlever la feuille de laurier et mixer les pois cassés pour obtenir un velouté. Ajouter, tout en continuant de mixer, la crème, les jaunes d'oeuf et l'huile d'argan. Vérifier l'assaisonnement (sel et poivre?) et réserver au chaud.
Séparer les ravioles au sortir du congélateur, faire chauffer un fond d'huile olive dans un fait-tout, y faire frire/dorer sur les deux faces les ravioles.
Garnir des bol de soupe de pois cassés, ajouter quelques ravioles croustillantes au-dessus et parsemer de ciboulette ciselée.
dimanche 15 mars 2009
Ma découverte de l’année : la cuisine afghane
Ça m’est tombé dessus par le plus grand des hasards: après de longues minutes à errer dans les rues de Rouen, vides et frigorifiques en période post noël, à la recherche d’un restaurant, on s’est rabattu limite par défaut sur un restaurant afghan qui nous inspirait confiance… pourtant il n’y avait encore personne à l’intérieur, il faut dire qu’il n’était pas très tard… Qu’importe, on a poussé la porte et après nous pas mal de monde finalement a fait de même. Et là, à cette table, nous avons eu un choc : mais pourquoi donc la cuisine afghane était-elle méconnue si elle est si bonne ? Ce soir-là nous avions enchaîné les découvertes et superlatifs. C’était délicieux. J'avais déjà une fascination pour les visages et les regards afghans depuis que j'étais bien plus jeune et que j'avais appris à les reconnaitre entre tous (bon, je me faisais parfois avoir avec les pakistanais!) en feuilletant encore et encore le petit livre de Steve McCurry. Ensuite l'Afghanistant est (re)venu bien plus tristement dans les mots des journalistes et j'ai bien compris que je n'étais pas prête à mettre les pieds en Afghanistan. Voyageons donc avec les papilles.
Du coup depuis j’ai un peu prospecté, j’ai emprunté un bouquin (en fait je n’ai pas encore pu me résoudre à le rendre à la bibliothèque) et, ce n’était pas prévu mais je pense que 2009 sera sur ces pages l’année de la (ré)habilitation de la cuisine afghane. Des recettes viendront au plus vite mais en attendant, une adresse parisienne de restaurant afghan où j’ai passé une délicieuse soirée avec Eleonora. En tous cas, si vous avez des infos et des recettes afghanes à partager avec moi, je suis toute ouïe...
A deux pas du sacré cœur, la devanture ne paie pas de mine et à l’intérieur c’est pire : je suppose que la décoration n’a pas dû évoluer depuis la création de ce restaurant… C’est vieillot, sombre, à base d’objets et de costumes traditionnels… et de vieilles photos défraîchies de paysages afghans. Dommage. La salle du sous sol est peut être plus conviviale : des poufs, des tapis pour un repas plus proche du sol et une ambiance peut être plus chaleureuse. Un décor pas terrible donc, un service minimaliste, silencieux et peu souriant mais correct pour le reste. Par contre le contenu des assiettes est parfait.
Une cuisine à base de légumineuses (pois chiches, lentilles, haricots rouges), où le yaourt est très présent (dans les plats comme les desserts), la viande la plus cuisinée est l’agneau (en ragoût ou en kabâb) et le riz est omniprésent (palao et tchalao). La cuisine afghane est une cuisine unique issue d’un subtil mélange des cuisines des pays voisins… Des plats parfumés comme en Inde mais sans le moindre côté hot ; on retrouve aussi l’Inde dans certains plats (les sambosas, les concombres au fromage blanc très proches de la raïta, les nân…), l’influence perse (safran, cardamome, pistache…), arabes (nombreux kabâb) et moyennes orientales (les dolmes, légumes farcis, le halva et les bakhlava) et mêmes quelques traces chinoises (les raviolis !). Tant d’influences et de mélanges pour une cuisine qui au final ne ressemble à aucune autre !
Je n’ai pas du tout noté les intitulés exacts des plats, mais il faut avouer qu’ils n’étaient pas toujours bien choisis/appropriés/appétissants (au choix) et sûrement pas sophistiqués, par exemple une des entrées intitulée quelque chose comme « Aubergines frites » mouais, dit comme ça, ça fait moyen envie mais en fait on a eu des aubergines délicieusement confites dans une sauce aux tomates et le tout nappé de yaourt. On a adoré.
On avait aussi partagé des rondelles de pomme de terre à l’ail servies froides dans une sauce tomate et elles aussi nappées d’une spirale de yaourt. Le dîner commençait bien…
Et il n’en a que mieux continué ; les ashak (raviolis aux poireaux, sauce tomate au bœuf haché et haricots rouges ; nappés de yaourt et parsemés d’un peu de menthe séchée finement « moulue ») que j’avais déjà découverts et adorés à Rouen étaient délicieux ! Je ne peux que vous conseiller de découvrir cette spécialité afghane.
Le deuxième plat que l’on a partagé c’était des nouilles (trop cuites, mais c’est vraiment le seul reproche que l’on peut faire à cette cuisine !) servies avec une sauce aux haricots rouges, pois chiches etc… Miam ! Sincèrement, au risque de me répéter courrez découvrir cette cuisine. Comme j'avais envie d'y goûter, en accompagnement, j’ai choisi un cheese naan qui était à tomber !
Côté dessert, on retrouve les parfums et les saveurs de la cuisine afghane : une glace à la cardamome, un coulis de fruits rouges et quelques pistaches… Le repas entier peut s'accompagner d'un thé à la cardamome qui ravira les plus dingues de cette épice!
L'Afghani
18, Rue Paul Albert
75018 Paris
Tel : 01 42 51 08 72
M° Château Rouge
Prix :
Entrée : +/- 5€
Plat : +/- 11€
Dessert : +/- 5€
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Depuis que j’ai commencé à écrire ici, je prends plaisir à partager avec vous quelques bonnes (ou moins bonnes) adresses de restaurants. Je ne me prends pas pour une critique gastronomique, je vous parle simplement de ces adresses comme j’en parle aux copains… Et si vous vous voulez faire pareil et partager avec d’autres vos bonnes adresses, le site « Mon Nuage » propose un concours : « Ton Restaurant Favori », il vous suffit de raconter un (ou plus !) restaurant qui vous a particulièrement marqué, en France ou à l’étranger avant la fin du mois… Choisissez vos plus beaux mots et illustrez les avec quelques photos si vous voulez… Je fais partie, avec d’autres, du jury et je serais ravie de découvrir quelques bonnes adresses à utiliser pendant les vacances ;)
Copyright © 2006-2010 Loukoum°°° - Beau à la louche | Tous droits réservésjeudi 12 mars 2009
Stop à la choucroute, au baeckeoffe et à la tarte flambée : l’Alsace ce n’est pas que ça. La preuve (1)
Depuis quelques semaines, je sens le temps changer (ou est-ce de l'auto-persuasion?): le soleil est plus présent et j'entends les oiseaux gazouiller le matin quand je me lève peu après le jour... Et ben, c'est pas trop tôt! Parce que cet hiver, pour la première fois j'en ai eu marre de cette saison infinissable. Vraiment très marre: trop long, trop froid, trop mouillé: raz le bol! Quelle idée aussi d'habiter à Strasbourg, j'vous jure ;)
Du coup, pendant cet hiver infinissable, j'ai fait un petit retour vers la cuisine alsacienne qui était complètement adaptée à la météo locale. La cuisine alsacienne n'est pas forcément connue comme une cuisine glamour et sophistiquée, certes elle a un côté rustique mais elle est surtout relativement méconnue dès que l'on sort des grands classiques présents à la carte de tous les restaurants pour touristes. (Fleischschnaka, mon amour...) Une cuisine généreuse, copieuse, pas très light (vive la crème et le beurre... argh...) et qui tourne beaucoup autour de certains ingrédients clefs: les pommes de terre, le lard et le chou notamment (et puis ils mettent du persil partout!). Mais en cette période de criiiiise c'est aussi une cuisine très économique, bref elle a tous les atouts pour vous séduire actuellement ^_^
Donc si, comme moi, vous n'aimez pas le baeckehoffe et la tarte flambée (rassurez vous, j'adore la choucroute), essayez ces recettes alsaciennes avant la fin définitive de l'hiver (vu le temps qu'il a fait à Strasbourg hier, il n'est décidément pas fini celui là!)...
Les Käseknepfle (Quenelles au fromage)
C’était une de mes recettes fétiches au début de mes années d’étudiante : ultra facile, ultra rapide, pas cher du tout et surtout : réalisable avec des ingrédients que j’avais toujours dans mes placards.
Les recettes traditionnelles de Käseknepfle contiennent des quantités équivalentes de farine et de fromage blanc (dans certaines recettes il y a même plus de farine que de fromage blanc, la pâte est si ferme qu’on peut former un boudin que l’on découpe en tranches qui seront les knepfles), cependant au fil des essais j’ai fait évoluer la recette vers une forme plus légère : en diminuant la quantité d’œufs utilisée, on peut obtenir une recette avec une plus grande proportion de fromage blanc par rapport à la farine.
Personnellement je les fais toujours à la ciboulette par goût mais vous pouvez aussi très bien y ajouter du persil ou tout autre herbe fraîche qui vous fera plaisir.
On peut très bien ne pas faire dorer les knepfle après la cuisson dans l’eau bouillante, comme on peut aussi ne pas les servir avec des lardons mais plutôt nappées d’une sauce… mais je trouve que ces alternatives ont moins de goût, sont plus fades… j’aime bien cette association avec le lard fumé croquant. Le raifort est facultatif, mais il apporte du peps et une petite touche de fraîcheur.
Pour 3 à 4 personnes selon l’appétit
500g de fromage blanc (0% possible)
240g de farine
2 œufs battus en omelette
Sel et poivre
Ciboulette (lavée, séchée, finement ciselée)
300g de lardons (fumés)
Un peu de raifort frais
Dans un grand bol, mélanger le fromage blanc, la farine, les œufs. Ajouter ensuite le sel, le poivre, la ciboulette, mélanger. Réserver.
Dans une poêle, faire revenir les lardons jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés et très croustillants. Les éponger sur du papier absorbant, ne pas laver la poêle puis remettre les lardons dans la poêle, réserver.
Dans un fait-tout, porter une grande quantité d’eau à ébullition, à l’aide d’une petite cuillère, prélever une quenelle de préparation au fromage blanc, à l’aide d’une seconde cuillère à café, pousser cette quenelle dans l’eau bouillante. Répéter l’opération jusqu’à épuisement de la pâte, cependant je conseille de ne pas mettre toutes les quenelles à cuire en même temps dans le fait-tout, opérer en deux ou trois fois pour que les quenelles ne se collent pas entre elles. Il faut cuire les quenelles plus ou moins 5 minutes. Elles vont remonter toutes seules à la surface, quand elles sont à la surface, les laisser cuire encore quelques minutes (contrairement à des pâtes, les quenelles ne peuvent pas vraiment être trop cuites) puis les récupérer à l’aide d’une écumoire et laisser égoutter dans une passoire. Effectuer la seconde « fournée » et ainsi de suite (pas besoin de changer l’eau).
Bien égoutter les quenelles puis les faire dorer et réchauffer sur feu doux dans la poêle où l’on aura fait dorer les lardons.
Servir dans les assiettes, râper dessus un peu de raifort frais et accompagner d’une salade verte.
Salade de pomme de terre tiède à l’Alsacienne
La
douceur et l’onctuosité des pommes de terre contrebalancées par un
mélange d’acidulé - piquant (la vinaigrette) et de croquant (les
échalotes crues, les cornichons, la fleur de sel). Cathy, cette recette est pour toi !
Pour 3 personnes :
9 pommes de terres (fondantes, pour purées) (750g de purée une fois les pommes de terres cuites et épluchées)
8 petits cornichons
1 ou 2 échalote(s) (selon leur taille)
1 bâtonnet de bouillon Kub
De la ciboulette (lavée, séchée, ciselée)
Fleur de sel
Pour la vinaigrette :
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
2 cuillères à soupe de melfort (à défaut du vinaigre de cidre)
1 cuillère à soupe de moutarde
Sel et poivre
Pour accompagner :
Des knacks (mais des vraies, pas des trucs herta hein…) et une salade verte
NB
: naturellement toutes les variantes sont possibles, on peut y ajouter
du persil, des pluches de céleri et pour les puristes, du beurre :-)

Remplir un fait-tout d’eau, y plonger les pommes de terre et les faire cuire à feu fort.
Quand
les pommes de terre sont cuites (la lame d’un couteau les traverse
facilement), réserver hors du feu dans l’eau de cuisson afin de
maintenir les pommes de terre au chaud.
Pendant ce temps, découper les cornichons en rondelles. Réserver.
Eplucher l’échalote, la couper en deux dans la longueur et émincer finement en demies rondelles. Réserver.
Faire chauffer 500mL d’eau, y dissoudre le bouillon kub et réserver (on n’utilisera pas tout le bouillon).
Réaliser
la vinaigrette en mélangeant tous les ingrédients. La vinaigrette
contient pas mal de vinaigre et de moutarde pour apporter du piquant à
la salade.
Au
dernier moment, faire cuire les knacks et éplucher les pommes de terre,
les mettre dans un saladier, les écraser à la fourchette, y ajouter les
cornichons, l’échalote, la ciboulette, de la fleur de sel (pas de sel
fin, la fleur de sel apportera un peu de croquant en plus !), la
vinaigrette et mélanger vivement. Ajouter ensuite un peu de bouillon
petit à petit jusqu’à avoir la texture voulu (ici j’ai ajouté seulement
entre 50 et 100mL de bouillon).
Manger tiède, sans plus attendre.
Brot Knepfle (Quenelles de pain)
Une recette du livre "Knepfle, ravioles, pâtes et galettes" de Thierry Kapler
Ce livre est une petite merveille si comme moi vous êtes une fanatique de knepfle! C'est aussi une chouette façon de découvrir la cuisine alsacienne par les chemins buissonniers.
Pour une vingtaine de quenelles :
250g de pain
500mL de lait (demi écrémé)
2 échalotes (ou 1 gros oignon)
1 filet d’huile d’olive
2 œufs
150g de farine
Persil, ciboulette (lavés, séchés et finement émincés)
Sel, poivre
Noix de muscade râpée
Pour le pain, faites avec ce que vous avez chez vous (c’est le but !) moi j’aime bien y mettre un peu de pain au seigle, mais ça ne change pas la recette ; cette fois ci j’avais mis un morceau de pain au seigle rassis et un morceau de pain « classique » du jour.
Couper le pain en demies tranches bien épaisses et les faire tremper dans le lait.
Je mets les morceaux de pain rassis dans une casserole, je les arrose de lait, quand le pain a commencé à ramollir, je mets les morceaux de pain dans un plat à tarte, j’y ajoute les morceaux de pain « frais » et j’arrose avec le lait qui est dans la casserole. (Mais le lait n’est jamais chauffé…), je laisse ensuite les morceaux de pain continuer à s’imbiber.
Éplucher et émincer finement les échalotes ; dans une poêle, faire chauffer un filet d’huile d’olive sur feu doux et y faire dorer les échalotes. Réserver.
Récupérer les morceaux de pain, les presser/essorer entre vos mains pour enlever le surplus de lait.
Dans un grand bol, battre les œufs en omelette et y émietter le pain mouillé, bien mélanger puis ajouter la farine, les herbes (soyez généreux) et les échalotes (ne pas nettoyer la poêle où l’on a fait revenir les échalotes, elle va servir). Saler, poivrer et ajouter un peu de muscade. Bien travailler la préparation pour obtenir une pâte homogène.
Dans une grande casserole, porter une grande quantité d’eau salée à ébullition. Quand l’eau bout, baisser un peu le feu pour avoir une eau à faibles bouillons.
À l’aide de deux cuillères à soupe façonner des quenelles de préparation en tassant un peu la préparation, déposer les quenelles dans l’eau bouillante, procéder en deux étapes si nécessaire pour ne pas mettre trop de quenelles en même temps dans la casserole. Laisser les quenelles cuire 8 à 10 minutes (même si les quenelles remontent à la surface avant, laisser cuire 8 à 10 minutes), égoutter et faire dorer sur feu doux dans la poêle où les échalotes ont dorés.
On peut, comme pour les Käseknepfle les servir avec des lardons grillés et un peu de raifort mais on peut aussi les manger telles quelles avec simplement un bonne salade verte (dans ce cas, compter autour de 6 à 8 quenelles par personne).
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mardi 10 mars 2009
Les sens en éveil? Pas sûr...
Ca doit être la troisième ou la quatrième fois que je vais manger à l'éveil des sens, au cœur de la petite France, et à chaque fois je n'aime pas vraiment et ne sors pas conquise... Pourquoi y retourner? Et bien c'est un peu la misère pour trouver un restaurant ouvert un dimanche (midi) à Strasbourg...
Certes, il y a des fleurs fraîches sur les tables mais le côté boiseries et déco pseudo campagnarde ne me plaît pas (un peu too much non les bottes de foin aux toilettes...?) et puis j'ai toujours du mal à trouver mon bonheur sur la carte qui fait la part belle aux abats ("Croustade d’abats de veau, œuf de caille et vinaigrette à la Kriek" ou "Terrine de ris de veau et jambon sec, salade de jeunes pousses vinaigrette à la Duvel") et aux viandes ("Filet mignon de veau façon grand-mère, pommes de terre farcies aux légumes d’hivers, jus corsé"): il y a trop peu de poisson et c'est un peu trop rustique à mon goût. Car oui, tout est une question de goût, le rustique sophistiqué doit avoir son public quelque part.
Mais ne vous méprenez pas, ce n'est pas vraiment de la cuisine tradi, le chef a une patte que je fini par reconnaître; l'influence belge notamment avec "Joue de boeuf braisée façon Carbonnade à la flamande, jus de cuisson à la Chimay, véritable frites Belges" et que l'on retrouve beaucoup au niveau des desserts que ce soit avec les speculoos (en crème brûlée), les bières (une glace à la Leffe) ou les gaufres de Liège... et il faut avouer que l'on trouve à sa carte des plats que l'on ne trouve pas forcément ailleurs ("Fricassée d’escargots aux herbes aromatiques en coque d’oignon sur une purée de pommes de terre au lard" ou "Palet de queue de bœuf aux poivrons confits, chantilly aux herbes et bisque de homard"), mais c'est juste que je n'apprécie pas vraiment (euh, qui veut goûter le mille feuille St Jacques et boudin pour me dire ce que ça vaut? - moi ça me fait peur -). Ca manque de légèreté, de finesse et peut être, avouons le, d'exotisme.
On a commencé par des amuses bouches pas vraiment parfaits: la souplette aux crustacés ou un truc du genre je crois, était servie froidasse, le sablé au parmesan était bon mais en même temps je sais aussi les faire... (Saviez-vous qu'avant d'être star du petit écran et de publier des livres de cuisine, Nigella - Lawson - a été critique gastronomique ?... et pour elle un restaurant valait le coup si elle ne pouvait pas refaire la même chose que ce qu'elle y avait mangé chez elle... et je pense un peu comme elle...)
J'ai choisi le boudin (ou plutôt j'ai accepté d'y aller à cause du boudin sinon rien ne me disait sur la carte) et c'était pas terrible disons le franchement. "Verrine de boudin Basque au piment d’Espelette aux pommes, poires et pommes de terre": un bocal avec au fond de la chair de boudin (le boudin n'était pas mauvais mais pas aussi bon que celui que l'on achète chez Frick Lutz) et au-dessus de la purée de pomme de terre (très moyenne, manquant de consistance et de goût) et... des quartiers de poires... pas épluchés. Alors ça, ça m'a sciée. Je suis désolée mais la texture de peau de poire, ce n'est pas bon. En plus c'était ultra gras (aspect bien luisant qui coupe un peu l'appétit...) c'est bien simple si le bocal n'avait pas été si chaud je l'aurai renversé pour en faire couler le jus gras. Et puis si, pour faire comme Nigella, j'avais cuisiné ce plat chez moi, j'aurais fait plus compoter et confire les lamelles d'oignon (et je les aurais émincé nettement plus finement) pour que ça fonde plus en bouche et puis j'aurais alterné les couches: boudin - purée & poires - boudin - purée et poires plutôt que d'avoir deux grosses épaisseurs (que l'on ne voit pas sur la photo malheureusement)...
Sinon, apparemment le "Carré d’agneau en croûte de pain d’épices, mœlleux au chèvre et carottes des Sables au cumin" a plu... Et j'y ai bu un vin blanc très sympa (ils vous vendent certains vins de la carte au centimètre, l'idée est bonne mais c'est un peu folklorique le ruban mesureur à table et bon entre 2 centimètres de début de bouteille et 2 centimètres de fin de bouteille y'a comme une différence non?), mais bon vous me connaissez, moi, les vins, c'est pas mon truc alors j'ai juste retenu que c'était un bordeaux blanc....
Je n'ai pas pris de dessert, quand j'ai entendu le serveur expliquer à la table de presque à côté qu'un financier c'était un peu comme une madeleine, ça m'a confirmé qu'il ne fallait mieux pas tester le cheesecake. De toute façon c'est de la cuisine qui tient au corps et les portions sont généreuses donc j'avais plus vraiment faim.
On a quand même eu des amuses bouche avec le café, un mini financier (pas bon, ils ne valaient pas ceux de Lilo) et un flan au nutella (très bon).
Pour ces tarifs je préfère aller ailleurs... et puis c'est un peu "plan-plan", c'est un restaurant où il faut prendre son temps, sachez le si jamais vous êtes un poil pressé ce jour là...
Mais moi je voudrais vraiment votre avis sur ce lieu si vous avez déjà testé (parce que mine de rien ça fait quand même quelques années que le restaurant existe), et si vous voulez tester, je vous conseille de demander la salle à l'étage, on y est plus tranquille et elle me semble plus claire, plus calme...
L'Eveil Des Sens
2, Rue Escarpée
67000 Strasbourg
Tel : 03 88 32 81 01
Tarifs:
Plat unique: 18 euros
Entrée et plat ou plat et dessert: 28 euros
Entrée, plat et dessert: 34 euros
vendredi 6 mars 2009
Au pays des loukoums, des baklavas et du sumac...
La basilique Sainte Sophie
Un savant mélange des genres
La mosquée bleue
Monsieur et Madame...
Une échoppe à thé dans le Grand Bazar
Une sieste dans le Bazar...
Bazar aux épices
Je regrette vraiment de ne pas avoir gouté à ça...
Savez vous ce que c'est? Avez vous une recette à me suggérer?
(Ca n'avait pas la consistance d'un nougat)
La mosquée neuve
Sur le Bosphore
Le bal des mouettes
L'agilité pour gober en vol des miettes de simit
Un thé sur le Bosphore
Le chat et le canard, comme un nom de fable
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mercredi 4 mars 2009
La monotonie volontaire des œufs brouillés
Quand il est question d’œufs brouillés, je fais preuve d’une monotonie systématique : les œufs brouillés sont cuisinés avec un trio indétronable : ciboulette – comté – piment d’Espelette. C’est comme ça. Et c’est comme ça depuis ma première (voire deuxième) année de fac : les œufs brouillés c’était pratique car pas très cher, rapide et à base d’ingrédients toujours dans mon petit frigo ou sur mon étagère.
À chaque fois je m’interrogeais (et je m’interroge toujours) sur la réduction volumique des œufs une fois qu’ils étaient brouillés : s’il m’était impossible de manger en plat principal trois œufs sur le plat ou une omelette à base de trois œufs, trois œufs brouillés ça passait tout seul et ça faisait presque peu au fond de mon bol.
Ca faisait bien longtemps que je n’avais plus fait d’œufs brouillé jusqu’à ce samedi matin où N. a eut une envie d’œufs à la coque au petit déjeuner…
« Tu as des œufs bien frais ? »
« Euh… Ils ne sont pas très frais, non »
« Bon tant pis »
Et non, pas de tant pis qui tienne, les œufs se transformeront en œufs brouillés tiens, ça faisait longtemps !
Œufs brouillés au comté, à la ciboulette et au piment d’Espelette
Pour un petit déjeuné salé pour deux :
5 œufs
3 cuillères à soupe de crème (liquide, épaisse, allégée : en fonction de ce que vous avez)
2 cuillères à soupe de ciboulette ciselée
Sel
Poivre (pas trop)
Piment d’Espelette
70g de comté râpé
Dans une casserole de taille moyenne, mélanger au fouet les œufs, la crème, la ciboulette, le sel, le poivre et le piment. Ajouter ensuite le comté râpé, mélanger vivement avec une cuillère en bois puis mettre cette casserole dans un bain marie.
Faire cuire sur feu moyen à vif au bain marie sans cesser de fouetter (ne pas oublier de racler le fond et les parois de la casserole) la préparation va épaissir et changer de consistance au bout de quelques temps/assez brusquement, à ce moment là, retirer la casserole du bain marie, goûter et rectifier l'assaisonnement si nécessaire [pour plus de moelleux et d'onctuosité on peut ajouter à ce stade 1 ou 2 cuillères à soupe de crème épaisse mais je ne le fais pas] et servir les œufs brouillés.
J’essaie d’arrêter la cuisson de mes œufs brouillés quand ils ne sont pas encore trop « secs » mais encore crémeux car ils continuent à cuire un peu entre le moment où l’on enlève la casserole du bain marie et le moment où l’on porte la première bouchée à ses papilles; mais la cuisson c'est selon votre goût!
Et puis j'ai aussi l'impression que l'ajout de fromage râpé change la texture par rapport à des œufs brouillés sans fromage... mais comme je ne suis pas une experte...


































































