vendredi 31 octobre 2008
Sous le kiosque tant de monde, tant de choses
Certains arrivent timidement, d’autres sont plus assurés : ils savent qu’ils vont retrouver des têtes connues et des palais aussi gourmands que les leurs… Sous le kiosque, au cœur du parc, les plats se déballent, et les pieds tournent autour, les langues sont encore un peu timides, on se colle notre prénom sur nos vestes, on tourne en rond, allant de petits groupes en petits groupe pour bavarder… Personne n’ose se lancer, goûter, et pourtant il y a tant de chouettes choses exposées… Je me demande toujours comment tant de gourmands peuvent résister si longtemps à la tentation ? Jean nous tire du cercle vicieux du « Mais qui va oser commencer ? » en lançant le début des réjouissances et à partir de ce moment-là tout va vite, bien vite… Les langues se délient, les papilles se régalent, les retardataires arrivent… Tout va bien trop vite oui, rapidement le feuilleté saumon & épinard a disparu (mais j’ai réussi à en mordre à morceau chez Jean…) et puis bien t
rop tôt on se rend compte que la plupart des gourmands sont passés au sucré alors que nous on est toujours en train de jacasser avec dans nos assiettes des sablés potiron & graines de pavot, de la salade de riz à l'orientale ou de la salade de choux rouge et noix… Et puis je n’ai pas tout de suite envie de sucré, laissez moi d’abord goûter au brie de Meaux, au brie de Melun et à ce coulommiers au lait cru ! (Ah, le fromage me perdra…).
En tous cas, y’a pas à dire ; c’est toujours un plaisir de retrouver ses copines (même si y’avait pas mal d’absentes…) et de découvrir de nouvelles têtes, de faire connaissance avec des lecteurs… de traîner sous le kiosque sans trop vouloir rentrer chez soi pour bavarder encore… Et puis les pique nique automnales c'est sympa, il ne faisait pas trop frais, on sirotait de bons thés, de chouettes infusions et du vin nouveau tardif drôlement sympa...
Cette fois ci, j’avais décidé de ramener des bretzels (quoi de plus logique pour une rencontre entre bretzels ?) et à la demande quasi générale un cheesecake (oui, encore! Par contre je vous préviens, je ne garantis pas d'en refaire un la prochaine fois ^_^)… Mes coups de cœur sont eux plutôt sucrés, entre des amaretti bourguignons, des babas au limoncello, des sablés à la châtaigne à tomber et surtout une butternut pie à se damer (n’est ce pas Miss Chéché ?)… Par contre, j’en suis définitivement persuadée : le quinoa, j’aime pas ça, mais si vous êtes adepte, la salade de Ré a fait plus que l’unanimité… J’attend vos recettes de pied ferme (et puis celle du houmous aussi...^^).
Cheesecake plus moelleux que crémeux aux framboises
Point de photos ! Et oui, va falloir faire travailler votre imagination, mais que voulez-vous il y avait bien trop de choses à goûter et bien trop de gourmands avec qui discuter, du coup j’ai pas du tout mitraillé (oui, ça m’arrive…). En prime il faut avouer qu’arrivé sous le kiosque le cheesecake avait un peu une sale tronche, puisque le pauvre a été un poil accidenté pendant le trajet dans le porte bagage du vélo… Côté fromages c’était la première fois que j’optais pour la brousse dans un cheesecake sucré et je ne suis pas convaincue, je vous conseille de la remplacer par du kiri par exemple. Quant au mascarpone, je n’ai pas pour habitude de l’utiliser dans les cheesecake mais là le pot traînait désespérément dans mon frigo, il fallait agir ! J’avais aussi réalisé un caramel de fruit de la passion pour napper le cheesecake mais c’était une mauvaise idée puisque le caramel était si chewy que le gateau en devenait incoupable... il fut donc délicat de le découper en jolies parts.
(Pour le quasi même cheesecake en plus crémeux que moelleux, la recette est ici.)
Cheesecake moelleux aux framboises
Pour un moule à charnière de 22cm de diamètre
50g de beurre salé
260g de biscuits bonne maman framboise coco (clin d'œil à un trio de choc)
400g de brousse
360g de petit suisse
250g mascarpone
130g de sucre (100g si vous avez les papilles pas trop adeptes du sucré)
5 œufs
Les zestes de 2 citrons jaunes non traités finement hachés
400g de framboises congelées (brisures de framboises picard ça marche très bien)
Préchauffer le four à 150°C.
Réaliser d'abord la base biscuitée: faire fondre le beurre sur feu doux. Réserver.
Dans un mixeur, réduire les biscuits en poudre, y ajouter ensuite le beurre fondu et donner à nouveau un coup de mixeur pour bien mélanger. Recouvrir le moule à charnière de papier sulfurisé, y verser les miettes de biscuits et tasser avec le fond d'un verre plat et rond, tasser bien pour réaliser la croûte biscuitée. Mettre au four pendant que l'on prépare le reste du cheesecake.
Dans un saladier mettre la brousse, les petit suisse et le mascarpone, mélanger puis ajouter le sucre. Mélanger pour avoir une préparation souple et homogène sans trop fouetter. Ajouter les œufs et les zestes puis mélanger.
Sortir le moule à cheesecake du four, le garnir de la moitié de la préparation, verser ensuite les framboises puis le reste de la préparation au fromage, lisser la surface avec le dos d'une cuillère à soupe et enfourner pour 55 minutes. Au bout de ce temps là, le cheesecake doit être encore un peu tremblotant, c'est très important. Il faut veiller à ne pas trop cuire un cheesecake, ça l'assèche et ça devient un peu trop étouffe chrétien. Avoir un cheesecake encore tremblottant au sortir du four est un bon indicateur pour savoir qu'il n'est pas trop cuit. Laisser COMPLÈTEMENT refroidir le cheesecake dans le four (porte FERMÉE). Mettre ensuite pour 48H au frigo.
Les Bretzels de Sandra, selon la recette d'Alton Brown
J’étais déjà
partie à la quête de LA recette de bretzel parfaite avant d’ouvrir ce
blog, en vain, à chaque fois j’avais été déçue et le bain de pochage
n’y changeait rien, du coup j’avais abandonné ma quête, jusqu’à ce que
je découvre cette recette de pretzel moelleux chez Sandra et là je me
suis dit que… Et j’ai eu raison, même si il lui manque un tout petit
goût ces bretzels sont les meilleurs qu’il m’ait été donné de réaliser
moi même ! Merci Sandra!
De 8 à 16 bretzel selon la taille souhaitée
650g de farine
2 cuillères à café de sel fin
1 cuillère à soupe de sucre
180mL d'eau tiède
1/2 cube de levure fraîche
60g de beurre mou découpé en tout petits cubes
200mL de lait à température ambiante
Pour le pochage
2,5l d'eau
100g de bicarbonate de sodium (en pharmacie)
Pour la dorure
1 jaune d'oeuf
fleur de sel
grains de sésame, de pavot ou de tout ce que vous voulez
Mélanger dans un saladier la farine le sel et le sucre.
Dans un petit bol émietter la levure franche, la dissoudre dans l'eau tiède.
Creuser un puits au milieu de la farine, y verser le beurre, l'eau + levure et le lait.
Mélanger avec une cuillère en bois à partir du centre puis en élargissant le mouvement vers la périphérie pour amalgamer toute la farine. Quand la pâte forme une masse autour de la cuillère et se détache des parois, la renverser sur un plan de travail fariné et pétrir pendant 5 minutes. La pâte va devenir souple et lisse. Former une boule de pâte, la mettre dans un saladier propre, sec et huilé, y retourner la boule de pâte pour qu'elle soit bien huilée. Couvrir le saladier de papier film et d'un torchon, mettre à côté d'un radiateur qui chauffe légèrement (facultatif mais si vous avez ça, profitez en...) et laisser lever pendant 1h30. La pâte doit doubler de volume.
Selon les conseils de Sandra, on peut ensuite rabattre la pâte et la réfrigérer jusqu'au lendemain pour poursuivre la recette.
Préchauffer le four à 200°C.
Dans un grand fait tout porter l'eau et le bicarbonate de sodium à ébulition.
Pendant ce temps, recouvrir les plaques du four de papier sulfurisé et les huiler légèrement.
Dégazer la pâte sur un plan de travail légèrement huilé. Diviser en 8 morceaux de 140g environ (pour des gros bretzels) ou en 16 morceaux pour des bretzels plus petits et plus fins. Au choix. Transformer chaque morceau en un boudin de 30 centimètres de longueur à peu près puis le laisser détendre le temps de façonner les autres morceaux de pâte. Ensuite étirer à nouveau chacun des boudins de pâte jusqu'à ce qu'ils aient 50 à 60 centimètres de long puis les transformer en bretzel.
Déposer les bretzels au fur et à mesure sur les plaques de cuisson en les espaçant bien (au moins 5 centimètres). Couvrir avec un torchon humide. Plonger les bretzels deux par deux pendant 30 sec dans le bain de bicarbonate, les égoutter rapidement (écumoire) et les remettre sur la plaque de cuisson.
Dilluer le jaune d'oeuf avec un peu d'eau dans un petit bol, dorer les bretzels au pinceau avec du jaune d'oeuf , saupoudrer de fleur de sel (je trouve que le gros sel c'est too much mais c'est une histoire de goût...) et/ou de graines au choix. Enfourner pour +/- 15 minutes (ça dépend de leur taille et de votre four, ils doivent être dorer: surveillez!) Refroidir sur une grille.
dimanche 26 octobre 2008
L'atelier du goût...

Le détail que je préfère dans ce restaurant ce sont ces ronds de moquette verte au sol à l'entrée du restaurant, sur le chemin de la salle... la première fois que j'y étais allée j'ai eu l'impression de marcher sur des disques de gazon qui me menaient vers les tables. Ma mère a trouvé que j'avais beaucoup d'imagination pour assimiler ça à du gazon mais n'empêche que cette impression m'est restée et c'est toujours ce détail que j'essaie d'entrevoir à chaque fois que je passe devant ce restaurant de l'ultra centre strasbourgeois. Je me souviens pas mal de mon premier passage à l'atelier du goût, c'était il y a quelque temps, le restaurant avait ouvert cette semaine là, mon père piaffait d'impatience à l'idée d'aller tester la nouvelle adresse de l'ancien chef du Panier du marché, panier du marché qui à l'époque était un peu sa cantine... Sauf que notre premier passage à l'atelier du goût ne nous avait pas convaincu (c'était moyen pour un temps d'attente un peu trop long). Ni moi, ni lui je crois. Mais il ne faudrait pas juger un restaurant sur ses prem
iers jours d'ouverture, du coup j'y suis retournée cette semaine entre deux séances shopping avec ma mère... et c'était bon. L'atelier du goût est complètement dans la tendance du moment: une carte réduite, peu de plats, un choix restreint mais une rotation de carte accélérée (
à noter que leur carte du moment est sur internet, donc avant de réserver vous pouvez toujours y jeter un coup d'œil, surtout si vous êtes difficile et du genre à avoir du mal à trouver votre bonheur... mais à mon avis vos papilles seront titillées par certains des intitulés... Qui résisterait à "l'Œuf de Ferme au plat, Râpé de Truffe Fraîche, Sel Maldon et basta ! "?) et une cuisine à l'écoute des saisons, qui utilise des produits issus de l’agriculture et de l’élevage raisonné ou biologique. Le désir de privilégier la production locale pour une alimentation plus naturelle. Complètement dans l'
air du temps tout ça, tout comme le décors contemporain: des murs en bois clair qui font très suédois, de chouettes nappes en lin, des couleurs très acidulées - les sièges vert pomme, des chaises orange mécanique - des ardoises partout partout avec les plats du moment, une autre énorme ardoise avec cet imposant et magnifique bœuf découpé en morceaux... Et partout des petits détails qui font tout: les tables ont carrément un vase inclus et une petite fente bien vue pour porter la carte. Bref... On nous amène un amuse bouche assez sympa, une mini verrine: gelée de carotte/orange, houmous, pesto de roquette... Le houmous prend le dessus mais il est tellement bon que je ne m'en formalise pas.
Côté assiettes c'était plutôt pas mal, j'ai été totalement conquise par mes "Wontons de Gambas et Potimarron, Salade de Chou Blanc Croquant, Sweet Chili Sauce " tout y était parfait, la farce, étonnant mélange de gambas et de potimarron, les textures bien croquantes entre les raviolis wonton frits et la salade de choux parfaitement assaisonnée, et cette sauce chili délicatement sweet et judicieusement parfumée. On en redemande. Mon plat était bon mais un cran en dessous, le "Cœur de Thon Rouge juste saisi, Minestrone aux Orecchiettes de Cecco n°91 au pistou" ne collait pas trop avec le désir d'une cuisine qui respecte l'environnement (certes c'est aussi à moi de ne pas le choisir à la carte, mais je peux aussi très bien faire le choix de ne plus acheter/cuisiner de thon rouge mais de m'autoriser d'en manger ponctuellement au restaurant...) et ce petit snobisme du je-te-précise-que-j'utilise-des-pâte-de-cecco-et-en-plus-je-te-donne-leur-numéro, ça me fait bien rire ;-) Mais bref, c'était bo
n et la cuisson mi cuite royalement maîtrisée même si il m'a déjà été donné de manger plus beau morceau de thon. A ce stade là je n'avais plus faim, j'ai même pas totalement fini mon assiette, on est dans un resto qui soigne la forme (c'est bon et la présentation est travaillée) mais aussi le fond (on ne sort pas encore plus affamé qu'on est rentré, exit les proportions faméliques), berf, repue mais bizarrement quand il fut l'heure de choisir un éventuel dessert, l'appétit est r
evenu en lisant sur l'ardoise "Pastilla de Figues Noires de Soliès, sauce chocolat épices, glace au lait ribot". Premier contact avec le lait à la mode du moment pour moi, oui c'est bon mais ça n'a pas révolutionné ma vision des produits laitiers non plus, la pastilla était ultra chocolatée du coup la figue s'effaçait un peu beaucoup trop à mon goût face au chocolat noir noir... mais n'empêche que les textures étaient réussies: le croquant de la pastilla qui part en petites paillettes croquantes en bouche (et sur l'assiette), le moelleux de la farce choco-figue, le froid de la glace et une sauce chocolat divinement épicée, un dessert réalisé à la minute et servi bien chaud. Et puis pour finir, le service est top, rien à redire ce ce côté là... et le pain est un délice! Quant à ma mère, elle avait opté pour la "Longe de Veau d’Aveyron Fermier rôtie, Panzerotti au Sparassis Crépu « Morilles des Pins » et Légumes", un magnifique morceau de veau et des champignons que l'on retrouve rarement que ce soit aux cartes des restaurants que sur les étals des marchés...
Bref, c'est bon, la carte sympa avec une touche d'inventivité bien vue mais ça reste cher à 20€50 la formule déjeuné 4x1 (1 heure, 1 plat, 1 boisson, 1 café) à laquelle vous rajoutez 6€ si vous êtes gourmands et sweet tooth...
A noter:
- Chaque mois un menu de saison (36 euros, entré, plat et dessert) avec pour octobre un cappuccino de Patidou à l’Ecume de Cèpes, râpé de Mimolette Extra Vieille, en plat, un Filet d’Agneau du Sud Ouest en croûte d’herbes, Panisse croustillante, Poêlée de Chanterelles jaunes, jus pointu et en dessert le mont Blanc à la Châtaigne revisité et Poire Williams Rouge, coulis de Cynorrhodons
- L'obligation de prendre un plat. Moi qui suit adepte de la formule "une entrée et un dessert" ou "deux entrées", ici c'est pas possible, vous êtes obligé de prendre un plat, j'ai du mal à comprendre pourquoi mais toujours est-il que c'est comme ça.
- Si vous ne finissez pas votre bouteille de vin, vous pouvez l’emporter chez vous.
- Une table d'hôte pouvant accueillir, autour de la même table 10 à 17 personnes.
- Un petit stand genre épicerie (confitures, bocaux et condiments maison, quelques livres, une gamme d’accessoires…) Perso je ne suis pas trop fan de ce "mélange des genre" mais je sais qu'il y a des amateurs...
L'atelier du goût
17 rue des Tonneliers
67000 Strasbourg
Tél. 03 88 21 01 01
http://www.atelier-du-gout.fr/
Prix:
Entrées de 12 à 18€
Plats de 22 à 25€
Dessert de 8 à 9€
**********
Bon, je vous laisse j'ai encore des petites choses à préparer
pour le pique nique de ce midi!
En plus, il va faire beau :-)
(d'ailleurs, pour ceux qui sont de la partie, n'oubliez pas le changement d'heure ^^)
vendredi 24 octobre 2008
Des colis comme des carnets de recettes...
J'avais promis d'envoyer quelques petites choses à des copines qui avaient bien voulu se prêter au jeu avec moi, l'anniversaire d'une autre miss à laquelle je souhaitais envoyer quelques petites choses fait maison arrivait... du coup j'ai mis les mains à la pâte pour réaliser des petits biscuits que j'ai fait voyager par colis à travers la France.... Et ces petites choses sont apparemment pas trop mal arrivées à destination... Ouf!
Sablés au parmesan et au piment d’Espelette
Recette d’Alba Pezone
Mes sablés salés préférés entre les trois fournées !
Je vous les recommande pour vos apéros,
ils sont faciles à réaliser et vous pouvez sans problème doubler les quantités
et congeler vos boudins de pâte,
il ne vous restera qu’à les décongeler
puis les détailler en rondelle et les faire cuire. Pratique !
Ampelmann au chèvre et à la figue
Une recette repérée chez Nanou
Pour ceux là j’ai utilisé mes emportes pièce berlinois
Guimauves à la mandarine
Une recette adaptée de celle des guimauves à la grenadine
vues sur le chouette blog « Mon quart d’heure bricoleur »…
Un univers très doux et appétissant.
Je suis tout à fait d’accord avec Marie :
c’est beaucoup plus facile qu’il n’y paraît de faire des guimauves maison !
Et nettement meilleur que ce que l’on peut acheter :
plus moelleux, plus fondant… et dans mon cas, plus parfumé !
Si vous hésitez encore à vous lancer dans les guimauves,
allez lire les conseils de Marie, ils achèveront de vous convaincre de mettre les mains à la pâte !
A noter: je vous conseille de beurrer un peu le papier sulfurisé avant de le saupoudrer de l'enrobage.
Et surtout n'hésitez pas à varier les parfums selon vos goûts!
Conservation: parfaite dans une boite tupp'
Canistrelli
Une recette déjà publiée ici
Note sur la cuisson : Cuire les biscuits 10 minutes pour qu’ils soient plutôt moelleux ; prolonger la cuisson vers les 15 minutes si vous les souhaitez plus croquants. Plus les biscuits sont épais et moins ils sont cuits, plus ils seront moelleux. Vice versa, plus ils sont fins et bien cuits plus ils seront croquants. Vous pouvez donc adapter facilement cette recette selon vos goûts et vos attentes.
Muffin after eight
Une recette déjà publiée ici.
Des muffins à la fois forts en chocolat et pleins de fraîcheur grâce à la menthe.
Une texture moelleuse, pas du tout sèche et très agréable en bouche...
Et une recette terriblement light comparée aux autres recettes de muffin…
Si on ajoute le fait que c’est rapide et simplissime à faire, j’achève de vous convaincre?
(Ils se conservent très bien, notamment emballés dans du papier film)
Biscotti au yuzu
Une recette de Anne.
J’ai adoré, c’était vraiment parfait, délicatement parfumé au yuzu,
avec le croquant des noix.
C’était la première fois que je faisais des biscotti
mais je crois que je vais vite me repencher sur le sujet…
Une recette que je vous recommande !
Attention cependant, ça durcit vite!
Biscuits au parmesan & graines de pavot
Une recette trouvée chez Gloubiblog
180g de farine
100g de parmesan
4 cuillères à soupe de graines de pavot
Poivre
Muscade
90g de beurre mou
1 œuf
Un petit peu d'eau
Râper le parmesan et réserver.
Mélanger la farine, le parmesan, le pavot, poivrer et ajouter une pincée de muscade. Ajouter le beurre et mélanger la pâte avec les doigts de façon à obtenir une pâte sableuse (type crumble), ajouter l'oeuf battu et un peu d'eau pour obtenir une pâte ferme.
Couper la boule de pâte en deux trois morceaux et rouler chacun des morceaux en un bouquin de 5 centimètres de diamètre environ. Emballer les boudins de pâte dans du papier film et mettre pour 1 heure au frigo.
Préchauffer le four à 180°C.
Déballer les boudins de pâte et les débiter en tranches, les déposer sur une feuille de papier sulfurisé et enfourner 15 minutes environ: les biscuits doivent être dorés.
Les laisser refroidir sur une grille.
lundi 20 octobre 2008
Entremet chocolat, cassis et vinaigre balsamique
Cette recette n’est qu’un dérivé de ma recette de base d’entremet au chocolat, publiée ici.
Une base biscuitée, une petite couche de praliné feuilleté (car c'est irrésistible!), une bonne couche de baies de cassis enrobées de caramel de vinaigre balsamique, une mousse au chocolat parfumée au vinaigre balsamique et un glaçage moelleux pour enrober le tout! Cet entremet est sans doute plus facile à réaliser qu'il n'y parait, il suffit d'être patient: il faut du temps pour que le mélange de sucre et de vinaigre balsamique se transforme en caramel et il faut attendre que le glaçage soit à la bonne température pour pouvoir en napper le gâteau... Bref, juste une question de patience plus que de technique, croyez moi...
Et vous pouvez aussi me croire quand je vous dit que c'est très bon, que le chocolat fonctionne bien avec le cassis, que le vinaigre balsamique apporte la touche finale mais pas du tout d'acidité puisque je l'utilise sous forme de caramel.
Entremet chocolat, cassis et vinaigre balsamique
Entremet pour 12 personnes, cercle à entremet de 20 centimètres de diamètre
Pour le biscuit au chocolat:
200g de chocolat noir
3 blanc d’œuf
3 œufs entiers
2 jaunes d’œuf
6g de fécule (+/- 3 cuillères à café rases)
Pour le praliné feuilleté :
50g de chocolat noir
110g de pralin
60g de gavottes émiettées entre les doigts (1/2 paquet)
Le pralin est un mélange noix/sucre 50/50. Les noix (diverses, souvent un mélange amandes & noisettes) sont enrobées de caramel puis mixées jusqu’à obtenir une pâte (consistance type nutella). Quand on mélange le pralin à du chocolat, on a du praliné. Et si on y ajoute des gavottes émiettées, c’est du praliné feuilleté.
J’achète le pralin à Strasbourg chez Lafayette gourmet ou à Auchan Hautepierre (rayon pâtisserie dans les deux cas), il doit aussi en avoir au Marché Gare. Je ne le fais pas moi-même car mon mixeur n'est pas assez puissant, mais si vous voulez en faire c'est chez Guillemette qu'il faut aller. Une fois acheté/réalisé, il se conserve parfaitement en bas du frigo pendant longtemps.
Pour le caramel de balsamique :
300g de cassis (il y en a chez Picard hors saison)
300g de sucre semoule
300g de vinaigre balsamique
Pour la mousse au chocolat :
330g de chocolat noir dessert
125g de chocolat noir dessert 70%
10 blancs œufs
Une bonne pincée de sel
Pour le glaçage à la ganache:
125ml de lait
85ml de crème fraîche
50g de sucre
65ml d’eau
65g de sirop de glucose
380g de chocolat (haché en petit morceaux)
Première étape : Le biscuit au chocolat pour le fond et les bords
J’ai choisi la recette que Mercotte avait utilisé pour son Crousti Choco Passion pour le Concours PH10.
Préchauffer le four à 150°C.
Faire fondre le chocolat au bain marie. Pendant ce temps, monter les blancs d’œuf en neige, réserver. Dans un bol mélanger les œufs entiers et les jaunes d’œufs, les fouetter. Une fois le chocolat fondu, y ajouter hors du feu et en remuant le mélange d’œufs entiers et de jaunes d’œufs. Bien mélanger et ajouter la fécule. Incorporer ensuite une cuillère à soupe de blanc en neige à la préparation au chocolat, au fouet, sans forcément prendre de pincettes. Incorporer ensuite délicatement avec une maryse, la préparation chocolatée aux blancs d’œufs restants en veillant cette fois à ne pas casser les blancs. Beurrer et fariner le cercle à entremet, le mettre sur la plaque du four recouverte de papier sulfurisé. Répartir la moitié (ou à peine moins) de la préparation uniformément dans le cercle et cuire 10 minutes environ. Voici la base du gâteau.
Garnir un moule rectangulaire de papier sulfurisé, y verser le reste de la préparation et faire cuire aussi 10 minutes à 150°C. Au sortir du four laisser un peu refroidir puis renverser sur une grille, enlever délicatement le papier sulfurisé et laisser complètement refroidir le biscuit. Le mettre ensuite sur une planche et y découper deux-trois bandes de la hauteur de votre disque à entremet. Disposer les bandes contre le cercle à entremet afin de former les bordures du gâteau.
Deuxième étape : le praliné feuilleté
Faire fondre le chocolat au bain marie, hors du feu ajouter le pralin puis les miettes de gavottes. Bien mélanger. Verser cette préparation sur le disque de base du gâteau. Lisser et tasser avec le dos d’une cuillère à soupe. Mettre au frigo afin que la préparation se solidifie.
Troisième étape : cassis et vinaigre balsamique
Quand le praliné feuilleté a durci, disposer au dessus les baies de cassis. Réserver l’entremet au frais.
Dans une casserole mélanger le sucre semoule et le vinaigre balsamique, porter à ébullition puis laisser réduire à feu moyen jusqu’à avoir une consistance très sirupeuse, épaisse. Cette étape est longue, le vinaigre met du temps à se transformer en caramel, ne vous inquiétez pas si c’est long. Mais une fois que l’on a trouvé le bon « thermostat » pour le feu, que ça bouillonne légèrement, on n’a pas besoin de surveiller de trop près, on peut faire autre chose en cuisine pendant ce temps, se contentant d’y jeter un coup d’œil régulièrement.
Quand le vinaigre et le sucre se sont transformé en caramel, verser la moitié de ce caramel sur les baies de cassis, comme les baies sont froides (sorties du frigo voir encore un peu congelées), il se peut que le caramel se fige tout de suite à leur contact. Ce n’est pas grave, il faut juste veiller à répartir le caramel sur toute la surface de cassis. Réserver l’entremet au frigo et remettre le reste du caramel de balsamique sur feu doux pour qu’il reste chaud et garde sa consistance mielleuse (sinon il va petit à petit durcir).
Quatrième étape : la mousse au chocolat
Une mousse légère sans sucre et sans beurre, ainsi le gâteau n’est ni bourratif ni écoeurant. Elle est forte en chocolat, mais reste légère.
Faire fondre les chocolats au bain marie. Pendant ce temps, monter les blancs en neige avec une pincée de sel. Sur le bain marie, incorporer au chocolat le reste de caramel de vinaigre balsamique. Mélanger vivement.
Hors du feu incorporer ensuite un tiers des blancs en neige au mélange chocolat-balsamique, au fouet, vivement, sans prendre de pincettes (cette étape est peut être étrange mais nécessaire : le mélange chocolat et balsamique, même tiédit reste un peu trop épais pour être tout de suite incorporé aux blancs en neige pour former la mousse, leur incorporer sans ménagement une partie des blancs en neige permet de liquéfier un peu la préparation).
Incorporer ensuite délicatement avec une maryse, la préparation chocolatée aux blancs d’œufs restants en veillant cette fois à ne pas casser les blancs.
Quand la préparation est à peu près homogène, la verser au-dessus de la couche de cassis - balsamique. Lisser la surface du gâteau. Réserver au frigo.
Cinquième étape : le glaçage
J’ai utilisé une recette de Bulle, une valeur sure en entremets.
Mélanger le lait, la crème, le sucre, l’eau et le sirop de glucose dans une casserole, porter le mélange à ébullition. Hors du feu, ajouter le chocolat et mélanger jusqu’à ce qu’il ait complètement fondu. Mixer ensuite avec le mixeur plongeur pour obtenir une crème lisse (décrire des cercles sans remonter à la surface pour ne pas incorporer d’air sinon il y aura des bulles d'air sur le glaçage). Laisser reposer le glaçage jusqu’à ce qu’il ait une température de 30°C. Déposer l’entremet sur une grille au dessus d’une planche ou d’une feuille de papier sulfurisé et napper allègrement le gâteau de ce glaçage, sans oublier de napper les bords du gâteaux. Mettre ensuite le gâteau au frais pour une demie journée minimum.
Il y aura sans doute un peu trop de glaçage, il se conserve bien dans un pot à confiture au frigo, le réchauffer au bain marie au moment voulu.
dimanche 19 octobre 2008
Adresses à partager
Carnet d’adresses strasbourgeois
La caverne d’Ali Baba
Je me souviens très bien de la première fois où j’ai mis les pieds dans ce grand hangar destiné aux professionnels de la cuisine mais ouvert à tous les particuliers; c’était avec mes deux comparses… J’avais acheté une vraie poche à douille qui tient la route, du colorant bleu en poudre et peut être d’autres choses dont je ne me souviens plus… Quant à la dernière fois que j’y suis allée c’était pour un autre embout pour cette même poche à douille, des minis emporte pièces, des moules à chocolat, des cartouches pour mon siphon à prix défiant toute concurrence, des caoutchoucs pour mes bocaux Le Parfait et des caissettes à muffins en papier…
On trouve à peu près tout ce que l’on ne trouve pas dans les magasins grand public dans cet endroit, du matériel professionnel ou semi pro… Alors si vous avez envie de coutellerie, de moules à gâteaux ou à chocolats de toutes formes possibles, de cercles à entremets de toutes les formes et de toutes les tailles, d’additifs pour jouer à El Buli, de glucose, de colorants, de chocolats pâtissiers en grande quantitées (mais pas de Valrhona), de plaques à baguettes, d’emporte pièces pour mannele, de bocaux pour vos confitures, de mandoline, de verrines, de machines à pâtes, de siphon, de robots, d’une thermosonde voir même d’une machine pour tempérer le chocolat… on trouve de tout… et ça évite d’avoir à payer des frais de port quand on fait une commande sur internet !
Pensez y !
Brehmer Sarl
27, rue des Tuileries
67460 Souffelweyersheim
Téléphone : 03 88 18 18 22
L’épicerie anglaise
Au centre ville de la Robertsau a ouvert depuis déjà quelque temps une épicerie anglaise, vous y trouverez tous les produits anglo-saxons qui vous manquent, certains bien connus comme les shortbreads, les digestives, le golden sirup, le chocolat cadbury, les cubes de bouillon oxo, des pots de sauce à la menthe, les biscuits oreo (natures, enrobés de chocolat noir ou enrobés de chocolat blanc), marmite et black treacle… D’autres plus confidentiels : les chips tyrrells au panais, à la betterave ou un mélange de ces deux saveurs associées à la carotte. On y trouve aussi du cottage cheese, du philadelphia… et parfois même des graham crackers (mais pas quand j’y étais !).
À noter quand même qu’une bonne partie de ces produits se retrouvent chez Lafayette Gourmet (non, ils ne vendent pas de philadelphia ni de graham crackers... malheureusement!), reste à comparer les prix pour voir…
Et puis si vous êtes anglophiles, n'oubliez pas la librairie anglosaxone: The Bookworm.
On y trouve tous les bouquins que l'on souhaite en V.O. et si jamais celui que vous voulez n'est pas là, on vous le commande sans problème! (3, Rue de Pâques - à côté des Halles)
Thomas Green’s – The best of british
48 rue Boecklin
67000 Strasbourg Robertsau
Téléphone : 03.88.45.71.77
Je note les horaires d’ouverture, un peu inhabituels :
Lundi : 12h – 14h30 & 16h – 19h
Mardi à Vendredi : 9h – 14h30 & 16h – 19h
Samedi : 9h – 12 & 14h – 18h
mardi 14 octobre 2008
Cheesecake salé comme un tartare de saumon - Les joies des repas entre filles
La rechute est sévère, peu de temps après le cheesecake tout speculoos, un nouveau cheesecake salé !
Les cheesecakes salés c’est très sympa : on les prépare deux jours avant le repas, le jour J on a du coup très peu de choses à faire et c’est un plat unique original, qui bouscule un peu les habitudes et surtout c’est un délice ! C’est frais donc peut être plutôt adapté aux beaux jours, mais il faut dire que l’automne est ensoleillé ici. Si vous préférez vous pouvez aussi le découper en petites parts et le servir plutôt en apéro/entrée. Au choix !
Vous avez déjà vu par ici un cheesecake salé façon tzatziki que nous avions adoré avec les filles, le parfum, la texture, tout nous avait plu !… Du coup l’été dernier j’avais voulu retenter une version au tartare de saumon, mais le résultat ne m’avait pas pleinement satisfaisaite, depuis j’avais en tête de le refaire en modifiant quelques points…. Cette idée a fini par passer au second plan dans mon esprit jusqu’à récemment où je me suis dit qu’une nouvelle soirée entre filles était l’occasion parfaite pour réaliser ce cheesecake salé : une pâte à la farine complète à la façon de Laurence Salomon (cette pâte a l’avantage une fois précuite de ne pas se ramollir complètement), une préparation fromagère moelleuse à la faisselle et au cottage cheese et sur le dessus un tartare de saumon selon la recette déjà testée et approuvée de Lilo (j’ai juste un peu diminué l’huile de sésame avec laquelle j’ai un peu de mal à forte dose et cette fois ci je n'ai pas trouvé de pomme Fuji, j'ai donc utilisé un nashi, c'est parfait aussi!). Au final une réussite totale (parfois faut savoir se lancer des fleurs!), la pâte, la texture, le tartare, c'était nickel (en plus j'ai enfin pu inaugurer mon plus-si-nouveau-que-ça moule à charnière!). Je vous invite vivement à la tester !
Cheesecake salé comme un tartare de saumon
Plat unique pour 6 personnes
Pour un moule à charnière de forme allongée (type moule à cake) 30 x 11,5 cm
Pour la pâte :
225g de farine complète
75g de petits flocons d'avoine
5 cuillères à soupe de graines de sésame noir
1 cuillère à café bien bombée de sel
4 cuillères à soupe d'huile d'olive
15 à 20 cuillères à soupe d'eau
Pour la préparation fromagère :
Un pot de 500g de faisselle
500g de cottage cheese
Ciboulette fraîche
4 cuillères à soupe d’huile d’olive
Jus et zeste d'un citron
Sel & Poivre
4 œufs
Pour le tartare :
300g de saumon cru (Label Rouge)
6 noisettes de pâte de wasabi
4 cuillères à soupe d'huile de sésame
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
1 pincée de sel
2 cuillères à soupe de graines de sésame noir
1 nashi
Le jus d'un citron
2 cuillères à soupe de câpres
1ère étape (deux jours avant) : la pâte façon Laurence Salomon
Réaliser la pâte en mélangeant farine, flocons d’avoine, graines de sésame noir et sel. Ajouter ensuite l’huile et l’eau, mélanger pour former une boule de pâte (mélanger d’abord avec une cuillère en bois puis à la main pour former une belle boule de pâte) et la laisser reposer environ une demi-heure à température ambiante.
Préchauffer le four à 180°C. Abaisser la pâte au rouleau entre deux feuilles de papier sulfurisé et foncer le moule à charnière recouvert de papier sulfurisé. N’hésiter pas à découper la pâte aux ciseaux pour éviter les épaisseurs de pâte trop importantes dans les coins du moule. Placer une autre feuille de papier sulfurisé sur la pâte et garnir de haricot sec. Faire cuire à blanc pendant 25 minutes. Quand la pâte est cuite, la sortir du fou et diminuer le thermostat sur 160°C.
2ème étape (deux jours avant) : la garniture au fromage
Commencer par sortir la faisselle de son emballage et laisser s’égoutter dans son « pot-à-trous ».
Mélanger la faisselle égouttée, le cottage cheese, la ciboulette, l’huile d’olive, le jus et le zeste du citron, le sel et le poivre. [Personnellement j’ai utilisé du cottage cheese à la ciboulette, donc utilisez le même ou du cottage cheese nature + de la ciboulette] Ajouter les œufs et fouettez.
Garnir ensuite la pâte précuite de cette préparation fromagère et cuire pendant 50 minutes à 160°C. Au bout de ce temps, le centre est encore un peu tremblotant, c’est normal et même nécessaire, laisser refroidir complètement dans le four éteint avant de mettre au frais pour 48 heures.
3ème étape (le jour même, juste avant de servir) : le tartare de saumon
Détailler le saumon en dés, les mettre dans un bol. A l’aide d’une baguette chinoise, diluer le wasabi dans les huiles, saler et verser ce mélange sur les dés de saumon. Saupoudrer de sésame noir et mélanger. Réserver.
Mettre le jus de citron dans un autre bol. Détailler le nashi (épluché) en petits dés, les mettre dans le jus de citron et bien mélanger. Réserver.
Émincer finement les câpres et réserver.
Mélanger l'ensemble des ingrédients et garnir le haut du cheesecake avec ce tartare. Réserver au frais jusqu’au moment du service.
Découper en tranches plus ou moins épaisses et servir ce cheesecake avec une salade verte.
dimanche 12 octobre 2008
Hashimoto (le restaurant, pas la thyroïdite)
Parfois les photos parlent plus que les mots... Voyage dans un restaurant japonais, japonais et de qualité. A la réservation on nous demande si l'on préfère une table normale ou une table teppanyaki... Cette fois ci j'avais opté pour la table classique car j'avais comme une envie de poisson cru... Mais la cuisine japonaise ne se limite pas au poisson cru et j'ai hâte de pouvoir m'assoir une prochaine fois à une table teppanyaki avec devant moi, un chef qui cuisine pour la table des spécialités japonaises parfois méconnues. Des ingrédients de qualité, un poisson d'une fraicheur irréprochable, si tendre... forcément les prix suivent mais c'est simplement le prix de la qualité. Seul petit bémol, j'ai trouvé leurs tempura un peu trop lourd(e?)s et gras(ses?), vous allez dire que je fais la fine bouche mais à côté des tempura de Rabanel, ça ne tenait pas la route. A noter quelques menus sympas, certains parfaits pour découvrir la cuisine japonaise, d'autre adaptés à ceux qui ne sont pas des fans transis de poisson cru... et d'autres présentés dans de jolies grandes boites en bois, un étage, deux compartiments par étage donc quatre découvertes japonaises devant vous...
Une vaisselle de qualité
(mais des sets de table un peu moches, enfin visiblement j'étais la seule de cet avis)

Une fleur à chaque table
Maki inside out, élément d'un des menus de la carte...
Menu sympathique pour apprivoiser la cuisine japonaise...
Mon plateau... Comment ça je suis gourmande?
Je n'avais pas opté pour un menu mais plutôt pour un choix à la carte
Des maki, une seule sorte, choisie au pif faute de totale compréhension de la carte
(mon dieu, dire que j'ai fait tant d'allemand dans ma tendre jeunesse...
mais faut dire que j'ai jamais vraiment eu de cours sur les différentes espèces de poissons...)
Et le choix s'est révélé plutôt bien vu avec une garniture variée comme
je les aime et comme c'est souvent le cas en Allemagne
(ahhh les souvenir de Berlin... LN, faut qu'on y retourne...)
Notamment du concombre, de l'omelette et de l'anguille...
Ce type de maki est une bonne façon d'apprivoiser l'anguille je trouve.
Et un assortiment de sushi, je me suis fait plaisir entre poulpe, calamar et bar
Calmar et poulpe c'était top, il faut dire que j'adore ça
et ce jour là j'avais envie de faire plus original et inhabituel que saumon et thon.
Et ce restaurant avec la qualité au top était l'endroit idéal pour sortir des sentiers battus.
Par contre la bar était de qualité inférieur je trouve, ou alors c'est un poisson qui se prête
peut être moins à ce genre d'exercice...
Assortiment de sushi
Thon, bar, saumon
Qualité absolument irréprochable, ça fond dans la bouche
Et puis je crois que les photos parlent d'elles même...
Extraits de la carte...
& Origami
Hashimoto
Cecilienstrasse 7
66111 Saarbrücken
Allemagne
Téléphone: 0049 - 681 - 39 80 34
Idée tarifs:
7 sushi + 3 maki - 16€50
8 sushi - 19€
Sushi à la carte, autour de 5€20 les 2 pièces
jeudi 9 octobre 2008
Cailles farcies au brocciu et laquées à la mélasse de grenade – La mélasse de grenade et moi c’est pas fini !
Une recette que je suis allée chercher au bistrot de Christine qui, elle, proposait une pintade laquée à la mélasse de grenade... Oui mais une pintade ça fait beaucoup alors j'ai adapté la recette à quatre petites cailles toute choux et j'ai fait quelques modifications, minimes. C'était délicieux, vous aimerez surtout si comme moi vous aimez l'acidulé et la volaille cuisinée un peu en sucré-salé. Miam!
Cailles laquées à la mélasse de grenade et farcies au brocciu
Pour 4 personnes :
200g de brocciu ou brousse de brebis
Sel & poivre
1 bouquet de ciboulette
4 cailles
1 filet d’huile d’olive
100 à 150mL de mélasse de grenade
1 cuillère à soupe de miel
Du cassis (merci Picard quand c’est pas la saison)
Préchauffer à four à 200°C.
Saler et poivrer la brousse, y ajouter la ciboulette finement ciselée. Mélanger. Farcir les cailles de cette préparation (n’hésitez pas à leur fendre un peu le croupion pour pouvoir les farcir le plus abondamment possible).
Déposer les cailles dans un plat allant au four que vous aurez un peu huilé. Verser sur chaque caille une cuillère à soupe de mélasse de grenade, la répartir sur toute la peau de la caille avec les doigts ou avec un pinceau (selon ses préférences…).
Dans un verre mélanger 6 cuillères à soupe de mélasse et 6 cuillères à soupe d’eau, saler et poivrer et verser ce mélange sur les cailles.
Enfourner pour 20-30 minutes.
Dans le verre mélanger 6 cuillères à soupe de mélasse de grenade, 4 cuillères à soupe d’eau et 1 cuillère à soupe de miel, saler et poivrer et arroser une ou deux fois les cailles de ce mélange pendant la cuisson.
Environ 10 minutes avant la fin de la cuisson des cailles, ajouter une ou deux poignées de cassis (quantité selon votre envie et votre penchant pour ces baies acides) dans le plat.
Servir les cailles avec du boulghour par exemple et les napper de cette sauce grenade – cassis. Dire miam et se lécher les doigts.
**********
C'est quoi la mélasse de grenade?
La
mélasse de grenade est un liquide épais obtenu par réduction de jus de
grenade. Elle est très utilisée dans les cuisines libanaises et
iraniennes. Elle apporte un goût acidulé aux préparations et cela sans
avoir besoin de vider la bouteille de mélasse dans votre préparation,
ayez la main douce et vous serez ravis.
Où acheter de la mélasse de grenade?
A Strasbourg:
L’arc en miel, 72 avenue de la forêt noire 67000 Strasbourg
Et chnouc, une lectrice m'a informé que vous en trouverez aussi près des Halles:
Epicerie Pamir , 15a rue du marais vert 67000 Strasbourg
A Paris:
Heratchian Frères, 6 Rue Lamartine 75009 Paris
Les délices d'Orient, Avenue Emile Zola 75015 Paris
Epicerie orientale à l'angle de la rue Crozatier et de la rue d'Aligre 75012 Paris
Que faire avec de la mélasse de grenade?
Filet mignon à la mélasse de grenade, têtes d’ail confites en papillote
Muhammara
Tartines foie gras, figues et grenade
Figues et framboises rôties à la mélasse de grenade
Blancs de poulet à la mélasse de grenade
Daurade à la mélasse de grenade
Sfihas, "galettes" libanaises garnies de viande hachée
Salade de fruits à la mélasse de grenade
mardi 7 octobre 2008
Cheesecake complètement speculoos
Une recette pour Laure, une gourmande belge, fidèle lectrice de ce blog qui est aux petits soins pour moi et tient à me faire découvrir les merveilles belges que je ne trouve pas ici, ainsi dernièrement elle nous avait envoyé des chocolats Zaabär pour notre pique nique au milieu des vignes et il y a déjà quelques mois elle m’avait envoyé deux pots de pâte de speculoos en me précisant qu’il y en avait un pour moi (à manger à la petite cuillère, à tartiner…) et un pour que je réalise une ou deux recettes pour elle… Manque de pot l’idée n’est pas venue tout de suite, je pense que Laure s’imagine que j’ai tout mangé à la petite cuillère et que je n’ose pas le lui avouer ;) Mais la semaine dernière l’envie de titiller le fouet et le moule à charnière s’est faite sentir. J’avais fini de vider mes cartons et d’emménager, j’avais envie de voir si ma nouvelle cuisine était fonctionnelle et je dois avouer qu’après une bonne période à ne pas cuisiner (entre les cartons, le déménagement et l’horrrrrrible absence de frigo) ça me manquait ! Alors pourquoi pas un cheesecake aux speculoos ?
Une base biscuitée aux speculoos, une couche de pseudo praliné feuilleté où j’ai remplacé le traditionnel pralin par la
pâte de speculoos et une couche crémeuse à base de fromage elle aussi parfumée à la pâte de speculoos. Et c’était comment ?
Et bien globalement c’était réussi même si en bonne perfectionniste je n’ai pas été totalement satisfaite : la couche crémeuse était top, onctueuse, délicatement parfumée et pas si sucrée que ça (je n’ai pas ajouté de sucre au cheesecake, la pâte de speculoos étant déjà assez sucrée). Certains lui ont même trouvé un petit goût de caramel ! Le mélange kiri – petit suisse (déjà expérimenté ici) n’avait rien à envier au cream cheese. Par contre j’ai été déçue par la couche de pseudo praliné feuilleté, j’avais choisi de le faire avec un chocolat noir fort en cacao de peur qu’un chocolat moins puissant ne fasse qu’accentuer le côté sucré de la pâte de speculoos et en fait ce chocolat à 70% prenait trop le dessus, c’est pourquoi je vous conseille d’utiliser un chocolat dessert « basique » voir « lait ». De plus la texture ne m’a pas complètement convaincue : ça manquait de croustillant et ça avait beaucoup durci ce qui n’était pas pratique à couper comme à manger ; je ne sais pas si c’est dû au chocolat noir ou à la pâte de speculoos (le pralin apporte une texture particulière qu’on ne retrouve pas quand on utilise de la pralinoise je trouve, alors c’est sans doute le cas avec la pâte de speculoos). En tous cas, une chose est sûre: merci Laure! =)
Donc l’ingrédient phare de la recette est la pâte de speculoos qui se trouve en Belgique mais j’ai vu que Bien Manger en propose à la vente depuis peu. Sinon vous trouverez sans doute des recettes de simili-pâte de speculoos sur les blogs.
Cheesecake complètement speculoos
Pour un moule carré 15 x 15 centimètres
Pour la base biscuitée :
55g de beurre
170g de speculoos
Pour la couche chocolatée :
100g de chocolat noir 70% → je vous conseille plutôt un chocolat moins corsé voir un chocolat au lait
5 cuillères à soupe de lait
100g de pâte de speculoos
125g de gavottes (appelées aussi crêpes dentelles)
Pour la crème :
250g de kiri
360g de petits-suisses
4 œufs
320g de pâte de speculoos
50mL de lait
Réaliser d'abord la base biscuitée:
Faire fondre le beurre sur feu doux. Réserver.
Dans un mixeur, réduire les speculoos en poudre. Mettre la poudre de biscuit dans un saladier, y ajouter le beurre fondu et mélanger intimement.
Verser ce mélange au fond du moule recouvert de papier sulfurisé, tasser avec le fond d'un verre plat et rond afin d’obtenir une base biscuitée ; vous pouvez aussi réaliser une bordure biscuitée ce que je n’ai pas fait cette fois ci. Mettre au frigo en attendant la suite des évènements ainsi le beurre va refroidir, se figer et solidifier la couche biscuitée.
Réaliser la couche choco croustillante :
Faire fondre au bain marie le chocolat avec le lait, hors du feu y ajouter la pâte de speculoos puis les gavottes réduites en fines miettes, mélanger bien à la maryse.
Sortir le moule du frigo, étaler sur la couche biscuitée une couche de cette préparation à base de gavottes, lisser bien cette couche à l’aide de la maryse et remettre au frais.
Réaliser la préparation fromagère :
Préchauffer le four à 160°C.
Dans un saladier mettre le kiri et les petits suisses. Mélanger pour obtenir une préparation souple et homogène. Ajouter les quatre œufs et mélanger. Ajouter ensuite la pâte de speculoos et mélanger. Mélanger bien, la préparation sera plus épaisse que pour un cheesecake classique, la pâte de speculoos réagit comme le biscuit : elle épaissie la préparation c’est pourquoi on rajoute un peu de lait pour assouplir la texture. Mélanger et garnir le moule de cette préparation, lisser la surface avec le dos d'une cuillère à soupe et enfourner pour 35 minutes. Au bout de ce temps là, le cheesecake doit être encore un peu tremblotant, c'est très important. Il faut veiller à ne pas trop cuire un cheesecake, ça l'assèche et ça devient un peu trop étouffe chrétien. Avoir un cheesecake encore tremblottant au sortir du four est un bon indicateur pour savoir qu'il n'est pas trop cuit. Laisser COMPLÈTEMENT refroidir le cheesecake dans le four (porte FERMÉE). Mettre ensuite pour 48H au frigo.
dimanche 5 octobre 2008
Les petits bonheurs des dimanches matins
À la base, je suis une lève tôt. À la base, je pense que ça ne dérange pas franchement N. Mais quand le réveil sonne à 7h les dimanches matins, je suis sûre qu’il me maudit, au moins un peu… Et tout ça pour aller faire un tour à un vide grenier dans un village plus ou moins proche... Lui comme moi furetons à la recherche d’un objet qui fait tilt dans notre esprit, souvent je croise des jeux que j’avais quand j’étais petite, comme ces bonhommes en plastique que j’avais dans mon bain et qui ont longtemps trôné autour de la baignoire chez mes parents, comme ces assiettes si kitsches qu’il y avait chez ma grand mère et dans lesquelles j’ai pris tant de goûters (et qui apparemment aujourd’hui coûtent une vingtaine d’euros pièce!). Et parfois, au détour des stands, on peut même tomber sur une copine ;) ... On part aussi à la recherche de l’objet qui récoltera le prix du top du top du kitsch de la journée, parfois une fouine empaillée (très jolie dans un salon), souvent ces plats à asperges en barbotine (top classe!) et généralement je peux donner libre cours à ma passion pathologique pour les tasses en arcopal qui faisaient le désespoir de Miss Colloc’; je rentre rarement sans une nouvelle tasse ou mug. Et puis quand c’est pas les tasses c’est les boîtes métalliques. Dr Patoumi, c’est grave ?

Toujours est il qu’il y a quelques dimanches de cela, N. n'était pas là, je me suis levée encore plus tôt que d’habitude et malgré le temps incertain je suis allée me perdre dans les villages alsaciens au noms exotiques et si le vide grenier du jour était très petit, si j’ai même essuyé quelques gouttes, j’ai réussi à y trouver une très belle thermos chinoise à fleurs et une yaourtière seb au look très rétro, toute orange, si seventies (au vu de ce que je ramène des brocantes, je ne vis décidément pas dans mon temps !) pour la modique somme de 3 euros. A ce prix là il aurait été criminel de ne pas la prendre… Je n’avais absolument pas eu dans la tête d’acheter une yaourtière, mais en même temps, vue ma consommation de yaourts ça ne devrait pas être un achat qui prendra la poussière dans un coin de placard.
Je suis une grande consommatrice de yaourts, lait et fromages, l’ostéoporose ne passera pas par moi… et c’est pour ça que de temps en temps je n’hésite pas à acheter quelques yaourts au soja (j’adore ceux de la gamme Senja !) et comme c’est les seuls que N. digère, c’est les premiers que j’ai essayé en suivant à la lettre les conseils d’Audrey. Si vous aimez les yaourts au soja, je vous recommande vivement sa recette, elle est parfaite ! Si vous n’avez pas de yaourtière allez lire le billet de Fabienne qui vous apprendra que l’on peut faire ses yaourts dans un rice cooker, Anne les fait dans sa cocotte minute et sinon, il y a la technique au four qui marche aussi très très bien. Vous avez le choix!
Yaourts au lait de soja et à la purée d’amande de Audrey
Recette originale ici
Pour une fournée de 8 pots:
1L de lait de soja nature (au rayon bio de votre supermarché ou en magasin bio)
1 pot de yaourt nature type la laitière
1/2 pot (de yaourt) de sucre blond
2 cuillères à café de purée d'amandes (en magasins bio)
Dans un grand saladier mélanger un tiers du lait (au jugé), le yaourt, le sucre et la purée d’amande, quand tout est bien mélangé, ajouter le reste du lait et fouetter bien. Remplir les pots de yaourt, mettre la yaourtière en marche pour la nuit. Le lendemain fermer les pots de yaourt et mettre au frigo quelques heures.
À déguster en moins d’une semaine.
Recette complètement adoptée ici!















































