lundi 30 juin 2008
Je n'ai pas résisté longtemps

Je vous en parlais ici...
Le restaurant La corde à linge propose en dessert
Une Coupe Mojito
Du sorbet mojito, du sorbet citron
des feuilles de menthe fraiches et d'autres givrée, du citron
et un verre de rhum à verser là dessus...
Je n'ai pas résisté, elles non plus...
et personne n'a regretté...
Vive les soirées en terrasse!
A goûter sur place
ou à refaire chez vous!

La Corde à Linge
2, Place Benjamin Zix
67000 Strasbourg
Tel : 03 88 22 15 17
http://www.lacordealinge.com
8€ la coupe mojito avec assouplissant
c'est pas donné...
dimanche 29 juin 2008
Ben oui chuis kap ! Pain exotique selon Ganesha...
Avant mon départ en vacances MLaure m’avait demandé si j’étais kap de faire son pain exotique… Ben voui chuis kap… bon j’avoue avoir un peu adapté la recette au contenu de mes placards de retour de vacances (pas de farine pour brioche chez moi et pas de levure boulanger sèche car je n’ai jamais eu de résultats potables avec ce genre de sachets, je ne dois pas savoir les utiliser… et puis je ne savais pas exactement ce que contenait le mélange exotique alors j’ai utilisé les fruits secs dans mes placards)… pour au final une brioche toute toute douce, moelleuse, à peine sucrée, qui ravira tous les fan de noix de coco… quant à moi qui suis moins fanatique du goût de la noix de coco j'ai complètement craquée pour la douceur et le moelleux de cette brioche, un peu moins par le goût apporté par le lait de coco mais j'ai beaucoup aimé la texture que donnait la noix de coco en poudre...
Pour un pain exotique:
30g de sucre
20g de levure boulanger (En fait 10-15g devrait suffire)
100 mL d’eau tiède
350g de farine
150g de noix de coco en poudre
15g de beurre mou
150 mL de lait de coco
100g de fruits secs (pour moi mélange raisins blonds, figues, fraises, cranberry)
Délayer le sucre et la levure dans l’eau tiède. Laisser reposer 20 minutes.
Mélanger la farine, la noix de coco, le beurre mou, le lait de coco, ajouter l’eau + levure. Pétrir pendant 10-15 minutes.
Faire une boule et laisser lever jusqu’à ce qu’elle ait doublé de volume. Ajouter ensuite les fruits secs, et renouveler la levée. Enfourner à 180° pendant environ 30 minutes.
A voir aussi : Le pain exotique chez Anne
Bon et moi maintenant je voudrais savoir si La Mangue et Grand Chef sont kap de réaliser mes abricots au sirop acidulé, éclats de pistaches caramélisées et granité alcoolisé? Pourquoi cette recette? Car elle est de saison, ne nécessite pas d'ingrédients compliqués, n'est pas trop longue et surtout car c'est un délice et il m'avait semblé à l'époque qu'elle ne vous avez pas plus conquis que ça alors qu'elle méritait sa petite holà... Voilà. Et puis estimez vous heureux, car Barbinou avait très envie que je vous demande de faire du fromage de tête ou des fleischschnaka… ;-)
jeudi 26 juin 2008
Rhums à ranger
Alors je vous arrête tout de suite, je n’ai aucun mérite quant à ce titre, je l’ai outrageusement pompé chez « Ma cuisine est verte ». C’est en effet grâce à Melle Gudule que j’ai découvert les rhums arrangés il y a déjà quelque temps… Du rhum que l’on parfume selon ses goûts et ses envies… D'une simplicité enfantine! Certes il faut être patient mais c’est souvent le cas en cuisine… Et puis la patience c’est payant! J’ai choisi de ne pas les sucrer à outrance histoire de pouvoir les utiliser en cocktail si ça me chante dans trois mois… En plus on peut faire plein de choses délicieuses avec du rhum arrangé comme le prouve si bien Ganesha...
Personnellement j’ai utilisé des bocaux ikéa que je vous déconseille fortement : ils ne sont pas du tout étanches, ça passe pour stocker de la farine ou des haricots secs mais quand vous y mettez un liquide évitez de trop secouer le bocal ;) Vous voulez mon avis ? Rien ne vaut un bon vieux bocal Le Parfait !
Rhum arrangé à l’ananas
Une recette de Melle Gudule
Pour un bocal de 1,7L :
1 ananas
1 gros pouce de gingembre épluché
4 bâtons de cannelle
1 pincée de citronnelle séchée
1 citron vert (ou tout du moins son jus)
2 gousses de vanille fendues dans la longueur
800mL de rhum blanc agricole
100g de sucre blond
Eplucher l’ananas (ma technique : utiliser le couteau électrique : rapide et facile) et le découper en tranche (là aussi, je me foule pas, je dégaine le couteau électrique).
Mettre l’ananas, le gingembre découpé en tranches, les bâtons de cannelle, la citronnelle, le jus de citron vert, les gousses de vanille, le rhum et le sucre dans le bocal. Mélanger et fermer le bocal.
Stocker le dans un endroit frais et sec à l'abri de la lumière pendant 3 mois minimum et mélanger de temps en temps (NB : mélanger ne veut pas dire goûter afin de surveiller le bon vieillissement de la chose ! ^^)
Rhum arrangé gingembre & citron vert
Une recette de Melle Gudule
Pour un bocal de 1,7L :
500g de gingembre non épluché
3 citron vert (leurs jus)
1L de rhum blanc agricole
120g de sucre blond
Éplucher le gingembre et le trancher. Mettre le gingembre, le jus de citron vert, le rhum et le sucre dans le bocal. Mélanger et fermer le bocal.
Stocker le dans un endroit frais et sec à l'abri de la lumière pendant 3 mois minimum et mélanger de temps en temps (NB : mélanger ne veut pas dire goûter afin de surveiller le bon vieillissement de la chose ! ^^)
Rhum arrangé aux épices
Une recette de Tit'
Pour un bocal de 1,7L :
Le zeste d’une orange
6 clous de girofle
6 grains de poivre noir
6 baies roses
Le contenu de 2 gousses de cardamome verte
6 baies de genièvre
1 gousse de vanille fendue dans la longueur
3 bâtons de cannelle
1 pouce de gingembre frais (épluché et découpé en tranches)
2 étoiles de badiane
1 fève tonka râpée
120g de sucre blond
1L de rhum blanc agricole
Mettre tout dans le bocal. Mélanger et fermer le bocal.
Stocker le dans un endroit frais et sec à l'abri de la lumière pendant 3 mois minimum et mélanger de temps en temps (NB : mélanger ne veut pas dire goûter afin de surveiller le bon vieillissement de la chose ! ^^)
Je vous en reparle dans trois mois?
mardi 24 juin 2008
On dirait le sud...
Coquelicots aux pieds des oliviers
Parfois j'ai l'impression d'être un funambule. J'avance sur un fil sans le moindre filet en bas, j'avance tout doucement, si lentement que plus personne ne regarde ce funambule, les gens s'en sont lassé... j'aimerai beaucoup atteindre la plateforme au bout du fil... même si je sais que ce n'est qu'une étape, qu'une halte brève et qu'ensuite un autre fil est déjà tendu et qu'il faudra que je m'y engage vite, très vite, ne pas trop trainer sur la plateforme et continuer à poser avec une extrème délicatesse, un pied devant l'autre, sur cet autre fil, beaucoup plus long, beaucoup plus fin.... mais peut être qu'alors le fait d'avoir réussi malgré les vents à arriver au bout du premier fil m'aurait donner une assurance inesperée et les pas ne feront plus agiles, plus rapides, et la seconde plateforme approchera déjà...
Bref, trêve de bavardages chimériques inutils, je suis rentrée de vacances...
Moutons au milieu des Alpilles
Eglise des Baux de Provence
Des couleurs sur le marché de Cassis
Port de Cassis
Une 2 CV sur la route des crêtes
La Ciotat, les calanques
C'est pas gentil d'estropier les cactus...
Aeonium
*
C'est dur la vie de chat...
Gordes
L'abbaye de Sénanque
J'étais pas top top dans le timing en ce qui concerne les lavandes,
moi qui avait un souvenir de gamine de ces lavandes devant l'abbaye...
Du blé à défaut des lavandes...
Marché de Saint Rémy de Provence
Photo à gauche spécialement prise pour J. & Diego ;)
Ces couverts en pied de... de quoi? de marcassin?
C'est top classe...
*
Nougat à la fève seva
(mais non, à la lavande ^^...)
Arles
Le cloitre de Saint Trophime
J'ai une sorte de fascination pour les cloitres.
Je ne m'en lasse pas.
Plage de Camargue
dimanche 22 juin 2008
Où manger de bonnes pizza à Strasbourg ?
Pas la peine de tergiverser, je vous l'annonce tout de suite, ce billet n'est pas pour tout le monde. En matière de pizza, les bonnes pizza, c'est extrêmement subjectif (d'ailleurs je m'estime heureuse que N. et moi ayons à peu près le même cahier des charges, et Miss Colloc' aussi...) Parce que en pizza, je sais pas vous, mais moi je suis super difficile, essentiellement en ce qui concerne la pâte (pour les garnitures ma seule velléité c’est qu’on ne noie pas la pizza sous une immense masse d'ingrédients… Il ne faut pas un trop grand nombre d'ingrédients différents - sinon c'est de la boulibatsch - ni une trop grande quantité - sinon c'est une montagne, plus une pizza- bon, j'avoue que sur ce point là avec Miss Colloc' nos cahier des charges respectifs prennent des chemins opposés puisque de son côté plus la pizza croule sous la garniture plus elle est aux anges...), la pâte à pizza, je l’aime assez épaisse (mais qu’on ne me parle pas ce ces pizza à la mode américaine, avec une pâte type briochée et même sucrée), encore blanche, un peu gonflée, moelleuse mais croustillante aussi et c’est encore mieux si les bords sont tressés… En fait, c’est simple, il me suffit de voir la pizza pour savoir si elle va me plaire...
Mais bon, mine de rien, je ne trouve pas ça si facile de trouver de bonnes pizza… Donc petit inventaire des endroits où j'aime bien manger des pizza... (parce que les faire maison c'est bien beau mais dans mon mini four la cuisson est rarement optimale... mais la pâte à pizza Picard est pas mal, je vous la conseille pour les jours de flemme aigüe, je n'ai toutefois aucune action chez eux ^^). Je pense que la plupart des endroits cités ici font d'autres choses que des pizza (des pâtes, de la viande, du poisson etc etc) mais je ne peux non seulement pas vous dire ce qu'ils font exactement mais encore moins si c'est bon. Je n'y vais que pour leurs pizza, pour le reste, c'est à vos risques et périls ;) La majorité de ces lieux ont un cadre et une déco qui laisse plus qu'à désirer, c'est un peu le musée des petites horreurs dans certains cas, mais fermez vos yeux et ouvrez vos papilles...
La laguna
Alors là, déjà au nom vous avez tout compris : c’est kitsch. Mais alors, kitsch de chez kitsch… On atteint des sommets… ici le décor est vénitien mais on ne se contente pas d’accrocher des masques vénitiens aux murs, on poste des mannequins au milieu de la salle et on les habille en costume. Oui, ici, on ne fait pas les choses à moitié (et oui, je regrette de ne pas avoir osé prendre des photos du décor). De toutes façons, quand on y va c’est pour les pizza cuites au feu de bois et pas pour autre chose. D’ailleurs vous pouvez les commander à emporter, ça vous évitera le décor, à vous de voir.
Sur la photos vous avez la pizza blanche à partager à l'apéro
Franchement, elles étaient délicieuses et la pâte à mon goût...
La Laguna
18, rue des Couples
67000 Strasbourg
Téléphone : 03 88 25 54 52
Pour les prix j'ai oublié de noter la fourchette, je complèterai ce billet avec les prix dès que possible...
La Terrazza
Deuxième adresse… là aussi force est de constater que le décor est disons… coloré… pour ne pas dire bariolé. C’est franchement un peu tout et n’importe quoi et c’est dommage. Par contre, le point positif c’est qu’en été, on peu manger notre pizza tranquillement sur la terrasse, il fait beau, il fait chaud et on ne subit pas le « décor ».
La terrazza est située en plein centre ville, à deux pas de la cathédrale, et franchement, je suis passée souvent devant sans avoir la moindre envie de franchir la porte… jusqu’à ce qu’LN et Pep m’y emmènent et que je découvre leurs pizza. Une pâte épaisse, moelleuse, gonflée, pas trop cuite… et qui n’est pas noyée sous une avalanche de garniture. Moi j’aime…
En photos, les pizza quatre saisons et Gorgonzola-Parme. Elles sont très grandes, difficile de venir à bout si vous n’avez pas très faim.
À la carte les classiques : pizza calzone, quatre fromages, pizza à l’ananas, pizza à la bolognaise ou au thon, fruits de mer, chorizo, saumon etc… A noter cependant que la pizza blanche proposée comme accompagnement et choisie par la table à côté de nous ce jour là n’avait pas l’air terrible : un peu trop sèche et pas assez moelleuse…
La Terrazza
7, Rue du Vieux Marché aux Poissons
67000 Strasbourg
Tel : 03 88 23 00 69
Pizza de 8€20 à 11€50
Chez Matteo
Lors d’un repas entre gourmets au crocodile, on avait échangé nos bonnes adresses strasbourgeoises. Si pour ma part je n’ai pas tari d’éloges en ce qui concerne la cambuse (ça n’étonnera plus personne ^^), c’est lors de ce repas que S. m’a parlé de Umami et qu’on a débattu de « Où peut on manger de bonnes pizza en ville ? » et là, quelqu’un nous a parlé de « Chez Matteo », j’ai dégainé mon moleskine et noté le nom précieusement (j’ai une mémoire d’huître pour les prénoms)…
On a donc testé ce restaurant un soir d’envie subite de pizza (les envies de pizza, ça me prend sans prévenir…) et on n’a pas été déçus. Le décor est des plus banal et classique. Pas très moderne, pas très tape à l’œil et pas de kitc
herie par ici… Le service est simple et sans chichi. Un peu comme les pizza que l’on trouve à la carte : le choix est limité aux basiques (pizza au thon, pizza au chorizo, pizza quatre saisons, pizza aux crevettes...) mais en même temps, je préfère avoir un choix limité mais des pizza réussies, c’est le cas ici. Et, petit détail qui fera plaisir à Patoumi (même si bon, elle habite malheureusement pas dans le coin) les pizza ont ici une taille humaine :) un peu plus petites que la normale quoi, quand on sort on a plus faim mais on ne s’est pas explosé l’estomac…
C'est bon, je vous conseil l'endroit pour les pizza et puis c'était quasi complet un soir de semaine... si ça marche c'est pas pour rien non?
En photo, la pizza Bianca, une pizza blanche à la mozzarella et au jambon de Parme. Elle était vraiment très bonne, la pâte était top. Et sur l'autre photo, la pizza au pesto… quelques doutes sur la réalisation maison du pesto mais une bonne pizza quand même.
Chez Matteo
30 rue des juifs
67000 Strasbourg
Téléphone : 03 88 36 01 28
Pizza de 7,5 à 11€
A noter aussi l'adresse favorite de Miss Colloc'
Une pizzeria qui n'a aucun mal à "fonctionner" puisque situer dans "la rue des restaurants" une rue avec beaucoup de passages... et de touristes, juste à côté de Jeanette et les cycleux pour les Strasbourgeois. Les pizza sont bonnes même si parfois la qualité de la pâte, enfin, surtout la cuisson est variable d'une fournée à l'autre et ça c'est dommage... La salle est banale et sombre, la carte des pizza distingue les pizza et les pizza blanches. Au programme notamment, outre les classiques, une pizza Carpaccio-Roquette-Parmesan, une autre aux courgettes et aux aubergines ou la Pizza Nella: une pizza blanche au parme, tomates, roquette.
La Pescara
2, Rue du Poumon
67000 Strasbourg
Téléphone : 03 88 32 86 87
Pizza de 8 à 13€
Vous êtes parisiens? C'est par ici alors...
Pour Bruxelles, lire le commentaire de Laure à la suite de ce billet...
Et comme Laure le suggère, ce serait sympa que tout le monde propose aux autres ses bonnes adresses à Strasbourg ou ailleurs...
Edit de décembre 2008: suite à certains de vos commentaires, j'ai commencé à tester certaines de vos adresses:
- L'Osteria - 11 quai pêcheurs
Clem m'avait conseillé la spécialité de la maison : la calzone frite. Mais j'ai pas accroché plus que ça. J'ai trouvé ça moyen au goût et en plus c'était pas super agréable le goût d'huile tenace en bouche ensuite. Par contre au vu des pizzas de la table d'à côté, la pâte a l'air bien trop fine pour moi, du coup j'étais bien contente d'avoir opté pour une calzone qui offre une double épaisseur de pâte. En conclusion: je ne pense pas y revenir (en plus, pour des pizzas, c'est pas donné!)
- Chez Gepetto - Place Saint Etienne
Conseillée par Cathy et Sandr. C'est tout petit donc assez convivial, mais ce qui est dommage c'est que les patrons font preuve de convivialité surtout avec les habitués et pas avec les nouveaux venus. L'ambiance reste sympa, du bar on peut voir le patron réaliser les pizzas sous nos yeux. Côté goût c'était bon mais pas meilleurs que les adresses citées plus hauts... la pâte était moins à mon goût du coup je ne pense pas y retourner, je me contenterai de mes adresses favorites.
- Il Girasol - 12 quai St Nicolas
Conseillée par Cathy, j'ai vraiment beaucoup aimé cette adresse. La pâte est délicieuse, épaisse, moelleuse. Les parfums sont multiples avec certaines originalités: une pizza aux fruits (mais bon, les fraises en hiver c'est plutôt pas bien!), une pizza parme & melon (idem pour le melon en hiver c'est pas franchement écologiquement correct), une pizza aux légumes grillés & marinés (artichaut, courgette, aubergine, poivron, tomate séchée), une pizza blanche (Pizza Carpaccio - Mozzarella, bresaola, champignons, parmesan)... C'était vraiment très bon!
A noter que c'est le plus chouette des décors, comparé aux autres pizerria citées dans ce billet, y'a pas photo: c'est moderne et sympa (ce qui visiblement est assez rare pour une pizzeria). Même si la serveuse était un peu à l'ouest, c'est une adresse que je recommande et où je retournerais! Merci Cathy.
mardi 17 juin 2008
Les gâteaux aux vins
Il y a deux sortes de cakes au vin rouge, ceux à la couleur uniforme et ceux aux pépites de chocolat. Ma préférence va à ceux de la première catégorie, ils me rappellent celui de l’épicerie, mais tout est une question de goût… C'est pour ça que je vous propose les deux types de recettes, ensuite a vous de choisir selon vos gouts. En prime, une recette bonus de cake au vin blanc, nettement moins commun.
Juste une question: le cake au vin rouge, est ce que c'est fréquent ailleurs qu'en Alsace? Parce que j'ai un peu l'impression que c'est d'influence germanique...
Cake au vin rouge de Noémie
Cette recette de cake au vin rouge est parfaite, il est moelleux et tout doux sous une croûte bien croquante. Si sur les photos il peut paraître un peu dense, il n’en est rien, il est léger et délicat en bouche. Une merveille. Quant au goût ? C’est parfaitement équilibré, la cannelle parfume le tout, mais sans être trop présente, on dirait qu’elle se transforme en un mélange d’épices magique au contact du cacao et du vin rouge; le cacao et le vin rouge qui colorent si joliment ce cake. Pour le glaçage, si vous voulez vraiment faire tout comme à l’épicerie, vous pouvez le réaliser au kirsch plutôt qu’au vin rouge.
Essayer le, vous ne serez pas déçu, j’en suis sûre.
C’est la recette d’une amie de lycée que je ne vois plus aujourd’hui. J’avais craqué pour le cake au vin rouge de sa mère et lui avait demandé sa recette. Elle me l’avait recopiée, j’ai toujours précieusement gardé la recette et si par hasard elle passe encore par ici, je tiens encore à la remercier vivement, la recette est complètement adoptée, elle est parfaite. D’ailleurs, si tu veux en partager un morceau avec moi autour d’un thé…
Pour un cake, il faut :
Ce sont les proportions que j’ai utilisées, et entre parenthèse ce sont les proportions de la recette originale, le résultat est le même, j’ai juste adapté car je n’avais plus assez de beurre ^_^
200g de sucre (250g)
180g de beurre mou (250g)
1 cuillère à soupe d’huile (2 cas)
4 œufs battus (5)
sel
1 petite cuillère à café de cannelle (1 cac)
1 cuillère à café rase de cacao non sucré (1 cac)
1 petit verre à moutarde de vin rouge (1 verre)
260g de farine (325g)
1 sachet de levure (1)
Glaçage :
1 grand verre à moutarde de sucre glace
4 cuillère à café de vin rouge
Dans un saladier, mélanger le sucre et le beurre. Ajouter l’huile et les œufs battus. Ajouter le sel, la cannelle, le cacao. Mélanger. Ajouter ensuite en alternance la farine avec la levure et le vin.
Mettre la pâte dans un moule à cake beurré-fariné ou recouvert de papier sulfurisé.
Cuire 1H30 à 160°C (La recette préconise un peu moins : 135°C).
Si le cake bronze trop vite, ne pas hésiter à le recouvrir d’une feuille de papier alu pour le reste de la cuisson.
Quand le cake est cuit, le laisser refroidir sur une grille et pendant ce temps, mélanger le sucre glace et le vin pour réaliser le glaçage, le répartir sur le gâteau.
Le cake au vin rouge de Jean
La recette d'origine contient des vermicelles en chocolat... Vous faites comme vous voulez mais généralement les vermicelles en chocolat c'est du choco bas de gamme sans vrai goût de chocolat... J'ai donc fait des vermicelles moi même en hachant finement des copeaux réalisés à partir de chocolat dessert. Ce cake est moelleux, doux, parfumé et il a cette petite touche gourmande apportée par le chocolat. Jean ne précaunise pas de glaçage, mais c'est en fonction de vos préférences ici aussi...
Pour un énooooooooorme moule à cake (ne pas hésiter à diviser les proportions par 2) :
250g de beurre
200g de sucre
5 œufs
325g de farine
1 verre de vin rouge (autour de 75mL pour moi)
½ cuillère à café de cannelle
½ cuillère à café de cacao non sucré
3 cuillères à soupe d’arôme vanille liquide
1 sachet de levure chimique
200g de chocolat dessert haché finement en copeaux fins
Préchauffer le four à 180°C.
Fouetter le beurre et le sucre jusqu’à ce que le mélange soit crémeux. Incorporer les œufs un par un en battant bien entre chaque œuf. Ajouter la farine et bien mélanger. Ajouter ensuite le vin puis la cannelle, le cacao, la vanille et la levure. Finir par le chocolat.
Cuire 1H20 minutes dans un moule à cake beurré et fariné. À la fin de la cuisson, la pointe d’un couteau doit ressortir propre.
Attendre un peu avant de démouler le cake et de le laisser refroidir sur une grille.
Déguster quand il a complètement refroidi.
Le gâteau au vin blanc épicé…
La base de cette recette vient de chez Clipoye du blog « Passe moi ta recette » Mais récemment j'ai découvert une recette très appétissante chez Sandra. N'hésitez pas à tester sa version... (comme je le ferais sans doute moi aussi très vite)
Par rapport à la recette originale, j’ai nettement diminué la quantité d’huile et ajouté une touche d’épices. La texture est légère et assez aérée. Le vin blanc est légèrement présent, juste ce qu’il faut. Le gout fait un peu pensé au pain d’épice, mais pas du tout la texture…
Pour un grand cake :
3 oeufs
200 g de sucre roux
Le zeste d'un citron râpé
375 g de farine
150ml de vin blanc
100ml d'huile
1 sachet de levure
2 cuillères à café de quatre épices
Préchauffer le four à 150°C.
Battre les oeufs avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse, ajouter le zeste du citron, la moitié de farine, la moitié de l'huile et la moitié de vin. Mélanger bien puis ajouter la seconde moitié de la farine, l’huile et le vin. Mélanger. Ajouter la levure et les épices. Mélanger. Verser la préparation dans un moule à cake beurré et fariné et cuire 45 minutes.
jeudi 12 juin 2008
So '70s
En préambule à ce billet écrit avant que je parte en vacances, je suis "obligée" de vous remercier tous et toutes pour tous vos commentaires lors de mon précédent billet d'anniversaire. Ca m'a beaucoup touchée, et je suis ravie d'avoir pu constater que certains lecteurs silencieux ont pu en profiter pour se dévoiler. De là où je suis je n'ai pas encore eut le temps de vous répondre (je le ferais), je viens de les lire et je ne résiste pas à vous poster un nouveau billet... surtout que celui ci me tient particulièrement à coeur...
Gâteau psychédélique
D'après une idée génialissime de Gloubiblog :)
Le gâteau pot de yaourt de mon enfance, un peu modifié au fil du temps:
2 yaourts nature
1 pot de yaourt de sucre
6 pots de yaourt de farine
½ paquet de levure chimique
2 pots de yaourt d’huile d’arachide
3 œufs
2 cuillères à soupe de cacao en poudre non sucré
2 cuillères à soupe de lait
colorant rouge en poudre
colorant bleu en poudre
colorant vert liquide
Un peu de beurre pour le moule
Mélanger les yaourts au sucre, ajouter ensuite la farine et la levure mélangées. Bien mélanger puis ajouter les œufs battus et l’huile. Fouetter bien pour avoir une préparation h
omogène.
Préchauffer le four à 180°C.
Partager la pâte en quatre part égales (ici 4 x 260g).
Dans une part ajouter le cacao et le lait.
Dans une autre part, ajouter une pointe de couteau de colorant rouge en poudre.
Dans une autre part, ajouter une pointe de couteau de colorant bleu en poudre.
Dans une autre part, ajouter 20 gouttes de colorant vert liquide.
Beurrer un moule à gâteau (moi j'ai choisi un moule carré 15x15cm) et le garnir de la façon suivante : verser au centre du moule la pâte cuillère à soupe par cuillère à soupe en alternant les couleurs : une cuillère à soupe de pâte au cacao, puis après dessus, une cuillère à soupe de pâte rouge, puis de la pâte verte et encore une cuillère de pâte bleue… et ainsi de suite jusqu’à épuisement des pâtes.
Cuire le gateau 1H10 (la lame d’un couteau doit en ressortir sèche).
Si le gâteau se colore trop vite lors de la cuisson, le recouvrir de papier aluminium pendant la cuisson.
Cheesecake en technicolor ou
le cheesecake plus que crémeux au chocolat blanc et à l’amande
Là, j’aimerai vraiment que les réfractaires du technicolor s’arrêtent quand même ici un instant. Bon, je ne me fais pas d’illusion, je les ai déjà perdus avec la première recette. Dommage. (Dommage car en plus on peut colorer aussi sans produits chimiques) Mais oui, j’ai utilisé des colorants et oui, c’est des produits chimiques et oui, le rendu est pas très du tout naturel… mais je me suis amusée et c’est un peu mon leit motiv. Alors que ceux à qui ça ne plait pas soient partis, tant pis, mais ils ratent ici un des cheesecake-de-la-mort. L'association du philadelphia et du chocolat blanc a été torride, on obtient un cheesecake plus que crémeux qui fond dans la bouche, c’est top. Il n’est pas trop sucré donc pas trop écoeurant et le petit goût d'amande est à la fois subtil et présent.
Ce cheesecake avait été réalisé pour une poignée de bloggeurs, il y a très très très longtemps déjà; et j’avoue que si non seulement j’avais pas franchement envie de me rater, en plus, j’avais un peu peur de leur réaction face aux couleurs, mais tout le monde à osé passer outre et ils sont toujours vivants… enfin, y’en a bien un qui avait bien écopé d’un rhume… mais j’crois pas que ce soit de ma faute ;)
Qui plus est, il y avait des restes (et oui, les bloggeurs sont gourmands, mais pas morfales ^^) et si Blonde a eu peur de ce côté psychédélique, quand elle y a goûté, elle a décrété que c'était le meilleur cheesecake qu'elle avait mangé... Quant à mademoiselle coloc’, quand je lui ai suggéré d’en amener quelques part dans l’amphi elle m’a regardé et demandé "T'es sûre? Tu veux pas qu'on le garde pour nous?"...
Et ces deux-là, côté objectivité, je leur fais confiance...; vous devriez aussi...
Pour un moule carré de 15cm de côté:
Donne 20 petits carrés
300g de biscuits roudor au chocolat
70g de beurre (salé) fondu
600g de philadelphia cream cheese
300g de chocolat blanc dessert
4 œufs
1,5 cuillère à café d’extrait d’amande
1 pointe de couteau de colorant bleu en poudre
1 pointe de couteau de colorant jaune en poudre
1 pointe de couteau de colorant rouge en poudre
1 pointe de couteau de colorant jaune en poudre
Quelques gouttes de colorant liquide vert
Du cacao non sucré en poudre
Un peu de lait
- Cette recette est naturellement adaptable sans les colorants -
On note l'absence de sucre, ce n’est pas une erreur, le chocolat blanc est déjà bien assez sucré et le cheesecake bien assez riche, l’ajout de sucre le rendrait écoeurant. C’est parfait au goût comme ça.
En plus j’ai testé pour ce cheesecake un nouveau produit au rayon chocolat: le chocolat blanc nestlé dessert. Il a eu un peu du mal à fondre au bain marie mais sinon, rien à redire. Je suis ravie de l’arrivée d’un chocolat blanc dessert en supermarché car tout le monde ne s’amuse pas à acheter du chocolat de couverture en grande quantité et puis le galak c’est quand même moyen ^^.
Réduire les biscuits en poudre au mixeur (ou alors en les émiettant en les brisant entre vos doigts). Ajouter le beurre fondu aux miettes de biscuits puis faire marcher à nouveau le mixeur brièvement pour bien mélanger la chapelure de biscuits et le beurre.
Recouvrir un moule à charnière de papier sulfurisé, y verser les miettes de biscuits et les presser au fond du moule à l’aide du fond d’un verre par exemple afin de former le fond biscuité du cheesecake; toujours à l’aide du verre créer une bordure en biscuit tout le long de la bordure du moule.
Placer le moule au frigo ou au congélateur le temps de préparer la garniture.
Préchauffer le four à 160°C.
Faire fondre le chocolat blanc au bain marie.
Fouetter le philadelphia pour l’assouplir, ajouter le chocolat fondu, bien mélanger. Ajouter ensuite les œufs l’un après l’autre en remuant bien entre chaque œuf. Ajouter ensuite l’arôme d’amande et mélanger encore.
Séparer la préparation en 7 partie égales (7 x 130g).
Ajouter à chacune un colorant. Pour les colorants en poudre, ajouter une pointe de couteau de colorant mélanger et si la coloration n’est pas assez intense ajouter en encore une pointe de couteau jusqu’à avoir la coloration voulue. Il faut vraiment travailler pointe de couteau par pointe de couteau pour ne pas avoir de mauvaise surprise. Pour le colorant liquide, faite de même : ajouter quelques gouttes, mélanger et si la coloration n’est pas assez intense ajoutez en encore jusqu’à obtenir la couleur voulue. Colorer une des part avec du cacao en poudre ; le cacao va épaissir la pâte, rajouter donc un peu de lait pour lui redonner sa fluidité initiale. Garder une des parts sans coloration.
Si vous n’avez que trois colorants à portée de main la recette s’adapte bien sûr : il vous suffit de séparer la préparation en 5 parties égales (les trois colorant + une version cacao + une version nature)
Verser cette préparation cuillère par cuillère sur la croûte biscuitée : par besoin d’ordre précis, c’est assez anarchique et selon votre envie, une cuillère à soupe verte à droite, une bleu à gauche et du rouge par dessus… et ainsi de suite jusqu’à épuisement des 7 bols. (Note : prévoir 7 cuillères à soupe)
Cuire 1 heure. A la fin de la cuisson, le cheesecake doit être encore tremblotant. C'est très important, cela prouve que le gâteau n’est pas trop cuit et qu’il sera bien moelleux (trop le cuire le rend beaucoup plus sec, il en devient étouffe chrétien) puis laisser complètement refroidir le cheesecake dans le four éteint. Là il va prendre en masse et arrêter de trembloter. Placer ensuite au frigo pour 48 heures.
Cake marbré psychédélique framboises et pistaches
Je suis une quiche en marbré. J’ai jamais réussi à avoir les belles volutes si psychédéliques comme ici ou là. Mais quand j’ai vu ce cake framboises-pistaches complètement psychédélique chez Fred, je me suis dit qu’il fallait que je le fasse :-) En fait, j’ai utilisé son idée mais en adaptant une recette de Marmiton vue chez Annabelle, bon, forcément j’ai pas eu de belles volutes comme je voulais mais bon, le cake était doux et moelleux, Miss Colloc’ a beaucoup aimé… les parfums sont surtout là pour les couleurs mais n’empêche que l'on peut reconnaître la framboise et la pistache.
Pour un grand moule à cake :
100 g de beurre (à température ambiante)
150 g de sucre
2 oeufs
300 g de farine
½ sachet de levure chimique
1 cuillère à café de bicarbonate de soude
160 mL de lait + 2 cuillères à café
1 cuillère à soupe bien bombée de pâte de pistaches
70g de framboises (congelées c’est parfait) réduites en coulis au mixeur
Colorant rouge (facultatif)
Préchauffer le four à 180°C.
Fouetter le beurre et le sucre jusqu’à ce que le mélange soit crémeux. Incorporer les oeufs un par un en battant bien entre chaque oeuf. Ajouter la farine, la levure et le bicarbonate et bien mélanger. Ajouter ensuite le lait et mélanger jusqu’à avoir une préparation homogène. Séparer la préparation en deux parts égales (Environ 2x410g). Dans l’une d’entre d’elles, ajouter la pâte pistache et les 2 cuillères à soupe de lait, bien mélanger jusqu’à coloration homogène. Dans l’autre moitié, ajouter le coulis de framboises et un peu de colorant si vous voulez donner un peu plus de peps à votre cake.
Remplir un moule à cake beurré et fariné en alternant les deux couches. Cuire 45 minutes. A la fin de la cuisson, la pointe d’un couteau doit ressortir propre.
Attendre un peu avant de démouler le cake et de le laisser refroidir sur une grille.
Déguster quand il a complètement refroidi.
Marbré triocolor amande, pistache, chocolat d’après Framboiz
Une recette de Framboiz
Et pour une fois mon marbré avait des formes pas si moches que ça... ;) En plus, pour ne rien gacher, c'est un délice...
Pour un cake, il faut...
4 oeufs
200 g de sucre glace
200 g de farine
1 sachet (11g) de levure chimique
150 g de beurre fondu
6 cuillères à soupe de lait tiède
1 cuillère à soupe de cacao non sucré
1 cuillère à soupe de pâte de pistaches
1 petite cuillère à café d'extrait d’amande
Préchauffer le four à 180°C.
Battre au fouet électrique les oeufs et le sucre jusqu'à ce le mélange devienne mousseux. Ajouter alors la farine et la levure, puis le beurre fondu.
Diviser la pâte en 3 parties égales.
Dans l’une, ajouter 2 cuillères à soupe de lait et l'extrait d’amande.
Dans une autre, 2 cuillères à soupe de lait et la pâte de pistaches.
Dans la dernière, ajouter le cacao amer dissout dans les deux dernières cuillères de lait.
Verser les 3 couches de pâte l'une après l'autre dans un moule à cake.
Cuire 45 minutes.
Vous avez vous aussi envie de vous mettre aux recettes psychédéliques?
Alors regardez Alice au pays des merveilles sans vos enfants
(parce que ce n'est décidément pas un dessin animé pour les enfants),
dépoussierez vos disques de Jefferson Airplan
et filez en cuisine!
vendredi 6 juin 2008
Bureau des réclamations et autres suggestions
Aujourd'hui mon blog a deux ans, une date que je peux difficilement zapper puisqu'elle coïncide avec l'anniversaire de ma sœur ;) Alors bon anniversaire soeurette et bon séjour à Paris...
Sinon, que dire après deux ans de blogging culinaire?
Ceux d'entre vous qui suivent un peu, beaucoup, à la folie les blogs de cuisine savent que les polémiques sont nombreuses dans ce microcosme bien particulier. Je ne m'exprimerai pas du tout là dessus car ces billets sont un peu lassants (si les problématiques soulevées sont souvent très intéressantes, les réactions qui s'en suivent ne font généralement pas avancer le schmilblick) et ne concernent bien souvent que les bloggeurs -qui plus est culinaires- entre eux, or, depuis quelques temps j'ai décidé de ne plus m'adresser à eux quand j'écris ici, mais de m'adresser simplement à mes amis et à mes lecteurs, la plupart anonymes (et silencieux).
C'est d'ailleurs eux qui la plupart du temps me font sourire et me donnent l'envie de continuer. C'est eux qui me disent qu'ils ont testé cette recette et qui me disent ce qu'ils en ont pensé et parfois même en m'envoyant leur photo, ce sont eux qui me conseillent tel ou tel restaurant à Strasbourg, ce sont deux d'entre eux qui élaborent leur gargantuesque menu du réveillon grâce à mon index, c'est l'une d'entre eux qui m'envoie le liens d'une émission de France Culture qui parle du Philadelphia avec beaucoup d'humour, ce sont eux qui me disent que cette recette serait peut être mieux de telle ou telle façon, ce sont eux qui me disent que mon blog est frustrant quand on n'habite pas Strasbourg, ce sont aussi eux qui me disent que mon blog est insupportable tant il regorge de fautes d'orthographes (désolée, je fais mon possible mais la grammaire et l'orthographe ça n'a jamais été mon truc, pas grave, je me rattrapais en rédaction au collège ^^), ce sont surtout eux qui m'envoient des mails, souvent touchants et bourrés de compliments à en rougir, me disent
simplement que mon blog leur plait... un peu comme un feedback positif là pour encourager à continuer, ce sont eux qui me font le plus beau des compliments en me disant que je leur donne envie de cuisiner ou de se remettre à cuisiner et parfois même ce sont eux qui me font découvrir des produits de chez eux avec une générosité sans borne. Je pense aussi à Anne qui a transformé son week end de l'ascension en une escapade gourmande à Strasbourg en se basant sur mes petites chroniques et qui de retour chez elle m'a envoyé un petit mail qui m'a fait très plaisir. Et bien sûr à Cécile et Eleonora mais là, c'est déjà plus personnel... [Bon, naturellement à côté de tout ceux là il y a ceux qui vous demandent des renseignements, auxquels vous répondez et dont vous n'entendez plus jamais parler, pas même un message de remerciement, nada]
A côté d'eux il y a une poignée de bloggeurs qui se distinguent de la satanée habitude du je-te-commente-viens-chez-moi et il y a ceux envers qui j'ai une affection toute particulière, ceux dont je guette les nouveaux billets avec impatience... mais bizarrement quand ces nouveaux billets sont publiés, je ne les lis pas forcément tout de suite après les avoir vu apparaître, j'attends d'avoir un peu de temps devant moi, ne pas être pressée pour savourer chacune des lignes qui me sont offertes et parmi ceux là, il y a celle qui ne se prend pas au sérieux, celle que je lis toujours avec le sourire et les papilles en émoi, celle que je lis avec délice, celle qui a su crée un univers unique sur ses pages, celle que je n'ose plus prier de revenir, celui que je commence à bien connaitre, comme un coq en pâte au milieu de ces dames, celle qui se fait rare mais toujours précieuse et il y a les quelques autres que j'admire mais que je connais un peu moins bien... ainsi que celles qui font les plus belles des photos...
Etant très exigeante envers les blogs que je lis, j'essaie d'être aussi exigeante avec moi même et je mets souvent un point d'orgue à publier des billets relativement riches en contenu et quasiment que des billets de recettes (et parfois aussi, voir même de plus en plus souvent, quelques chroniques de restaurants strasbourgeois - qui, cela dit en passant ne me paient pas pour que je parle d'eux, ni ne m'invitent chez eux, pour répondre à une remarque récente. Les additions sont toutes et toujours payées. Merci) et pas juste du blabla. Même si parfois je prends un certain plaisir à partager avec vous simplement une ou plusieurs photos... J'essaie aussi, dans la mesure du possible d'avoir des photos "qui donnent envie", belles sans être trop sophistiquées... Je ne veux pas avoir recourt à trop d'artifices pour mettre en valeur les plats sinon j'ai l'impression de "tricher". J'essaie de vous faire partager mes découvertes, mes idées tout en m'amusant et en essayant, parfois, de vous amuser... et surtout en essayant le plus possible de régaler mes cobayes qui au fil du temps ont su développer un sens critique aigu pour mon plus grand plaisir... Je ne suis pas une professionnelle et je n'ai pas l'intention de le devenir, je partage juste avec vous mon carnet de recette ... Je mets aussi un point d'orgue à vous prouver qu'on trouve de tout (et même encore plus) en province... Il suffit d'être curieux et ingénieux, en fait, rien ou si peu de choses sont introuvables dans ma capitale européenne... Bref, je m'amuse beaucoup à écrire ici et le jour où le plaisir aura disparu alors j'arrêterais... mais pas pour le moment ;)
Ce blog peut peut-être vous paraitre austère, tout blanc, sans fioriture aucune... mais j'aime sa simplicité et sa clarté. Je n'aimerai pas avoir 36000 colonnes pleines d'un fouillis que vous ne liriez pas de toutes façon et d'images pas du tout harmonieuses les unes avec les autres, voir pire, clignotant à tirelarigot...
Ma requête du jour est la suivante: j'aimerai votre avis sur ce lieu, ce qui vous y plait mais surtout ce qui ne vous y plait pas, ce que vous n'aimez pas, ce qu'il y a trop (remarquez quand même que je me suis calmée côté cheesecake ^^), ce qu'il n'y a pas assez... etc etc... tout ce que vous pensez et sans tabou. Je ne vais pas me vexer, ça ira, merci :-) ! D'ailleurs si vous êtes bloggeurs mais que vous ne souhaitez pas mouiller votre chemise, n'h
ésitez pas à critiquer en restant anonyme; les poules mouillées ne me dérangent pas. Si je vous demande ça c'est car je suis consciente depuis longtemps que les critiques font avancer, il ne faut pas les fuir ou les mépriser puisqu'elles sont beaucoup plus constructives que les compliments qui ne remettent rien en question. Ensuite il va de soi que je ne vais pas suivre toutes vos suggestions puisque je suis chez moi et que ce lieu me ressemble et que je n'ai jamais chercher à plaire à tout le monde; je ne vais pas changer juste pour vous faire plaisir; mais je pourrais sans doute essayer d'améliorer certains points... auxquels je n'aurai pas pensé sans vous...
Et puis si vous avez des questions, j'y répondrais en commentaire (même si c'est le début des vacances et que ma présence sur internet risque d'être très variable pendant tout le mois de juin, mais comme j'ai quelques billets sous le coude pour vous, vous risquez peut être quand même d'avoir de mes nouvelles...)...
jeudi 5 juin 2008
Terrasse avec vue...
D'après une légende, la cathédrale reposerait sur d'immenses pilotis,
s'enfonçant dans les eaux d'un lac souterrain, où navigue une barque sans personne,
mais en laissant entendre tout de même un bruit de rames.
L'entrée du souterrain serait, dans la cave d'une maison juste en face de la cathédrale.
Entrée murée il y a plusieurs siècles toujours selon la légende...
Pour une fois je vais vous parler d'un lieu plus pour le lieu en lui même que pour le contenu des assiettes... L'art café est le restaurant du musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg (MAMCS pour les intimes) et sa terrasse surplombe les ponts couverts et vous offre une vue sur la cathédrale... Une terrasse à deux pas de la Petite France mais sans le chahut de la ville autour de vous... La carte est basique, rien de bien extravagant ni de transcendant… mais ce n’est pas mauvais (ni sensationnel) et le service est correct... même si globalement c'est un peu cher pour ce que c'est... Pour moi, ça ne vaut pas le coup d'y aller quand la terrasse n'est pas de sortie ;) C'est plus un endroit où l'on profite de la terrasse plutôt que de ce qu'on a dans l'assiette alors pensez y pour aller y boire un verre cet été...
Une carte donc peu surprenante qui fait la part belle aux salades... Ce qui n'est pas mal pour l'été... Une salade en terrasse, les lunettes de soleil sur le nez et la cathédrale face à vous... Certes, les salades ne font pas preuve d'une originalité débordante, on y retrouve des associations classiques mais bon, parfois un retour aux bases c’est pas plus mal…
Chèvre chaud, tapenade, jambon
Jambon, mozza, tomates
Saumon fumé, tarama, blinis, pamplemousse, avocat
Blanc de volaille, haricots vert, mimolette
Pot au feu, raifort, endive

Signac
Pâtes au basilic et huile d'olive, jambon sec de pays, tomates et copeaux de parmesan
Abondance en jambon ce qui est appréciable mais terriblement pauvre en tomates et en basilic
Si vous n'êtes pas axé salades... Vous pourrez opter pour, par exemple, une crème de légumes, des tartines de saumon fumé, des lasagne d'aubergines ou une bavette de bœuf à l'échalote
Onglet de veau aux cèpes
Côté desserts le choix des pâtisseries est assez impressionnant, entre tartes aux fruits, gâteaux au chocolat et compagnie. Normal, puisque vous pouvez venir ici simplement boire un thé et manger une part de tarte...
Une verrine très réussie
Compote fraise rhubarbe
& Crème à la pistache... et amandes caramélisées
Vraiment très bonne, pas trop sucrées, une crème douce et pas compacte,
un mélange de textures réussi...
Vous pouvez coupler votre visite avec (ou pas) un passage au musée d'art moderne, la collection permanente vaut le détours, je l'aime beaucoup, après pour les expo temporaires c'est pas toujours des trucs qui me parlent mais en ce moments, "Instants Anonymes" est pas mal du tout, je vous le conseille, j'ai beaucoup aimé… et beaucoup souris aussi…
A noter un brunch le dimanche et les jours férié, je ne l'ai pas goûté, il semble très basique (saumon fumé, jambon, oeufs brouillés, bacon, fruits, yaourt) mais il est très copieux parait-il (avis aux morfales)
Hortus Conclusus de Mimmo Paladino
Bronze & Feuille d'or
Domine le MAMCS
Musée d’art moderne et contemporain
1, Place Hans-Jean Arp
67000 Strasbourg
Tel : 03 88 22 18 88
Horaires:
Du mardi au dimanche de 11h à 23 heures du 1er mai au 30 septembre
Du mardi au dimanche de 11 à et de 11h à 19h du 1er octobre au 30 avril
Nocturne le jeudi jusqu'à 22h
Prix:
Entrées de 5 à 14€
Plat du jour à 11€
Poissons de 16 à 19€ (saumon, dorade, cabillaud)
Viandes de 11 à 15€
Salades autour de 10-12€
Dessert de 5 à 7€
brunch à 20€
En semaine deux menus à midi: 16 & 20€
mercredi 4 juin 2008
Profitons de la rhubarbe !
Les verrines et moi on n’est pas très copines. Certes ça permet de présenter joliment des trucs pas très présentables de manière individuelle type tiramisu, ça peut être très réussi quand ça réussi à alterner avec brio des goûts et des textures différentes… Mais c’est surtout de plus en plus le grand n’importe quoi où je te fous un peu tout ce que je veux dedans mais comme ça fait joli tu crois que c’est bon. Ok, je tire un peu le trait, mais que voulez-vous, je ne peux pas m’en empêcher. Je trouve juste ça dommage que l’on use un concept qui peu être sympa jusqu’à la corde en allant jusqu’à le décrédibiliser. Bref, je sais que je suis un peu la seule à avoir ce point de vue, et je me demande parfois moi-même ce que les verrines m’ont fait pour que je ne les aime pas à ce point. Toujours est-il que quand j’ai vu dans ce billet de Béa cette verrine à la rhubarbe, j’ai été alléchée… et pas qu’un peu… tellement en fait que j’étais frustrée de ne pas découvrir la recette dans son billet… Mais quelques billets plus tard elle nous annonçait sa participation au magazine Cuisiner Light où l’on retrouverait un dossier sur les tartelettes et cette dite verrine. Je l’avoue, moi qui n’achète jamais de magazine de cuisine, j’ai acheté celui-là juste pour cette recette de verrine, et je n’ai pas été déçue…
Ce qui m’avait intriguée aussi sur la photo de Béa c’était ces filaments de rhubarbe rose… Or chez moi, la comporte de rhubarbe elle est verte et bien verte. Jamais réussi à dénicher de spécimen à chair rose, tant pis pour la girly attittude, c’était tout aussi bon. Par rapport à la recette du magazine, je n’ai effectué qu’un changement : troquer le mascarpone par de la ricotta car j’ai rarement du mascarpone au frigo tandis que la ricotta y a ses quartiers d’été… en prime ça allège le dessert…
Compote de rhubarbe, fraises et mousse de citron vert
Recette de Béa, parue dans le magazine cuisine light n°4
Pour 4-5 verrines
5 branches de rhubarbes (320g une fois épluchée)
50g de sucre
1 pointe de couteau d’agar agar
2 feuilles de gélatine
2 cuillères à soupe de lait
2 jaunes d'oeuf
4 cuillères à soupe de sucre fin + 1 cuillère à café
200g de ricotta
2 citrons verts (zestes + jus)
4 blancs d'oeuf
1 pincée de sel
Une barquette de 250g de fraises
Quelques biscuits roses de Reims réduits en poudre
Quelques pistaches vertes non salées grossièrement concassées
Compote de rhubarbe : Peler et découper en morceaux la rhubarbe, les mettre dans une casserole avec le sucre et 2 cuillères à soupe d’eau. Faire cuire sur feu doux jusqu’à ce qu’elle soit bien compotée. Ajouter alors une pointe de couteau d’agar agar et reporter à ébullition, laisser
bouillonner quelques minutes et réserver hors du feu.
Note : Ayant trouvé la compote un peu trop liquide j’ai ajouté un peu d’agar, si vous ne voulez pas, vous pouvez zapper.
Mousse au citron : Faire tremper la gélatine dans un bol d'eau froide pendant 5 minutes, l’essorer et la dissoudre dans le lait tiédi. Réserver. Dans un saladier, battre les jaunes d’oeufs avec les cuillères à soupe de sucre jusqu'à blanchiment, ajouter ensuite la ricotta puis la gélatine. Prélever les zestes des citrons, les hacher finement et presser le jus. Ajouter le tout au mélange à base de ricotta.
Battre les blancs en neige avec une pincée de sel, quand le fouet commence à laisser des traces dans les blancs en neige, ajouter la cuillère à café de sucre et continuer à battre encore 1 minute. Incorporer délicatement les blancs à la préparation citronnée.
Laver, équeuter et découper les fraises, en réserver 2-3 pour la décoration des verrines si vous voulez.
Mise en pot : Au fond de chacune verrines, disposer environ une bonne cuillère à soupe de compote de rhubarbe, ajouter quelques morceaux de fraise (1 couche) et avec une autre cuillère à soupe de compote de rhubarbe, finir avec la mousse de citron en remplissant les verres à raz bord.
Mettre au frais pour au moins 3 heures.
Au moment de servir, poudrer de poudre de biscuits roses de Reims, disposer une demie fraise au milieu de chaque vert et parsemer de pistaches.
J’ai été tellement enthousiasmée par ce dessert frais, estival, léger et fruité que j’ai récidivé en changeant les parfums. Je garde la rhubarbe, substitue les fraises par des framboises et parfume la mousse à la pistache. Seul bémol pour cette seconde version, la mousse était plus dense, plus prise et donc forcément j’ai moins aimé, mais je sais pourquoi après coup (sauf qu’au moment de la réalisation j’ai pas franchement réfléchi) : dans la recette au citron le jus de citron apportait du liquide que la pâte pistache n’apporte pas, alors je pense que vous pouvez diminuer un peu la gélatine dans cette seconde version (ou garder le jus de citron) pour un résultat meilleur…
Compote de rhubarbe, framboise et mousse à la pistache
Pour 6 verrines
500g de rhubarbe une fois épluchée
50g de sucre
2 feuilles de gélatine
2 cuillères à soupe de lait
2 jaunes d'oeuf
4 cuillères à soupe de sucre fin + 1 cuillère à café
200g de ricotta
Le zeste d’un citron jaune non traité
1 grosse cuillère à soupe bien bombée de pâte pistache
4 blancs d'oeuf
1 pincée de sel
40 à 50 framboises
Quelques biscuits roses de Reims réduits en poudre
Quelques pistaches vertes non salées grossièrement concassées
Compote de rhubarbe : Peler et découper en morceaux la rhubarbe, les mettre dans une casserole avec le sucre et 1 cuillères à soupes d’eau. Faire cuire sur feu doux jusqu’à ce qu’elle soit bien compotée. Réserver.
Mousse à la pistache, légèrement citronnée : Faire tremper la gélatine dans un bol d'eau froide pendant 5 minutes, l’essorer et la dissoudre dans le lait tiédi. Réserver.
Dans un saladier, battre les jaunes d’oeufs avec les cuillères à soupe de sucre jusqu'à blanchiment, ajouter ensuite la ricotta puis la gélatine. Ajouter les zeste du citron et la pâte pistache.
Battre les blancs en neige avec une pincée de sel, quand le fouet commence à laisser des traces dans les blancs en neige, ajouter la cuillère à café de sucre et continuer à battre encore 1 minute. Incorporer délicatement les blancs à la préparation citronnée.
Mise en pot : Au fond de chacune verrines, disposer environ une bonne cuillère à soupe de compote de rhubarbe, ajouter une couche de framboises et recouvrir avec une nouvelle cuillère à soupe de rhubarbe, finir avec la mousse à la pistache en remplissant les verres à raz bord.
Mettre au frais pour au moins 3 heures.
Au moment de servir, poudrer de poudre de biscuits roses de Reims et parsemer de pistaches.




















































































