dimanche 30 décembre 2007
Blogue-moi ta recette #25 - Mousse aux Spéculoos de Gaëlle
Je ne publie pas souvent le week end et je ne sais pas si vous aviez remarqué mais quand je publie en fin de semaine, c’est généralement des billets un peu différents, des billets strasbourgeois, des restaurants, des lieux… Aujourd’hui, petite exception, car c’est à mon tour de participer au plus grand vol de recettes organisé par Aurely à travers son jeu « Blogue moi ta recette » (pour tout savoir sur ce jeu, cliquez ici)… après avoir vu un de mes risottos adapté par Babeth, j’étais chargée de piquer une recette de Gaëlle. Après avoir parcouru son blog, j’ai hésité entre plusieurs recettes et j’ai opté pour sa mousse de spéculoos…
Mousse aux spéculoos
Pour 4 personnes :
125g de spéculoos 
100mL de crème liquide
3 blancs d'oeufs
1 pincée de sel
Mixer les spéculoos pour les réduire en poudre (Gaëlle préconise de garder un tier de biscuits en miettes grossières pour une mousse croquante, moi je préfère les mousses lisses… Faites selon vos préférences!). Mélanger la poudre de biscuits avec la crème. Réserver.
Monter les blancs d’œufs en neige avec une pincée de sel et y incorporer ensuite délicatement la crème aux spéculoos.
Verser la préparation dans les récipients choisis pour le service.
Faire prendre en masse au frais.
Déguster une mousse délicate, peu sucrée et pas du tout écoeurante.
Un dessert facile, rapide et agréable… Une recette à noter donc ! Merci Gaëlle!
Envie d'une autre mousse?
Mousse douce de mascarpone au thé matcha
Mousse au pandan
Mousse au Bailey’s
vendredi 28 décembre 2007
Dessert facile, rapide et assez festif pour feignasse qui boude
Ce dessert est né d’un raz le bol.
Mais en même temps c’est pas plus mal car c’était très bon. Quand j’avais vu la recette chez la tambouille, j’ai su que j’allais rapidement la tester… mais peut être pas aussi rapidement… car pour le repas de noël avec les filles j’avais initialement prévu de leur faire un dessert très chocolaté (mais toujours pas de bûche ^^) et encore, j’aurai bien fait rien du tout sinon mettre les pieds sous la table… je leur avais d’ailleurs envoyé un mail disant peu ou prou que : « Je vous informe par la présente que je décline tout proposition de réalisation de ce repas, en effet cette fois ci je vous laisse exprimer votre créativité culinaire, si vous le souhaitez je propose simplement de réaliser un dessert chocolaté. Bien à vous & bonne semaine » ;)
Parce que là, j’avais plus envie, lors des derniers repas, c’était souvent moi qui cuisinais pour elles. Ca me faisait plaisir non seulement de cuisiner pour elles, de les avoir pour cobayes et d’essayer de leur faire plaisir. Mais là, j’avais envie qu’on inverse les rôles… parce que faut pas croire que les miss ne savent pas cuisiner, loin s’en faut…
Mais visiblement mon petit mail ne les a pas ravies et elles m’ont quand même chargé du dessert…
Et moi j’ai pas été ravie du tout de les entendre dire « Ah ouais bah là, avec LN on a pas trop le temps. Donc, je vais juste acheter quelque chose de tout prêt… »
« … Pardon ? »
Alors là j’ai changé tous mes plans. Parce que moi aussi j’ai pas le temps et j’avais subitement plus du tout envie de me démerder pour en trouver quand même et passer une bonne partie de la soirée de la veille à leur faire un dessert au chocolat… Du coup j’ai cherché une recette de feignasse faite en deux temps trois mouvements mais qui excite quand même un peu les papilles, parce que dans le lot, y’en avait une qui faisait quand même l’effort de nous concocter un tartare de saumon en entrée…
Tarte framboise-macaron
Recette de la tambouille, légèrement adaptée
Une pâte sablée (toute prête puisque je suis une fille têtue, maison si vous ne boudez pas ^^)
100g de poudre d’amande + 5 cuillères à soupe
500g de framboises congelées
4 blanc d’œufs
1 pincée de sel
1 pointe de couteau de colorant rouge en poudre ou quelques gouttes de colorant rouge liquide (facultatif)
200g de sucre glace
Foncer le moule à tarte avec la pâte sablé, la piquer à la fourchette et la saupoudrer de 5 cuillères à soupe de poudre d’amande. Recouvrir avec les framboises.
Préchauffer le four à 220°C.
Battre les blancs d’œufs en neige avec une pincée de sel. Quand ils sont fermes, ajouter le colorant si vous le souhaiter afin de donner une belle couleur rose aux blanc d’œufs. Ajouter ensuite le sucre et le reste de la poudre d’amande. Incorporer délicatement à la spatule. Étaler sur les framboises. Enfourner pour 40 minutes. Si ça dore trop vite au cours de la cuisson, n’hésitez pas à couvrir avec une feuille de papier aluminium.
Très simple non ?
Si vous n’êtes pas de mauvais poil et que vous avez un peu de temps devant vous, vous pouvez :
- Précuire un peu la pâte sablée à blanc pour qu’elle absorbe moins le jus des framboises et soit au final donc, plus croquante
- Réaliser des petites tartelettes plutôt qu’une tarte, ce sera plus jolie…
- Et puis à mon avis on peut diminuer les quantités de sucre, c’est un peu trop sucré et comme ici il n’est point question de croutage et collerette, on peut sans doute être plus flexible sur les proportions…
PS : pour ceux et celles qui veulent l’épilogue, je ne suis pas si rancunière que ça, j'ai pas boudé pendant tout le repas ;) et puis les miss ont quand même culpabilisé suite à mon pseudo coup de gueule et Jul a sauvé la chose en réalisant de délicieux poireaux farcis… C’est pas ma colloc’ pour rien =)
mercredi 26 décembre 2007
Dessert de noël pour ceux qui ne tiennent pas à la sacro sainte bûche : le célèbre trois chocolats
J’ai hérité des gènes de mon père en ce qui concerne la nourriture, à savoir que je mange un peu de tout (mais faut pas pousser non plus) par contre ma sœur, elle, a plutôt hérité de ceux de ma mère, mais en pire. À savoir, elle mange à peu près rien. Il y a des gens qui vous listent ce qu’ils n’aiment pas manger ; et bien elle, elle vous listera ce qu’elle accepte de manger, ça sera plus rapide. Donc, pas de place pour la fantaisie, l’originalité, des saveurs inconnues ou exotiques, il fallait que je reste basique en ce qui concerne le dessert du réveillon car ma mère voulait que tout le monde en mange, y compris la miss. J’ai opté pour une valeur sûre, le chocolat et j’ai décidé d’adapter à ma façon le désormais classique « trois chocolats » une recette Demarle, vue (entre autres) chez Sylvie et Manue.
J’ai décidé de faire tout comme Sylvie pour la déco
: le décorer de macarons au chocolats, par contre j’ai un peu adapté la
recette à ma sauce : j’ai gardé "ma" recette de base pour le biscuit et
j’y ai ajouter une couche de praliné feuilleté (on ne se refait pas
^^). Si vous n’avez pas le courage de vous lancer dans les macarons
vous pouvez naturellement le réaliser avec une déco à votre goût ou
avec le glaçage proposé initialement dans la recette.
Rassurez vous, ma sœur n’a pas touché au gâteau, quand elle l’a vu arriver sur la table elle a fait la grimace en disant qu’elle aimait pas la crème.
Moi j'ai beaucoup aimé ce gateau qui ne plombe pas l'estomac... des mousses délicates et légères... et un dessert facile à réaliser, que ce soit pour un grand entremet comme pour un plus petit. En plus vous pouvez le préparer à l'avance...
Pour un cadre à entremet 20x35 centimètres
Un entremet qui nourrit facilement 15 personnes
Vous pouvez naturellement diviser les proportions et la taille du cadre par deux.
Ce dessert à l'avantage d'être aussi facile à préparer pour un grand gateau que pour un plus petit. Pensez y quand vous avez un dessert à faire pour une grande tablée.
Pour le biscuit au chocolat:
60g de chocolat noir
2 œufs
Sel
2g de fécule
Pour le praliné feuilleté :
Cette fois ci j’ai tenté une alternative sans pralin et je ne recommencerai pas, je préfère ma recette traditionnelle sans pralinoise mais avec du vrai pralin. En plus au final, cette couche rendait le gâteau difficile à découper alors que d'habitude je n'ai pas ce problème avec le praliné feuilleté.
100g de chocolat noir
200g de pralinoise
125g de gavottes émiettés entre les doigts
100g de « pralin » en grains vahiné (ou autre) en sachet
Pour les mousses :
900g de crème fleurette
150g de chocolat noir dessert 70%
150g de chocolat au lait dessert
150g de chocolat blanc dessert
Pour les macarons au chocolat (ganache & coques) :
150g de beurre mou
160g de chocolat noir
110 mL de lait
15 g de cacao en poudre non sucré
200 g de sucre glace
125 g de noisettes en poudre
3 blancs d'oeufs
30 g de sucre en poudre
Et aussi :
Un cercle ou un rectangle à entremet
De la place dans votre frigo pour y entreposer la bête
Et de la place dans votre congélateur aussi…
Première étape : Le biscuit au chocolat pour le fond
C’est une recette de Mercotte que j’utilise toujours pour ce genre de gâteaux. Je l’ai plus qu’adoptée.
Préchauffer le four à 150°C.
Faire fondre le chocolat au bain marie. Pendant ce temps, monter 1 blanc d’œuf en neige avec une pincée de sel. Une fois le chocolat fondu, y ajouter hors du feu et en remuant vivement 1 œuf entier + le jaune d’œuf. Bien mélanger et ajouter la fécule. Incorporer ensuite délicatement le blanc d’œuf à la préparation chocolatée.
Beurrer et fariner le cadre à entremet (ou un disque), le mettre sur la plaque du four recouverte de papier sulfurisé. Répartir la préparation uniformément dans le cadre et cuire 10 minutes environs. Voici la base du gâteau.
Deuxième étape : Le praliné feuilleté
[A ce stade, on peut penser à mettre la crème fleurette au congélateur en vu de la troisième étape à venir]
Faire fondre le chocolat et la pralinoise au bain marie, y ajouter les miettes de gavottes et le pralin en grain. Bien mélanger. Chemiser le cadre à entremet avec du rhodoïd, puis verser cette préparation sur le biscuit de base du gâteau, répartir uniformément et tasser avec le dos d’une cuillère à soupe. Mettre au frigo afin que la préparation se solidifie.
Troisième étape : Les mousses
Fouetter la crème en chantilly. La réserver au frais.
Faire fondre le chocolat noir au bain marie ; lui incorporer ensuite hors du feu 300g de chantilly. Répartir cette mousse sur le praliné feuilleté, lisser la surface et mettre le gâteau au frais.
Faire fondre le chocolat au lait au bain marie ; lui incorporer ensuite hors du feu 300g de chantilly. Répartir cette mousse sur le praliné feuilleté, lisser la surface et mettre le gâteau au frais.
Faire fondre le chocolat blanc au bain marie ; lui incorporer ensuite hors du feu 300g de chantilly. Répartir cette mousse sur le praliné feuilleté, lisser la surface et mettre le gâteau au congélateur pour au minimum 2H (5H chez moi, plusieurs jours ou semaines avant si vous voulez)
C'est loin d'être parfait mais bon...
Quatrième étape facultative : Les macarons
On commence par réaliser la ganache selon la recette de Pierre Hermé :
Porter le lait à ébullition, en verser un peu sur le chocolat (coupé en petits morceaux), mélanger doucement et ajouter ainsi le reste du lait. Quand le mélange a tiédi, ajouter petit à petit le beurre mou, mélanger doucement sans trop travailler la pâte pour garder une texture moelleuse. Mettre un film sur le saladier et conserver la ganache au frais.
Ensuite, on réalise les coques selon la toujours très très fiable recette de Marina mais sans les salamalecs du genre préparer ses blancs d’œufs trois semaines avant et superposer 36 plaques de cuissons les unes sur les autres ^^
Cette fois je les ai réalisés avec des noisettes en poudre et non pas des amandes, le mélange choco-noisettes n’étant plus à vanter.
Tamiser le cacao et le sucre glace dans un saladier. Ajouter ensuite la poudre de noisettes à ce mélange. Si votre poudre de noisette est trop épaisse ou irrégulière, vous pouvez la miser avant afin d’avoir des coques d’un aspect plus lisse.
Dans un autre saladier, monter les blancs d’œufs (avec une pincée de sel) en neige ferme en ajoutant deux cuillères à café de sucre dès que le fouet laisse des traces dans la préparation, puis en ajoutant le reste du sucre et en continuant à battre les blancs jusqu’à ce que les blancs forment des pics quand on retire les fouets (effet « bec d’oiseau »).
Incorporer peu à peu et très délicatement le mélange des poudres aux blancs d’œufs (avec une maryse). Une fois toute la poudre incorporée, le mélange doit être brillant, lisse, et former un ruban en retombant. Garnir une poche à douille de cette préparation.
Recouvrir une plaque du four de papier sulfurisé. À l’aide de la poche à douille, y déposer à intervalles réguliers des dômes de la taille désirée (diamètre de 3 cm). Laisser croûter une demie heure.
Préchauffer le four à 150°C puis cuire les macarons 10 minutes.
Sortir du four,
soulever un coin de papier sulfurisé et faire couler un filet d'eau
froide sur la plaque. Cela permet de décoller facilement les macarons.
Les laisser refroidir sur une grille.
Cinquième étape : Le montage
Démouler l’entremet en réchauffant légèrement le cadre à l’aide d’un sèche cheveux.
Placer le gâteau sur le plat de service (si celui-ci rentre dans votre frigo !)
Garnir une coque de macaron d’un peu de ganache et la coller sur le bord du gâteau. Recouvrir ainsi tout le tour de l’entremet de demi-macaron. Décorer ensuite le dessus du gâteau avec quelques macarons entiers…
Remettre au frigo jusqu’au moment de déguster.
Je remercie d’ailleurs Manue pour sa prompte réponse quand je lui ai demandé s’il fallait remettre le gâteau plutôt au congélateur ou plutôt au frigo après l’avoir décoré…
lundi 24 décembre 2007
Bonnes fêtes à tous...
Très bonnes fêtes à tous !
Et comme j'ai parfois du mal à écrire un billet vierge de toute recette, voici trois recettes de truffes, je vous suggère de les servir en guise de dessert après un repas bien garni (comme ceux qui vont arriver, là, maintenant, tout de suite). Pourquoi se borner à servir des gros desserts indigestes alors que l’on sait que plus personne n’aura faim au moment du dessert après avoir ingurgité fois gras, chapon, gibier, saumon et/ou même jambon en croûte pour rester local ? Les truffes, c’est festif, délicieux, déclinable à l’infini, chocolaté… bref tout ce que l’on souhaite pour un dessert de fête non ? Et en plus ça a l’avantage d’être petit, tout petit… et de permettre à chacun d’en prendre le nombre qui lui conviendra en fonction de ce qui lui reste comme appétit (et gourmandise)… Ca permet de finir un repas sur une touche sucrée (et chocolatée) sans pour autant se plomber l’estomac… Alors à vous de voir, même si je ne me leurre pas, votre dessert de Noël est déjà bien défini ^^
Si l’idée vous tente, vous trouverez ici aussi des truffes au poivron, des truffes au chocolat blanc et au thé matcha ainsi que des truffes choco-tonka...
Truffle au bailey’s ou truffes à l’amarula, tout dépend de votre localisation…
Des truffes pas du tout pour les enfants ;)
Une bonne texture, un fort goût d’un de mes alcools favoris qui se prête si bien à la cuisine et qui ravit les demoiselles… et les messieurs aussi. D’ailleurs notre suisse favori m’ayant ramené une bouteille d’amarula j’ai pu tester une version à cet alcool…
Pour 45-50 truffes :
100g de chocolat à 70%
125g de chocolat dessert
75g de beurre
120mL de bailey’s ou d’amarula
80g de crème épaisse (d’Isigny)
2 cuillères à soupe de cacao non sucré en poudre
Faire fondre les chocolats au bain marie, ajouter ensuite hors du feu le beurre en morceaux et mélanger jusqu’à obtenir un mélange homogène. Ajouter alors la crème et la liqueur, mélanger et mettre au frigo afin que la préparation prenne en masse.
Prélever une noisette de ganache solidifiée, former une boule en la roulant au creux des mains et les rouler dans du cacao.
Réserver au frigo.
Truffes Chocolat façon Chaï Masala
Sans aucune hésitation, les meilleures de cette trilogie. Une merveille de finesse, de subtilité… Le côté épicé vous séduit et la coque chocolatée vous fera craquer.
À tester. Absolument.
Mélange d'épices Chaï :
1 cuillère à café de graines de fenouil
1 cuillère à café de clous de girofle
½ cuillère à café cardamome en poudre
1 cuillère à café cannelle en poudre
1 cuillère à café gingembre en poudre
Quelques tours de moulin à poivre noir
Pour 35 truffes :
85g de crème fraîche liquide
175g de chocolat au lait
150g de chocolat 70%
Cacao non sucré en poudre (environ 1-2 cuillères à soupe)
Écraser au pilon les graines de fenouil et les clous de girofle, si ça ne suffit pas pour les réduire en poudre vous pouvez les mixer avec un mini-mini-mixeur. Ajouter les autres épices en poudre et mélanger.
Porter la crème à ébullition, la verser sur le chocolat au lait en morceaux, mélanger pour obtenir une ganache bien lisse, ajouter de la poudre chaï, quantité selon votre goût (1 à 2 cuillères à café, nous on a mis 1,5 cuillère à café et c’était parfait). Faire prendre en masse au réfrigérateur. Prélever une noisette de préparation solidifiée, former une boule en la roulant au creux des mains.
Faire fondre le chocolat à 70%, tremper les truffes dans le chocolat puis laisser cet enrobage durcir au frigo, renouveler l’opération d’enrobage une seconde fois et cette fois ci, avant que la seconde couche de chocolat soit totalement prise, rouler les truffes dans du cacao.
Réserver au frigo.
Note sur l’enrobage : pour moi c’est une étape délicate, je n’ai pas trouvé de meilleure solution que de prendre un tout petit peu de chocolat fondu dans une cuillère à soupe et y rouler la truffe avec les doigts avant de la déposer dans une assiette. Si vous avez une meilleure technique, faite moi en part, je serais ravie :)
Truffes au speculoos
Une recette de Pierre Marcolini trouvée sur le blog de Mamina, j’ai juste zappé le sucre (10g c’est rien alors autant le zapper, surtout que je n’ai pas utilisé du chocolat dessert à 70% ou 86%) et puis si je décide de les refaire, je zapperai aussi le beurre car j’ai eu la mauvaise surprise de découvrir, une fois la préparation prise en masse, une phase lipidique sur le dessus de la ganache… beurk… j’ai dû gratter et éliminer ce truc. C’est étrange car avant de la mettre au frais mon mélange était bien homogène… Bref, je vous conseille de zapper aussi le beurre, je ne pense pas qu’il révolutionne la texture.
Sinon, à la dégustation se sont les truffes de la trilogie qui nous ont le moins séduits. Elles ne sont pas assez fortes en spéculoos, je pense d’ailleurs qu’au lieu de les rouler dans un mélange de poudre de spéculoos et de cacao, il faudrait les rouler uniquement dans une poudre de spéculoos pour leur apporter un vrai goût de spéculoos et une touche un peu plus original. D'ailleur la version de Choupette se rapproche de cette idée.
Pour +/- 18 truffes :
35g de spéculoos (+/- 5 biscuits)
75mL de crème liquide
½ gousse de vanille (gousse de vanille fendu en deux, une moitié)
65g de chocolat dessert
10 g de beurre à température ambiante
25g de cacao (c’est beaucoup trop, une cuillère à soupe suffit largement)
Réduire les spéculoos en poudre.
Mélanger la crème avec 15g de poudre de spéculoos et la gousse de vanille un peu grattée, porter à ébullition. Une fois l’ébullition atteinte ça épaissie rapidement, retirer du feu immédiatement. Retirer la gousse de vanille, ajouter le chocolat et remuer afin d’obtenir une préparation homogène. Ajouter ensuite le beurre et bien mélanger
Faire prendre en masse au réfrigérateur.
Mélanger le reste de poudre de spéculoos (20g) avec le cacao.
Prélever une noisette de ganache solidifiée, former une boule en la roulant au creux des mains et les rouler dans le mélange spéculoos-cacao.
Réserver au frigo jusqu’à la dégustation.
samedi 22 décembre 2007
Noël en Alsace, les gourmandises du marché de noël
Simplement quelques photos...
Un stand qui semble en avoir conquis plus d'un...
Au milieu des cabanes de la place Broglie
Il y en a une qui sort du lot
Par l'attention apportée à l'esthétisme de la décoration
et des douceurs proposées...
Et par un délicieux vin chaud...
C'est les derniers jours du marché de noël
Allez-y
Profitez de ce stand, qui lui ne donne pas l'impression
de fête forraine entre churros, pommes d'amour et barbes à papa...
Chez Mathilde
4 Rue Principale
67370 SCHNERSHEIM
Tel : 03 88 69 83 28
http://hutzelbrot.com/
mercredi 19 décembre 2007
Noël en Alsace, Berawecka
Si le Stollen est une spécialité régionale assez connue, le Berawecka l'est un peu moins...
Il a une forme allongée, de petite taille, il tient dans la main et est servi en fines tranches… Il est un peu plus rustique que le Marzipanstollen. C’est une base de pâte à pain garnie d'abondance de fruits secs et confits, mais il y a tellement de fruits que généralement, on ne devine presque plus la pâte à pain. Il peut se garder très longtemps emballé dans du papier film, dans une boîte métallique ; cependant on le laisse souvent durcir un peu, afin de pouvoir le couper et le déguster en tranches encore plus fines. C’est selon les goûts, certains l’aiment plus ou moins durcit…
D'après une recette de Marmiton
Mais sinon, je vous conseille aussi la recette de Anne.
Pour une quinzaine de petits berawecka :
300 g de mangues séchées (ou des poires séchées si vous préférez une version plus traditionelle)
250 g de pommes séchées
250 g de dattes
250 g de pruneaux secs
250 g de figues sèches
250 g de raisins secs
35g d’orange confite
35g de citron confit
35g d’angélique confite
100 g de noix
100 g d'amandes
100 g noisette
26 g de cannelle
1,4 g de clous de girofle réduits en poudre au mortier
3g de poivre noir réduits en poudre au mortier
Les grains de deux étoiles d’anis étoilée réduits en poudre au mortier (pas facile, c’est très dur)
14 g d’anis vert
Les graines d’une dizaine de capsules de cardamome réduites en poudre au mortier
250 g de sucre
2 verres de Kirsch
25g de levure boulangère
500 g de farine de blé
500 g de farine de seigle
sel
1 jaune d’œuf
Pour le glaçage : sucre glace & kirsh
Détailler les fruits séchés en petits cubes. Les faire cuire cinq minutes dans cinq verres d’eau, les fruits vont absorber une bonne partie de l’eau.
Dénoyauter les dattes et les pruneaux, les découper finement. Découper de même les figues. Mettre ces fruits dans un grand bol, y ajouter les raisins secs. Détailler les fruits confits (orange, citron, angélique) en tous petits dés, les ajouter dans le bol ainsi que les fruits séchés un peu réhydratés.
Réduire les noix, les amandes et les noisettes en poudre très grossière (mixer brièvement).
Mélanger les épices réduites en poudre et les ajouter aux fruits dans le bol. Ajouter aussi le sucre et le kirsch et mélanger intimement pour tout répartir uniformément
Puis laissez mariner une nuit (ou plus, jusqu’à deux jours) dans un récipient hermétique.
Préparer la pâte à pain :mélanger la levure avec 100 g de farine de blé et 100 mL d’eau tiède, laisser reposer 2 heures.
Mélanger le reste des farines avec environ 800 mL d’eau salée avec 20g de sel. Bien pétrir la pâte obtenue puis laissez reposer 2 heures.
Mélanger la pâte à pain aux fruits, bien pétrir pour tout incorporer, puis laissez à nouveaux reposer 2 heures.
Préchauffer le four à 200°C
Former ensuite des pâtons de la taille désirée (la taille d’une paume de main chez moi). Former ces pâtons avec les mains mouillées pour éviter que ça colle ; les déposer sur une plaque recouverte de papier sulfurisé puis les lisser en les enduisant avec un jaune d’œuf délayé dans un peu d’eau.
Cuire environ 45 minutes pour les petits, il faut adapter le temps de cuisson à la taille des pâtons
Au sortir du four, vous pouvez si vous voulez les badigeonner d’un glaçage au sucre glace et au kirsch.
lundi 17 décembre 2007
Noël en Alsace, Marzipanstollen
La suite de cette petite série sur le noël gourmand alsacien…
C’était la première fois que je faisais du stollen, entourée que je suis de fanatiques de cette brioche au fruits confits et à la pâte d’amande, cette année j’ai décidé de mettre la main à la pâte et ce fut un gros succès… Il a été très apprécié pour ne pas dire dévoré…
D’après une recette de Marmiton revue et corrigée (enfin, surtout, épicée) avec l’aide des recettes de Aude.
Quantités pour trois grands Marzipanstollen :
(Si déjà vous vous y mettez, autant en faire en grande quantité : vous ferez non seulement des heureux autour de vous et en plus vous pouvez en congeler une partie… Mais vous pouvez toujours diminuer les proportions)
250 g de raisins de Corinthe
125 g d'oranges confite découpées en tout petits dés
125 g de cédrat confit découpés en tout petits dés
1/2 verre de rhum + 3 cuillères à soupe de rhum
4 gouttes d'huile essentielle de mandarine
3 sachets de levure de boulanger déshydratée ou l’équivalent en levure fraîche
1/2 litre de lait
1 kg 500 de farine
500 g de beurre pommade + un peu de beurre fondu pour la décoration
200 g de sucre en poudre
1 cuillère à soupe de sel
3 oeufs entiers + 3 jaunes d'oeufs
le zeste d’un citron
Les graines d’une dizaine de capsules de cardamome réduites en poudre
10 clous de girofle réduits en poudre
1,5 fève tonka râpée
1 cuillère à café de vanille en poudre ou bien
3 cuillères à café de cannelle en poudre
1 cuillère à café bombée de noix de muscade râpée
250 g d'amandes effilées
750g de pâte d’amandes
Du sucre glace pour le décor
La veille, faire tremper les raisins et les fruits confits dans le rhum, y ajouter l’huile essentielle de mandarine. Mélanger bien et couvrir.
Le lendemain, délayer la levure dans 200mL de lait tiède, y ajouter 200 g de farine, bien travailler et mettre à lever une demi-heure dans un lieu tiède.
Pendant ce temps, battre le beurre pommade et le sucre ensemble, ajouter le sel, les œufs et les jaunes, le zeste de citron et travailler le tout pour obtenir une pommade.
Mélanger le reste de la farine avec les épices dans un GRAND bol, y creuser un puits et y verser le levain et le mélange au beurre (Si vous n’avez pas de saladier assez grand pour tout ça, mettre la préparation sur le plat de travail et pétrir). Mélanger puis ajouter peu à peu le reste du lait (Je n’ai personnellement pas eu besoin d’utiliser tout le lait, il m’en restait un peu.), les fruits confits & raisins marinés (avec le rhum de la marinade). Pétrir longuement pour répartir uniformément les fruits. Ajouter ensuite les amandes et pétrir à nouveau jusqu’à ce que les amandes soient réparties uniformément. La pâte doit être assez ferme sinon rajouter de la farine.
Couvrir avec un linge et faire lever dans un endroit tiède 30 minutes.
Pétrir une seconde fois et faire lever encore 30 minutes.
Partager la pâte d’amande en trois (3x250g). Former un épais boudin et incorporer dans chaque boudin 1 cuillère à soupe de rhum, former ensuite un fin boudin de 30 centimètres de long.
Préchauffer le four à 190°C.
Séparer la pâte du stollen en trois morceaux de taille égale.
Étaler un peu (pas trop finement) chaque morceau, sur une longueur de 35 centimètres. Enrouler un boudin de pâte d’amandes dans chacun des stollen.
Vous pouvez ensuite essayer de donner à votre stollen une forme traditionnelle (c’est une base ovale surmontée d’un petit boudin) mais chez moi ça n’a pas marché : si en entrant dans le four mes stollen avaient la forme adéquate, ils ne l’avaient plus en sortant du four !?
Faire cuire 30 minutes.
À la sortie du four, badigeonner à l’aide d’un pinceau, le stollen de beurre fondu et saupoudre-le de sucre glace.
À noter :
- La pâte d’amandes est optionnelle, on peut opter pour un Stollen et non pas pour un Marzipanstollen, mais autour de moi j’ai des fanatiques de la pâte d’amandes et si je n’en avais pas mis, y’aurait eu des déçus ^^
- Je vous conseille de faire cette recette plutôt avec de la levure fraîche en cube. J’ai été un peu déçue que ça ne lève pas un tout petit peu plus…
jeudi 13 décembre 2007
Noël en Alsace, Les Bredele (Round Deux)
La suite de l'épisode précédent
et quelques photos du marché de noël strasbourgeois
Les Spritz
Il existe deux sortes de spritz, les traditionnels que l’on trouve dans toutes les boulangeries alsaciennes, lorraines et allemandes au mois de décembre, qui sont plus rustiques, croquants, granuleux, à la noisette et qui ressemblent à ça, et les autres spritz, plus lisses, plus fondants, proches de ceux que l’on trouve en grande surface (genre ça ou ça) et c’est ces derniers que j’ai décidé de réaliser cette année.
J’ai suivi la recette de Avital à la lettre (c’est toujours ce que je fais avec les recettes d’Avital), adaptant juste un peu le mode opératoire. La recette est parfaite. Ces spritz sont délicieusement sablés…
Pour une trentaine de biscuits :
175g de beurre mou
1 cuillère à café de vanille en poudre
125g de sucre
1 pincée de sel
1 oeuf
250g de farine
60g de poudre d'amandes
Optionnel : 100g de chocolat noir
Ustensile : une poche à douille (avec embout cannelé)
Dans un saladier, battre au fouet le beurre jusqu’à ce qu’il devienne crémeux. Ajouter ensuite la vanille en poudre, le sucre et le sel. Battre au batteur électrique environ 5 minutes jusqu'à ce que le mélange devienne à nouveau bien crémeux.
Ajouter l'oeuf puis la farine tamisée, bien mélanger à la cuillère en bois, puis ajouter les amandes et travailler la pâte du bout des doigts afin de former une boule homogène.
Préchauffer le four à 180°C.
Garnir un poche à douille (avec un embout cannelé) de la préparation et former des biscuits à l'allure de vague sur une plaque de pâtisserie tapissée de papier sulfurisé
Cuire environ 10 minutes (les spritz doivent rester clairs). Laisser ensuite refroidir sur une grille.
Si vous le souhaitez, une fois que les biscuits sont refroidis, vous pouvez les tremper à moitié dans du chocolat noir fondu. Laisser ensuite sécher.
Des petits beurres
Cette recette est simplissime ! Et le résultat est là :)
En plus avec mon emporte pièce acheté à Berlin c’est tout joli… Des biscuits tout simple au milieu des bredele plus ou moins traditionnels, c’est très sympa.
Merci à Camille pour cette recette
Pour 40 pièces :
240 g de farine
120 g de sucre glace
50 g d'amandes en poudre
125 g de beurre coupé en petits morceaux
1 oeuf
1 ou 2 cuillère à soupe d'eau (seulement si nécessaire)
Mettre la farine, le sucre, la poudre d'amandes et le beurre dans un bol. Fouetter au batteur jusqu'à ce que le mélange soit sableux. Ajouter alors l'oeuf et, éventuellement, l'eau. Mélanger vivement à la cuillère en bois jusqu'à ce que la pâte forme une boule. Emballer la boule dans du papier film et la mettre au frigo pendant 1 heure.
Préchauffer le four à 180°C.
Etaler la pâte sur un plan de travail fariné (pour éviter qu’elle ne colle à votre rouleau, vous pouvez la recouvrir d’une feuille de papier film) et découper des petits beurre avec un emporte pièce ou une roulette à pâtisserie.
Déposer les biscuits sur un plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé. Cuire 10 minutes (ils ne doivent pas trop dorer).
Note : on peut les dorer au jaune d’œuf avant le passage au four, ce que je n’ai pas fait
Anis bredela
Les anis bredele sont des classiques de noël et ils ressemblent beaucoup aux fashion-macarons, de par leur look avec leur collerette et de par leur mode de fabrication avec une étape de croutage. J’ai choisi de suivre le recette de Fred puisqu’elle m’avait fait craquer avec ces anis bredele miniatures lors d’un repas entre bretzel… Cette recette est ultra simple
Pour une foule d’anis bredela miniatures
3 oeufs entiers extra frais
250 g de sucre semoule
15g d'anis vert
250 g de farine tamisée
Dans le bol, battre les oeufs et le sucre pendant 10 minutes au fouet électrique. Ajoutez ensuite l'anis vert et mélanger bien. Incorporez ensuite la farine tamisée progressivement tout en remuant pour obtenir une pâte onctueuse.
À l’aide d'une poche à douille, dressez sur une plaque recouverte de papier sulfurisé des petits tas de la taille souhaité (des miniatures chez moi).
Laissez sécher pendant 3 heures (jusqu'à ce que les gâteaux soient croûtés et bien secs)
Préchauffer le four à 190°C.
Enfournez pour 3-5 minutes (le temps de cuisson est à adapter en fonction de la taille de vos bredele, ils ne doivent pas brunir).
Biscuits craquelés au chocolat
Ils sont croquants à l’extérieurs et moelleux à l’intérieur… C'est une recette d'Isa.
Si j’avais su qu’ils allaient autant s’étaler, je les aurais réalisé plus petits (des boules de la taille de noisettes plutôt que de noix)… j’aime bien les petits biscuits que l’on peut croquer en une bouchée ^^
Absolument pas des bredele traditionels mais n'empèche qu'à l'heure où je vous écris, la boîte a déjà été vidée ^^
Pour environ 60 biscuits :
80g de cacao non sucré
400g de sucre
125mL d'huile de tournesol
4 oeufs
2 cuillères à café de vanille liquide
240g de farine
1 sachet de levure chimique
½ cuillère à café sel
Du sucre à glacer
Dans un bol mélanger le cacao, le sucre et l’huile. Ajouter ensuite les oeufs un après l’autre tout en mélangeant bien. Ajouter la vanille. Mélanger.
Dans un autre bol mélanger la farine, la levure et le sel. Ajouter au mélange de cacao et mélanger. Couvrir et mettre au frigo au moins 4 heures (une nuit chez moi).
Préchauffer le four à 180°C.
Prélever avec une cuillère un peu de pâte et rouler entre vos mains une boule de la taille d’une noix. Rouler ces boules dans le sucre glace et les disposer sur une plaque recouverte de papier sulfurisé en veillant à bien les espacer les uns des autres (ils vont s’étaler au cours de la cuisson).
Cuire de 12 minutes.
Laisser refroidir une minute sur la plaque avant de les mettre sur une grille
Les étoiles au citron
C’était la première fois que je faisais cette recette, et elle a séduit tout le monde. Elle est toute simple mais terriblement efficace. Le petit goût citronné est parfait, pas trop puissant pour plaire à tout le monde ; les biscuits sont délicieusement craquants et fondants… À tester pour les fêtes !
Pour l’occasion j’ai étrenné mes nouveaux emporte-pièces spécial tea time : ils créent des biscuits avec une petite fente afin que l’on puisse les glisser sur une tasse de thé ou de café. Classe non?
Recette de Suzanne Roth
« Les petits gâteaux d’Alsace »
Pour 70 biscuits :
250g de farine
½ paquet de levure chimique
70g de sucre glace
1 paquet de sucre vanillé
1 pincée de sel
Le zeste d’un citron
1 jaune d’œuf
3 cuillères à soupe de crème
100g de beurre
Glaçage :
125g de sucre glace
1 blanc d’œuf
1 cuillère à soupe de jus de citron
1 cuillère à café d’eau
Préchauffer le four à 180°.
Mélanger la farine et la levure, former un tas et ajouter au milieu le sucre, le sucre vanillé, le sel et le zeste de citron, la jaune d’œuf et la crème. Avec un peu de farine former un pâton. Ajouter ensuite le beurre en morceaux et former une boule de pâte. Pétrir pour bien incorporer le beurre. (Si la pâte colle, vous pouvez la mettre un peu au frais, mais moi je n'en ai pas eu besoin)
Préchauffer le four à 180°C
Abaisser la pâte (pas trop finement) (pour éviter qu’elle ne colle à votre rouleau, vous pouvez la recouvrir d’une feuille de papier film) et découper des biscuits à l’emporte-pièce. Les déposer sur une plaque recouverte de papier sulfurisé et faire cuire 10 minutes. Laisser les biscuits complètement refroidit.
Pour le glaçage : mélanger le sucre glace avec le blanc d’œuf, le jus de citron et l’eau.
Glacer les biscuits avec ce glaçage et laisser sécher.
Le glaçage ne peut être qu'optionel...
lundi 10 décembre 2007
Noël en Alsace, Les Bredele ( Round Un)
Contrairement à ce qui se passe dans la région, je crois que nous ne somme pas une famille fanatique de Noël. Mon père achète bien quelques biscuits [pas très bons, il faut le dire quand même : trouver à acheter de bons bredele, c’est pas facile… Même ceux des meilleurs pâtissiers de strasbourg ne sont pas très bons] et autre stollen, nous avons un chouette calendrier de l’avent que ma mère rempli de bonbons, nous décorons le sapin en blanc et bleu en compagnie du chat qui ne sait plus au donner de la tête... et mon père transforme le salon en show room du rayon luminaires festifs de chez Habitat (ou autre). Cependant, la crème au beurre ne s’est jamais invitée à notre table (et ne s’y fera jamais inviter, j’y veille ^^), nous ne sommes jamais allé à la messe (et puis quoi encore ?), nous n’avons naturellement pas réalisé la moindre crèche sous notre sapin, ni accroché d’immondes chaussettes à une impossible cheminée, nous n’avons jamais eu un disque de chants de noël dans la maison (rien que d’y penser, je frisonne à cette idée), nous n’avons pas forcément de bûche mais plutôt un bon dessert (qui a dit qu’un entremet était meilleur s’il était en forme de bûche ??) et nous avons bien une couronne de l’avent mais mon père, qui trouve ça ridicule une bougie sur quatre d’allumée, allume à chaque fois toutes les bougies tout de suite…
Pas de tradition bredelesque chez nous. Ma mère n’a jamais passé des week-end entiers de décembre à confectionner des petits gâteaux. En fait, elle est plutôt du genre à désespérer quand elle voit décembre arriver en imaginant la course aux cadeaux et compagnie. J’ai découvert les week-end bredele chez C. : chez eux, les week-end de l’avent étaient réservés à la confection des bredele et pendant tout le mois les boites métalliques de la maison en était pleines.
Premier round des bredele de cette année…
Je n’ai pas fait les choses complètement dans l’art et la manière, j’ai simplement profité de cette période festive pour réaliser à la fois des bredele traditionnels et des biscuits qui ne sont pas des bredele mais n’en sont pas pour autant moins bons. Alors que les puristes m’excusent d’avance…
A noter: quiconque souhaite se lancer dans un week end bredele doit penser à rajouter sur sa liste des courses quelques mètres de papier sulfurisé et de papier film...
Vanillekipferl
Les croissants à la vanille
Les Vanillekipferl sont parmi mes bredele préférés et sont les favoris de ma mère.
Ce sont des croissants de pâte très sablées, très friable, un délice…
Recette de la maman de Céline
Pour 40 pièces :
50g d’amandes non mondées
50g de noisettes
280g de farine tamisée
70g de sucre + 1 tasse de sucre
1 pincée de sel
200g de beurre
2 jaunes d’œufs
5 paquets de sucre vanillé
Mixer les amandes et les noisettes pour obtenir une poudre.
Dans un saladier mélanger cette poudre, la farine, les 70g de sucre, la pincée de sel. Ajouter ensuite le beurre "dur" découpé en dés et les jaunes d’œufs, mélanger pour obtenir une pâte sablé. Emballer cette pâte dans du papier film et la mettre au frigo pour 2 heures.
Préchauffer le four à 190°C.
Rouler ensuite des morceaux de pâte en croissants d’à peu près 5 centimètres.
Cuire environ 10 minutes (les biscuits doivent être un peu dorés).
Mélanger la tasse de sucre avec le sucre vanillé.
Quand les biscuits sont encore chauds, les enrober de ce mélange de sucres mais attention ! au sortir du four ces biscuits sont très très fragiles ! Donc vous pouvez choisir de faire comme moi: les sortir du four, les saupoudrer du mélange de sucres, les laisser refroidir (et donc durcir au moins un peu) avant de les mettre sur une grille.
Echec et mat’ !
Les sablés bicolores, noirs et blanc se retrouvent souvent au milieu des autres Bredele, qu’ils soient en damiers ou en spirales. Là, j’ai choisi de les réaliser en damier selon la recette d’Avital. Encore une fois la recette est parfaite, la réalisation est rendue très simple grâce aux explications d’Avital, les biscuits sont sablés juste comme il faut, ils ne sont pas trop sucrés et délicieux !
Pour une quarantaine de biscuits :
230g de beurre mou
100g sucre
1 cuillère à café d’extrait de vanille liquide
1/4 cuillère à café de sel
350g farine tamisée
3 cuillères à soupe de cacao non sucré
1 oeuf
Dans un saladier, travailler le beurre en pommade ; ajouter le sucre et fouetter jusqu'à obtention d'une crème. Ajouter alors l’extrait de vanille et le sel puis tout en continuant de fouetter, ajouter la farine petit à petit. Mélanger ensuite à la cuillère en bois : la pâte sableuse va progressivement s’agréger, former une boule de pâte. Placer cette boule sur le plan de travail, et avec la paume des mains, écraser la pâte en la poussant loin devant morceau après morceau, rassembler et recommencer 1 ou 2 fois sans trop la travailler.
Diviser la pâte en 2 morceaux de même poids (2 x 380g). Réserver une moitié dans un bol et mélanger l'autre avec le cacao en poudre, pétrir jusqu’à ce que le cacao soit incorporé de façon homogène à la pâte.
Placer une boule de pâte entre deux feuilles de papier film et étaler la pâte au rouleau pour former un carré régulier de 18 cm sur environ 1 cm d'épaisseur. Faire de même avec l’autre boule de pâte. Avec une règle et un couteau aiguisé, découper chaque carré en 9 bandes de 2 centimètres.
Fouetter l'oeuf avec un peu d'eau et placer une feuille papier film sur le plan de travail.
Disposer 3 bandes de pâte sur le plan de travail en alternant les couleurs (par exemple, 1 bande vanille entre 2 bandes chocolatées). Badigeonner d'oeuf battu le dessus et les interstices afin de coller les bandes de pâtes en les pressant délicatement. Poser par-dessus cette première couche 3 autres bandes de pâte en inversant cette fois les couleurs. Coller à l'oeuf battu et finir avec une troisième couche. Envelopper le boudin de pâte obtenu dans le film alimentaire en serrant un peu pour maintenir le tout. Placer au réfrigérateur 30 minutes.
Répéter l'opération avec le reste des bandes en inversant les couleurs.
Préchauffer le four à 190°C.
Découper chaque boudin en tranches fines (environ 0,5 centimètre). Déposer les sablés sur un plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé. Cuire environ 10 à 12 minutes (les sablés ne doivent pas dorer). Laisser un peu refroidir sur la plaque de cuisson avant de les mettre sur une grille.
Sablés à la cardamome
Une recette de Fred
Elle est parfaite : les sablés sont rapides à réaliser, fin en goût (la cardamone parfaitement dosée et la petite touche salée comme une cerise sur le gateau…) et une texture chouette chouette chouette…
Peut-être pas une recette de bredele traditionelle mais son goût de cardamome est parfait pour les fêtes, de plus avec cette forme, tout le mondre prendra ça pour des spritz ^^
Pour environ 40 sablés
10 capsules de cardamome verte
190g de beurre pommade
75g de sucre glace tamisé
3 grosses pincées de fleur de sel
1 blanc d'oeuf
225g de farine
Ouvrir les capsules de cardamome et piler finement les graines à l'aide d'un pilon.
Préchauffer le four à 185°C.
Fouetter le beurre pommade et ajoutez le sucre glace tamisé, les pincées de fleur de sel, la cardamome. Mélanger bien puis ajoutez le blanc d'oeuf. Ajouter ensuite la farine en une fois et mélanger rapidement sans trop insister, la pâte ne doit pas devenir élastique.
Garnir une poche à douille (avec un embout cannelé) avec cette préparation et réaliser des vagues sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.
Cuire 11 minutes (la coloration ne doit pas être uniforme : le contour doit être doré et l'intérieur presque blanc). Faire refroidir sur une grille.
Amarettis
Recette de Florence Edelmann (Pâtisseries Maison) vue chez Estelle.
Cette recette est simplissime, on obtient en moins de temps qu’il en faut pour le dire de délicieux amarettis au bon goût d’amande… Je n’ai pas hésité à doubler les proportions et je pense que si j’avais su qu’ils allaient s’étaler autant, j’aurai réalisé mes tas de pâte à l’aide d’une cuillère à café plutôt qu’une cuillère à soupe afin d’avoir des amarettis plus petits… Mais après c’est chacun ses préférences
Pour 15 grands amarettis :
2 blancs d'oeuf
1 pincée de sel
150 g de sucre en poudre
175 g de poudre d'amande
1 cuillère à café d'extrait d'amande amère liquide
Du sucre glace pour saupoudrer
Préchauffer le four à 200°C.
Dans un bol, battre les blancs d’œufs avec une pincée de sel jusqu'à ce qu'ils commencent à mousser. Ajouter ensuite le sucre en poudre en 3 fois et continuer de battre jusqu'à obtenir des blancs pas trop fermes. Incorporer alors délicatement la poudre d'amande et l'extrait d'amande amère.
A l'aide d'une cuillère à soupe, dresser des petits tas de pâte espacés d'environ 1 cm sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Saupoudrer de sucre glace.
Enfourner 10 minutes (les amarettis doivent être dorés).
Zimtsterne
Etoiles à la cannelle
Les zimtsterne sont mes bredele préférés. Y’a pas photo. Et je suis très difficile. C’est la première fois que j’essayais d’en faire, selon beaucoup, ils étaient très bons, mais moi je ne les trouvais pas assez moelleux (et le glaçage avait un peu trop doré à mon goût). Mais le résultat était quand même pas trop mal. Je pense que l’année prochaine je referai la même chose en baissant juste un peu la température du four lors de la cuisson. C'est ce que je vous conseil de faire.
Ces bredele sont d’une réalisation un peu particulière, la pâte que l’on forme ne ressemble pas du tout à une pâte à biscuits, et puis il faut les laisser sécher pendant 12h (une nuit) avant de les cuire très brièvement. Un peu atypique mais terriblement bons !
Recette de Suzanne Roth
« Les petits gâteaux d’Alsace »
Pour 80 étoiles
550g d’amandes non mondées
4 blancs d’œufs
1 pincée de sel
500g de sucre en poudre
30g de cannelle
2 cuillères à soupe de jus de citron
Du sucre cristallisé pour le plan de travail
Mixer les amandes pour obtenir une poudre d’amande.
Battre les blancs d’œufs en neige ferme avec une pincée de sel. Ajouter peu à peu le sucre tout en continuant de battre encore. Prélever une bonne tasse de cette neige qui servira pour le glaçage, la réserver.
Incorporer ensuite les amandes, la cannelle et le jus de citron. Former une boule de pâte.
Recouvrir le plan de travail d’une bonne couche de sucre cristallisé (une bonne couche, j’insiste, sinon la pâte va coller)
Abaisser la pâte (pour éviter qu’elle ne colle à votre rouleau, vous pouvez la recouvrir d’une feuille de papier film) mais garder une bonne épaisseur (les étoiles ne doivent pas être trop fines), découper à l’emporte pièce (en forme d’étoile of course !). Pour que l’emporte pièce ne colle pas trop à la pâte, le tremper régulièrement dans de l’eau froide.
Placer les étoiles sur des plaques recouvertes de papier sulfurisé.
Garnir une poche à douille avec la neige réservée et glacer les étoiles avec cette préparation.
Laisser sécher pendant 12h.
Préchauffer le four à 240°C.
Faire cuire 5 minutes ou moins (les étoiles doivent rester blanches sur le dessus afin d’être moelleuses à l’intérieur)
jeudi 6 décembre 2007
Soba Maki d’après Yen
Parfois, je me fait des surprises toute seule.
Alors que je feuilletais mon classeur de recettes axées poisson et découpées à droite et à gauche, à la recherche de je-ne-sais-plus-quelle-recette, je suis tombée nez à nez avec une page déchirée d’un madame figaro et qui contenait quatre recette proposées (ou inspirée de ?) par le chef du restaurant Yen. Cet article devait dater un peu et quand je l’avais collé là, je n’avais pas dû réaliser que ces recettes étaient à tester immédiatement ! ^^ En effet, depuis j’ai pu aller manger chez Yen et je suis ressortie charmée de cet antre des soba, en plein cœur de saint Germain.
La recette qui suit a tout pour me plaire puisqu’elle allie les soba*, sans doute mes nouilles japonaises préférées, aux maki. Je l’ai adaptée à ma sauce en supprimant les Shiitaké (je n’en suis pas fan…), en rajoutant du concombre et en remplaçant les épinards en branche par des pousses d’épinard. La réalisation est un peu plus délicate que celle des maki traditionnels car si les soba collent un peu, ces nouilles ne peuvent pas s'agglomérer autant que le riz (donc la tenue du rouleau est un peu moins bonne); de plus la réalisation est assez longue puisqu'il faut aligner les soba, si je vous dis qu'il faut opérer soba après soba j'exagère (et ne vous incite point à tester cette recette) cependant c'est un peu comme peigner des spaghettis :)
Pour un rouleau :
100g de soba*
3 grosses crevettes cuites (ou 6 petites crevettes)
1 feuille d’algue
Quelques pousses d’épinards
½ concombre épluché, épépiné et découpé en lanières
Sauce soja
Wasabi
Et aussi : une natte en bambou (makisu)
*Les soba sont des nouilles à base de farine de sarrasin. On les trouve dans les épiceries/supermarchés asiatiques.
Faire cuire les nouilles soba dans de l’eau bouillante. Veillez à ce qu’elles soient al dente, attention, la cuisson est rapide. Les égoutter et les passer sous un filet d’eau froide pour à la fois stopper la cuisson et les refroidir.
Décortiquer les crevettes ; si elles sont trop grosses, les couper en deux dans le sens de la longueur.
Déposer la feuille d’algue sur la natte en bambou et étaler sur l’algue les soba. C’est un travail un peu long car il faut aligner régulièrement les nouilles de façon régulière et parallèle.
Déposer au centre et sur toute la longueur, les pousses d’épinard, les crevettes et une ou deux lamelles de concombre.
Rouler le tout comme pour les maki en s’aidant de la natte en bambou, serrer bien.
Découper en tronçons par trop fins et servir avec de la sauce soja et du wasabi.
Ca se tient un peu moins bien que les maki classique mais c'est vraiment oishii!
La prochaine fois, je teste avec du saumon et des matcha soba! Ca doit être jolie cette alliance rose & verte...
Plus de recettes de soba?


































































