jeudi 29 novembre 2007
C’est de saison ! (Enfin, oui et non…)
Sorbet à l’anone
C’est la pleine saison de l’anone ! Ok, c’est pas la saison du sorbet mais depuis que j’avais découvert ce fruit j’avais envie de le transformer en sorbet. C’est chose faite et je peux dire que c'était une bonne idée, tout le monde à été conquis, même si à part LN personne n'a su (re)connaitre le parfum de ce sorbet. C'est un peu logique puisque ce fruit n'est pas très commun et que c'est LN qui me l'avait fait découvrir. Je vous en avez déjà parlé par ici, cliquer pour en savoir plus et voir à quoi il ressemble.
Depuis que j’ai découvert les sorbets réalisés à base de glucose grâce à la cuisine de Soso, je ne fais plus mes sorbets autrement, ça révolutionne vraiment tout : les sorbets ont toujours une texture parfaite même après une semaine au congélateur, ils ne se transforment pas en gros bloc tout dur mais restent onctueux et facile à travailler. Un détail cependant concernant celui ci : il est un peu trop sucré à mon goût, vous pouvez essayer de diminuer les quantités de sucre.
Il vous faut:
1kg de chair d’anone (il faut pour cela 4 ou 5 gros fruits)
260g de sucre semoule
90 de glucose liquide
120g d’eau
L’anone est un fruit qui mûrit très rapidement à température ambiante, si vous l’achetez bien ferme, une seule journée à température ambiante suffira pour qu’il soit mûr à point pour être consommé.
Éplucher les fruits et récupérer en la chair blanche. C’est un travail un peu fastidieux (mais le jeu en vaut vraiment la chandelle) car l’anone regorge de gros pépins noirs enveloppés dans une gaine de chair. Il faut éliminer tous les pépins les un après les autres.
Mettre la chair juteuse dans le blender. Mixer pour réduire en purée.
Mélanger dans une casserole le sucre, le glucose et l’eau ; porter à ébullition afin que le sucre fonde et forme un sirop. Ajouter ce sirop à la purée de fruit dans le blender et mixer à nouveau.
Mettre la préparation au frais et mettre dans la sorbetière quelques heures plus tard.
Mon sorbet a eu un peu de mal à prendre, il était un peu liquide au sortir de la sorbetière mais après un passage au congélateur, le lendemain il n’y avait plus de problème.
mardi 27 novembre 2007
Les Pastéis de Belém, des petits flans crémeux et feuilletés en souvenir du Portugal
Cet été N. est parti en vacances au Portugal. Une des premières choses qu'il m'a raconté à son retour, c'est les pastéis de Belem :) "Tu aurais adoré, je voulais t'en ramener mais ça n'aurait pas survécu au voyage de retour". Il me les décrivait et il m'en parlait avec tant d'étincelles dans les yeux, que je n'ai pas résisté à lui faire rapidement ces petits flans crémeux à la pâte feuilletée... J'ai choisi la recette d'Elvira, elle était si contente du résultat de sa recette que je ne pouvais que la suivre à la lettre, les yeux fermés, et en effet, le temps de quelques bouchés, N. s'est retrouvé en vacances... A faire et à refaire car même ceux qui n'ont pas goûté aux originales appréciront forcément...
200 g de pâte feuilletée
50mL d'eau
150 g de sucre
1 cuillère à soupe de farine
250mL de lait
1 oeuf + 3 jaunes
Sucre glace
Cannelle en poudre
Beurre, pour les moules
Farine, pour le plan de travail
Préchauffer le four à la température maximum (240ºC ici).
Étaler finement la pâte feuilletée sur un plan de travail fariné, y découper des disques de pâte (taille à adapter selon les moules utilisés, n’ayant pas de moule à muffin, j’ai utilisé des petits moules à brioche – les moules à tartelettes sont à éviter car pas assez hauts), humidifier l'un des côtés du disque avec un peu d'eau et foncer les moules beurrés avec les disques de pâte, côté humide vers l'extérieur. Appuyer pour bien faire adhérer la pâte aux moules.
Mettre l'eau et le sucre dans une casserole et faire chauffer en remuant jusqu'à obtenir un sirop (lorsque l'on trempe une cuillère ou une fourchette dans le sirop, un fil fin qui accompagne le mouvement doit se former). Réserver.
Dissoudre la farine dans un peu de lait.
Battre les oeufs avec les jaunes, y ajouter la farine dissoute et le reste de lait. Mélanger et verser le sirop sans cesser de remuer.
Chauffer au bain-marie pendant 10 minutes tout en remuant puis garnir les moules de cette préparation. Cuire les gâteaux environ 25 minutes (ils doivent être bien dorés).
Laisser refroidir puis démouler, servir saupoudrer d’abondance de cannelle et de sucre glace.
dimanche 25 novembre 2007
Le comptoir des colonies (déjà, le nom, il est bizarre…)
Ici l’ambiance semble axée Afrique (musique, murs recouvert de pseudo pisé, pseudo signes tribaux un peu partout… c’est un peu déco africano-cheap si vous voulez mon avis) mais vous trouvez des dim sum à la carte… C’est ce genre de truc qui m’a perturbé et mise sur une position critique face à ce restaurant… En effet, je suis un peu (beaucoup ?) mitigée au sujet de cet endroit… Ce qu’il y a de sympa c’est qu’il propose vraiment une cuisine originale, au sens qui change des restaurants classiques et qui peut bousculer un peu certaines papilles en leur faisant découvrir des saveurs méconnues… Les plats sont assez bons sans être exceptionnels, ce qui importe ici c’est de dépayser. Cependant moi je reste perplexe face à un concept qui vise à associer les saveurs d’Afrique, d’Asie et d’Océanie sans faire de la cuisine fusion mais en proposant des plats de chacun des pays… Il est déjà difficile d’exceller dans la cuisine d’un pays alors ne parlons pas de celle d’un continent ou carrément du monde entier ici (oui, y’a des frites à la carte…). Je préfère aller dans un bon restau thaï que dans un restau qui propose de la « cuisine d’Asie », c’est un peu facile de tout foutre dans un même sac (celui d’un continent). Qui plus est, tout est fait pour vous mettre dans l’ambiance d’un restaurant africain et pourtant, je pense qu’on y mange pas africain. Je connais mal cette cuisine ; mais là… je sais pas ça sens un peu l’arnaque.
En entrée, ils vous proposent de choisir entre différents « zanzibars » (3€50 la portion) avec par exemple des boulettes de bœuf aux épices accompagnées d’une sauce yaourt et concombre ; des bananes plantains sautées et saupoudrées d’épices, des nems aux épices de Mali, des beignets de crevettes avec une sauce citronnelle et soja ; des samossa avec une rougail des îles et une sauce mangue et coco.

Bananes plantains sautées et saupoudrées d’épices
Ca casse pas des briques...
Côté viandes l’antilopes, l’autruche et le kangourou sont au menu avec par exemple un filet de kangourou mariné et poêlé au satay, un filet d’autruche poêlé au citron vert et citronnelle légèrement pimenté ; on retrouve aussi des viandes plus classiques assaisonnées à la sauce « comptoir des colonies » : un ragoût de bœuf cuit dans une sauce aux arachides, un curry d’agneau aux épices tandoori, un magret de canard poêlé dans une sauce au miel et au gingembre…
Colombo de Poulet
Pour les poissons; de la perche du Nil grillé, sauce au tamarin et lait de coco en feuille de bananier, un gratin de poisson, papaye et patate douce aux épices tandoori, un pavé de thon rouge mariné et grillé dans un mélange de coriandre, oignon rouge, mangue
On peut accompagner son plat si on le souhaite de galettes de manioc, purée de patate douce à la vanille muscade cannelle et zeste d’orange, nouilles sautées aux germes de soja et champignons noirs… mais comme dit c’est déjà assez copieux comme ça. En plat, j’avais opté pour l’autruche, la viande était de bonne qualité, l’assaisonnement assez fin. C'était bon, la cuisson était réussie. On peut venir ici pour manger des viandes un peu plus exotiques...
En dessert, j’étais contente de découvrir quelques parfums de glace exotiques sur la carte (le reste des desserts outre une « tatin mangue et papaye » ou une « mousse aux bananes et coulis de chocolat créole aux épices » est somme toute assez banal entre coupe de glaces & fruits exotiques) mais la glace au gingembre ne valait pas celle de la tour de jade ou du Penjab et le sorbet au Yuzu n’avait absolument rien d’exceptionnel… c’est dommage, moi qui me faisais une joie de découvrir le nom de l’agrume-le-plus-introuvable-ici sur la carte…
Rien d’exceptionnel donc, en plus ce jour-là les serveuses avaient oublié de sourire. Et des échos que j’en ai eu, c’est plutôt fréquent. C’est vrai que c’est quelque chose d’assez difficile au quotidien, sourire, ça implique beaucoup de muscles faciaux, c’est fatigant… Bref, un restaurant concept qui racole les jeunes pseudo branchés en manque d’exotisme mais on ne peut nier que le contenu des assiettes n'est pas vraiment mauvais et propose des associations et des mets que l'on ne retrouve pas dans les restaurants plus classiques...
A noter aussi que la salle de bas est très sombre donc choisissez là pour votre dîner aux chandelles si vous voulez mais pas pour voir ce que vous avez dans l’assiette…
Le Comptoir des colonies
1 rue de l'épine
67000 Strasbourg
Téléphone : 03 88 32 38 62
http://www.comptoir-des-colonies.com/
Côté prix, ça peut revenir cher car il vous propose de prendre à part, en plus de votre plat, une sauce ou/et un accompagnement (même si à la base chaque plat est, me semble-t-il quand même accompagné d’un petit quelque chose)
Viandes de 10 à 20€
Poissons de 10 à 28€
Desserts de 6 à 7€
Menu des pionniers 12.90€ (plat & dessert)
Menu des baroudeurs 19.90€ (entrée & plat ou plat & dessert)
Menu des explorateurs 24.90 (entré & plat & dessert)
Menu du midi en semaine à 7.90€ (plat & dessert) ou à 9.90€ (plat & boisson)
vendredi 23 novembre 2007
Velouté orangissime
La soupe de carottes… ouais, je sais pas vous, mais moi, de prime abord, la soupe de carottes ça me botte moyen… Mais au printemps dernier, alors qu’il faisait un temps à ne pas mettre un chat dehors, Little’So avait débarqué à une soirée fille avec un velouté de carottes absolument sublimissime (et je pèse mes mots) et extrêmement étonnant en fait. Le mode op’ et les matières premières sont relativement simples mais le fait qu’une soupe de carottes puisse être délicieuse, ça c’était fichtrement étonnant ! En fait, Little’So avait suivi une recette de velouté au potimarron de Mercotte, mais vu qu’on était au printemps et qu’il n’y avait pas de potimarron, elle avait réalisé une version carotte. Quelle chouette idée ! Cette soupe je l’avais refaite dans la foulée et j’avais au passage épaté N. qui avait fait une drôle de moue quand je lui avais annoncé « Velouté aux carottes »… mais il a fini conquis, lui aussi… Depuis, cette soupe est devenue un classique chez moi. Il ne vous reste plus qu’à tester vous aussi… puisque l’hiver arrive bel et bien… 
Pour les soirées d’hiver, il faut :
1kg de carottes
1 oignon
Un filet d’huile d’olive
500mL de bouillon de poulet (500mL d’eau + 2 cubes de bouillon de poulet)
500mL de crème liquide (chez moi, la soupe c’est des légumes et ça se doit d’être un minimum light, donc j’ai utilisé de la crème liquide à 3% de matière grasse. Si je ne sais pas si on peut encore nommer ça « crème », mais je sais que ça fonctionne très bien dans cette recette)
2 cuillères à café de romarin séché
Poivre
(Sel selon les goûts mais le bouillon est déjà assez salé)
Éplucher les carottes, les laver et les couper en tronçons.
Éplucher et émincer l’oignon, le faire revenir dans un filet d’huile d’olive sur feu moyen dans une cocotte-minute. Ajouter ensuite les carottes et recouvrir avec le bouillon et la crème.
Placer le romarin dans un filtre à thé et l’ajouter dans la cocotte, mélanger, fermer la cocotte, mettre la soupape à sa place et placer le cocotte sur feu vif jusqu’à ce qu’elle se mette à chanter puis laisser cuire 25 minutes à partir de ce moment-là sur un feu plus doux.
Enlever la soupape et laisser la vapeur s’échapper avant d’ouvrir la cocotte; récupérer le filtre à thé contenant le romarin et mixer avec un mixeur plongeur (ou blender...).
Poivrer et rectifier l’assaisonnement.
Si la soupe est trop épaisse à votre goût, ajouter un peu de bouillon de volaille.
Note : il est bien évident que cette soupe peut être réalisé à l’identique sans cocotte-minute en prolongeant un peu le temps de cuisson.
*************
Au rang des bavardages divers et variés, je voulais vous parler aujourd'hui de quelques blogs où faire un petit tour ne devrait pas vous décevoir...
- Tout d'abord le blog d'une Bretzel... Cathetoiles... Elle nous avait déjà régalé lors de notre pique nique printannier où elle était venue en tant que lectrice... et je sentais bien que "passer de l'autre côté du miroir" la chatouillait, c'est chose fait avec un très beau blog. Il est tout nouveau mais déjà riche de recettes tentantes et ses photos sont déjà bien travaillées (quand je repense à mes premières photos, ouille, ouille, ouille...). Pour y faire un tour, c'est par ici...
- Ensuite un blog culinaire sans photos... mais avec de superbes illustrations... La cocotte nous dessine les ingrédients, les plats et autres ustensiles avec une touche d'humour, beaucoup de fantaisie, des couleurs pastels, du talent... C'est trognon! La cocotte, c'est ici.
- Pour finir, un blog en italien. Alors non, je ne me suis pas réveillée hier en sachant subitement parler italien, mais toutes les recettes sont traduites en français... Calme et cacao, je suis tombée là par hasard et j'ai tout de suite été conquise. C'est magnifique, à la fois ses photos, ses recettes, l'atmosphère qui s'en dégage... Je ne resiste pas à cet univers... Et vous, entre alfajores, boulettes de pain, les farfalle aux pistou de fruits secs avec aubergines croquantes, les millefeuille de légumes à la ricotta fumée et autres filets de rouget au gingembre aux asperges sauvages et aux citrons confits, allez vous résister?
mardi 20 novembre 2007
Ceci n'est pas une recette...
Désolée pour les
quantités approximatives… mais c’était pas censé être publié… sauf que
c’était terriblement bon alors au dernier moment, j’ai changé d’avis…
^^
Parmentier de boudin
Il vous faut, pour trois personnes :
Quelques pommes de terre (Charlotte)
Un peu de lait
De l’huile d’olive
Fleur de sel
Poivre du moulin
Muscade
3 boudins de qualité
4-5 pommes épluchées et découpées en quartiers
Un voile de sucre
Du quatre épices
Quelques noisettes grossièrement hachées
Faire cuire à l’eau les pommes de terre. Une fois que c’est fait, les éplucher et les écraser à la fourchette. Ajouter du lait jusqu’à ce que l’écrasé de pomme de terre ait la consistance qui vous plait (mais assez épaisse quand même ; ce n’est pas une purée). Assaisonner avec de l’huile d’olive, de la fleur de sel, du poivre noir du moulin et un peu de muscade (mais pas trop). Réserver au chaud (ou réchauffer un peu au micro onde à la dernière minute).
Faire revenir, dans une poêle, les boudins dans un peu d’huile quelques minutes sur chaque face. Quand ils sont cuits, les fendre dans la longueur pour récupérer la chair.
Dans une seconde poêle faire dorer les quartiers de pommes dans un peu d’huile d’olive. Ajouter ensuite du sucre pour faire un peu caraméliser le tout et ajouter un peu de quatre épices.
À l’aide d’un cercle individuel à entremet dresser les parmentiers dans les assiettes : garnir le cercle d’une bonne couche de pomme de terre puis de boudin et finir par quelques quartiers de pommes et saupoudrer de noisettes.
Ca ferait aimer le boudin à n'importe qui (bon, sans doute pas à ma mère mais ça...)!
D'ailleurs, Blonde, je te fais ça au prochain repas fille, je suis sûre que tu vas aimer :)
dimanche 18 novembre 2007
Chan chira, restaurant thaï et pourpre
Quand on passe de nuit à côté de ce restaurant, on ne peut pas de pas le remarquer… Au milieu de la petite France, entre des restaurants tous plus alsaciens les uns les autres et se battant tous pour appâter le touriste à grand tour de choucroute ou autre backehoffe, vous apercevez un antre tout de violine… Un petit restaurant au raz du sol aux fenêtres toutes de pourpre vêtues… qui laissent entrapercevoir un décor dans les tons rouge & violet. Quand on entre, on est immédiatement conquis par ce cadre chaleureux et feutré… Le décor vaut le détour et est propice à vos dîners en tête à tête.
Et dans l’assiette ? Et bien c’est bon et c’est aussi très copieux. On retrouve sur la carte des classiques des restaurants asiatiques mais aussi des plats plus originaux… Pour les entrées, on peut choisir entre les habituels nems (poulet, porc ou poisson), samoussas, beignets de crevettes et autres assortiments de bouchées à la vapeur mais aussi une « Soupe de crevette épicée au lait de coco » ou une « Salade de papaye verte, carotte et tomate épicée ». Côté poissons les crevettes, gambas et poissons sont cuisinés de toutes les façons (aigre-douce, noix de cajou, curry jaune…) et la carte propose le concept de « marmite » qui est un mélange de crustacés et de poissons assaisonnés soit au curry jaune et lait de coco soit au piment rouge, basilic thaï et lait de coco . Au rayon des viandes, poulet, bœuf, porc ou canard sont déclinés à toutes les sauces habituelles ; on note aussi un original et délicieux « Canard aux fruits exotiques » (Mangue, Lychee, Ananas) pour les amateurs d’association salé-sucré ; un « Canard avec une sauce épicée à la noix de coco, des crevettes, du crabe et des nouilles croustillantes » un « Poulet au curry rouge (le curry rouge est associé aux feuilles de citron et à la cacahuète…) » ; « Poulet sauté au basilic thaï piquant » ; « Poulet au caramel » ; « Poulet sauté au citron »…
Un des restaurants favoris de ma soeur, et ceux qui savent à quel point mademoiselle est difficile savent que c'est un critère absolument non négligeable. Moi, ce n'est pas mon restaurant asiatique de prédilection mais j'avoue être séduite par l'atmosphère... Mais côté assiettes, je sais pas, y'a un truc qui ne me convainc pas complètement mais le problème c'est que je n'arrive pas à dire quoi...
Chan Chira
2, rue des moulins
67000 Strasbourg
Téléphone : 03 88 32 68 34
Prix assez élevés (mais assiettes bien garnies):
Entrées de 7 à 14€
Poissons de 16 à 28€
Viande de 15 à 21€
jeudi 15 novembre 2007
Poire soufflée au roquefort, ou comment « participer » au KKVKVK avec un raté ;)
Quand Marion annonce que le thème du nouvel opus de ce pionnier des jeux blogosphérien est le soufflé au fromage, je suis ravie. D’abord car elle recadre le jeu en lui redonnant ses bases : tout le monde cuisine LE MEME plat (parce que les derniers éditions ça partait un peu dans tous les sens et ça ne ressemblait plus à la suggestion initiale de Manue à savoir, tout le monde suit la même recette et après, on compare) et puis ensuite car elle avait opté pour du salé :) et je ne sais pas vous, mais moi je vois sept fois plus de truc sucrés sur le net alors qu’au quotidien je mange plus salé que sucré… Bref…
En plus Marion choisit un classique de la cuisine, un truc que j’ai jamais fait, j’ai déjà mon idée en tête et je me dit que c’est l’occasion de découvrir la joie des soufflés au fromage. Sauf que déménagement aidant je m’y prends un peu à la bourre et donc j’arrive là en dernière minute avec ce qui aurait du être un soufflé mais qui bon, soyons franc n’est qu’un raté. Et puis c’est pas plus mal, ça me changera un peu de publier mes ratés ^^
Donc pleine de bonne intention, j’invite mes cobayes, je fais mon truc en suivant une recette de chef (et avec ma mère au téléphone pour un coatching en live) et pam ! ça ne manque pas, ça rate, ça ne souffle rien du tout et ne gonfle point. Bon, c’est pas grave, mes cobayes sont compréhensifs et moi je suis (un peu) persévérante. Retour chez mes parents le temps d’un week-end, je photocopie la recette basique de soufflé dans la bible de ma mère (bible qu’elle utilise tellement souvent qu’elle l’a foutue au fond du dernier étage d’un placard, faut se percher sur une chaise et déblayer tout ce qu’il y a devant pour y accéder, mais bon, on y accède…) et je reconvoque mes (dociles) cobayes pour re-la-même-chose. Et là ça marche. Ca monte, ça gonfle, ça souffle. Preuve que les chefs qui s’amusent à vouloir révolutionner la cuisine traditionnelle hein, qui veulent vous apprendre que faut porter le lait à ébullition puis le verser dans le roux puis porter la préparation à ébullition n’ont pas un peu réfléchi avant que : roux chaud + lait bouillant = truc surbouillant déjà en ébullition = gros pâté et pas vraiment « béchamel souple »
Bref.
Bref, c'est mon mot parasite à l'écrit, j'en mettrais partout si je ne me contrôlais pas.
Bref.
Poires soufflées au roquefort
Pour quatre poires soufflées au roquefort:
13g de beurre
13g de farine
125mL de lait
50g de roquefort
4 poires (longues et pas trop mûres)
1 œuf
S&P
Préchauffer le four à 200°C.
Faire fondre le beurre à feu doux dans une casserole, ajouter la farine et laisser cuire quelques minutes tout en remuant à la cuillère en bois afin d’obtenir un roux blond.
Incorporer ensuite petit à petit le lait au roux en mélangeant bien après chaque ajout de lait afin d’avoir une préparation homogène, amener ensuite doucement à ébullition afin d’obtenir une béchamel. Pendant ce temps, détailler le roquefort en tout tout petits morceaux. Retirer du feu et ajouter immédiatement le roquefort, mélanger vivement au fouet pour faire fondre le fromage dans la béchamel. Laisser la casserole hors du feu.
Pendant que la préparation refroidit dans la casserole, hors du feu, s’occuper des poires (c’est important : si vous faites ça, pendant ce temps, la béchamel refroidit et sera à la bonne température pour la suite des événements – à savoir l’ajout du jaune d’œuf)
Laver les poires, découper leur chapeau, le réserver et évider les poires à l’aide d’une cuillère à expresso ou d’une petite cuillère tout simple. Enlever un maximum de chair pour former une belle cavité tout en conservant des parois un peu épaisses pour garantir la solidité. Recouvrir un plat allant au four d’une feuille de papier sulfurisé, y placer les poires et leur chapeau. Réserver.
Séparer le blanc du jaune d’œuf, ajouter le jaune à la béchamel et remuer vivement. Assaisonnement en sel et poivre. Fouetter le blanc en neige avec un peu de sel et ajouter le avec délicatesse à la préparation au fromage. Remplir les poires avec ce mélange (ne pas les remplir jusqu’en haut).
Cuire 25 minutes. Sortir les poires du four et les recouvrir de leur chapeau.
Servir avec une salade de pousses d’épinards à la vinaigrette au vinaigre de myrtilles par exemple.
Alors c’est tout jolie, tout gonflé, je suis toute contente, ça tient presque le temps d’une photo… sauf que… quand on découpe la poire en deux… il n’y a que la partie supérieur qui est soufflé, la partie inférieur est… liquide. Mmh j’adore !
Là, mademoiselle colloc’ me regarde d’un œil rieur en demandant si il y aura un troisième essais… non, il n’y aura pas de troisième essais. Je suis persévérante mais pas à ce point. Surtout que je sais que ce n’est ni la recette, ni le four, ni le mode opératoire qui cloche. Et comment je le sais ? Et bien car j’avais doublé les proportions et j’avais mis l’excédent dans des petits pots en terre alsaciens et ça a donné de parfaits petits soufflés au roquefort… En TP il faut toujours un tube témoin, là j'avais préparé les soufflés témoins.
Donc, cqfd, l’expérience est donc formelle : le contenant est ultra important. Comme le dit N., j'ai réalisé un véritable travail d'investigation au coeur des soufflés ;) je me demande si c’est le côté humide de la poire qui rend peut-être du jus qui cloche ou si c’est simplement sa forme bombée qui empêche la préparation du fond de monter (puisque la préparation du fond, en montant bloque contre les parois du fruit, vous me suivez? je vous ai perdu? je dois faire un schéma?). A mon avis This a dû écrire au moins tout un chapitre sur les soufflés, si quelqu’un l’a lu ou a assister à une de ses conférences, un petit topo est bienvenu en commentaire :)
Edit de 8h30: lire le commentaire du cookie masqué pour un extrait de "Casseroles & Eprouvettes" de maître This sur le comment du pourquoi de l'importance du moule.
Sinon, on a naturellement mangé la moitié qui avait soufflée et miss colloc' n'a rien trouvé de mieux que de dire "Mmmh c'est quand même bon l'association chèvre et poire" avant de se faire fusiller du regard, et donc, par nos yeux appeurée, de regouter en silence et en mettant ses papilles en alerte, pour finalement réaliser que c'était plutôt du roquefort... Non mais j'vous jure...
Suggestion d’Hélène : cacher un verre à shot rempli de soufflé dans la poire évidée ;)
Donc si je publie ce truc c’est :
- pour que si quelqu’un a déjà réussi ce genre de truc, qu’il se fasse connaître et m’explique comment :)
- prouver l’importance du contenant (faut bien trouver un intérêt à un raté ;)
- parce que j'avais promis un soufflé à marion
- parce que l’essentiel c’est de participer
- parce que j'aimais bien mon idée quand même
- pour montrer que tout le monde rate des trucs parfois et parfois plus souvent
- pour vous évitez de faire les mêmes bétises que moi
- ... mince, c'est fichtrement interessant de publier ses ratés ^^
mardi 13 novembre 2007
Soirée curry selon Jamie
Quand on vit sans télé on s’y habitue très vite et on sait rapidement que plus jamais on ne voudra de télé chez soi. Je n’ai jamais été très accro au petit écran, mais je me souviens qu’au lycée un copain
n’avait pas la télé chez lui et faisait un peu figure d’extra-terrestre (coucou B. !) et on le charriait de temps en temps à ce sujet. Mais comme je peux comprendre ça maintenant ! Les émissions participant toutes au concours de plus grand avilissement, je ne supporterai plus d’avoir une boîte qui ne sert qu’à se vautrer et se vider le cerveau chez moi. J’ai d’ailleurs dit à N. que si un jour, on venait à faire un plateau-repas devant la télé, je ou il pouvait demander le « divorce » sur le champs. Oui, je suis assez tranchée et la demi-mesure me connaît rarement. C’est un défaut, mais c’est comme ça. Toujours est il que la seule fois où on a faillit faire un plateau-repas-télé chez lui c’était devant un film muet sur arte qui nous a si vite saoulé qu’on a filé presto au ciné pour arriver à temps pour la dernière séance. Tout ça pour dire que fut un temps (quand je rentrais un peu plus souvent chez mes parents) le seul truc que je regardais à la télé c’était Nigella et Jamie sur Cuisine TV. J’aime bien Jamie Oliver. Je ne vais pas jusqu’à dire que je l’adore mais j’aime bien ces émissions même si je n’ai aucun de ses livres. J’aime le voir prendre plaisir à ce qu’il fait, c’est un passionné et ça se voit. Le voir s’agiter au milieu de sa cuisine vous donne envie de cuisiner. Mais souvent je me dis que
j’apprécie ce qu’il fait car il le fait de l’autre côté de la manche et donc tout le battage médiatique autour de sa personne nous arrive très atténué (bon, on écope quand même de son shaker et autres gadgets) parce que un truc qui me coupe systématiquement toute envie c’est la surmédiatisation. Alors notre Jamie Oliver national, j’ai nommé Cyril Lignac, je ne peux pas le pifer, c’est viscéral ; rien que de voir sa tronche j’ai envie de saisir le rasoir le plus proche pour exterminer sa barbichette. Je ne dis pas que ces recettes sont mauvaises (je n’en sais rien), mais c’est comme ça, quand je vois trop la même chose, j’y deviens allergique. Par exemple cet été (et encore maintenant) la dernière chose que j’avais envie de boire c’était du Chinon. Qui plus est du rosé. Pas vous ?
J’ai donc vu Jamie réaliser des currys lors d’une émission, il y a bien longtemps, fidèle à moi-même j’étais munie de papier et stylo et j’ai noté de manière elliptique la recette du jeune homme… Je ne sais pas si depuis elle a été publiée dans un quelconque livre…
Pour moi il y avait deux sortes de curry : ceux réalisés avec la poudre en pot appelée curry (mélange d’épices variées) et que je n’aime pas (ni la poudre, ni les plats obtenus) et ceux réalisés à base de pâte de curry (
rouge/vert/jaune) qui avaient commencé à un peu me réconcilier avec le plat dénommé curry. Ici Jamie utilise autre chose (outre les épices) : les feuilles de curry. À l’époque ça avait été une grande découverte pour moi : il existait des feuilles de curry et ce n’était pas du tout elles que l’on pulvérisait pour obtenir la poudre du même nom. J’avais essayé cette recette avec des feuilles de curry séchées et j’avais été déçue… Par contre, grâce à une bonne fée j’ai pu tester avec des feuilles fraîches et toutes les miss de la soirée ont été convaincue par le plat ! Et moi aussi :) Le curry servi avec ce riz, c'était top!
D’après une recette de Jamie Oliver
Pour 6 personnes en plat unique:
3 piments verts
Un morceau de gingembre de la taille de deux pouces
3 oignons
5 cuillères à soupe d’huile de tournesol
2 cuillères à soupe de graines de moutarde
1 cuillère à soupe de graines de fenugrec
Une douzaine de feuilles de curry fraîches – Merci Miss Tiny ;)
½ cuillère à café de piment en poudre (pili-pili)
1 cuillère à café de curcuma
6 tomates (olivettes)
1 boîte de lait de coco (400mL)
Sel
6 blancs de poulet
Feuilles de coriandre

Couper les extrémités des piments verts, les couper en deux dans la longueur, enlever les graines et émincer finement en lamelles. Réserver.
Éplucher et râper le gingembre. Réserver.
Éplucher les oignons puis les émincer au robot mixeur. (Feignasse attitude quand tu nous tiens…). Réserver.
Faire chauffer l’huile dans une poêle (ou un wok), y faire revenir les graines de moutarde, celles de fenugrec, les feuilles de curry, les piments verts, le gingembre, les oignons. Bien mélanger puis ajouter le piment et le curcuma. Mélanger.
Mixer les tomates au robot au lieu de les hacher. On obtient ainsi une grossière purée, l’ajouter à la préparation et mélanger.
Ajouter un verre d’eau, le lait de coco. Mélanger. Saler. Mélanger et laisser mijoter 5 à 10 minutes.
À ce stade-là Jamie nous indique que l’on peut congeler la chose, ce que je n’ai pas fait.
J’avais choisi de réaliser un curry au poulet : découper les blancs de poulet en morceaux de taille moyenne, les ajouter à la sauce, saupoudrer de feuilles de coriandre (quantité selon votre goût) remuer et laisser cuisse 10 – 15 minutes jusqu’à ce que le poulet soit cuit.
Note : on peut réaliser la même recette en remplaçant les morceaux de poulet par des morceaux de poissons sans peau ni arrêtes.
Riz Basmati pour curry
D’après une recette de Jamie Oliver
Pour 5 personnes :
300g de riz basmati
1 citron jaune (zeste + jus)
3 cuillères à soupe d’huile de tournesol
3 cuillères à soupe de grains de moutarde
Une douzaine de feuilles de curry fraîches
1 feuille de laurier
Cannelle
1 clou de girofle
6 feuilles de citron vert
1 pouce de gingembre
Sel
Feuilles de coriandre (quantité selon le goût)
Faire cuire le riz.
Prélever le zeste du citron en longues lamelles très fines à l’aide d’un zesteur. Réserver.
Faire chauffer l’huile dans une poêle, y faire revenir les graines de moutarde, les feuilles de curry, les zestes de citron, la feuille de laurier, une touche de cannelle, le clou de girofle, les feuilles de citron vert et le gingembre (pelé et râpé).
Faire revenir quelques minutes puis ajouter le jus du citron, un peu de sel et de la coriandre.
Quand le riz est cuit, le mélanger intimement avec cette préparation.
Servir avec le curry.
A lire aussi:
- Sur les curry c'est chez Miss Tiny
- Sur le match Oliver/Lignac c'est chez les Culinotest
lundi 12 novembre 2007
La petite terrine de thon (nom officiel) ou tartinade thon-avocat (nom in)
La mode c’est aussi une question de vocabulaire… Vous avez bien du remarquer cette relative nouvelle manie des tartinades (nom utilisé par les défenseurs de la langue française pour remplacer le dip des anglais… )…
Cette recette est issue d’un de mes premiers livres de cuisine « Les recettes des petits gourmands » de Eve Tharlet. Je me souviens que ce n’était pas le livre que j’avais le plus écumé quand j’étais petite car il présentait autant de recettes salées que de recettes sucrées et à l’époque le salé ça ne me passionnait pas (ou alors c’était peut-être juste ma mère qui ne me laissait pas prendre les rênes du repas comme ça… ?) et puis quand on est petite, des filets de poisson crus, des œufs-bananes ( ??) ou des tagliatelles aux fruits de mer, je ne sais pas vous mais moi ça ne m’inspirait pas et encore aujourd’hui je suis étonnée de voir ce genre de recettes dans un livre pour enfants. Par contre c’est sans doute avec ce livre (ou était-ce une fiche mickey ?) que j’ai fait et refait des roses des sables avec les corn flakes. Quel enfant ne s’est pas essayé à cette recette ?
Ma sœur par contre a testé un jour, sur un coup de tête, une recette salée de ce livre, « la petite terrine de thon » et c’était très bon, elle a veillé à recopier dans son carnet la recette et moi je me suis dit qu’il fallait noter ça dans un coin de ma tête… Je n’ai pourtant pas refait cette recette avant la semaine dernière quand ma colloc’ m’a demandé si j’aimais le thon en boîte… Et ben non, j’aime pas le thon en boîte, du moins j’aime plus trop ça et surtout quand on voit à quoi ressemble un vrai steak de thon, on ne peut pas ne pas ouvrir une boîte de thon en conserve sans penser « pâtée pour chat » (ok, j’exagère un peu)
« Ouais bah moi non plus j’aime plus ça, le truc c’est que je dois bien avoir 7 ou 8 boîtes de thon que je traîne avec moi de déménagement en déménagement alors si jamais tu trouves un truc pour qu’on s’en débarrasse… »
Je veux bien, mais je me dis que je ne vois absolument pas quoi faire avec du thon en boîte et surtout pas avec 8 boites ;) et pourtant peu de temps après mon cerveau fait les connexions et je repense à la terrine de ma sœur.
Donc si vous avez un stock de thon à écouler… une petite recette sans prétention, toute toute simple, très basique & rapide…
Une petite terrine de thon
Pour une quantité industrielle, il vous faut :
6 avocats mûrs
Le jus de 1,5 ou 2 citrons (selon leur taille)
6 cuillères à soupe de moutarde (à l’ancienne)
60g de beurre fondu
Sel & Poivre noir
900g de thon au naturel en boîte (= 6 conserves)
Pour une quantité normale, il vous faut :
2 avocats mûrs
½ jus de citron
2 cuillères à soupe de moutarde (à l’ancienne)
20g de beurre fondu
Sel & Poivre noir
300g de thon au naturel en boîte (= 2 conserves)
Éplucher les avocats puis les couper en deux et les dénoyauter. Couper la chair en morceaux grossiers et la mettre dans le bol du mixeur, ajouter le jus de citron et réduire en purée à l’aide du mixeur. Ajouter la moutarde, le beurre, le sel et le poivre et mélanger avec le mixeur.
Égoutter le thon puis l’émietter dans le mixeur et donner encore un coup de mixeur pour bien mélanger.
Verser dans une terrine, vous pouvez décorer avec des fines rondelles de citron vert si vous voulez, couvrir de papier film et mettre au frigo pour quelques heures.
Déguster sur du pain frais ou toasté selon vos préférences.
Suggestion de la colloc’ : parsemer les toast de câpres…
vendredi 9 novembre 2007
For the love of risotto...
Le risotto est vraiment un plat que j'adore, même si je le délaisse un peu l'été, je suis bien contente de le retrouver avec les températures actuelles... N'hésitez pas à craquer pour ce plat onctueux et complètement irrésistible... Si vous suivez les bases et que vous le parfumez avec des choses qui vous plaisent, vous succomberez forcément...
Pour une technique tout en images et pour connaître les quatre secrets d’un risotto réussi, allez voir AnneE sur le site cuisiner en ligne. C’est très instructif.
Petit éventail des derniers en date par ici...
Risotto au fromage de chèvre et aux pousses d’épinard
"Spinach Risotto with Goat’s Cheese" c’est le titre d’une recette de Jamie Oliver que j’ai croisé (le titre, pas la recette) à droite à gauche sans jamais tomber sur la dite recette… qu’à cela ne tienne, je vais improviser ma version avec un crottin de chavignol et des pousses d’épinard. C’est sans doute très éloignée de la version du cuisto anglais mais c’était extra, j’ai beaucoup aimé et ce risotto risque bien de revenir à ma table. J’ai volontairement réduit la dose de parmesan puisque qu’il y a du chèvre.
Pour 2 personnes
½ oignon rouge
Un filet d’huile d’olive
120g de riz pour risotto
50mL de vin blanc
400mL de bouillon de volaille
25g de parmesan fraîchement râpé
1 crottin de chavignol découpé en dés
2 grosses poignées de pousses d’épinards (si elles sont grandes, les hacher vaguement à la main)
(Poivre noir du moulin)
Éplucher et émincer l’oignon. Verser un filet d’huile d’olive au fond d’une casserole, y faire revenir l’oignon, ajouter ensuite le riz : chaque grain doit être enrobé d’une pellicule d’huile, le riz va devenir nacré.
Ajouter le vin blanc et quand il s’est évaporé, ajouter louche par louche le bouillon. Il faut à chaque fois attendre que la précédente louche ait été absorbée par le riz avant d’ajouter la suivante. À la fin de la cuisson du risotto, ajouter le parmesan fraîchement râpé, le crottin et les pousses d’épinard. Mélanger intimement et couvrir quelques minutes. Déguster immédiatement et poivré si vous le désirez.
Je l'ai servi avec des rondelles d'aubergines grillées qu'il me restait.
Risotto aux aubergines
D’après une magnifique recette de AnneE
L’idée est toute bête, mais je n’y aurais jamais pensé toute seule. Pourtant je suis une fanatique d’aubergines… Donc merci beaucoup à Anne ! Ce risotto est une merveille, tout en douceur et en onctuosité. Je vais le faire et le refaire, c’est sûr. Anne propose aussi de le servir avec des rondelles d’aubergines simplement poêler dans un filet d’huile d’olive.
Plat pour deux personnes:
2/3 d’une aubergine
Un filet d’huile d’olive
fleur de sel
1 petite échalote
150g de riz pour risotto
50mL de vin blanc
200 à 260mL de bouillon de légumes
25g de parmesan râpé
Éplucher l'aubergine avec un épluche tomates si vous en avez un : la peau sera plus fine. Découper cette peau en fines lamelles et faire revenir ces lamelles dans une poêle dans un filet d’huile d’olive. Déposer sur un papier absorbant et saler à la fleur de sel. Ces lanières seront décoratives (et cette peau croquante, c'est vraiment très bon!)
Couper la chair de l’aubergine en dés et les faire cuire à la vapeur pendant 6 minutes.
Éplucher et émincer l’échalote. Verser un filet d’huile d’olive au fond d’une casserole, y faire revenir l’échalote, ajouter ensuite le riz : chaque grain doit être enrobé d’une pellicule d’huile, le riz va devenir nacré.
Ajouter le vin blanc et quand il s’est évaporé, ajouter louche par louche le bouillon. Il faut à chaque fois attendre que la précédente louche ait été absorbée par le riz avant d’ajouter la suivante et ne pas cesser de mélanger délicatement à la cuillère en bois sans racler le fond de la casserole. Écraser la chair d'aubergine à la fourchette et ajoutez-la au risotto quand il est presque cuit.
À la fin de la cuisson du risotto, ajouter le parmesan fraîchement râpé. Couvrir quelques minutes, dresser les assiettes et déguster immédiatement cette merveille d’onctuosité.
Risotto aux poireaux
J’ai le risotto, j’aime les poireaux donc, pourquoi pas ? Et en effet, c’était très bon. Le poireau cuit avec le riz et au final la consistance est parfaite.
Entrée pour deux personnes :
2 blancs de poireau
1 échalote
Un filet d’huile d’olive
90g de riz
70mL de vin blanc
250g de bouillon de légumes
30g de parmesan
Laver les blancs de poireaux et les découper en demies rondelles assez fines.
Éplucher et émincer l’échalote. Verser un filet d’huile d’olive au fond d’une casserole, y faire revenir l’échalote, ajouter ensuite le riz : chaque grain doit être enrobé d’une pellicule d’huile, le riz va devenir nacré.
Ajouter le vin blanc et quand il s’est évaporé, ajouter le blanc de poireau puis ajouter louche par louche le bouillon. Il faut à chaque fois attendre que la précédente louche ait été absorbée par le riz avant d’ajouter la suivante et ne pas cesser de mélanger à la cuillère en bois sans racler le fond de la casserole.
À la fin de la cuisson du risotto, ajouter le parmesan fraîchement râpé. Couvrir quelques minutes et déguster immédiatement.
Risotto au citron et au romarin
J’ai beaucoup aimé cette version citronée du risotto, mais ce n’est pas très étonnant vu mon affection pour cette touche d’acidité. C’est vraiment une excellente association que je vais adopter comme un classique.
Pour 1 personne
Une demie échalote
100g de riz pour risotto
25mL de vin blanc
10mL de jus de citron
250mL de bouillon de légumes
le zeste d’un quart de citron finement haché
Les branches d’un brin de romarin frais
15g parmesan fraîchement râpé
Éplucher et émincer l’échalote. Faire chauffer dans une casserole de l’huile d'olive, y faire revenir l’échalote puis ajouter ensuite le riz, bien mélanger pour que chaque grain de riz soit enrobé de matière grasse, le riz doit devenir nacré. Ajouter ensuite le vin blanc et le jus de citron. Remuer jusqu’à ce que tout le liquide soit absorbé, ajouter ensuite louche après louche le bouillon de légumes, sans cesser de mélanger délicatement à la cuillère en bois sans racler le fond de la casserole et en ne rajoutant la louche suivante que lorsque la précédente aura été absorbée par le riz. Avant d’ajouter la troisième louche de bouillon, ajouter le zeste de citron et le romarin.
Quand le riz est cuit, retirer du feu, ajouter le parmesan, mélanger et couvrir quelques minutes, puis manger au plus cite !
Risotto au parme et à la sauge
J’avais eu envie de faire un risotto à la sauge selon le principe de burros salvia (infuser la sauge dans le beurre), j’ai trouvé que cette idée était excellente, mais la première fois le goût de la sauge est très faible, c’est pour ça que quand je l’ai refait en augmentant la quantité de sauge, en allégeant le bouillon et la quantité de parmesan mais ça reste cependant trop léger en sauge et, au final j’étais déçue… je vais voir si je trouve une solution pour avoir un risotto au doux parfum de sauge. Sinon, c’était la première fois que je faisais un risotto au beurre et comme j’aime pas le goût du beurre je préfère sans hésite les versions à l’huile d’olive !
Pour deux personnes :
50 g de beurre
12 feuilles de sauge fraîche propre (lavées et séchées)
1 petite échalote (ou une demie) épluchée et émincée en petits dés
150g de riz arborio
50 mL de tasse de vin blanc sec
400mL bouillon de volaille léger (1/4 à ½ cube ça suffit) chaud
45g parmesan fraîchement râpé
3 tranches jambon de Parme en très fines tranches
Faire fondre le beurre sur feu doux, pendant ce temps, ciseler finement les feuilles de sauge. Quand le beurre est fondu, y ajouter la sauge, chauffer 5 minutes sur feu doux puis laisser infuser 20 minutes hors du feu et sous couvert. Filtrer et verser le beurre fondu au fond d’une casserole. Y faire revenir l’échalote puis le riz (chaque grain doit être enrobé d’une pellicule de beurre, le riz va devenir nacré). Ajouter le vin blanc puis louche par louche le bouillon. Il faut à chaque fois attendre que la précédente louche ait été absorbée par le riz avant d’ajouter la suivante et ne pas cesser de mélanger à la cuillère en bois sans racler le fond de la casserole.
À la fin de la cuisson du risotto, ajouter le parmesan fraîchement râpé. Couvrir quelques minutes, pendant ce temps, faire revenir brièvement recto verso le jambon de parme sans une poêle et déguster le risotto recouvert d’une feuille de parme.










































