lundi 26 février 2007
Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants (Mais peu d’entre elles s’en souviennent)
Et voilà, j’ai un an de plus et donc, petit à petit, je deviens une grande personne… Peut-être qu’un jour je ne me souviendrais plus d’avoir été enfant, peut être qu’un jour je ne comprendrais rien toute seule et que ce sera fatiguant pour les enfants de toujours me donner des explications… Peut-être que c’est déjà le cas. Pourtant, j’espère que je serai toujours capable de voir les moutons à travers les caisses… En tous cas, "Les enfants doivent être indulgents envers les grandes personnes." Mais franchement, me rendre compte que je ne suis plus capable de voir les moutons à travers les caisses, et bien ça me poserai plus de problème que des rides au coins des yeux.
J’ai des obsessions, des trucs que je traîne avec moi et dans ma tête et auxquels je suis attachée. Je suis notamment une inconditionnelle du Petit Prince de Saint Exupéry. Ce livre est magique. C’est une perle rare, un livre que certains considèrent à tort comme un livre pour enfants alors que je ne me lasse jamais de le lire et le relire et que je pense que beaucoup de « grandes personnes » devraient le (re)lire. C’est plein de poésie, de philosophie ; c’est tendre, réaliste, plein de sensibilité et tellement attachant. Ce livre est une leçon de vie.
« Il est bien plus difficile de se juger soi-même que de juger autrui.
Si tu réussis à bien te juger, c’est que tu es un véritable sage. »
« Les hommes de chez toi, dit le petit prince,
cultivent cinq mille roses dans un même jardin...
et ils n'y trouvent pas ce qu'ils cherchent. […]
Et cependant ce qu'ils cherchent pourrait être trouvé
dans une seule rose ou un peu d'eau... »
« J'ai toujours aimé le désert. On s'assoit sur une dune de sable.
On ne voit rien. On n'entend rien.
Et cependant quelque chose rayonne en silence... »
Alors quand j’ai vu chez Jumbo Empanadas un gâteau à l’image du Petit Prince, un gâteau plein de poésie, un gâteau aux étoiles, j’ai su que celui-là serait MON gâteau d’anniversaire. Bien plus que tout cheesecake décadent ou énorme gâteau chocolaté au design plus ou moins travaillé, c’est celui là qui me ressemblait le plus. Bizarrement c’est celui où je me suis contentée d’appliquer à la lettre la recette, sans rien crée et sans y mettre mon grain de sel, et bien c’est ce gâteau qui serait le plus proche de moi. Je savais que la plupart des gens ne saisiraient pas l’importance de ce gâteau. Ce n’était pas grave, c’était normal. Autant un cheesecake dégoulinant de caramel ou un gâteau au chocolat en rouge et noir, ça attire l’œil et c’est fait pour d’ailleurs… autant ce gâteau est plus modeste, plus simple mais il suffit d’aller voir un peu plus près pour voir les étoiles et être intrigué. Enfin, toute personne n’est pas susceptible d’être intrigué par un gâteau aux étoiles. Tout comme toute personne n’est pas capable de reconnaître un boa qui digère un éléphant…
«
Quand je rencontrais [une grande personne] qui me paraissait un peu
lucide, je faisais l’expérience sur elle de mon dessin numéro I que
j’avais toujours conservé. Je voulais savoir si elle était vraiment
compréhensive. Mais toujours elle me répondait : « C’est un chapeau. »
Alors je ne lui parlais ni de serpents boas, ni de forêts vierges, ni
d’étoiles. Je me mettais à sa portée. Je lui parlais de bridges, de
golf, de politique et de cravates. Et la grande personne était bien
contente de connaître un homme aussi raisonnable »
En plus l’idée d’un gâteau à la carambole me plaisait (note linguistique : le nom anglais de ce fruit me convient beaucoup plus : « Star Fruit ») Enfant, ce fruit m’intriguait, c’était joli, mais au goût ça m’avait déçue plus d’une fois donc je me contentais d’y jeter un coup d’œil sans y goûter. Plus tard je considérais que ce fruit avait quand même un rôle ingrat : toujours là pour son physique, à faire la potiche sur un coin d’entremet mais jamais utilisé pour son goût. Moi même je n’en avait jamais rien fait. C’était l’occasion.
« Les étoiles sont belles, à cause d’une fleur que l’on ne voit pas… »
Pour un gâteau aux étoiles…
« J’aime la nuit écouter les étoiles. C’est comme cinq cents millions de grelots. »
« Le langage est source de malentendus »
100g de farine
100g de farine de mais
60g de petits flocons d’avoine
1 sachet de levure chimique
1/4 de cuillère à café de bicarbonate de soude
4 blancs d’oeuf
2 yaourts natures
130g sucre brun
4 cuillères à soupe de miel
4 cuillères à soupe de beurre fondu
Le zeste finement haché et le jus d’un citron
1 carambole coupée en tranches d’épaisseur moyenne (à peu près 8 tranches) « C’est véritablement utile puisque c’est joli. »
4 cuillères à café de sucre
« Je n'aime guère prendre le ton d'un moraliste. Mais le danger des baobabs est si peu connu, et les risques courus par celui qui s'égarerait dans un astéroïde sont si considérables, que, pour une fois, je fais exception à ma réserve. Je dis: "Enfants! Faites attention aux baobabs!" »
Dans un saladier, mélanger les farines, les flocons d’avoine, la levure et le bicarbonate de soude. Dans un autre saladier, mélanger les blancs d'oeufs, les yaourts, le sucre brun, le miel, le beurre, le zeste et le jus du citron. Ajoutez le mélange de blancs d'oeuf au mélange de farines, bien mélanger.
Graisser un moule rond, y verser la préparation et y déposer les tranches de carambole.
Faites cuire au four dans un four 180°C environ 50 minutes. Saupoudrer avec le sucre, remettre au four pour une minute ou deux (la lame d’un couteau doit sortir propre du gâteau si on la plonge au centre). Laisser refroidir un peu sur une grille.
« S’il vous plait… dessine-moi un mouton ! »
« Quand le mystère est trop impressionnant, on n’ose pas désobéir. »
« Quand on veut un mouton, c’est la preuve qu’on existe »
Au final, comme je l’avais prévu, ce n’est pas le gâteau qui a le plus marqué les esprits. Si l’on m’a dit « Waoouuhhh ! Ton cheesecake il déchire» ou « Mmmhh le gâteau au chocolat, avec le croustillant, c’est de la bombe », personne ne m’a dit « Oh ! Tu as fait un gâteau aux étoiles ! » Non, ce gâteau est passé inaperçu. Certes il a été mangé, bon, okay, c’est le seul gâteau qui n’a pas été complètement mangé : le lendemain il devait rester un petit quart de gâteau aux étoiles… mais en rangeant, je n’ai pas retrouvé de part entamée et non achevée dans les assiettes… les personnes y ayant goûté ont donc apprécié et ont fini leur part. Moi j’ai beaucoup aimé ce gâteau, et je dis ça en toute objectivité et en faisant abstraction du côté étoilé et princier. En effet j’ai aimé la touche de carambole ainsi que la texture et le goût du gâteau. Il n’était pas sec, doux et comme du velours en bouche. Un petit goût agréable pour les papilles, légèrement différent de celui des classiques gâteaux style quatre quarts et cake, sans doute l’effet farine de maïs. Je ne trouvais pas du tout ce goût très fort et je le trouvais même agréable, et pourtant, Blonde et Little So’, qui ont compris que bien plus qu’un compliment bateau du genre « MMhhh trop bon » c’était les critiques objectives (et constructives) qui me faisaient plaisir m’ont dit ne pas avoir aimé le « petit goût » de ce gâteau. Et je n’ai toujours pas compris ce qui leur avait posé problème puis que Little So’ aime à la fois les caramboles et les pains à la farine de maïs… !?!
« Il y a des millions d'années que les fleurs fabriquent des épines. Il y a des millions d'années que les moutons mangent quand même les fleurs. Et ce n'est pas sérieux de chercher à comprendre pourquoi elles se donnent tant de mal pour se fabriquer des épines qui ne servent jamais à rien ? Ce n'est pas important la guerre des moutons et des fleurs ? Ce n'est pas plus sérieux et plus important que les additions d'un gros Monsieur rouge ? Et si je connais, moi, une fleur unique au monde, qui n'existe nulle part, sauf dans ma planète, et qu'un petit mouton peut anéantir d'un seul coup, comme ça, un matin, sans se rendre compte de ce qu'il fait, ce n'est pas important ça ! »
Au final, bien plus que de vous inciter à faire ce gâteau (quoique...), j’aimerai que ce billet vous incite à lire ou plutôt, je l’espère, relire ce chef d’œuvre. Certes, de nos jours les produits de masses –au sens d’achetés par la masse- (livres, musique) sont généralement, à quelques exceptions près, les plus médiocres, mais le Petit Prince est toujours vendu chaque
année à des millions d’exemplaires dans le monde entier. Et ce n’est pas pour rien. Comme si les parents voulaient inculquer à leurs enfants une vision des choses, une philosophie et une sensibilité qu’eux-mêmes ont perdu depuis longtemps et dont ils sont peut être, pour les meilleurs d’entres eux, nostalgiques. Personnellement je me souviens très bien de l’exemplaire de mon enfance, trouvé ou reçu chez ma grand mère, c’était en fait déjà l’exemplaire de mon père… Même s’il avait bien vieilli ma grand mère avait consolidé la reliure avec une bande de feutrine rouge autocollante. Aucun autre exemplaire du Petit Prince ne doit avoir un tel look. Et c’est tant mieux. Depuis j’ai racheté le petit prince. Dans d’autres éditions. Des livres beaucoup plus lisses, plus propres et sans histoire… si ce n’est celles que j’y écris moi même au crayon.
« "Je me croyais riche d'une fleur unique, et je ne possède qu'une rose ordinaire. Ça et mes trois volcans qui m'arrivent au genou, et dont l'un, peut-être, est éteint pour toujours, ça ne fait pas de moi un bien grand prince..." Et, couché dans l'herbe, il pleura. »
Si je n’ai pas réussi moi même à vous pousser à rouvrir ce petit livre (et si vous faites partie des grandes personnes pressées, sachez que même si c’est un livre qui ne vous quitte jamais, il est lu en un fragment de seconde… ) je vais vous citer un extrait de la critique littéraire de Frédéric Beigbeder, critique réalisée à l’occasion du résultat d’un sondage/vote Le Monde/La Fnac en 1999 qui visait à déterminer les 50 livres du siècle. Si vous êtes curieux et vous aimez les chiffres, sachez que Le Petit Prince était quatrième à ce classement. Mais à mon humble avis, c’est une erreur, il y a eu tricherie et Camus a du largement soudoyer les sondés/voteurs pour finir premier avec l’Etranger. Il va de soi que ma tête blonde préférée devrait être en tête de liste.
« - On est un peu seul dans le désert...
- On est seul aussi chez les hommes, dit le serpent.
Il s'enroula autour de la cheville du petit prince, comme un bracelet d'or:
- Celui que je touche, je le rends à la terre dont il est sorti, dit-il encore. Mais tu es pur et tu viens d'une étoile... »
« Sans le faire exprès, Antoine de Saint Exupery a crée des personnages immédiatement mythiques : ce petit prince tombé de sa planète B 612 qui réclame un dessin de mouton à un aviateur égaré dans le désert ; cet allumeur de réverbères qui dit tout le temps bonjour et bonsoir ; ce renard philosophe qui veut qu’on l’apprivoise… et qui fait comprendre au petit Prince qu’il est « responsable de sa rose ». Ce conte aurait pu s’intituler « A la recherche de l’enfance perdue ». Saint Exupery y fait sans cesse référence aux « grandes personnes » sérieuses et raisonnables, parce qu’en réalité, son livre ne s’adresse pas aux enfants mais à ceux qui croient qu’ils ont cessé d’en être. C’est un pamphlet contre l’âge adulte et les gens rationnels, rédigé avec une poésie tendre, une sagesse simple […] et une feinte naïveté qui cache en réalité un humour décalé et une mélancolie bouleversante. » Dernier inventaire avant liquidation, Frédéric Beigbeder
« Je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non
plus. […]
Si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre.
Tu
seras pour moi unique au monde.
Je serai pour toi unique au monde… […]
Si tu m’apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée.»
« On risque de pleurer un peu si l'on s'est laissé apprivoiser. »
« Pour vous qui aimez aussi le petit prince, comme pour moi, rien de l'univers n'est semblable si quelque part, on ne sait où, un mouton que nous ne connaissons pas a, oui ou non, mangé une rose... Regardez le ciel. Demandez-vous : le mouton oui ou non a-t-il mangé la fleur ? Et vous verrez comme tout change... Et aucune grande personne ne comprendra jamais que ça a tellement d'importance ! »
Toutes les illustrations ainsi que toutes les citations en bleues
sont issues
du livre « Le Petit Prince » d’Antoine de Saint Exupéry (1943)
Car cet homme, non content d’écrire le plus beau des livres
savait aussi dessiner les dessins les plus touchants.
« Et je compris que je ne supporterai pas l’idée
de ne plus jamais entendre ce rire.
C’était pour moi comme une fontaine dans le désert. »
vendredi 23 février 2007
La mode est au zébré
La suite des gâteaux d'anniversaires. Et tant qu’on y est, allons y pour un deuxième cheesecake.
Hier soir c'était une fête
C'était tellement fantastique
Maintenant pour être honnête
C'est dur pour le physique
J'ai toujours le problème
Je ne veux jamais arrêter
C'est magnifique quand même
Surtout pendant l'été
On a beaucoup de fêtes
Avec des invités
Ils ne jamais pensent "arrête"
Ils veulent toujours continuer
[…]
Tous les jours des fêtes
Oui c'est excentrique
Je dis: "Vive la fête"
Pour être héroïque
Mais qu'est-ce que nous faisons
Tout le monde est fatigué
C'était très amusant
Et les gens, ils veulent rester
Ils n'aiment pas le potage
Ils n'aiment pas le café
Ils ne pensent jamais "arrête"
Ils veulent toujours continuer
[…]
Tous les jours des fêtes
Oui c'est excentrique
Je dis: "Vive la fête"
Pour être héroïque
Nuit Blanche, Vive La Fête
(Bon, sans le son et sans ce petit accent caractéristique,
c'est sûr, ça n'a pas le même effet)
Ça faisait quelque temps que je voulais tester un cheesecake au fromage blanc. J’en voyais à droite et à gauche et au début j’étais sceptique car pour moi le fromage blanc, c’est pour la tarte au fromage blanc, chose ô combien différente du cheesecake. Mais bon, j’étais curieuse, et je me suis dit, pourquoi pas…
Cheesecake zébré, au chocolat blanc touche de vanille et au chocolat noir touche de piment d’Espelette…
Pour un moule à charnières de 23 centimètres de diamètre (12 personnes)
210g de biscuits Thé® de Lu®
70 g de beurre fondu
200mL de crème liquide
100g de chocolat noir à 70% de cacao
3 pincées de piment d’Espelette
100g de chocolat blanc
2 gousses de vanille
900g de fromage blanc à 40%
105 g de sucre de canne
6 oeufs
Réduire les biscuits en poudre grossière au mixeur (ou alors les émietter en les brisant entre les doigts). Ajouter le beurre fondu aux miettes de biscuits puis faire marcher à nouveau le mixeur brièvement (ou mélanger manuellement et intimement le beurre aux miettes).
Recouvrir un moule à charnières de papier sulfurisé, y verser les miettes de biscuits et les presser au fond du moule à l’aide du fond d’un verre par exemple pour réaliser une couche de miettes de biscuits au fond du moule. Placer le moule au frigo ou au congélateur le temps de préparer la garniture.
Préchauffer le four à 180°C.
Porter 100mL de crème à ébullition dans une casserole et hors du feu y ajouter le chocolat noir en morceaux et mélanger jusqu’à ce qu’il soit fondu et que la préparation soit homogène. Ajouter le piment d’Espelette et mélanger.
Porter 100mL de crème à frémissement, laisser hors du feu 1 minute puis ajouter le chocolat blanc en morceaux et mélanger jusqu’à ce qu’il soit fondu et que la préparation soit homogène. Ajouter les graines contenues par les deux gousses de vanilles (fendre la gousse de vanille en deux dans le sens de la longueur et racler l’intérieur de la gousse avec la pointe du couteau pour récupérer les graines noires) à la préparation et mélanger.
Dans un saladier ou au mixeur, mélanger le fromage blanc avec le sucre et les oeufs. Séparer cette préparation en deux parties égales. Dans une partie incorporer la préparation au chocolat blanc, mélanger et dans l’autre partie ajouter la préparation au chocolat noir puis mélanger. Verser au-dessus de la croûte biscuitées en alternant une cuillère à soupe de préparation au chocolat noir et une autre cuillère à soupe de préparation au chocolat blanc. Continuer ainsi jusqu’à épuisement des préparations. C'est la technique du marbré italien de Anne.
Cuire 1H30 puis laisser refroidir dans le four éteint. Placer ensuite au frigo pour 24 heures (ou plus).
Au final, j’ai été très déçue… D’abord côté goût : cette méthode de marbrures (et c’est ma faute, j’aurai du y penser !) donne des couches si fines qu’elle ne permet pas du tout aux goûts de s’exprimer et que tout se mélange et au final on ne sent rien. Moi qui voulais un contraste de douceur (chocolat blanc & vanille) et de force (chocolat noir & piment) au final, je n’ai ressenti aucun des deux parfums… Donc, déçue mais c’est m’a faute si j’avais réfléchi un peu j’aurai alterné fait des couches beaucoup plus épaisses ce qui était possible vu la hauteur finale du cheesecake.
Ensuite je ne suis pas du tout convaincue par la texture donnée par le fromage blanc… Je ne sais pas trop dire pourquoi, mais j’ai trouvé cette texture trop humide et pas très intéressante. Bon, c ‘est une histoire de goûts, mais le fromage blanc ne m’a pas conquise sur ce coup là. A la rigueur mélanger à un autre fromage, il fait peut être l’affaire mais seul comme ça, non.
More Cheesecake?
Baileys cheesecake (à la Ricotta)
Passion cheesecake (au Philadelphia)
Cheesecake au citron (à la Ricotta)
Cheesecake à la mangue et coulis de fruits de la passion (à la base de Kiri & Petits suisses)
Cheesecake citronné aux graines de pavot (à base de Saint-Môret)
Cheesecake décadent aux bananes, dégoulinant de caramel à la touche de sel (au Philadelphia)
mercredi 21 février 2007
En rouge et noir
Pas d’anniversaire sans… gâteau au chocolat !
Et j’en voulais un avec une couche de praliné feuilleté. (Pas exigeante la fille… normale, elle s’en fou, c’est elle qui se le fait elle même son gâteau ! ;) Je suis une fanatique des gâteaux au chocolat avec praliné feuilleté.
Au départ je pensais faire un fond de pâte type brownies, rajouter au dessus une couche de praliné feuilleté et remplir le disque à entremet d’une mousse au chocolat simplissime et chocolatissime. Puis j’ai vu le gâteau d’anniversaire que Stéphane avait réalisé pour sa sœur et il m’a rappelé que ça faisait quelque temps que je voulais tester une génoise rayée type bavarois en turban (mais sans le bavarois, of course, gélatine oblige) car ça n’a pas l’air sorcier et ça en jette un max. Bingo, j’allais remplacer le brownie par une génoise histoire de m’amuser un peu… J’aurai bien réalisé un gâteau rectangulaire aussi, mais mon « disque » à entremet rectangle est assez grand et la plaque de mon mini four assez mini, ça devenait complexe à gérer donc j’ai préféré faire simple, à savoir faire rond.
Gâteau en rouge et noir
Pour un gâteau de 20 cm de diamètre
La génoise
380g de sucre
12 œufs
1 cuillère à café d’extrait de vanille
sel
330g de farine
50g cacao
3-4 cuillère à café de colorant rouge en poudre
Le praliné feuilleté
100g de chocolat au lait pour pâtisserie
350g de pralin
150g de gavottes émiettés ou de feuillantine
La mousse au chocolat
450g de chocolat noir
10 blancs œufs
Une pincée de sel
Réaliser le biscuit en rouge et noir:
Réserver 4 cuillères à soupe de sucre.
Fouetter les jaunes d’œufs avec le reste de sucre et l’extrait de vanille jusqu’à ce que le mélange blanchisse et devienne mousseux.
Battre les blancs en neige avec une pincée de sel, quand les fouets du batteur laissent des traces dans le blanc d’œuf, ajouter les 4 cuillères à soupe de sucre et continuer de monter les blanc en neige. Mélanger d’abord 1 à 2 cuillères à soupe de blancs aux jaunes d’œufs puis incorporer le reste délicatement.
Séparer cette préparation en deux partie égales.

Mélanger 150g de farine avec le cacao. Ajouter délicatement cette farine chocolatée à la première partie de la préparation aux œufs.
Mélanger 180g de farine avec le colorant rouge. Ajouter délicatement cette farine rouge à la seconde partie de la préparation aux œufs.
Mettre chaque préparation dans une poche à douille. Préchauffer le four à 220°C et recouvrir la plaque du four de papier sulfurisé.
Dresser la génoise sur la plaque : faire des rayures en diagonale, en bandes alternée, rouge et chocolat. Faire cuire 7 à 8 minutes, laisser reposer quelques minutes puis retourner sur une grille et enlever délicatement le papier sulfurisé. Laisser refroidir.
Selon la dimension du four/de la plaque, réaliser la génoise en une ou deux fois.
Dans la première moitié de la génoise bicolore, découper un disque de biscuit de la taille du cercle à entremet utilisé (pour le fond du gâteau). Dans la seconde moitié de la génoise, découper deux bandes de génoise pour les cotés du moule. Placer le disque de génoise au fond du cercle (ou dans un moule à charnière, ça marche aussi je pense) et les bords dans le cercle à entremet. (Note : après coup, il est plus intelligent de mettre dans le cercle d’abord les bandes de génoise sur les cotés du moule puis de mettre au fond un disque d’un diamètre légèrement inférieur à celui du cercle). J’espère que je me suis à peu près faite comprendre.
Préparer le praliné feuilleté :
Faire fondre le chocolat au bain marie, y ajouter le pralin et les miettes de gavottes. Bien mélanger.
Verser une partie ou la totalité (selon l’épaisseur souhaitée) de cette préparation sur le disque de base du gâteau. Bien étaler pour avoir une hauteur uniforme. Laisser durcir/ prendre en masse.
Note pour les gourmands : s’il vous reste du praliné feuilleté en excès, point de problème, le verser sur une feuille de papier sulfurisé dans un quelconque moule/ramequin et le laisser durcir au frigo. Le découper ensuite en petits cubes de praliné complètement irrésistibles.
Préparer la mousse au chocolat :
Faire fondre le chocolat noir au bain marie.
Pendant ce temps, monter les blancs en neige avec une pincée de sel.
Incorporer ensuite avec délicatesse le chocolat aux blancs d’œufs. Quand la préparation est homogène, la verser au-dessus de la couche de praliné feuilleté. Lisser la surface du gâteau. Couvrir de papier sulfurisé et mettre au frigo pour quelques heures/une demie journée.

Ensuite, quand la mousse a pris, si l’envie vous vient de décorer le gâteau en rouge, c’est tout à fait possible… moi j’ai utilisé ce genre de joujou que l’on trouve en grandes surfaces (En l’occurrence, Lafayette Gourmet Strasbourg pour les alsaciens)
Personnellement j’étais très contente du look du biscuit (même si j’avoue que j’avais un peu forcé sur le colorant rouge sur ce coup là…) car c’était en effet pas compliqué mais très joli ; par contre, côté goût, un brownie aurait sans doute été meilleur… Ensuite j’étais déçue de ne pas avoir une hauteur de mousse au chocolat suffisante pour arriver en bordure de ma génoise ( Arghh… J’ai mal calculé mon coup, j’aurai dû faire des bords de génoise plus bas ou augmenter les quantités de mousse au chocolat… Mais sinon, c’est très bon ! :)
lundi 19 février 2007
La décadence faite cheesecake
Je vous avez déjà promis la semaine dernière un vague de gâteaux réalisées pour mon anniversaire et celui de Little So’ , anniversaires fêtés avec une trentaine de copains plutôt gourmands pour certains… Et voilà, la vague de sucre va déferler ici.
Il était évident que j’allais faire un cheesecake pour mon anniversaire. D’abord car je ne m’en lasse pas et ensuite, car même si j’ai fini par trouver la texture que je recherchais, je ne cesse d’avoir à l’esprit de nouvelles combinaisons fromagères à tester pour voir si par hasard, ça ne serait pas encore mieux. Et puis les cheesecake ça se décline à tous les parfums, tous les goûts… et c’est irrésistible, enfin, je trouve… et je ne suis pas la seule…
Cette fois ci j’avais décidé que le fromage serait la roll’s du cheesecake, j’ai nommé le Philadelphia Cream Cheese… Merveille introuvable en France, mais peu m’importe, j’habite à 10 minutes à tout casser (quand le traffic est fluide) de l’Allemagne qui, elle, a la chance de pouvoir trouver dans ses rayons, du Philadelphia*. Alors petite
excursion en pays teuton, d’où je reviens avec un stock affolant de Cream Cream (la date de péremption était si lointaine qu’il aurait été bête de s’en priver…) et aussi avec pas mal d’autres petites choses que l’on ne trouve pas dans notre douce France… Notamment un ultra génial moule à charnières carré que ma mère m’a gentiment offert (Thanks). Il n’est pas classe ce moule hein ? Dite le que vous êtes jaloux !? ;)
Bref, pour être à la hauteur de ce moule, il fallait un cheesecake qui déchire. Et oui, rien que ça.
Je suis partie de la recette du Philadelphia Classic Cheesecake donnée sur le site de kraftfoods. Et je sais qu’il y a de grandes chances pour que la prochaine recette que je teste, soit celle du Philadelphia Classic New York Cheesecake. Pour voir la différence.
Bon, mais un cheesecake tout simple comme ça, fusse-t-il au Philadelphia, ça n’avait pas grand chose d’exceptionnellement décadent… donc, allons y pour un…
Cheesecake décadent aux bananes, dégoulinant de caramel à la touche de sel
Pour un moule carré de 15cm de côté (pour 12 à 15 personnes)
Vous avez un moule rond ? Calculez l’aire de mon moule puis celui du votre et adaptez. C’est si simple. ;)
Pour la base biscuitée
150g de biscuit Roudor® au chocolat
50g de beurre fondu
Pour la crème
800g de Philadelphia crem cheese
100g sucre
1 cuillère à soupe de vanille liquide
4 œufs
Pour les bananes
3 à 4 bananes
Pour la sauce au caramel au beurre salé
80 g de sucre en poudre
10 cl de crème liquide
40 g de beurre demi-sel
3 pincées de fleur de sel
Réduire les biscuits en poudre grossière au mixeur (ou alors en les émiettant en les brisant entre les doigts). Ajouter le beurre fondu aux miettes de biscuits puis faire marcher à nouveau le mixeur brièvement.
Recouvrir un moule à charnières de papier sulfurisé, y verser les miettes de biscuits et les presser au fond du moule à l’aide du fond d’un verre par exemple. Cette quantité de biscuits permet de faire des bords tout le long du moule, toujours à l’aide du verre. Placer le moule au frigo ou au congélateur le temps de préparer la garniture.
Préchauffer le four à 160°C.
Mélanger le Philadelphia au mixeur pour l’assouplir, ajouter ensuite le sucre et la vanille. Mixer. Ajouter les œufs l’un après l’autre. Mixer brièvement entre chaque œuf. Naturellement tout ceci est réalisable sans mixeur avec uniquement de l’huile de coude. :)
Verser cette préparation sur la croûte biscuité et cuire 1 heure puis laisser refroidir dans le four éteint. Placer ensuite au frigo pour 48 heures.
Réaliser ensuite le caramel au beurre salé :
Alors, je n’en avais jamais fait, j’ai donc choisi la recette d’une valeur sure à savoir Pascale.
Mettre le sucre dans une casserole et le faire chauffer sur feu ultra doux (personnellement, j’avoue, j’ai raté mon carmel trois fois avant de le réussir tout simplement car je faisais cramer mon sucre à ce stade là. Donc, feu ultra doux et patience, c’est mon conseil).
Ne surtout pas remuer le sucre, il va fondre tout seul et on obtient un liquide dorée, ambré. Et pas marron sinon ça veut dire que vous avez cramé le truc.
Pendant ce temps, réchauffer la crème liquide afin qu’elle soit tout juste frémissante.
Quand le sucre est liquide, ajouter hors du feu la crème. Bien mélanger (si des morceaux de caramel se forment, les dissoudre en remettant la casserole sur feu ultra doux tout en remuant). Ajouter ensuite toujours hors du feu le beurre, mélanger et ajouter la fleur de sel. Remuer et mettre dans un bocal. Fermer et conserver à température ambiante.
Au moment de servir le cheesecake, le découper en petits dés, saupoudrer chaque cube de cheesecake de lamelles de bananes et laisser couler au-dessus un filet de sauce au caramel au beurre salé.
Verdict :
Enorme succès, enfin, il m’a semblé… il a en tout cas très vite disparu ! Côté texture, c’est très différent : beaucoup plus crémeux, onctueux, moelleux, moins dense et bourratif mais quand même imposant (Comme tous cheesecake j’ai envie de dire… d’où le service en petits cubes). Une texture différente mais délicieuse elle aussi... Et puis maintenant j'ai envie de tester le mélange Ricotta/Philadelphia... Je n'arrêterai donc jamais!? Par contre, si vous voulez simplement réaliser ce cheesecake sans bananes ni caramel, il faudra rajouter du sucre dans la préparation au Philadelphia car sans le carmel dessus il ne sera pas assez sucré. Par contre avec la sauce au caramel, c’est parfaitement équilibré.
* Note : pour les strasbourgeois: Lidl/Kehl c'est parfait :)
dimanche 18 février 2007
Coq’ & Laughing Cheese
Quand Anaik nous a proposé de réaliser des recettes inavouables, j’ai trouvé l’idée géniale. J’ai tendance à craquer pour tout ce qui est doucement régressif… Mais là où l’enjeu était encore plus grand, c’est qu’inavouable pour elle, c’est aussi « beurk »… ahahah… tout de suite ça devient plus intéressant de lancer un tel pavé dans la marre de la blogosphère où tout le monde souhaite que les lecteurs disent « miam » à la vue d’une recette... Là il va falloir leur faire dire « Beurk »… J’aime ce concept ! Lâchons-nous un peu, moins de sérieux s’il vous plait !…
«
Qu'est-ce qu'une
recette inavouable ? Une recette très (très) facile à réaliser, une
recette très (très) bon marché, une recette qui met en scène un produit
considéré (à tort) peu gastronomique, voire carrément tabou. Une recette qui ferait dire "beurk" à n'importe qui avant de l'avoir
goûtée, mais que vous trouvez irrésistible, voire bluffante pour vos
invités. Elle doit comprendre un ou plusieurs produits industriels de
grande consommation (Nutella, kiri, Orangina, pétrole, fard à paupières
mauve...). »
Mais bon, personnellement, quand je me fais à manger, j’ai pas vraiment envie que ça ai l’air beurk… Alors l’idée qui m’est venue c’est une version personnelle du traditionnel « Mac & Cheese » américain. Bon alors je vous préviens tout de suite, pour ne pas mourir idiote, quand j’étais aux Etats Unis, j’y ai goûté à ces TRUCS en boîte et sur ce coup là, c’est beurk assuré. Pouah. Je me suis retrouvée comme une idiote à me dire que franchement, j'aurai pu m'en douter, si je voulais des macaronis au fromage, j'aurai mieux fait de me faire cuire mes macaronis et de simplement les arroser d'un filet d'huile d'olive et de parmesan fraîchement râpé, ou moins italien mais tellement irrésistible, de tome ou de comté...
En même temps, je ne suis pas sur que Joey de Friends soit une référence en ce qui concerne les délicates surprises de la gastronomie de l’Amérique du Nord.
Joey: I'm up for the part of Mac Macavelli or "Mac." Yeah, I'm a detective, and I solve crimes with the help of my robot partner. He's a... he's a Computerized Humanoid Electronically Enhanced Secret Enforcer or, or "C.H.E.E.S.E."
Rachel: So, "Mac & C.H.E.E.S.E."
Joey: That's the title! Yeah! You know, they really lucked out that the initials spell cheese. I want this part so much! You know? If I don't get this part I'm never gonna eat Macaroni and Cheese again! No, I didn't say that! That's a lie.
Donc une adaptation avec dans le rôle des macaronis, des coquillettes (car c’est plus régressif mais par forcément plus inavouable !) et dans le rôle du cheese, la célébrissime vache qui rit…
Coq’ & Laughing Cheese
C’est très simple… Pour une personne, il faut faire cuire dans de l’eau bouillante salée trois poignets de coquillettes. Quand elles sont al dente, les égoutter. Dans une casserole, mettre 100g de vache qui rit, une pincée de piment d’Espelette et une autre de sel, un peu de poivre et beaucoup de ciboulette finement ciselée. Mélanger, rajouter les coquillettes, mélanger et mettre sur le feu juste pour réchauffer à température adéquate. Servir.
Bon, je sais je vous avais promis une vague de gâteaux d’anniversaire, là c’est pas tout à fait ça, mais ça vient, ça vient…
mardi 13 février 2007
13 février
Aujourd’hui, c’est mon anniversaire. Rassurez vous, rien de dramatique, j’ai un âge où l’on s’en fou de prendre une année de plus et où le monde joyeux de l’anti-ride est encore bien loin. En fait il y a une courte période entre le « Chouette, un an de plus, je deviens une "grande", ça m’offre plein de nouvelles possibilités » et le « Merde, encore une année de plus au compteur ». Je suis en plein dedans.
Sacrilège, j’ai déjà fêté mon anniversaire dimanche, profitant de l’occasion pour rentrer dire bonjour à papa-maman et leur faire un repas. Alors un repas sans aucune logique, l’entrée n’étant pas franchement coordonnée au dessert ni le plat à l’entrée… J’ai juste fait des choses qui me plaisent et que j’avais envie de cuisiner.
En entrée une soupe aux herbes et aux ravioles que j’avais déjà faite et beaucoup appréciée.
J’ai recopié cette recette d’un magasine mais impossible de dire lequel.
J’aime beaucoup les ravioles, et en soupe c’est aussi délicieux.
Pour 10 personnes
2 bottes de cerfeuil (30g)
2/3 de botte de cresson (80g)
1 botte de persil plat (50g)
1 botte de ciboulette (20g)
6 brins d’estragon (3g)
20 grandes feuilles de basilic
4 oignons frais avec leur tige
65g de beurre
4 pommes de terre
6 cuillères à soupe de crème fraîche
8 plaques de ravioles du Dauphiné
Sel et poivre
Pour les herbes, je vous ajoute les masses que j’ai utilisées, si ça peut vous donner des indications, parce que moi, perso la notion de « botte » ça ne me parle pas trop. Sachez cependant que s’il vous manque l’une ou l’autre de ces verdures, remplacez là comme bon vous semble ou en compensant avec les autres. Ça marche très bien, je l’ai déjà fait car je ne trouve pas toujours de cresson.
Laver, nettoyer et sécher les herbes.
Éplucher et émincer les oignons, les faire fondre à feu doux dans un fait-tout avec le beurre. Ajouter ensuite le cresson (avec ses queues), le persil (sans ses queues), l’estragon, la moitié du cerfeuil. Saler, couvrir et cuire à feu doux 7 minutes.
Eplucher et couper les pommes de terre en petits dés.
Ajouter dans le fait-tout 2L d’eau chaude et les pommes de terres. Cuire 20 minutes. Ajouter ensuite le reste de cerfeuil et le basilic. Mixer la soupe, elle va prendre la consistance d’un velouté.
Au moment de servir, ajouter la crème fraîche et réchauffer la soupe. Ajuster l’assaisonnement en sel et poivre. Quand ça frémit, ajouter les plaques de ravioles et remuer pendant 1 minute afin de les séparer.
Servir immédiatement saupoudré de ciboulette.
En plat, une Pastilla au poulet
D’après la recette du livre « Tajines et pastillas » de Marie Chemorin, que j’ai à peine modifiée
Ça faisait longtemps que je voulais faire une pastilla. C’est sans doute le plat marocain que le préfère, bien plus que tout tajine ou qu’un vrai bon couscous. Je ne peux pas résister au croustillant, à la cannelle et à ce côté sucré-salé.
Pour 9 pastillas individuelles
100g de raisins blonds
3 oignons
1 filet d’huile d’olive
1,5 cuillère à café de gingembre
1,5 dose de safran
1 cuillère à café de paprika doux
Cannelle
S & P
Un peu plus qu’une demie noix de muscade
6 cuisses de poulet
3 cuillères à soupe de coriandre hachée
6 œufs
125g d’amandes mondées
2 cuillères à soupe de sucre semoule
2 cuillères à café de cannelle
18 feuilles de filo
50g de beurre
2 blancs d’œufs
1 jaune d’oeuf
Sucre glace
Faire gonfler les raisins dans de l’eau.
Eplucher et émincer les oignons, les faire revenir dans l’huile d’olive dans une cocotte, ajouter le gingembre, le safran, le paprika, une pincée de cannelle, le sel, le poivre et râper une demie noix de muscade. Faire revenir les cuisses de poulet, recto verso puis ajouter dans la cocotte la moitié de la coriandre et 1 grand verre d’eau (ou deux plus petits). Couvrir et laisser mijoter.
Battre les œufs dans un bol et y ajouter le reste de coriandre. Réserver.
Faire dorer à sec les amandes dans une poêle puis les mixer grossièrement afin d’obtenir des éclats. Les mélanger au sucre et aux deux cuillères à café de cannelle.
Quand la chair du poulet se détache des os, retirer le de la cocotte, faites le refroidir et désossez le.
Faire bien réduire la sauce qui est dans la cocotte, y ajouter une pincée de cannelle puis y verser les œufs, les faire cuire sans cesser de remuer afin d’obtenir des œufs brouillées. Réserver hors du feu.
Préchauffer le four à 180°C.
Pour le pliage :
J’ai utilisé un cercle à entremets de 8cm de diamètre (oui, un seul cercle suffit pour réaliser toutes les pastillas). La recette conseillait d’utiliser des petits moules à tarte ou des ramequins à crème brûlée mais je ne trouvais pas ça assez haut ni de bonne taille. Bref, faites comme bon vous semble avec ce que vous avez.
Découper dans chaque feuille filo un carré de 20x20 centimètres environs et un disque du diamètre du moule/cercle que l’on utilise. Au final, il faut pour une pastilla individuelle : 2 carrés 20x20 et 2 petits disques (donc deux feuilles filo).
Je vous conseille de découper deux feuilles de filo puis de façonner directement une pastilla avant de découper les deux feuilles filo suivantes car ces feuilles se dessèchent très vite. Vous pouvez sans doute remplacer la feuille filo par de la feuille de brick, mais je les trouve à la fois moins bonnes et moins facile à travailler.
Badigeonner chaque carré de beurre fondu, saupoudrer l’un des carré de muscade et de cannelle puis le couvrir avec l’autre carré. Mettre ces deux feuilles dans le cercle en formant délicatement un petit puits.
Garnir la pastilla de morceaux de poulet, tasser, saupoudrer du mélange à base d’amandes, de quelques raisins, ajouter de l’œuf brouillé et saupoudrer à nouveau du mélange à base d’amandes et de quelques raisins. Tasser délicatement, le cercle doit être rempli au ras bord, si ce n’est pas le cas, rajouter encore un peu de poulet. Refermer le bord des feuilles. Déposer la pastilla sur une plaque recouverte de papier sulfurisé et enlever le disque. Badigeonner la surface de blanc d’œuf et les deux disques de beurre fondu, les saupoudrer aussi de muscade et de cannelle. Superposer les deux disques et les placer comme un chapeau sur la pastilla. Presser délicatement pour que ça adhère bien. Badigeonner légèrement la pastilla de jaune d’œuf.
Répéter l’opération jusqu’à épuisement des ingrédients.
Placer les pastillas sur une plaque recouverte de papier sulfurisé et les faire cuire 10 minutes de chaque coté. Au sortir du four, les éponger avec du papier sopalin si nécessaire. Saupoudrer de sucre glace et de cannelle. Servir immédiatement avec une salade verte (vinaigrette à l’huile d’argan pour les puristes).
Et en dessert l’éblouissant Gâteau au chocolat, framboises et mousse au chocolat-gingembre de Béa.
Quand je l’ai vu, j’ai craqué. C’était lui ou le gâteau pistache, chocolat et framboises de Mamina. Et ce fut lui. Le chocolat est ma drogue, entre moi et les framboises c’est une véritable passion et le gingembre… ah, le gingembre….
En plus si aujourd’hui c’est mon anniversaire, c’est aussi la Saint Béatrice. Donc Bonne Fête Béa !
Par contre j’avoue que je n’ai pas fait trop d’efforts pour photographier mes gâteaux car de toute façon j’aurai été ridicule face aux clichés magnifiques de Béa. Donc, allez faire un tour chez elle, c’est mieux.
Gâteaux au chocolat, framboises et touche de gingembre
Pour 6 petits gâteaux de 8cm de diamètre
À préparer idéalement la veille
Pour le gâteau au chocolat :
150g de chocolat noir à 64 % de cacao
6 œufs
80 g de sucre glace
2 cuillères à soupe de cacao en poudre non sucré
2 cuillères à café de maïzena
1 pincée de sel
Pour la mousse au chocolat au gingembre :
200ml de crème liquide bien fraîche
1 feuille de gélatine (ahahah... ceux qui suivent peuvent noter que je suis VRAIMENT sur le chemin de la guérison... mais Béa, je lui fait une confiance aveugle alors si elle met de la gélatine... bah.... moi aussi! Et toc!)
100ml de lait
2 cuillères à café de racine de gingembre râpé très finement
4 cuillères à café de sucre glace
100 g de chocolat noir à 64 % de cacao
Décoration et fruits :
375g de framboises fraîches
Coulis à la framboise :
300g de framboises (congelées c’est parfait)
2 cuillères à soupe de jus de citron
80 g de sucre glace
D’abord le gâteau au chocolat :
Préchauffer le four à 180°C.
Faire fondre le chocolat au bain-marie.
Séparer les jaunes des blancs d’œuf, battre les jaunes avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse, puis ajouter le cacao et la maïzena. Mélanger. Ajouter le chocolat fondu.
Battre les blancs en neige avec une pincée de sel et les ajouter à la préparation précédente.
Verser dans un moule recouvert de papier sulfurisé et enfourner pour 15 minutes. Démouler et laisser refroidir sur une grille.
A l’aide des cercles, découper des disques de gâteaux de la taille des dits cercles. Béa nous conseille de chemiser les cercles avec du rhodoïd, mais je n’en avais pas (j’en trouve en vente mais à des quantités industrielles et je n’ai pas déniché la pâtisserie qui allait m’en vendre un peu pour l’instant). Alors j’ai choisi la méthode Mac Gyver : j’ai remplacé le rhodoïd par un bandeau de protège cahier en plastique. J’ai fait la tentative. Pour voire. Je peux vous dire que le résultat ne vaut pas du tout le rhodoïd, bon c’est pas catastrophique comme résultat mais je vais continuer ma quête du rhodoïd.
Placer un disque de biscuit au fond de chaque disque. Déposer les sur une plaque pouvant entrer dans votre frigidaire et disposer les framboises par dessus, pointe vers le haut.
Ensuite la mousse au chocolat :
Penser à mettre votre crème liquide au congélateur, plus elle sera fraîche, plus ce sera facile pour la suite des évènements.
Faire tremper la gélatine dans de l’eau froide pendant quelques minutes. Pendant ce temps, chauffer le lait avec le gingembre finement râpé, y ajouter le sucre glace, mélanger. Essorer la gélatine, et la dissoudre dans le lait. Maintenir au chaud.
Faire fondre le chocolat au bain-marie, y ajouter le lait chaud progressivement et tout en mélangeant.
Monter la crème liquide en chantilly et la mélanger délicatement au mélange précédent puis verser cette mousse sur les framboises.
Mettre au frigidaire pour quelques heures, jusqu’à ce que les mousses prennent.
Pour le coulis de framboises :
J’ai suivi la recette de Béa à la lettre, sauf pour ce coulis, j’ai considéré que des framboises surgelées seraient parfaites pour un coulis. Et puis je ne l’ai pas passé au chinois, car entre les framboises et moi, c’est une histoire miam-miam et pour moi des framboises sans petits grains, c’est plus des framboises. Maintenant à vous de voir si vous voulez passer votre coulis au chinois ou pas.
Mixer les framboises avec le jus de citron et le sucre glace.
Au moment de servir, démouler, retirer les feuilles de plastique, décorer de framboises et servir avec le coulis.
Vous pouvez aussi comme Béa ajouter des décors en chocolat et saupoudrer de cacao non sucré. Personnellement à la base, je voulais les décorer de framboises et de tuiles de glucose au grué de cacao. J’avais vu ces tuiles chez Chantal, mais pas moyen de les réussir… Peut-être car je n’ai pas de sirop de glucose mais du glucose en poudre que je dilue dans de l’eau pour avoir du glucose… Affaire à éclaircir.
Alors… visiblement ça a plu à tout le monde… La soupe, je la connaissais déjà, elle avait déjà été approuvée par TOUTE la (très petite) famille. Personnellement ce qui m’a le plus plu c’est la pastilla. C’était la première fois que j’en faisais une et je l’ai trouvé très très reussie et très bonne. Texture et goût. Ça va, je suis contente de moi. Quant au dessert : Merci Béa ! Ma mère qui avait peur du gingembre a bien dû se rendre à l’évidence : tout cela était très savamment dosé, bon, ma sœur n’a pas trop aimé mais le contraire m’aurait étonné (elle a trouvé ça « Trop moelleux, pas assez sec »)
Alors, jeudi, je fête entre copains, enfin, avec Little So', on fête nos anniversaires ensemble... elle se charge du salé et moi du sucré... donc gâteaux gâteaux gâteaux en perspective... Bientôt une vague de sucré sur Beau à la louche... Enfin, si je foire pas mon coup !
dimanche 11 février 2007
Poulet-frites, not so usual
Le poulet-frites est un classique… c’est bizarre que je considère classique quelque chose qui n’a pour autant pas bercé mon enfance… nous n’étions pas franchement abonnés aux frites, aux poulets oui, et toujours à la broche, mais aux frites, pas tant que ça.
Not so usual car le poulet sera au coca et les frites au four (plus light et pas d’odeur de friture dans tout l’appart ensuite)… Et frites oui, mais pas uniquement de pommes de terre. Sinon c’est pas marrant. Et frites oui, mais pas uniquement jaunes dorées. Sinon c’est pas marrant.
Je voulais depuis quelque temps déjà faire cette version du poulet-frites un week-end où je rentrais chez mes parents. Si déjà je tiens un truc susceptible de plaire à ma difficile (← euphémisme) sœur autant que je lui en fasse profiter. Et puis je me vois mal faire un poulet ET des frites au four EN MÊME TEMPS, chez moi, dans un mini four… ! Alors, la dernière fois que je suis rentrée chez mes parents, j’ai dit à ma mère : « Je vais faire les courses, je vous fais un poulet à midi » Mais elle m’a cassé net dans mon élan : « Non non non !… Ton père a fait les courses, le frigo est plein, il y a toutes sortes de viandes, mais pas de poulet, il faut faire avec ce qu’il y a au frigo, je vais pas tout congeler! » Et vlan, tous mes espoirs de poulet frites envolés. Bon, si au départ j’étais vraimentpascontente (et je sais bien faire la moue de la fille trèèèès contrariée… car quand j’ai une idée en tête, je l’ai dans la tête et pas ailleurs) mais bon, au final je me suis retrouvée à faire un délicieux filet mignon au gingembre et au citron vert. Bref, cette fois si je l’ai prévenue à l’avance : je rentre et fais ça, ça et ça. Donc, le champ était libre, je pouvais faire ce que je voulais.
Poulet au coca
D’après la recette de Frédérick E. Grasser Hermé (oui oui, la femme de … ), dans son livre « Délices d’Initiés » ou « Dégelez vos habitudes et cuisinez les produits mythiques de XX(I) siècle ».
Ce livre est la bible idéale pour tous ceux qui veulent participer au petit jeu proposé par Anaik: le concours de recettes inavouables, elle nous demande « une recette qui ferait dire "beurk" à n'importe qui avant de l'avoir goûtée, mais que vous trouvez irrésistible, voire bluffante pour vos invités. Elle doit comprendre un ou plusieurs produits industriels de grande consommation (Nutella, kiri, Orangina, pétrole, fard à paupières mauve...). »
Enfin un jeu intéressant ou la culinoblogosphère qui habituellement se plie en quatre pour que tout soit alléchant et que les photos fasse dire « Miam miam, j’ai faim tout d’un coup » devra se débrouiller pour inspirer un seul mot : « Beurk ! » Personnellement j’aime beaucoup l’idée !
Mais revenons au bouquin et à FEGH, qui dans ce livre rend hommage aux grandes stars de nos supermarchés, à des produits marquants comme le banania, les raviolis buitoni (pouah !), le caprice des dieux, les carambar, les petits suisses Gervais, le pâté Hénaff (baahhh, là c’est radical chez moi, rien qu’au mot : beuurk), les coquillettes lustucru & les spaghettis panzani, le maggi poule vermicelle, la purée mouseline, le ketchup Heinz, l’orangina et bien sur le Nutella ou la Vache qui rit ; mais aussi tati, tefal, tupperware et autre Alain Ducasse (!!). Au final, elle cuisine 32 produits de consommation mythiques.
« Rajouter des petites saloperies,
ça fait de mal à personne »
Frédérick E. Grasser Hermé
Bon, franchement la plupart de ses recettes sont à son image : iconoclastes, déjantées, provocantes, délirantes...
- Certaines font clairement dire beurk : « Corned beef du dimanche soir », tous les trucs à base de pâté Henaff, ce truc-là c’est viscéral, c’est beurk. A noter aussi le pain d’épice au ketchup heinz et le « Chocolate mayonnaise cake ».
- D’autres sont complètement inaccessibles, du genre « Mini caprices des dieux truffés » ou une recette nécessitant d’avoir dans ses placards de la confiture de noël de la fée Ferber (avouez, tout le monde n’en a pas chez soi…)
- Mais il reste au milieu de tout ça quelques choses intéressantes : « Tartine géante de banania au rapadura », des caprices des dieux cuits en croûte de sel et servis avec des pommes de terre en robe des champs, la « Glace au carambar » ou le « Magret de canard laqué à l’orangina ».
C’est typiquement le bouquin « in » qui plait aux bobo branchés à tendance régressive regrettant les doux produits de leur enfance.
« Ce que j’aime le plus, ce sont les délices d’initiés,
les petits trucs interdits parce que j’aime tout ce qui est prohibé »
Frédérick E. Grasser Hermé
Donc, ce poulet, recette un peu-beaucoup modifiée par moi-même
25 cl de coca
1 poulet fermier
3 citrons
Fleur de sel
1 cuillère à soupe de vinaigre balsamique
poivre
Préparez la crapaudine. Alors là j’ai fait ce que je pouvais en fonction des indications de FGH, indications que je vous cite : « Ecartez les 2 cuisses, incisez la peau, puis la chair jusqu’en bas de la cuisse. Pour cela introduisez la lame du couteau juste au-dessous de l’aile, tranchez en biais jusqu’au croupion, faites la même chose de l’autre côté. Aplatissez la carcasse côté peau, écrasez les jointures au niveau des épaules en appuyant sur la carcasse de tout votre poids, " craaaqqque ", c’est en crapaudine. » Voilà, j’ai fait de mon mieux pour suivre ses indications, je ne sais pas si au final mon poulet était en crapaudine, mais j’ai tenté.
Presser les 3 citrons et ajouter au jus obtenu le même volume d’eau. Bien saler la chair du poulet à la fleur de sel, et arroser la volaille du jus de citron.
Préchauffer le four à 180°. Enfourner le poulet côté peau au-dessus pendant 15min puis baisser la température à 150°. Régulièrement, pendant toute la cuisson, décrocher les sucs à la spatule et arroser le poulet de jus/sauce. La recette conseil ensuite de le laisser cuire lentement pendant encore 70 à 75 minutes, mais personnellement comme j’ai du faire cuire mes frites et que je n’ai qu’un four, je l’ai cuit 45 minutes à 150°C puis 15 minutes à 220°C. Trente minutes avant la fin de la cuisson, arroser régulièrement la volaille de Coca Cola, la sauce obtenue doit être sirupeuse et la volaille devenir croustillante. [Option pour leurs heureux détenteurs d’une poire à jus : vous pouvez l’utiliser pour prélever le jus et l’injecter dans les cuisses et les flancs de la volaille à 2 ou 3 reprises pendant la cuisson].
Découper le poulet.
Récupérer le jus de cuisson, le dégraisser, le filtrer et lui ajouter le vinaigre balsamique et si nécessaire du sel et du poivre.
Quadrilogie de frites au four
Quantités pour 4 personnes
Pour les frites de panais :
3 panais (400g)
1 cuillère à soupe d'huile
1 cuillère à soupe de miel
Fleur de sel, poivre
Pour les frites de patate douce :
2 patates douces (400g)
1 cuillère à soupe d'huile
Fleur de sel, poivre, quatre épices
Panais
Pour les frites violettes :
400g de pommes de terre vitelottes
1 cuillère à soupe d'huile
Fleur de sel, poivre
Pour les frites classiques:
400g de pommes de terre « pour frites »
1 cuillère à soupe d'huile
Fleur de sel, poivre
Vitelottes
La marche à suivre est la même à chaque fois et c’est simplissime.
Préchauffer le four à 220°C et recouvrir une/deux plaque/s de cuisson de papier sulfurisé.
Éplucher les légumes et les couper en frites soit de manière traditionnelle avec un couteau soit avec une mandoline (c’est ce que j’ai fait et le bilan des courses c’est que j’ai réussi à me trancher le pouce et que je trouve mes frites trop minces, mais au moins, j’ai fait l’essai).
Verser les lamelles obtenues dans un saladier, y ajouter l’huile, le sel et poivre et compagnie. Bien mélanger pour que chaque bâtonnet soit enduit de matière grasse.
Traditionnelles
Étaler bien vos frites sur la plaque en veillant à ce qu’elles ne se chevauchent pas (trop).
Enfourner pour 20 à 30 minutes (les pommes de terres mettent un peu plus de temps à cuire que les panais/patates douces) et si vous avez étaler vos frites sur deux plaques, penser à les alterner régulièrement.
Avant le passage au four
Et si vous voulez une cinquième sorte de frites, allez faire un tour ici.
Bon, et ça donne quoi tout ça?
Au final, le poulet était bon et en effet bien caramélisé. Mais il n’avait absolument rien d’exceptionnel et absolument pas de goût de coca. J’ai bien aimé la sauce, mais je dois vous préciser qu’entre coca, citron et vinaigre, si vous avez du mal avec l’acidité, passez votre chemin.
Quant aux frites, je les ai trouvées trop fines, mais ça je l’ai déjà dit. Sinon les préférées de tout le monde ont été les frites de vitelotte et les moins appréciées, peut-être celles de panais. J’ai déjà remarqué que le panais seul comme ça c’était moyen. Alors que mon velouté panais châtaignes était un délice…
Il va sans dire qu'il me semble que ma tendre sœur n'ait pas trouvé ce repas à son goût... bien trop d'originalité et de trucs bizarres...
Patates Douces
samedi 10 février 2007
Pesto rosso
Pesto aux tomates séchées
10 tomates séchées
20g de basilic
2 gousses d’ail
20 noisettes
40g de parmesan fraîchement râpé
80mL d’huile d’olive
C’est très simple :
Peler les gousses d’ail.
Mixer les tomates séchées, les feuilles de basilic, les gousses d’ail, les noisettes, le parmesan. Ajouter ensuite l’huile d’olive, progressivement tout en continuant de mixer.
On peut l’utiliser très simplement en le mêlant à des pâtes
et des miettes de feta comme ici:
vendredi 9 février 2007
Wife cake
… un peu d’exotisme…
LN me parle des Wife Cake depuis des mois… c’est LE dessert, LE gâteau pour elle… Elle l’adule tant, que même un cheesecake ne le détrônerait pas. J’aurai dû lui laisser écrire ce post car quand elle parle des Wife Cake c’est avec un réel enthousiasme et on ne l’arrête plus…
Le Wife Cake est un gâteau/une pâtisserie chinoise (appelé « lo po pang » en cantonais et « lao po bing » en mandarin) à base de melon d’hiver et de pâte d’amande. Le melon d’hiver (Benincasa hispida) est appelé à tort melon, c’est un légume peu sucré, proche du concombre, une courge en faite.
Ces photos de melon d'hiver viennent d’ici, de là, là et là.
Ce n'est pas les miennes, je n'ai jamais vu de melon d'hiver en vrai.
Le printemps dernier elle m’en avait déjà fait goûté mais en me précisant « Mais celui là, il est pas terrible, c’est pas celui que je préfère »… Ok… Et là elle m’a ramené un Wife Cake, un vrai, en provenance directe de Hong Kong. Quand je sais le culte qu’elle voue à cette pâtisserie, je la remercie vivement de m’en avoir gardé une pour que je puisse la découvrir…
Il y a deux légendes autour du Wife Cake…
Première version
Il était une fois, pendant la dynastie de Ching, un pâtissier qui travaille à Canton retourne chez lui à Chiuchow, pour voir sa femme. Il veut lui montrer ses dernières créations et lui a ramené un échantillon de ce qu’il fait à la pâtisserie. Mais quand sa femme goûte ses pâtisseries et qu’il lui demande son avis, elle lui répond que ses créations n’ont rien d’exceptionnel et qu’elle avait mangé de bien meilleurs gâteaux au melon d’hiver fait maison pendant son enfance.
On imagine la tête déconfite du pâtissier qui demande donc à sa femme de faire ledit gâteau de son enfance pour qu’il puisse y goûter… Ce que la femme fait… Le mari doute du résultat quand il voit sa femme réaliser un gâteau avec des ingrédients basiques et une technique d’une simplicité étonnante… Mais il goûte quand même au résultat. Et là ! surprise de taille ! c’est un tel délice qu’il ne peut s’arrêter d’en manger encore et encore… La douceur du melon d’hiver associée à une texture à la fois moelleuse, croustillante, aérienne… Il mange encore et encore…
Logiquement, du retour dans la pâtisserie où il travaille, il fait goûter ce gâteau à son chef, qui tout comme lui ne résiste pas à en manger encore et encore tant c’est délicieux… Il prend cependant le temps entre deux bouchées de lui demander qui avait réalisé cette petite merveille, et le pâtissier répond : « C’est mon épouse » et son chef a répondu « C’est donc le gâteau de l’épouse »/ « So this is the wife cake »… La pâtisserie a ainsi commencé à vendre des Wife Cake et ce délice est devenu célèbre…
Deuxième version :
Il était une fois, il y a très longtemps en Chine, un couple vit heureux et amoureux dans un petit village et dans la pauvreté. Mais une nouvelle maladie émerge et frappe le père du mari qui devient très malade. Le couple dépense tout son peu d’argent pour le soigner, en vain. Alors la femme se fait esclave en échange d’argent pour acheter les médicaments capables de soigner son beau-père. Quand le mari apprend ça, il fait un gâteau croustillant fourré au melon d’hiver et commence à le vendre dans le but de gagner un peu d’argent pour racheter sa femme…Son gâteau a rapidement un tel succès qu’il a pu retrouver sa femme rapidement.
Quelle légende croire? Celle que vous voulez! ;)
































































